Le Kosovo c’est la Serbie!
Jeudi 28 février 2008
Faudra-t-il qu’elle soit une fois de plus abaissée, humiliée et peut-être pire encore pour que nous l’aimions plus fort ?… Faudra –t-il toujours des défaites pour que nous mesurions combien alors elle nous manque ? Déjà en mai 2005, notre « Maître d’Ecole », le général Pierre-Marie Gallois qui voyait poindre les abandons futurs et les graves dangers qui suivraient s’interrogeait : « Le malheur extrême conduit-il à l’universalité ou la France a-t-elle le singulier destin d’être la patrie de l’humanité ? » Et de nous présenter alors les extraordinaires vies des tous premiers acteurs de « La France Libre ». Une Passion commune : la France !
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source : Les manantsduroi.com

Miloš Obilić est né à Bresno Polje.Chevalier serbe de la principauté de Zeta (actuel Monténégro), il est devenu une figure majeure de la poésie épique serbe après la bataille de Kosovo Polje connue comme la bataille du champ des merles. Ses frères de sang étaient les chevaliers Milan Toplica et Ivan Kosančić et sa fiancée Mara la fille du prince Lazar. Il est parfois considéré comme lié à Djuradj II Stracimirović, de la dynastie des Balšić. Il fut le fondateur de l’Ordre du Dragon de Saint-Georges dédié à la lutte contre l’empire Ottoman.
Pendant la bataille du Kosovo en 1389, il passa à travers les lignes turques, pour arriver jusqu’à la tente du sultan Murad Ier, qu’il tua avec un poignard qu’il avait caché dans ses vêtements. Lors de la bataille, il se serait rendu jusqu’au camp ottoman, en prétendant vouloir se rendre, afin de tuer le sultan et de désorganiser ainsi le camp ennemi. Il aurait accompli ce geste afin de laver son nom des fausses accusations de traitrise que Vuk Branković - un grand seigneur marié à l’une des filles du prince Lazar et rival d’Obilić - aurait proféré à son encontre et pour prouver sa fidélité au prince Lazar.
La bataille du Kosovo Polje et l’ensemble des évènements qui la composent se sont enracinés profondément dans l’histoire, la littérature et la conscience nationale des serbes et, plus globalement, des autres peuples slaves des Balkans. Ceci est aussi le cas pour le sacrifice de Miloš Obilić qui, en allant assassiner le sultan turc, est allé vers la mort et s’est sacrifié pour son peuple et pour la défense des chrétiens contre les attaques de l’islam.
La tradition populaire voit en Miloš le modèle du héros qui est prêt au sacrifice ultime, pour défendre son peuple et sa foi. Son image a encouragé les combats ultérieurs contre la domination étrangère.
Dans les épopées et les légendes populaires, Miloš Obilić est célébré comme un héros à la naissance et à la force surnaturelles. Il montait un cheval extraordinaire nommé Ždral. Lors de la bataille du Kosovo, Miloš aurait été capturé par une créature démoniaque ressemblant à une sorcière ; celle-ci aurait indiqué aux trucs comment tuer son cheval et elle leur aurait indiqué qu’Obilić cachait les clés de son armure dans ses moustaches.
Miloš Obilić est mort décapité le 28 juin 1389 lors de la bataille de Kosovo Polje.

“Un statut nouveau de l’humanité se prépare, un code de nouveaux devoirs auprés desquels les pauvres petites corvées et translations pangermanistes de 1918 feront l’effet de jeux d’enfants. Le racisme hitlérien nous fera assister au régne tout-puissant de sa horde, et, dernier gémissement de nos paisibles populations ahuries, il sera contesté que d’aussi révoltantes iniquités puissent être éclairées par notre soleil, le soleil du XX° siécle.”
