Archive pour septembre 2007

Le président est un chef de clan…et ça se voit!

Jeudi 27 septembre 2007

On le savait, Nicolas Sarkozy qui devait devenir miraculeusement le président de tous les Français, reste “le leader naturel de l’UMP“. Aujourd’hui, ses communicants n’ont même plus la décence de différencier le chef de l’Etat du candidat. Jusqu’où va-t-on descendre ?

Mis en ligne mercredi matin, le nouveau site internet du président Sarkozy rappelle fortement le QG virtuel du… candidat Sarkozy. Mêmes couleurs, même design. La structure et les rubriques ne changent pas, et les vidéos, outils de campagne durant la présidentielle, se taillent toujours la part du lion. La « NS-TV » devient donc pour l’occasion la « PR-TV », sans toutefois changer de logo. Modification symbolique : le portrait de Nicolas Sarkozy affiché à la « une » troque le sweat zippé contre un costume plus solennel. Mais là encore, la photo évoque des souvenirs. Et pour cause : il s’agit de celle utilisée pour l’affiche officielle de la campagne présidentielle.

Via Le Figaro.

Du Pathos à la télévision

Mercredi 26 septembre 2007

Vendredi 21 septembre 2007, en deuxième partie de soirée sur France 3, les honnêtes téléspectateurs faisant encore confiance au « service public » se voyaient récompensés de leur fidélité par le documentaire militant de Marion Stalens intitulé « Invitation à Quitter le Territoire ».
Ce documentaire de 52 minutes, coproduit par Cinétévé - France 3 avec la participation de l’Agence Nationale pour l’Égalité des Chances et la Cohésion Sociale retraçait le parcours de Rachelle et Ivan, deux élèves du lycée Jules Ferry à Paris, qui s’apprêtaient à passer leur baccalauréat et faisaient face à une « Invitation à Quitter le Territoire Français » (IQT).

« Face à cette menace d’expulsion, amis, professeurs et parents d’élèves se mobilisent autour des deux jeunes sans-papiers. » (sic)

Faisons les présentations :
Ivan, 18 ans, Colombien, rentré illégalement en France il y a 6 ans avec ses parents pour fuir la crise économique et l’insoutenable violence, scolarisé depuis, qualifié d’ « intégré » par ses camarades de classe et sa petite amie, parlant le français avec une relative aisance;

et Rachelle Bonjawo, 18 ans, Camerounaise, ayant perdu ses parents et rejoint sa soeur française vivant en France, qualifiée d’ « élève sérieuse et motivée » par ses professeurs, parlant bien le français.

Ce documentaire au ton engagé entends montrer la détresse profonde des « enfants » confrontés du jour au lendemain à la perspective de quitter leur quotidien, d’abandonner leurs amis, leur avenir, et d’être rapatrié dans leurs pays d’origine parce que rentré illégalement en France.

On y voit la forte mobilisation des camarades de classes qui défendent leurs amis « intégrés », « innocents », ainsi que l’implication des professeurs s’accrochant à « des élèves sérieux et francophones » et la détermination d’une déléguée des parents d’élèves.

Des questions sont souvent posées et interpellent le téléspectateur : Rachelle et Ivan sont-ils dangereux pour notre avenir? Menacent-ils l’emploi de nos enfants? Sont-ils des parasites asociaux? Quel mal ont-ils fait? Pourquoi eux?

Les émouvants témoignages de ces deux jeunes personnes désorientent et font peine. On est tenté de leur ouvrir les bras et de les accueillir sur notre « Terre d’Asile », notre république « des Droits de l’Homme »…

C’est ce qu’il faut dénoncer !

Ce document est un bijou de parti pris et il est scandaleux qu’une chaîne d’Etat ait autorisé sa diffusion.
La surprise est d’autant plus grande que la politique d’immigration du gouvernement –ayant droit de vie ou de mort sur les programmes de France Télévision- y est ouvertement critiquée pour sa froideur, son inhumanité, sa logique arbitraire et sa violence psychologique.
Ce qui est gênant, c’est l’impression latente d’assister à un procès inique et expéditif contre la France, « méchamment » attachée à l’intégrité de son territoire.

Inique parce que l’administration n’a aucun droit de réponse devant les accusations grandiloquentes des camarades de classe, des profs et des parents d’élèves.

Inique parce que les réalisateurs n’ont aucun remords à utiliser les techniques les plus vicieuses et déloyales en exploitant l’affectif, le sentimental, la pitié et l’empathie du public.
La réalisatrice nous expose la jeune camerounaise, les larmes aux yeux lors de l’interview, tenter la démonstration de son amour de la France : « Pour moi, la France représentait l’harmonie, la lumière, un vrai conte de fée… Quand je suis arrivé ici, à Paris, j’étais impressionnée; tout était grand. J’étais heureuse en pensant que j’aurais accès à l’eau chaude tous les jours et que je pourrais faire les magasins! »
L’honnête téléspectateur, confortablement assis sur son canapé moelleux, ne peut s’empêcher de s’imaginer la dure vie de cette jeune fille jadis privée d’eau chaude et de shopping et d’être saisi de pitié.
Il oublierait presque, sous le coup de la culpabilité, que quelques minutes plus tard, prise sur le vif, Rachelle confie à ses amis, entre deux rires : « L’Afrique me manque, le fait de courir pieds nus dans la rue, courir sans contraintes. Je suis contente de trouver en France des gens ouverts à ma culture africaine. Ma grand-mère m’a bien appris de ne jamais oublier d’où l’on venait, de ne jamais renier ses origines. »
La jeune fille « traquée », qui se sent « rejetée par les autorités » laisse une curieuse impression, semble se contredire et quoiqu’il en soit, nous offre une image nuancée de l’intégration que ses soutiens vantaient.

