De la guerre et de la nation comme ennemis publics

« Qu’on le veuille ou non, nous aurons un gouvernement mondial. La seule question est de savoir si l’on y aboutira par le consentement ou par la force. » - James Paul Warburg

         Bush Jr., dans une conférence qui à fait date, prononcée à l’académie militaire de West Point en 2002, annonçait la fin imminente des Etats nations au profit de vastes zones de gouvernance globale, et répétait la contre-vérité selon laquelle les nations sont intrinsèquement polémogènes, opinion pourtant longuement réfutée par Raymond Aron dans Guerre et paix entre les nations. Ne soyons pas injustes envers les « autorités morales » américaines, car ces mêmes opinions sont défendues avec autant d’énergie de ce côté-ci de l’Atlantique : citons pour mémoire l’ineffable Samy Cohen. Mais lui-même a depuis peu révisé sa copie.
 
    S’est répandue de façon exponentielle cette weltanschauung post-tragique chez les pamphlétaires et les relais d’opinions depuis les années quatre-vingt dix, mais celle-ci à des racines bien plus profondes encore que nous devons mentionner.

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