Charles Maurras - 1937

Au-delà du mot fameux prêté au Guignol Chirac de 1995, voilà une formule qui n’est finalement pas dénuée d’intérêt, et pourrait au contraire servir de maxime alimentaire aux ménages français. Car qu’on se le dise, la pomme est une tradition française, de celles que nos voisins nous envient au point de nous sacrer d’année en année premiers exportateurs mondiaux en la matière. Sans doute ses vertus diététiques ne sont plus à démontrer. Mais il ne s’agit pas seulement d’une question de fierté culturelle, de réussite économique ou de santé publique. A mi-février, comme durant toute une partie de l’année, la pomme constitue encore l’un des seuls fruits dits « de saison », c’est-à-dire que l’on a pas eu besoin d’importer depuis quelque lointain pays vu qu’ils sont disponibles chez nous. Avec pour conséquence majeure pour les marchés français de n’avoir pas recours, pour les acheminer, aux prodigieux moyens de transports intercontinentaux que sont avions et paquebots, et qui polluent de manière totalement inconsidérée. Ce qui permet également de les obtenir à prix d’achat raisonnable, tout en soutenant les filières de production nationales. Ainsi l’affaire est-elle entendue : loin d’être trivial, la consommation de pommes en particulier, et de produits de nos terroirs en général, est un marché aux enjeux colossaux sur lequel nous pouvons influer quotidiennement et à peu de frais.


Vendredi 29 février 2008 à partir de 19h15
Conférence par Philippe Aleyrac sur “L’actualité du Liban”.
rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs
75001 Paris
M Palais Royal ou Louvre Rivoli

L’Action française dénonce vigoureusement la reconnaissance par le gouvernement républicain de l’indépendance de la province serbe du Kosovo-Métochie au nom de la France. La France et les Français n’ont pas à être assimilés dans leur ensemble à cette décision.
Le régime républicain français, par l’intermédiaire de son ministre Bernard Kouchner, ayant reconnu l’indépendance illicite du Kosovo-Métochie montre une fois de plus la trahison dont il est capable.
En tant que nationalistes et royalistes français, nous ne pouvons que dénoncer le hold-up fait sur la diplomatie française plus que millénaire, par ceux qui représentent certes la république, mais qui ne peuvent représenter toute la France et surtout pas son histoire.
L’amitié franco-serbe résulte d’une histoire commune profonde, qui ne peut être ainsi balayée pour satisfaire aux exigences de la diplomatie américaine.
Il n’est pas dans l’intérêt de la France de rompre un lien aussi fort que l’amitié franco-serbe, et nous continuerons à dénoncer cette reconnaissance de l’indépendance du Kosovo-Métochie par le gouvernement républicain, tant que nous réussirons à la rendre conciliable avec l’intérêt de la France.

En ces périodes de bouillonnement des Proche et Moyen-Orients, on peut regretter que vu d’Occident, et surtout à travers les médias, une part importante du paysage culturel et politique de ces régions nous échappe. C’est en fait une part de la population de ces nations dont la faiblesse numérique (10 millions à peu près) n’est rien au regard de l’importance historique, politique et culturelle que leurs concitoyens accordent encore à cette minorité. Dans le monde musulman en effet, quel occidental, s’il n’est personnellement intéressé, ou grand spécialiste de la question, connaît aujourd’hui le rôle capital que jouent les Chrétiens d’Orient ?
Ce fut donc une agréable surprise que de trouver une (trop) courte analyse de leur situation en première page de « Ouest France » qui accordait sa tribune « point de vue » au médiologue Régis Debray. Si l’article pose les bonnes questions, le sujet est bien trop vaste pour être traité dans les quelques lignes qui lui étaient accordées. Or, il est capital de bien comprendre pourquoi ces populations sont des « catalyseurs » si importants pour le monde musulman, et pourquoi leur rôle est si mal compris en Europe.
Irak, Palestine, Iran, Liban, Syrie, Jordanie, Egypte… nous retrouvons ces noms en « unes » de nos quotidiens trop souvent, ces pays sont le théâtre des conflits ou des tensions les plus caractéristiques du monde musulman, et quel que soit la situation, que le conflit semble opposer l’Occident « américanisé » (et non plus chrétien malheureusement) ou Israël -qui l’est tout autant- à l’Islam, ou bien les Chiites aux Sunnites, ou bien l’Islam « modéré » au fondamentalisme comme en Égypte ou les tensions sont chaque jour plus violentes… dans tous ces schémas on retrouve des communautés Chrétiennes qui ont joué le rôle de « tampon » depuis des siècles tandis que, par ailleurs, ils devaient lutter quotidiennement pour leur liberté religieuse.