Comme pour effacer cette gaffe, Rachelle évoque l’école d’antan, l’école d’Afrique : « Au Cameroun, il y a 70 enfants par classe et l’on est souvent obligé de faire des roulements, tous ne peuvent pas étudier…»
La voilà qui émeut ses professeurs et ses camarades de classes, soudain conscients de leur « chance ».
Leur mobilisation est exemplaire, tous arpentent la cour de récréation à la recherche de signatures pour leur pétition. Ils sont efficaces, plus d’un millier seront recueillies au son de « Tu connais Rachelle et Ivan !? Bah… Ils vont se faire expulser, il faut que tu signes ! »
La déléguée des parents d’élèves n’hésite pas à monter un stand « Signe ici sinon tu vas être complice des vilains» dès la sortie des épreuves du baccalauréat.
Aussi se propose-t-elle tout naturellement de faire bénéficier Rachelle du parrainage républicain, procédure qui permet à un Français d’apporter son soutien officiel, matériel et physique à un étranger en situation irrégulière.
Bel effort de la République d’accepter en son sein les défavorisés du monde entier… On se demande pourtant où est son intérêt ; la jeune fille avouait devant la Préfecture de Police de Paris -après avoir décroché un rendez-vous pour l’examen de l’obtention d’une carte de séjour- « Une fois que j’aurais terminé mes études, je repartirai au pays, pour aider les gens à s’en sortir » !
Nous sommes bien dans le pays des droits de l’Homme, où les médias chantent le désintéressement de la République !

Vient le moment de l’élargissement du propos où la défense des cas de Rachelle et Ivan est noyée dans la propagande d’organisations comme RESF (Réseau Education Sans Frontières) ou France Terre d’Asile, réclamant sans conditions la régularisation massive des sans-papiers. L’œil et les oreilles du téléspectateur -qui s’était presque endormi devant la douceur ovine de nos deux jeunes gens- sont ensuite malmenés par les images des défilés de soutien aux sans-papiers, défilés chamarrés et étourdissants au rythme des tam-tams, des djembés, et des « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ».
L’écoeurante apothéose du multiculturalisme, l’exposition agressive du melting-pot, en un mot, le mariage informe du rien au n’importe quoi.

Comment ne pas s’insurger devant cette basse technique de racolage qui consiste à apitoyer avec Rachelle et Ivan, deux cas défendables et émouvants, pour ensuite amener le téléspectateur à adhérer de facto à ces instruments collaborationnistes que sont la Ligue des droits de l’Homme, le Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés, France Terre d’Asile, etc.?

Comment garder son calme avec cette déléguée des parents d’élèves, « marraine républicaine » de Rachelle, qui s’est battue pour que la direction du Lycée Jules Ferry accorde son soutien à « tous les élèves en voie d’expulsion, quelque soit leur mérite et leur légitimité à résider en France » ?

Quelle attitude observer face à cette parenthèse révoltante, cette rencontre entre Rachelle et Rachel, vieille dame juive traquée sous l’Occupation -membre de RESF- qui témoignait de l’horreur vécue comme « enfant caché », et qui insistait sur « la continuité des arguments » entre les nazis et les « expulsionnistes » !?
Elle qui appelait à « déceler là où commence l’intolérable », voici une franche occasion de commencer!
Combien de temps encore va-t-on diaboliser ceux qui considèrent le déracinement des enfants, l’immigration massive et institutionnalisée et la précarité organisée de ces populations comme un drame pour le pays d’origine et le pays d’accueil ?

Quel trait de clairvoyance faudra-t-il pour que la France réfléchisse au co-développement comme LA solution durable etjuste, sollicitant intelligemment les pays en mesure d’aider et traitant dignement les pays ayant besoin d’aide ?
Dans un monde juste, l’immigration n’existerait pas…
Ce que semble oublier ce jeune groupe de rock débile qui clôture le documentaire en scandant avec haine : « La France appartient à l’être humain

Plus que jamais : Français, éteins ta télé… et rallume ton cerveau !

Saucourt.

[Paris]Compte-rendu de la manifestation du 22 septembre

Mardi 25 septembre 2007

Le samedi 22 septembre, l’Action française étudiante de Paris, répondant à l’appel du Collectif France Indépendante, défilait entre la place d’Estienne d’Orves et la place de l’Europe afin de manifester son hostilité aux volontés du gouvernement et du chef de l’Etat d’imposer à la nation française un nouveau traité « simplifié » européen reprenant en substance le traité établissant une constitution à l’Europe, traité pourtant rejeté par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005.

Au total, entre cinq cents et six cents personnes ont rejoint le cortège, parmi lesquelles environ une cinquantaine de militants et sympathisants de l’Action française étudiante parisienne réunis autour des slogans tels « Europe trahison, la France est une nation ! » ou encore « Europe communautaire, régime totalitaire ! » Le gros des militants d’AF avait pour charge d’assurer le service d’ordre de l’avant du cortège qui fut ainsi sécurisé tout au long de la manifestation.

Cette manifestation, rassemblant, en plus de l’Action française qui défilait en tête du cortège, de nombreux mouvements politiques, parmi lesquels Debout la République, la Nouvelle Action Royaliste, la Réconciliation Nationale, le Front National, le Mouvement National Républicain, ainsi que d’autres mouvements souverainistes ou nationalistes, doit être un signe pour les européistes que les patriotes ont l’intention de continuer à faire entendre leur voix contre ceux qui souhaiteraient brader la souveraineté nationale. Contre ceux qui souhaitent dissoudre la France dans le magma euro-mondialiste, l’Action française pratiquera le compromis nationaliste aussi souvent que cela sera nécessaire et à chaque fois que cela sera possible.

Cependant, nous tenons néanmoins à réaffirmer que la solution contre le renoncement national n’est pas dans la République : si des initiatives souverainistes ou « nationales-républicaines » peuvent paraître sympathiques, il n’en demeure pas moins qu’elles demeureront lettre morte tant que la réflexion institutionnelle n’aura pas conduit leurs membres à rejeter le régime des partis pour lui préférer la monarchie de salut public, seule garante de l’indépendance nationale à la fois contre les intérêts partisans et les prétentions étrangères. Nous appelons nos camarades souverainistes, à la suite de Maurras et de ses compagnons, initialement républicains, à accomplir la démarche intellectuelle nécessaire à l’élaboration d’une doctrine « souverainiste » cohérente qui ne fasse pas l’impasse sur la question du régime.

