Entretien de l’Indépendance avec Thibaud Pierre, secrétaire général des étudiants d’Action française
L’Action française étudiante accueille tous les étudiants et lycéens désireux de mener un combat politique souverainiste et royaliste. Mais c’est avant tout une école de formation : à travers des cycles de conférences, des cercles d’études, des brochures et des bulletins, elle promeut une réflexion politique, au coeur de laquelle elle place l’intérêt national. L’outil essentiel de cette stratégie est le camp Maxime Real del Sarte, où les étudiants d’AF se retrouvent chaque année pendant dix jours. Par cet enseignement, ils tentent de former des cadres politiques, en posant la problématique institutionnelle, dont résultent selon nous tous les maux que nous subissons actuellement, et principalement la perte de souveraineté entamée depuis plusieurs dizaines d’années.
L’Indépendance - Vous avez pris nettement position contre le projet dit de “Constitution européenne”. Quelles étaient les principales raisons de votre Non ?
T. P. - Nous avons effectivement lancé une grande campagne en faveur du « Non » au traité de Constitution européenne, et cela dès août 2004. La perte de souveraineté annoncée par cette constitution nous paraissant totale, dès lors que les compétences de l’Union n’étaient pas clairement définies : « L’Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres, […] mais peuvent l’être mieux, […] au niveau de l’Union. » (art I. 11 du T.C.E.). Ainsi la perte de souveraineté politique par la ratification impliquait la perte des souverainetés économique, monétaire, diplomatique… C’est donc pour défendre la plus grande des libertés qui soient, et dont dépendent toutes les autres, que nous avons mis en oeuvre tous les moyens dont nous disposions pour protéger la souveraineté et promouvoir ce « Oui à la France ».
- Comment jugeriez-vous la ratification par le Parlement français d’un nouveau texte qui, sans porter le nom de “Constitution”, comprendrait les mêmes mécanismes supranationaux ?
T. P. - Il était évident que les partisans de l’Union européenne n’allaient pas s’arrêter à leur défaite du 29 mai 2005, fût-elle démocratique. C’est donc malheureusement sans surprise, que nous nous attendons à une défaite de la France contre l’Union européenne… Mais en mettant en place son « traité simplifié », Nicolas Sarkozy risque de remettre en cause la souveraineté du peuple qui l’a élu ; il s’en suivra inévitablement une crise de régime sans précédent, et j’espère qu’alors nous assisterons à un grand réveil national.
- Considérez-vous par ailleurs comme réglée l’affaire dite des racines chrétiennes de l’Europe ?
T. P. - II s’agit pour moi d’une fausse question. Quelle importance d’inscrire ou non une réalité aussi évidente dans un texte qui se veut politique, pourquoi ne pas y rajouter les racines grecques et romaines également ? Les européistes qui se sont arrêtés sur cette question ne l’ont fait que pour se donner bonne conscience, en faisant ainsi fi de toute analyse politique, et en cherchant sans le savoir à donner un verni à des institutions profondément antichrétiennes.
- Vous n’êtes pas tendre avec l’actuelle construction européenne : quelle est selon vous la principale menace qui pèse sur l’Europe et les nations qui la composent ?
T P. - Depuis les années 50, l’Action française s’est engagée dans un combat contre la construction européenne telle qu’elle à été envisagée, prônant au contraire une Europe des Nations et des Communautés. La principale menace qui pèse sur les nations d’Europe est, et cela depuis le début de l’utopie européenne, leur perte de souveraineté politique, au profit d’une entité supranationale qui cherche à se substituer aux nations sans en avoir ni la raison, ni la réalité historique. C’est d’ailleurs une erreur de parler de « construction européenne », car la nation européenne ne peut pas naître d’une projet institutionnel, une nation ne se crée que par le réel, elle ne se crée pas par une quelconque législation. Il faudrait bien au contraire préférer à ce terme celui de « déconstruction des nations ». La principale menace qui pèse donc sur l’Europe est la destruction systématique des cadres politiques que sont les nations, au profit du non-politique qu’est l’Union européenne ! Le danger qu’engendre la perte de souveraineté est bien la perte du politique.
juillet 3rd, 2007 à 10:08
Excellentes reponses… a comparer a celles un peu tiedes du responsable de JPF….
On voit a la lecture de l’autre entretien qui n’est pas ici publié que le responsable jeune du MPF est sympathqiue mais qu’ils ne sonyt pas du tout formé ni a la reflexion ni a l’action politique… ils ont de bon reflexes… c’est bien mais c’est le plus souvent insuffisant…
octobre 4th, 2007 à 12:20
peut ton aderer …
octobre 4th, 2007 à 12:23
peut on adherer a l’asso
octobre 4th, 2007 à 17:57
Thibault vous pouvez adhérer à l’AF en suivant ce lien:
http://www.actionfrancaise.net.....hesion.pdf