Ils sont encore aujourd’hui considérés par leurs compatriotes musulmans comme des îlots d’espérance, des catalyseurs de modernité (tout comme dans l’Islam médiéval, leur génie et leurs lettres les faisaient protéger des grands et leur faisaient accorder la liberté de culte). On pressent qu’en Palestine ou au Liban en particulier, ils pourraient être des intermédiaires miraculeux, et l’on ne comprend pas qu’ils soient, sur décision occidentale, écartés des jeux diplomatiques, qu’ils n’éveillent que méfiance chez les décisionnaires occidentaux. Tandis que dans le reste du monde musulman comme en Irak, ils se retrouvent -de par leur constante neutralité dans les conflits de l’Islam, et ayant perdu au profit d’un Occident représenté par une Amérique pourtant honnie le rôle de « juge » que leur apportait cette neutralité- les premières victimes des conflits, victimes dont le témoignage est inlassablement rappelé aux chrétiens d’Occident par l’Oeuvre d’Orient.
Pourquoi donc cet abandon des puissances occidentales qui condamnent aujourd’hui ces populations chrétiennes, pourtant ferment culturel des nations islamiques ? Régis Debray donne cette phrase lapidaire et pourtant assez juste: ils seraient « trop chrétiens » pour les progressistes occidentaux, et cependant « trop arabes » pour les autres décideurs… on pourrait préciser « trop catholiques orientaux » pour les Anglo-Saxons (en effet, la foi des chrétiens d’Orient combine ce qui est le plus de nature a nous émerveiller nous dans le catholicisme et l’orthodoxie, et qui est pour les protestantismes anglo-saxons « horripilant »).
On sait comme nos médias et nos politiques, s’adressant à la masse qu’ils sous-estiment un peu plus chaque fois qu’ils prétendent lui donner des pouvoirs nouveaux, aiment à construire des schémas simplistes. Ainsi, après les absurdités des premières tentatives pour « caser » les Chrétiens orientaux dans ces jeux d’enfants (on se souviendra avec dégoût des discours lors de la guerre civile Libanaise, visant à faire passer le Hezbollah et le fondamentalisme islamique pour une force progressiste tandis que l’on s’échinait à trouver chez les chrétiens libanais quoi que ce soit de passéiste ou de trop traditionaliste au goût de nos « crétins d’Occident » bien-pensant, qui ne peuvent voir le christianisme que comme un ennemi de la modernité), il a paru certainement plus sage de les faire “disparaitre” de la face médiatique du globe.
Résultat: alors que les Palestiniens et les Libanais considèrent « leurs chrétiens » comme des « frères » (rappelons-nous la présence de Yasser Arafat au coté de sa femme chrétienne à la messe de Noël avec l’approbation silencieuse de la population musulmane) ; alors que les ennemis du Liban, un peu plus réfléchis que ses alliés occidentaux, savent quel gain il y a à frapper les personnalités chrétiennes ; chaque jour un peu plus, nos gouvernements, en imposant à l’Islam leur vision du « choc des cultures » Islamo-Chrétien, sapent l’influence de ses Eglises millénaires, amènent avec la complicité des Islamistes à les présenter comme des « suppôts du grand Satan ». Les condamnant ainsi, il faut bien le dire, à mort, la « tolérance » religieuse de l’Islam étant une constante bien connue des chrétiens -interdits de Culte en Arabie Saoudite ou massacrés en Indonésie…
Une politique étrangère capétienne, confrontée aux problèmes du Moyen-Orient aurait su préserver le rôle d’intermédiaire de ces Églises, tout comme il avait été préservé même au cœur des conflits armés entre Islam et Chrétienté que furent les croisades… Triste constat que celui de l’élimination programmée d’un ami de toujours alors même que tout est fait pour tenter (mais comme un enfant qui joue avec une fourmilière) de jouer à leur place la partition qui est la leur depuis deux millénaires.
Argonath

Lors de la rencontre de la diplomatie “européenne”, l’elaboration d’une déclaration commune sur la question du Kosovo relevait de l’orfèvrerie. Le document qui devait être un texte de compromis ne manque pas de piquant : « Les conflits, le nettoyage ethnique et les catastrophes humanitaires » fabuleusement imputés à la Serbie « permettent de déroger au principe de droit international de l’intégrité territoriale des nations ». Le Kosovo constituerait un « cas sui generis » qui « ne remet pas en cause » ce principe et « ne peut donc pas constituer un précédent pour d’autres mouvements séparatistes dans le monde ». C’est pour cela que dès l’annonce de Pristina, les irrédentistes du monde entier ont sabré le champagne. Le Kosovo s’est engagé à « respecter les principes de démocratie et d’égalité entre tous ses citoyens, (ainsi qu’à) protéger les Serbes et autres minorités ». Comme les 200.000 réfugiés Serbes, Roms, Ashkalis et Gorans qui ont quitté la province dès la fin de l’agression américaine en 1999 et depuis à chaque flambée de violence, mais aussi en raison des incendies, des enlèvements, des viols, des disparitions et des assassinats.