Le grand magicien

Mardi 25 septembre 2007

Par Paul-Marie Couteaux

La France s’est récemment signalée par deux non spectaculaires : non, en 2003, à l’aventure irakienne, puis, en 2005, à une Constitution européenne scellant la supranationalité en tous domaines, aux seules exceptions de l’éducation, du tourisme et de la culture. A cela s’ajouta l’opposition majoritaire des Français à l’entrée de la Turquie, opposition fort contrariante pour une Europe qui lui est largement acquise. Il aura suffi de quelques semaines à M. Sarkozy pour normaliser ces derniers réflexes d’indépendance: depuis juin, on se dirige vers une nouvelle Constitution européenne, qui reprend en tout point les dispositions clés du texte Giscard, lequel s’est plaint de ce « maquillage superflu»; depuis août, notre position circonspecte sur l’invasion de l’Irak, position pourtant louée de toutes parts et désormais suivie par le nouveau premier ministre britannique Gordon Brown, s’est métamorphosée en soutien, l’un des derniers, à la politique de M. Bush; enfin, M. Sarkozy a donné un discret nihil obstat à la relance des négociations avec la Turquie, et envisage même de supprimer l’obligation de référendum préalable à l’adhésion. Irak, Turquie : il faut regarder de près la nouvelle politique française.

Irak: on sait que M. Kouchner, qui a toujours vu dans le souci d’indépendance nationale”un antiaméricanisme indécrottable”, et qui aime à dauber sur la francophonie (ce curieux ministre des Affaires étrangères alla jusqu’à écrire que le français n’est plus « une langue indispensable dans le monde d’aujourd’hui »), fut le seul homme politique français qui a approuvé l’expédition américaine. Rien d’étonnant à ce que son premier geste marquant ait été, le 19 août, un voyage à Bagdad au cours duquel il réalisa le tour de force de « saluer » le gouvernement irakien et le président Talabani (« un ami de très longue date »), sans jamais parler de l’action des troupes américaines, qui a pourtant plongé l’Irak dans un chaos sanglant; de ce voyage ne sortit rien d’autre que l’impression d’avoir « fermement marqué un alignement de la France sur les Etats-Unis », comme dit M. Chevènement, qui ajoute: « Nous dilapidons ainsi le gain de la position française adoptée par Jacques Chirac et approuvée par une large majorité de Français en 2003. »
Las, les derniers ralliés à une cause devant donner toujours plus de gages, M. Kouchner accorda aussi un entretien à Newsweek dans lequel il se présenta comme le conseiller de la secrétaire d’État américaine: « j’ai appelé Condoleezza et je lui ai dit: “Écoute Condi, Maliki [premier ministre irakien] doit être remplacé.”»; et de suggérer la nomination du chiite Abdoul Mandi, « un mec impressionnant ». Du coup, M. Maliki, qui n’a sans doute pas entendu parler du droit d’ingérence, exige des excuses de la France qu’il rappelle au respect du protocole diplomatique. Résultat: à l’alignement sur les Etats-Unis, le voyage à Bagdad ajoute une brouille avec le gouvernement irakien !

Turquie : à l’évidence, le voyage à Bagdad fit suite aux rencontres estivales de M. Sarkozy avec M. Bush– rien de moins que deux en deux mois, avant la visite à New York cette semaine, suivie d’une visite d’Etat à Washington. Début août, le porte-parole de l’Élysée annonçait « qu’il y a désormais beaucoup de sujets de consensus entre les Etats-Unis et la France » : le dernier en date apparut le 27 août devant la Conférence des ambassadeurs, où M. Sarkozy donna son “feu vert” à la relance des négociations d’adhésion de la Turquie, à quoi Washington tient tant (entre autres raisons, parce que la Turquie est l’une des dernières cartes des Etats-Unis en Asie centrale et au Proche-Orient). Passées, les prudences de l’ancien président de l’UMP qui, en avril 2004, quelques jours avant les élections européennes, s’était déclaré opposé aux négociations avec la Turquie! Et passée, aussi, la précaution qu’avait prise M. Chirac lorsqu’elles s’étaient ouvertes en octobre 2005 sous un flot de critiques: soumettre par référendum toute nouvelle adhésion, ce pour quoi fut introduit en 2005 dans la Constitution nationale un article 88-5 propre à rassurer tout le monde. Or, voici que M. Jouyet, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, annonce benoîtement, devant la commission Balladur, que l’Élysée utiliserait la prochaine réforme constitutionnelle pour supprimer ce verrou (ce que M. Kouchner a confirmé dimanche), arguant que l’obligation de référendum « risquerait de bloquer le processus d’adhésion, alors même que toutes les conditions seraient par ailleurs réunies ». Il faut comprendre que la France ne peut risquer de désapprouver une entrée validée par la majorité des autres membres – ce qui, implicitement, est déjà fait. Ainsi l’entrée de la Turquie sera acquise dans quelques années sans coup férir. Passez muscade!

Constitution, Irak, Turquie: pour changer si vite les trois non des Français en trois oui de la France, M. Sarkozy ne peut être qu’un magicien – et notre démocratie une énigme.

Source : Valeurs Actuelles

Immigration et américanisation : les deux mamelles de la nouvelle criminalité ?

Lundi 24 septembre 2007

Il y en a pour qui immigration et délinquance sont deux phénomènes absolument distincts n’ayant aucune implication l’un envers l’autre ni aucun lien de cause à effet. Fort heureusement, ces billevesées trouvent de moins en moins d’échos parmi la population et même parmi ces « intellectuels » qui monopolisent pratiquement à eux seuls la scène du débat politique.

