Le retour de la fée verte
Variété d’armoise, plante vivace qui pousse sur les terrains secs et rocailleux, l’absinthe est connue depuis l’Antiquité sous le nom d’Artémisia car elle était initialement dédiée à la déesse Artémis. Pendant des siècles, ses feuilles sont réputées pour leurs vertus thérapeutiques : fébrifuge (elles font tomber la fièvre), antiseptique (désinfectante) et diurétique.Prescrites par Gallien contre la malaria ou par Hippocrate contre la fatigue, ses décoctions ne sont pas alcoolisées. Au Moyen Age, ce « remède » est vendu, exclusivement, chez les apothicaires.
A partir du 1767, la plante est distillée et, par là même, perd sa bonne réputation. La mise en vente de cette absinthe, sucrée et fortement alcoolisée (elle dépasse alors souvent les 65°), l’abaisse au rang d’ « assommoir ». Cette « fée verte » louée par les poètes, de Verlaine à Baudelaire, est finalement interdite en 1915 par les autorités sanitaires françaises, désireuses de lutter contre le fléau de l’alcoolisme. Mais elle est autorisée dans de nombreux pays européens comme l’Espagne, la Tchéquie, le Portugal et la Pologne. En France, l’Absinthe fait aujourd’hui son retour, mais sous un nom d’emprunt car, le décret de 1915 n’ayant jamais été abrogé, elle demeure interdite à la vente : plusieurs distillateurs commercialisent des distillations d’armoise sous le nom de « Versinthe » ou d’ « Absente ». On retrouve même l’absinthe sur les étagères des parfumeurs : sous la forme d’une eau de toilette dénommée « absolument absinthe ». Un parfum d’interdit !
Historia, septembre 2007
Et à la santé du Roi !
Variété d’armoise, plante vivace qui pousse sur les terrains secs et rocailleux, l’absinthe est connue depuis l’Antiquité sous le nom d’Artémisia car elle était initialement dédiée à la déesse Artémis. Pendant des siècles, ses feuilles sont réputées pour leurs vertus thérapeutiques : fébrifuge (elles font tomber la fièvre), antiseptique (désinfectante) et diurétique.Prescrites par Gallien contre la malaria ou par Hippocrate contre la fatigue, ses décoctions ne sont pas alcoolisées. Au Moyen Age, ce « remède » est vendu, exclusivement, chez les apothicaires.
octobre 1st, 2007 à 21:27
Ce n’est pas tant la lutte contre l’alcoolisme qui a justifié l’arret de commercialisation de l’armoise mais il me semble le caractère spécial de son alcool : riche en méthanol plutot qu’en éthanol (le premier rendant assez vite timbré le consommateur…du moins plus vite que le second !)
octobre 2nd, 2007 à 9:24
y’a des experts