Suite à la déclaration unilatréale d’indépendance de la province serbe du Kosovo, quelques pays européens se sont opposés à la reconnaissance abusive des pays occidentaux, redoutant que le précédent ne s’exporte… chez eux :les irrédentistes Catalans, Basques et Galiciens, les 800.000 Roumains d’origine hongroise la république turque de Chypre-Nord pourraient tirer argument de la reconnaissance quasi unanime du coup de Pristina pour faire avancer leurs revendications. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître officiellement la souveraineté du Kosovo. La Turquie et l’Afghanistan (ne riez pas !) ont fait de même. Puis, au mépris d’une amitié séculaire entre la France et la Serbie, vint le tour de Sarkozy. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont promis de le reconnaître rapidement. Suivront l’Italie, la Belgique, la Suède, la Bulgarie, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche, la Slovénie, la Pologne, la République tchèque, le Danemark, le Luxembourg, la Hongrie, le Portugal, les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie, la Lettonie et Malte. Des manifestations du peuple serbe ont eu lieu en Serbie et dans la diaspora, comme à Paris dimanche dernier, pour exprimer leur opposition à cette énième injustice qui leur est faite. Des explosions ont déjà retenti contre des véhicules de l’Onu et de l’OSCE. Belgrade rappelle un à un ses ambassadeurs.
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Vendredi 22 février 2008 à partir de 19h15 Conférence par Alexandre Apreval responsable de la formation étudiante sur “l’AF vers de nouveaux combats” Il présentera notamment les nouveaux axes de campagne, décidés lors du WE de formation cadres.
rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs
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M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Souvent, de jeunes royalistes ou patriotes que nous sommes amenés à rencontrer nous disent « ce que vous dîtes, ce que vous faîtes est bel et bon mais vous autres de l’Action française vous êtes “orléanistes”… » et là de nous faire part de leurs arguties juridiques concernant la dévolution de la couronne, des griefs contre les droits des princes de la Maison de France, de leurs “moeurs” (drames familiaux, affiliation supposée à la maçonnerie, alliances ou amitiés avec tel ou tel…) qui leur interdiraient de soutenir le combat pour l’instauration d’une monarchie capétienne selon les définitions du royalisme français.
Une précision et une réponse sur la nature exacte de notre combat, sur sa stratégie et ses fins s’imposent.
Une précision:
Nous ne sommes pas “orléanistes”. L’orléanisme est un courant politique disparu qui constituait un compromis historique entre d’une part le libéralisme philosophique, les “idées” de 1789, des points de vues politique (l’héritage institutionnel et législatif de la Révolution, du Directoire et de l’Empire) et économique (le “laisser faire et laisser passer” pour seule politique, le règne de l’argent-roi, c’est-à-dire la loi du plus fort) et un candidat, Louis-Philippe d’Orléans, descendant de Philippe-Egalité et héritier de sa sensibilité politique.
L’AF a toujours considéré que pour ce qui concernait l’époque qui avait précédé sa création, le prince légitime et la politique conforme à ses voeux d’une monarchie capétienne, traditionnelle, antiparlementaire et décentralisée était incarnée par le légitimisme groupé autour du Comte de Chambord. L’AF a toujours été légitimiste tant au sens de la dévolution de la couronne suite au décès sans enfant de Chambord, qu’au sens politique. Elle incarna à son tour le royalisme social, anti-libéral, contre-révolutionnaire, “anti-orléaniste” en un sens. Lorsque le Comte de Chambord s’est éteint, ses droit sont passés sans difficulté juridique à ses neveux, les Orléans, qui dans l’intervalle avaient abandonné leur “orléanisme” philosophique, politique et économique.
La “querelle” entre les partisans des princes espagnols et les royalistes français ne saurait s’exprimer dans les termes du XIXeme siècle sans en travestir profondément les enjeux.
C’est ce que reconnaissent volontiers des personnalités néo-légitimistes comme Yves-Marie Adeline.