L’on voit donc surgir parmi les préoccupations principales de nos gouvernants des thèmes jusqu’alors abandonnés à la droite nationale : la lutte contre la délinquance et la régulation de l’immigration, deux préoccupations qui se présentent, par la force des choses, comme liées.

Le numéro 3694 de la revue « Valeurs Actuelles » (14 au 20 septembre 2007) met le doigt sur une réalité longtemps (et encore) occultée par les grands médias et les bien-pensants de la République agonisante : l’ethnicisation des bandes. Xavier Raufer, directeur des études du département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (DRMCC) présente ce phénomène dans un rapport daté d’avril 2007 : « Contrairement au grand banditisme classique […] composé d’individus de toutes origines ayant opté seuls pour la voie criminelle, ce nouveau milieu des cités est grégaire, issu de, et implanté dans des secteurs précis ; il est enfin ethnique, car composé d’éléments issus des seconde et troisième générations de flux migratoires venus d’anciennes colonies africaines et nord-africaines de la France » (cf : http://www.drmcc.org)

En somme, la délinquance aujourd’hui, prend une tournure nouvelle en ce sens qu’elle se compose d’individus suivant un mouvement de délinquance sans pour autant forcément le choisir mais aussi parce qu’elle se fonde aujourd’hui sur le fait ethnique : les ravages causés par l’immigration massives de populations allogènes par la suite ghettoïsées ont amené l’implantation durable mais instable de communautés sur notre sol qui ne peuvent s’intégrer à la communauté nationale, si ce n’est à titre exceptionnel par le fait d’un long travail personnel d’assimilation, et qui, en conséquence, rejètent radicalement l’autorité étatique française perçue par ces communautés allogènes, s’accaparant un territoire qu’elles considèrent comme le leur, comme étrangère donc illégitime. Le jeune d’origine immigrée refusant ce schéma risquerait fort d’être perçu comme un « traître » par les membres de sa propre communauté, d’où le caractère « grégaire » de cette nouvelle délinquance. Le président du DMRCC, François Haut, renchérit auprès du journaliste de Valeurs Actuelles : « Les bandes se sont fixées sur un territoire dont elles ne sortent que pour régler leurs querelles de bornage ; et elles sont devenues ethniquement homogènes à mesure que leur territoire perdait sa diversité culturelle. »

Ce modèle n’était pas une fatalité intrinsèque aux sociétés européennes, il a été importé des Etats-Unis d’Amérique : le dossier de Valeurs Actuelles relève que le journal « Le Monde, » daté du 6 septembre 2007, rendait publique une note des Renseignements Généraux de juillet 2007 décrivant « un phénomène de bandes ethniques composées en majorité d’individus d’origine subsaharienne, arborant une appellation, des codes ou signes vestimentaires inspirés des groupes noirs américains. »

Si l’on considère l’Amérique est en tant qu’entité ahistorique, construite intégralement autour de la simple agglomération de communautés immigrées, parfois antagonistes, dont le simple trait d’union est l’appartenance administrative à une « nation » qui ne possède aucune identité propre, enracinée dans l’Histoire, et qui, par conséquent, puisque constituée par les différentes vagues d’immigration, ne défend aucun modèle culturel ou civilisationnel propre, mais offre au monde un modèle dit « multiculturel, » c’est-à-dire une société qui tolère en son sein tous les modes de vie correspondant à l’origine des citoyens de cette société, l’on saisit la racine de ce mal. L’échec des sociétés multiculturelles marquées par les violences interethniques et le mal-être du monde occidental a brisé l’utopie multiculturelle…

Aux Etats-Unis, la société « multiculturelle, » accompagnée de l’éclatement des cellules sociales traditionnelles par le biais du libéralisme philosophique, a provoqué l’apparition des gangs noirs américains, se présentant comme un phénomène de contre-culture face au modèle social alors dominant de la communauté blanche anglo-saxonne, cette dernière était bien impuissante à combattre cette déferlante du fait de ses paradigmes libéraux et communautaristes. Le problème étant que cette contre-culture s’est accompagnée de la délinquance, conséquence logique d’une haine de l’autorité et des lois. Face à cela, le pouvoir ne peut, outre Atlantique, qu’opposer une armée de policiers et mettre en place un panel de mesures liberticides… car la répression est sa seule arme contre la délinquance, le multiculturalisme, corollaire du libéralisme, bloquant tout autre chemin.

Par le biais de l’américanisation, phénomène issu de l’attrait exercé par la première puissance mondiale cherchant à exporter un mode de vie conforme à ses idéologies marchandes, le communautarisme, fruit d’une immigration débridée permise par la philosophie des droits, d’une part, et la culpabilisation, entretenue par des lobbies au sein de la République, concernant la colonisation d’autre part, s’est implanté en France en même temps que des communautés allogènes s’emparaient de territoires avec, au fil du temps, la ferme intention d’y pratiquer leurs lois et d’en exclure l’autorité étatique, fruit d’une psychologie de masse fondée sur l’antagonisme avec la communauté au pouvoir, dans la situation présente : la française. Cela passe par la délinquance, cette dernière s’imposant d’autant plus facilement de manière « grégaire » que celui qui la rejetterait ou la dénoncerait serait vite perçu comme un « traître. » Il y a bien longtemps que, dans les cités, ceux qui collaborent avec les services de police contre les trafiquants de drogues ou autres réseaux criminels sont traités, jusque dans les chansons de rap vendues en toute impunité (et même parfois avec subventions !), de « collabos. »

Mais la France n’est pas une communauté sans histoire ni identité. Le communautarisme a importé sur notre sol des communautés qui n’avaient rien à y faire. Au contraire des Etats-Unis, nous avons un modèle fort à opposer : celui du nation rassemblant autour du roi des provinces aux identités propres et forgée par le christianisme. Reste à savoir s’il est possible, en République, d’opposer ce modèle aux bien-pensants droits de l’hommistes.

Cette criminalité prend également une nouvelle forme inquiétante : celle du terrorisme islamiste qui est la suite logique des évènements décrits plus haut. L’Islam offre à une jeunesse immigrée déracinée et, souvent, grandissant dans un monde où les cellules traditionnelles sont atomisées, un modèle fort, conquérant et, surtout, antagoniste avec une société traditionnelle française européenne d’inspiration catholique. Le communautarisme allant grandissant, il trouve dans l’Islam un fondement identitaire fort chez une jeunesse qui a appris à haïr la France historique, essentiellement par le biais de l’instruction donnée, il est vrai, par les Français de souche : l’Education Nationale étant aujourd’hui l’un des plus puissants outils de l’Anti-France actuelle. L’Islam accompagne donc de manière identitaire des communautés de plus en plus importantes, plongeant facilement dans la criminalité et mettant parfois même, et de plus en plus souvent, cette criminalité au service d’un Islam militant.

Face à ces dangers grandissants, le journaliste de Valeurs Actuelles se réjouit : le gouvernement travaille. A titre d’exemple, un rapprochement structurel des Renseignements Généraux et Direction de Surveillance du Territoire est prévu. L’on pourra aussi compter le renforcement des mesures répressives policières, des cameras de surveillance… et, plus grave encore, le fichage ADN qui commence à poindre et qui, telle la carte d’identité, risque de s’étendre à l’ensemble de la population.

Plutôt que ces mesures de pure répression attaquant de front nos libertés, peut-être eut-il été plus humain, plus « humaniste » de s’attaquer à la racine du mal en prônant le retour des immigrés chez eux, là où sont leurs racines, là où ils n’auraient pas besoin de vivre en rebelles pour se sentir exister ? Des mesures de bon sens ne seraient-elles pas le renversement des flux migratoires, le co-développement avec les pays d’origine des immigrants, un ré-enracinement des populations, y compris des populations françaises elles aussi déracinées et coupées de leurs identités ?

Manifestement, cela n’est pas à l’ordre du jour : il est plus facile, pour un gouvernement reposant sur la soubresauts de l’opinion, de s’attaquer aux conséquences qu’aux causes. Il faudra donc s’habituer à voir s’installer une situation permanente de « gestion de crise, » dans une société au bord de la guerre civile et où nos libertés réelles et concrètes seront menacées voire supprimées parce que notre sécurité aura été mise en péril par l’immigrationisme.

C’était tout de même un peu cher payé pour avoir le privilège et le bonheur d’être un Citoyen du Monde.

Doumenge Mistral

Cachez cette faillite que je ne saurais voir…

Dimanche 23 septembre 2007

La polémique enfle autour des propos de François Fillon tenus vendredi 21 septembre en Corse, devant des agriculteurs réclamant des aides de l’Etat:

«Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un Etat qui est depuis quinze ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis vingt-cinq ans. Ça ne peut pas durer.»

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Et comme d’habitude, on donne dans la surenchère démagogique. Il y a d’abord la frange “éternelle tartuffe” de la classe politique (ce que nous appelons nous, le “pays légal”), qui pousse des cris d’orfraie face à l’indécence de la vérité et en profite pour rejeter la faute sur ceux qui ne sont jamais que leurs complices. “La France n’est pas en faillite” s’est ainsi insurgé Dominique de Villepin en affirmant “avoir laissé l’Etat dans une situation meilleure qu’aujourd’hui“. On aurait aimé avoir quelques précisions, outre les palabres inopérantes sur la croissance ou le chômage. Mais l’ex-premier ministre s’est contenté d’affirmer que sous son gouvernement, la France bénéficiait d’une “politique de désendettement qui avait amélioré les choses“. Diable, voilà qui est rassurant!

Ce n’est pas à gauche qu’il faut chercher une critique plus construite. “Faillite? Mais non, certainement pas!” a pour sa part estimé Lionel Jospin secondé par Stéphane le Foll, bras droit de François Hollande, considérant que si faillite il y a “c’est d’abord la faillite de la politique de la droite depuis 2002“. Toujours tout ramener aux querelles partisanes. Peut-on, quand on est un homme politique digne de ce nom, se contenter de crier “non c’est faux” ? Et puis quel rapport entre les propos de la gauche et le problème de fond: la mauvaise politique de la droite ferait-elle disparaître la question de la faillite financière de l’Etat ? Et si la droite est coupable d’avoir laissé le poids de la dette s’aggraver, la gauche est-elle exempte de tout reproche de ce côté là ?

Si ça ne rend pas le personnage sympathique pour autant, la réaction de François Bayrou est de loin la plus cohérente. Le chef du Modem a en effet estimé que les propos de François Fillon sur l’Etat «en situation de faillite» constituaient «un aveu estomaquant» et «une autocritique» après l’octroi de «15 milliards d’euros» aux «plus favorisés» dans le paquet fiscal.
La vérité, et l’étude des chiffres le montre, c’est qu’aucun gouvernement de droite ou de gauche n’a pu endiguer la dérive financière de l’Etat dont la dette stricto sensu s’élève à plus de 1200 milliards d’euros. Il faudrait d’ailleurs, comme le demande Eurostat, que la France inclue dans le calcul de sa dette un certain nombre de “passifs cachés”, tels la dette de la SNCF.

Nous avons tenté à plusieurs reprises d’avertir les lecteurs de ce blog sur les dangers de l’endettement. Nous avons également mis en évidence le lien direct de cause à effet, déjà brillamment décortiqué par Tocqueville, entre social-démocratie et dette publique, et avons fustigé le paquet fiscal comme étant prématuré. Il faut aujourd’hui ajouter qu’il ne faudra compter sur personne le moment venu, et certainement pas sur notre classe politique. La France est un paquebot somptueux certes, mais un paquebot qui coule. Comment ne pas voir dans le scénario qui se trame, un mauvais remake du Titanic façon “exception française” ? Le bateau prend l’eau de toute part, et lorsque le capitaine,de guerre lasse, l’avoue, les nouveaux féodaux du type Villepin ou Jospin, ceux qui savent pertinemment qu’il n’y aura pas assez de canots de sauvetage pour tout le monde, continuent d’abreuver ceux de l’étage en dessous en boniments. “Tout va bien madame…du pays réel!” Ne vous inquiétez pas, leur répète-t-on pour ne pas avoir à rendre de comptes, le bar est ouvert.