L’ignorance de ces faits conduit beaucoup de jeunes sympathisants de la cause royale à se fourvoyer dans un purisme sans objet, et le plus souvent à ne rien faire.
Hormis une fidélité de principe à la Maison de France, l’AF compte de nombreux camarades et responsables, dont les attaches, les fidélités vont aux descendants de Louis XIV qui régnèrent sur l’Espagne avant d’être bousculés par les alphonsistes (« orléanisme » espagnol), la guerre civile et la “restauration” fort discutable opérée par le Général Franco.
Nous n’avons jamais manqué à la loyauté qu’exige cette camaraderie de combat au sein de l’AF, ni jamais manqué de respect à tous les descendant de nos augustes monarques.
Une stratégie susceptible de faire de ces querelles oiseuses des querelles éteintes.
Nous ne sommes pas des royalistes désireux de restaurer la monarchie pour elle-même. Nous n’idolâtrons pas la monarchie comme le seul régime possible, universel, intangible.
Nous considérons que la monarchie est le meilleur régime pour la France et en un sens le seul régime possible pour son bien et sa pérennité, parce qu’il est le seul à pouvoir la maintenir et l’enrichir dans son unité et sa diversité. Nous sommes royalistes parce que nous voulons restaurer la France par la monarchie capétienne. Notre combat et un combat pour la France.
Le seul combat possible d’ailleurs. Car à la différence de celui des nationaux-républicains de droite ou de gauche il nous paraît évidemment impossible de restaurer la France sans graver dans le marbre de la durée institutionnelle cette renaissance toujours fragile. Ce qu’un gouvernement peut faire de bien un autre peut le défaire. Il faut pour nous prémunir du déclin par des institutions qui garantissent la réforme dans sa durée. D’autre part aucune réforme ne sera possible si elle est constamment soumise au suffrage, à l’opinion, au règne de l’argent, des lobbies ou des communautarismes, à l’intoxication des médias ou aux pressions de l’étranger.
C’est pourquoi nous sommes des « nationalistes intégraux » , c’est à dire nous combattons pour la France par le roi.
Et ce combat pour la France peut fort bien agréger des gens de confessions différentes ou sans confessions mais de « bonne volonté » comme dit l’Evangile, de fidélités dynastiques différentes, mais qui toutes combattent sur le chemin du retour de la France, contre tous ses adversaires et ses ennemis, à commencer par le désamour de la France et des Français qui trop souvent frappe jusque dans nos rangs.
C’est pourquoi nous appelons de nos voeux la jonction de tous les royalistes, et au-delà, de tous les patriotes et si Dieu veut de tous les Français pour que France vive, pour que France renaisse.
Le combat qui est devant nous est immense, les forces qu’il met en jeu sont colossales.
Le roi est là pour nous unir, ne laissons pas la question des princes nous diviser tandis que le combat requiert une union sacrée des royalistes pour constituer l’avant-garde du Parti de la France.
Sébastien de Kererro, secrétaire général adjoint du Centre Royaliste d’Action Française.


L’Europe qui nous est proposée correspond-elle aux vœux des Français et des peuples européens ? Répond-elle, dans son projet, aux aspirations d’une jeunesse en quête de sens ? J’ai beaucoup voyagé, depuis dix ans, en France comme en Europe. Pas comme un homme politique qui brigue un mandat, mais comme un citoyen attentif à la vie de ses compatriotes et soucieux du destin de la France et de ce continent. J’ai pris le temps d’écouter et je sais – parce que nous en avons parlé ensemble – que beaucoup de Français ne comprennent pas où l’on veut les conduire. Cette incompréhension crée de l’inquiétude dans le pays et du désarroi dans la jeunesse. La France ne s’ennuie pas, elle s’inquiète.
Les Français ont tenté de le dire, quand on le leur a permis. En 2005, ils ont refusé, par référendum, le traité constitutionnel qui leur était soumis. Cette fois, ils ne pourront pas se prononcer sur un texte qui reprend pourtant l’essentiel des dispositions qu’ils avaient rejetées. Le traité de Lisbonne prévoit la désignation d’un président de l’Union européenne et celle d’un vice-président chargé des Affaires étrangères. Il étend les compétences de l’Union dans de nombreux domaines, au détriment de celles des États. Il assure la prééminence du droit européen sur les droits des pays. Il confirme l’extension de la règle de la majorité qualifiée. On nous présente un projet politique qui se résume à de l’ingénierie administrative. Même si les références à l’hymne et au drapeau européens ont été gommées dans cette nouvelle version, et bien que le mot n’y figure plus, il s’agit pourtant d’une Constitution, qui s’appliquera au peuple français sans qu’on l’ait consulté – comme souvent, s’agissant de l’Europe. Mais comment rendre espoir aux Français si l’on se défie d’eux ? Comment rendre à la France son rang dans le monde si l’on contraint sa souveraineté par un traité tatillon ? Comment rendre confiance aux jeunes Européens si l’on bâtit une Europe sans âme, dans le mépris de son patrimoine spirituel ?