[Jambles] Fête de la Saint Michel

Samedi 22 septembre 2007

::Rassemblement de la Saint Michel à Jambles (71)::

Programme :
- 12 h : Hommage aux Camelots du Roi puis vin d’honneur
- 13 h : Repas bourguignon et interventions. Michel Fromentoux - directeur de l’Institut d’Action Française, Jean-Baptiste Kiavel - Secrétaire général étudiant et Pierre Richard - responsable AFE Forez, prendront successivement la parole.

Une messe sera célébrée pour ceux qui le souhaitent en l’église de Jambles à 10 h 30.

Inscriptions auprès du CLIP :
20 rue Auguste Comte
69002 LYON
06.62.48.12.31

Tarif de la journée (comprenant le repas) : 25 euros - 17 euros pour étudiants et chômeurs.

En venant de Chalon, prendre la N80 direction Le Creusot puis la D981 direction Saint Désert, Jambles (RDV place de l’Eglise).

Compte-rendu du CMRDS 2007

Samedi 22 septembre 2007

Une fois de plus les jeunes militants et sympathisants d’Action française se sont retrouvés au cœur du mois d’août pour 10 jours de formation dans le cadre idéal du château de Lignières, propriété du Prince Sixte-Henri de Bourbon Parme.

Cette année encore les journées se sont égrainées au rythme du sport matinal et de l’entraînement au service d’ordre, des cercles par niveau afin d’adapter la formation aux divers participants, des conférences et des ateliers pratiques portant aux choix sur la communication internet, la confection de tract, le journalisme ou l’expression orale. Malgré la pluie des premiers jours, on retrouvait très vite une ambiance festive et une franche camaraderie, caractéristiques de l’esprit camelot.
Des sujets aussi divers que “Islam et islamistes“, “Démocratie et Monarchie“, “Les dérives associatives“, “La Cité et l’enracinement” ont ainsi pu être abordés. Cette année des intervenants extérieurs au mouvement étaient même conviés, ainsi Alain Soral nous a entretenus de la “Féminisation de la société“, conférence donnant lieu à de vifs mais cordiaux échanges.






L’université d’été s’est achevée par une journée portes-ouvertes ensoleillée. La Saint-Louis 2007 a débuté par une table ronde matinale consacrée à l’actualité politique réunissant autour de Pierre Lafarge, les journalistes royalistes Gérard Leclerc et Aristide Leucate ainsi que Didier Béoutis, conseiller du XIIIe arrondissement de la capitale.
Après le déjeuner dans la cour du château et la lecture des messages de LLAARR les Princes Sixte-Henri de Bourbon Parme et Charles Philippe d’Orléans, ainsi que de celui de Pierre Pujo, l’après-midi proposait à la centaine de personnes présentes une intervention de Gérard Leclerc sur l’héritage intellectuel de l’Action française et une autre de l’abbé Guillaume de Tanouärn sur les rapports entre les pensées de Maurras et de Carl Schmitt.

Après le traditionnel barbecue, la soirée se prolongeait autour du groupe Lylium et de l’équipe des soirées Black velvet. Les anciens d’AF présents lors du week-end portes-ouvertes ont d’ores et déjà classé cette soirée parmi les plus mémorables de leurs années militantes.








Ainsi prenait fin le CMRDS 2007, laissant s’égailler les participants -dont les profils surprenaient par leur diversité- l’esprit plein de souvenirs et le coeur tourné vers une nouvelle année militante qui s’annonce haute en couleurs.
L’affluence des militants et sympathisants- près d’une centaine sur l’ensemble du camp- témoigne de l’importance du travail de communication et de militantisme de terrain effectué tout au long de l’année par nos différentes sections.

A l’heure où des grands partis comme l’UMP ou le Front National ne jugent plus bon d’organiser une université d’été, et forts du succès que nous rencontrons année après année, l’Action Française s’efforcera de faire du Camp Maxime Real del Sarte un rendez-vous incontournable du paysage politique français.

[Paris] Rentrée militante étudiante et lycéenne

Jeudi 20 septembre 2007

Soirée de rentrée!

[Rappel] Manifestation contre le traité simplifié européen

Mercredi 19 septembre 2007

Communiqué du 19/09/07

L’Action française étudiante appelle à rejoindre cette manifestation pour défendre la souveraineté de la France contre les actions européistes du gouvernement actuel.

La première des libertés reste l’indépendance de la patrie sans laquelle aucune action politique concrète et réaliste n’est possible. Le traité simplifié ou “modificatif” n’est qu’un énième pas en avant vers l’Etat fédéral européen souhaité et voulu par des administrations mondialistes peu soucieuses de l’intérêt des nations dont elles ont la charge.

Parce que nous refusons d’être esclaves d’une Union européenne de technocrates à la solde de Washington, parce que nous considérons que ce traité simplifié ne vaut pas mieux que la “Constituton européenne” rejetée par la nation française en 2005, nous invitons vivement tous ceux pour qui la politique a encore un sens à nous rejoindre.

Action française étudiante

Notre anti-européisme (2): le vrai visage des “démocrates” qui nous gouvernent

Vendredi 14 septembre 2007

Le chef de l’Etat était interrogé sur les déclarations de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, qui a suggéré mardi, à titre personnel, la suppression de l’article 88-5 de la Constitution obligeant le président de la République à soumettre à référendum tout futur élargissement de l’Union européenne.

Il a exprimé une idée, d’autres exprimeront d’autres idées“, a répondu M. Sarkozy lors de sa conférence de presse avec le premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany.