J’ai 42 ans. J’en avais 13 quand Jean-Paul II est devenu pape. J’appartiens à la génération de ces jeunes qui ont vécu au rythme de ce pape des temps modernes. Nous l’avons vu précipiter la chute de l’Union soviétique, par la force de ses paroles et de son action. Cet empire, que l’on croyait inébranlable, était construit sur une utopie. La bureaucratie qui le gouvernait méprisait les exigences humaines et spirituelles. Elle promettait aux hommes un bonheur matériel qui ne remplacera jamais leurs aspirations profondes. Elle les contraignait à l’adoration d’idoles, qu’ils ont déboulonnées dès qu’ils l’ont pu. L’Union soviétique était fondée sur un mensonge, au moins par omission des racines culturelles des peuples qu’elle a voulu soumettre à ses lois.
Parce que je suis attaché à l’Europe, comme la majorité des jeunes et des gens de ma génération, je souhaite qu’elle soit préservée de cette périlleuse présomption. L’Union ignore trop souvent la culture et les richesses des pays qu’elle veut rassembler. Bien qu’elle ne soit responsable devant personne, la Cour de justice impose aux États sa jurisprudence. Le droit européen consacre le pouvoir d’une technocratie qui veut régler la vie des peuples dans ses moindres détails. Or, le pape actuel, Benoît XVI, l’a rappelé l’an dernier avec force : « On ne peut pas penser construire une vraie maison commune en négligeant l’identité propre des peuples de notre continent ». Et cette identité est « constituée de valeurs que le christianisme a aidé à forger ».
Cette évidence historique n’a pas convaincu les rédacteurs de la charte des droits fondamentaux, annexée au traité. Nulle référence, dans ce texte, aux racines chrétiennes de notre Europe, bien que l’Union se dise « consciente de son patrimoine spirituel et moral » : la formule est assez vague pour autoriser toutes les interprétations. Il suffit, d’ailleurs, de la lire pour le comprendre : l’inspiration de cette charte est foncièrement individualiste. Elle dissout les solidarités et les communautés naturelles, comme le traité soumis au Parlement français dissout les nations européennes. Croit-on vraiment que ce soit ce que souhaitent les jeunes Européens ? Si nous voulons qu’elle résiste aux tempêtes, il nous faudra fonder l’Europe sur quelque chose de plus solide. Non sur l’utopie, mais sur la Vérité

Après avoir parlé du coût pour Dame Nature des turpitudes libérales, il faut en détailler l’addition des points de vue sociaux-économiques. Car si l’hyper importe de loin, ce n’est pas par une quelconque philanthropie internationale, une sorte de compassion mal placée qu’il est de bon ton de feindre pour se déculpabiliser, mais bien par pur intérêt. Acheter moins cher permettant de vendre moins cher, les petits commerçants se voient bientôt forcés à adopter les lois barbares des plus gros, ou à mourir. S’ils passent la main, c’est le monopole des grandes surfaces; s’ils survivent à ce premier choc, c’est le début d’une lutte inégale où faible tente de battre le fort avec des armes que ce dernier maîtrise mieux, et dont nous ne pouvons que trop bien présager l’issue fatale. Et pour ceux des petits exploitants qui vivaient de ce commerce de proximité, la vie s’arrête aussi. Evidemment, certains agriculteurs, artisans… ont toujours vendu et continueront de vendre directement au particulier, qui saura reconnaître la qualité et la privilégier; jusqu’au moment où nos producteurs locaux, cédant aux appels incessants des banques auprès desquelles ils se sont souvent lourdement endettés, et aux sirènes des hyper leur offrant la garantie de rachat total de leur production, signeront le contrat qui les pendront. L’entreprise familiale, traditionnelle, voyant ces nouvelles et régulières rentrées d’argent, embauche alors, investit, augmente son rythme de production en somme; M.Carrefour/Auchan/Leclerc (trois noms parmi tant d’autres qui se valent, complices et associés malgré les apparences) rompt soudainement le contrat, et le petit producteur qui se prenait à rêver des lendemains qui chantent de son entreprise florissante met la clef sous la porte. Les grandes surfaces rachètent pour une bouchée de pain l’atelier, la ferme en faillite.
Comment peut-on encore considérer la croissance comme un absolu, un but en soi?
Fort heureusement, pareille situation ne pouvait plus durer, et nos gouvernants l’avaient très bien compris, eux qui venaient de lancer une commission en vue de résoudre l’impasse économique dans laquelle s’engouffre depuis bien trop longtemps Marianne, tête la première. Du moins aurions-nous pu le penser, distraits peut-être par le volontarisme de façade de notre hyperactif de l’Elysée et de ses collaborateurs. Mais cette fameuse commission, qui vient de rendre son rapport, a-t-elle bien intégré les tenants et les aboutissants du problème qui se pose au pays ? Quoi qu’il en soit, c’est manifestement en pleine possession de ses moyens que son président, M.Attali, qu’on surnommera bientôt l’Attila de l’économie française, nous a longuement expliqué la Trinité libérale du moment : plus de soldes, plus de jours ouvrables, et plus de grandes surfaces ! Et qu’on ne nous parle pas de “mesures de soutien au petit commerce”, subventions temporaires qui ne feront que le rendre plus dépendant de l’Etat, et dont les résultats aléatoires n’endigueront jamais les conséquences effectivement désastreuses de la concurrence à tout crin des grandes surfaces. Il n’en faudra pas plus pour en finir avec ce petit commerce, si l’on en juge à la situation actuelle de celui-ci, bien incapable de rivaliser avec les grands trusts internationaux.
Alors, face à ce nouveau désengagement de l’Etat, qui s’apprête à prendre sans surprise le parti du profit et de la casse sociale, n’avons-nous pas des leçons à tirer? D’abord, cessons de compter sur un hypothétique sursaut de nos élites, ou sur une saine compétition entre partis républicains, sensée extraire le meilleur de notre classe politique: si nous en doutions, nous savons désormais que les conseillers d’un camp sont interchangeables avec ceux de l’autre, et que de la gauche mittérandienne d’où est issu M.Attali à la droite sarkozyste à laquelle il prête désormais ses services, ce sont partout les mêmes propositions trompeuses traîtres à nos intérêts. Ces faits doivent nourrir en nous une défiance légitime à l’égard de nos gouvernants éphémères, comme de ceux qui convoitent les postes suprêmes à leur suite, plutôt guidés par l’attrait des maroquins que par le soucis de bien faire, et nous apprendre à ne plus faire reposer nos espoirs sur un suffrage universel qui ne nous apporte rien. En effet, le capitalisme dont nous avons vu les effets ne survit que par deux pêchés suprêmes continuellement répétés: l’ambition inextinguible d’arrivistes financiers d’une part, l’irresponsabilité des citoyens de ce pays d’autre part, qui ne voient pas le rôle qu’ils ont à jouer, et se complaisent dans leurs fonctions de producteurs-consommateurs qui n’auraient plus leur mot à dire une fois les élections passées. L’Action Française tient pour étrange et étrangère cette conception indigne du politique, qui réduit l’homme à un outil inerte au service d’une société déshumanisée, contrôlée par les technos fans de “révolutions” ou de “ruptures” qui ne rompent que le lien des individus entre eux.
Reinelde

Le Kosovo vient de proclamer son indépendance vis à vis de la Serbie. Cette indépendance, annoncée depuis plusieurs semaines par les médias occidentaux , a été soutenue par l’ONU et les États-Unis. La France a suivi le mouvement. Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire en fin de semaine, a fait remarquer que la carte de l’Europe au mur de la classe allait devoir être changée pour faire place au Kosovo…
Aucune voix ne s’élève clairement face à cette indépendance mis à part celle du premier ministre serbe Boris Tadic. La Russie est la seule a avoir publiquement soutenue la Serbie.
Les États Unis après avoir démantelé les empires européens, avec l’aide des soviétiques, démantèlent les nations européennes.
Processus visant à asseoir leur hégémonie et leur contrôle sur le monde, les États-Unis voient d’un bon oeil l’indépendance du Kosovo.