Quand Edouard Balladur aura rendu son rapport, j’aurai l’occasion de prendre position moi-même“, a-t-il ajouté. La remise du rapport est prévu avant le 1er novembre.

L’article en question stipule que “tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un Etat à l’Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum”. Une obligation introduite dans la Constitution en mars 2005, sous la présidence de Jacques Chirac, qui doit s’appliquer à toutes les adhésions après celle de la Croatie, prévue vers 2010, et donc tout particulièrement à celle de la Turquie.

Source: Le Monde

Jean-Claude Michéa et la servitude libérale

Vendredi 14 septembre 2007


Disciple d’Orwell, le philosophe Jean-Claude Michéa est un auteur-culte pour tous les amateurs de « pensée critique ». Pourfendeur acéré du capitalisme, inlassable avocat d’une société égalitaire, il n’épargne pas la gauche, coupable selon lui d’avoir rompu avec les valeurs humaines du socialisme originel. Dans L’empire du moindre mal (Climats), il s’attaque au coeur de la pensée libérale et à la « religion de l’économie ». A lire d’urgence, pour tout libéral.

Le Point : A vous lire, le libéralisme des Lumières qu’affectionne la gauche, et celui du MEDEF préféré par la droite sont les deux faces d’un même projet. La différence entre droite et gauche est-elle purement rhétorique ? L’extrême-gauche – que vous qualifiez aimablement de « pointe avancée du Spectacle contemporain » – se dit pourtant antilibérale sur le plan économique.

Jean-Claude Michéa : Quand on aura compris, une fois pour toutes, que le libéralisme - pièce maîtresse de la philosophie des Lumières – est fondamentalement une idéologie progressiste, opposée à ce titre à toutes les positions « conservatrices » ou « réactionnaires » (termes d’ailleurs popularisés par le libéral Benjamin Constant) les déboires historiques répétés des différentes variantes de l’ « anticapitalisme de gauche » perdront une grande partie de leur mystère. Il est, en effet, parfaitement illusoire de penser qu’on pourrait développer jusqu’au bout le programme du libéralisme politique et culturel, c’est-à-dire le programme de la gauche et de l’extrême gauche contemporaines, sans réintroduire, à un moment ou à un autre, la nécessité de l’économie de marché. Et il est tout aussi naïf de penser qu’on pourrait étendre à l’infini la logique du marché sans accepter la « libéralisation » des m?urs qui en est le complément culturel, comme n’importe quel bureaucrate communiste chinois a l’occasion de le vérifier quotidiennement. On comprend mieux pourquoi le socialisme originel ne se définissait généralement pas en fonction de ce clivage gauche/droite dont toute discussion est devenue sacrilège. Quelqu’un peut il citer, du reste, un seul texte de Marx où celui-ci appellerait à l’ « union de la gauche »?

Pour vous, le libéralisme est l’accomplissement du projet moderne dont l’ambition est la maitrise et la possession de la nature. Mais la modernité se caractérise d’abord par le passage de l’hétéronomie à l’autonomie, c’est-à-dire la possibilité pour l’homme de maitriser son destin. Est-il permis de préférer la « légitimité rationnelle » au droit divin ?

Sous l’influence de l’interprétation marxiste, on considère généralement la modernité comme le résultat « historiquement nécessaire » du développement de l’économie et des relations marchandes qui a caractérisé la fin du Moyen-âge et la Renaissance. C’est en grande partie une illusion rétrospective. Bien des civilisations, comme par exemple la Chine des Song, ont connu un essor comparable des processus marchands sans pour autant devenir « modernes » ou « capitalistes ». Ce qui est, en revanche, spécifique à l’Europe occidentale du XVIème et XVIIème siècle c’est l’ampleur et la durée inédites d’une forme de guerre très particulière : la guerre de religion ou guerre civile idéologique. Or si la guerre civile est « le plus grand des maux », comme l’écrit Pascal, c’est parce qu’en divisant les familles, en opposant les voisins et en brisant les amitiés, elle met en péril l’idée même de communauté politique. Le projet moderne, dont le libéralisme est la forme la plus radicale, est précisément né de la volonté de trouver à tout prix une issue à cette crise historique sans précédent. Il s’agissait, en somme, pour les élites du temps, d’imaginer une forme de gouvernementalité qui ne se fonderait plus sur des postulats moraux ou religieux particuliers - telle ou telle conception de la vie bonne ou du salut de l’âme - mais sur une base tenue pour « axiologiquement neutre ». Cela explique le rôle joué par la Raison et l’idéal de la Science dans les sociétés modernes. Après Galilée et Newton, il est devenu possible de croire qu’il existerait une manière purement « technique » de régler l’ensemble des problèmes que pose la vie en commun.

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Notre anti-européisme

Vendredi 14 septembre 2007

Les Etats-Unis ont leur fameuse «green card» (carte verte) pour les immigrés. L’Europe va se doter, elle, de sa carte bleue. C’est ce que devrait annoncer jeudi le commissaire européen à la Justice, Franco Frattini, à Lisbonne, selon la Commission européenne, jointe par 20 Minutes. Une telle carte donnerait un droit de résidence de deux ans aux étrangers qualifiés qui en bénéficieraient. La durée de leur séjour pourrait être ensuite étendue. Au-delà de cinq ans de séjour consécutif dans un pays de l’Union européenne, ils auraient le droit de s’installer définitivement.

L’Europe a besoin de main-d’œuvre étrangère, estime le haut responsable européen. 20 millions de travailleurs immigrés devraient être autorisés à travailler dans l’espace communautaire dans les deux décennies à venir, estime-t-il. «Nous devons regarder l’immigration non pas comme une menace mais — si elle bien gérée et c’est notre nouvelle tâche — comme un enrichissement et un phénomène inévitable dans le monde d’aujourd’hui», devrait déclarer Franco Frattini.

Source: 20 minutes

S’il faut en choisir un…

Mardi 11 septembre 2007

Alors que l’entraineur de l’équipe de France de rugby, frisant le ridicule pour ne pas dire l’indécence, a fait lire à ses joueurs la lettre de Guy Môcquet avant leur premier match de Coupe du Monde, rappelons quelques vérités.

Le 22 octobre 1941, Guy Môquet s’écroulait abattu par les 12 balles du peloton d’exécution allemand. Il n’avait que 17 ans. Une si courte existence et un si tragique destin ! Mais s’il fut une victime de l’Allemagne nazie, Guy Môquet n’a jamais été un résistant.

REFUSONS LA FALSIFICATION DE L’HISTOIRE

Guy Môquet était communiste, ce qui n’enlève rien à la cruauté de son sort certes, mais est indispensable à la compréhension de celui-ci. Contrairement à une certaine légende, entretenue depuis 1945, communiste et résistant n’ont pas toujours été synonymes. Le 23 Août 1939, Staline et Hitler signent le pacte de non agression : pour les communistes de tout les pays et en particulier français, l’Allemagne nazie cesse dès lors d’être l’ennemie. Le PCF dénonce alors la « guerre impérialiste » que la France mènerait contre l’Allemagne. La nuisance est telle que Daladier, président du conseil, prononce sa dissolution le 26 septembre 1939. Le 6 octobre Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste « français », déserte et rejoint Moscou. Le 10 octobre, Prosper Môquet, député communiste est arrêté et déchu de son mandat. Contraint à la clandestinité, le parti n’en continue pas moins ses actions de sape contre la nation : propagande défaitiste, sabotages de matériel militaire au sein des usines qui causeront la mort de nombreux soldats français lors de la campagne de mai 1940.
C’est dans ce contexte de collusion avec l’ennemi que Guy Môquet , militant des jeunesses communistes, sera arrêté le 13 octobre 1940 au métro gare de l’est par des policiers français. C’est donc, non pour faits de résistances, mais pour avoir suivi avec toute la naïveté de son age la position de trahison et de collaboration du PCF qu’il a été arrêté.
Le 22 juin 1941, l’Allemagne attaque l’URSS, le PCF rentre alors en résistance contre cette première, nouveau renversement de situation qui ne fait que montrer que le PCF ne détermine pas sa ligne politique selon les intérêt français…Le 20 octobre, Karl Holtz, commandant des troupes d’occupation de Loire inférieure est assassiné par 3 militants communistes, le cycle infernal des répression commence…Sur ordre des Allemands,Pierre Pucheu, ministre de l’intérieur sélectionne 27 otages, Guy Môquet est parmi eux. Le soleil éclaire la place d’exécution de ses derniers rayons, lueur funèbre. Douze coups de feu déchirent le silence de cette fin d’après midi du 22 octobre 1940.Un jeune homme de 17 ans est mort, mais si horrible que ce destin soit, il n’a aucun rapport avec la résistance.

Si monsieur Sarkozy avait voulu honorer un authentique résistant, il eut du relire de plus près ses cours d’histoire et sortir des poncifs distillés par le parti des « 75000 fusillés » depuis 1945. Il aurait pu découvrir l’épopée du lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, pur joyau d’héroïsme français. Dès septembre 1940 celui qui a pour devise « Dieu, le Roi » rejoint Londres et se met au service du général de Gaulle. Il revient en France le 21 décembre 1940 pour fonder le réseau Nemrod. Dénoncé, il est arrêté par les allemands en janvier 1941. Refusant de se mettre au garde à vous devant les sentinelles, il est rossé à de nombreuses reprises. A son procès, faisant preuve d’un rare panache, il cherchera à couvrir ses camarades. Condamné à mort le 25 mai, le président de la cour, ému, viendra lui serrer la main. Il ne reste plus pour lui qu’à attendre la mort et rédiger son testament : « Je ne puis préjuger de l’avenir et affirmer dès maintenant si, dans mon action j’ai eu tort ou raison. Mais j’affirme solennellement que je n’ai agi que pour la France et la France seule. Je n’ai eu en vue que la libération de notre patrie. Je crois avoir suivi la tradition de fidélité de notre famille […]. Je crois mériter l’honneur qu’on inscrive sur ma tombe à coté de mon nom « mort pour la France »[…]N’ayez à cause de moi de haine pour personne. Chacun a fait son devoir pour sa propre patrie. Apprenez au contraire à connaître les caractère des peuples voisins de la France.» Le 29 août, dans le petit matin, la salve retentit, son corps se soulève une dernière fois vers le ciel au cri de « vive la France », le premier martyr de la résistance française vient de tomber.

Tragique était le destin de Guy Môquet, magnifique fut celui d’Honoré d’Estienne d’Orves. L’honneur, le courage, la droiture, le pardon, Dieu, la patrie, voila l’exemple pour la jeunesse de France qu’il eut fallu choisir !

Romain Vindex.

Rentrée militante des étudiants foréziens

Lundi 10 septembre 2007

Ce vendredi 31 août s’est déroulé le cercle de rentrée militante des étudiants de la section Forez. La bière et la convivialité étaient de mise après ces deux longs mois de vacances accordés par l’Éducation Nationale.

Dans un premier temps, nous avons fait un compte rendu du Camp Maxime Real Del Sarte 2007 , puis nous avons défini les grandes lignes directrices pour cette nouvelle année scolaire à savoir:

- La défense de la souveraineté de la France face à l’Union Européenne

- La défense des libertés face au totalitarisme républicain.

L’Action Française Forez revient et entend bien combattre le ripoublicanisme.

Prendre contact:
srforez.hautetfort.com
srforez@gmail.com

Un arbitre au-dessus des partis ?

Lundi 10 septembre 2007

Manifestation le 22 septembre contre le traité simplifié

Samedi 8 septembre 2007

Dans le cadre du compromis souverainiste, l’Action française étudiante sera présente et appelle officiellement à participer à la manifestation organisée le 22 septembre contre le traité simplifié européen.