Cette indépendance appuyée par les nations européennes est d’une hypocrisie criante.
Alors que le Royaume-Uni refuse l’unification irlandaise, l’indépendance de l’Écosse; la France refuse l’indépendance Corse; l’Espagne les indépendances catalane, basque…Ces mêmes nations acceptent une indépendance Kosovarde!
Cette indépendance va sans nul doute dans le sens d’une Europe fédérale sous contrôle américain, les États-Unis d’Europe.
L’Union des Nations européennes étant le dernier rempart face à l’hégémonie américaine les État-Unis soutiennent et favorisent la mort de celles-ci.
En plus de mettre en péril les souverainetés nationales, l’indépendance kosovarde fragilise les Balkans. Les nations balkaniques comportent toutes de fortes minorités religieuses, qui suite au Kosovo pourraient réclamer leur indépendance; le problème pourrait toucher aussi bien la Roumanie que la Turquie.
Le soleil se couche sur Mitrovica et le drapeau serbe est en berne; les États-Unis d’Amérique affirment encore un peu plus leur domination sur le monde…
Pierre Richard

Vu hier soir le débat médiocre de France2, qui réunissait pour une énième fois les représentants gouvernementaux cuvée 2007 et l’opposition autorisée de ce pays. Néanmoins, entre les gargarismes démocratistes, les récriminations intéressées et les futilités pseudo-politiques auxquels nous ont désormais habitués nos Guignols républicains, une réflexion de notre extrême-centriste préféré, une fois n’est pas coutume, aura mérité notre attention. En effet, le leader des orangés s’en prenait aux liens financiers qui unissent le Président actuel aux grands groupes boursiers (Bolloré, Lagardère etc), lesquels, craint-il, pourraient avoir quelque influence sur le cours de la politique nationale. Comment la République vertueuse a-t-elle pu en arriver là ? Un rire sarcastique me prend : quelle ironie ! Ceux-là mêmes qui fustigent en toute occasion une « dérive monarchique », pour tout dire une « dérive absolutiste », ce qui n’a d’autre effet que d’entretenir de vieux fantasmes –« absolu » a toujours eu une signification politique précise, tirée du latin ab-solutus, « indépendant »- hé bien ces vandales de la pensée se rendent compte un peu tard combien leur régime chéri cède aisément à la tentation ploutocratique. En somme, là où un roi eût fait enfermer les accumulateurs de biens aux prétentions politiques, bien plus dangereux pour l’équilibre de l’Etat que n’importe quel agitateur désargenté (voyez ce qu’on fit de Nicolas Fouquet), le chef républicain se fait librement la cible sans complexe des quolibets du pays et du monde, qui de manière légitime peuvent le croire corrompu, et avec lui le sommet de l’Etat. Alors une bonne fois pour toutes, que le souverain soit libre des lobbyes et des groupes financiers, qu’il ne s’acoquine pas avec les plus riches personnages du pays et n’ait en retour aucun service à leur rendre ; que vive l’indépendance de l’Etat, que vive l’absolutisme !
Vive la monarchie absolue !
Reinelde

Nous avons dernièrement rappelé les grandes lignes de l’économie aristotélicienne (voir ici), dont nous savons maintenant qu’elle est la seule souhaitable, car véritablement raisonnable et adaptée aux “animaux politiques” que nous sommes. Illustrons maintenant ce propos par une mise en perspective réactualisée de son exact contraire, la chrématistique moderne, que d’aucuns ont pu nommer “Capitalisme”. Nous nous appuierons sur le triste spectacle que nous offre la modernité pour dénoncer les théories funestes (capitalis, en latin) qui nous y ont amené.
Partout en France, les incinérateurs fleurissent et les voix s’élèvent. Bien entendu, les gens y souscrivent généralement: les incinérateurs sont indispensables, il faut en construire; mais pas près de chez moi! Voyez, les études menées à ce sujet sont assez accablantes: les retombées de particules issues des fumées toxiques contaminent les eaux, ravagent la faune, multiplient les cancers. Mais c’est le prix (écologique) à payer pour éliminer, à peu de frais et donc en engrangeant d’importants bénéfices, pour nous débarrasser d’une trop grande quantité de déchets indésirables.
A qui profite le crime? Cui bono?
Les poubelles des ménages, occidentaux en général et français en particulier, ont explosé de volume ces dernières années: nous n’avons de cesse de jeter, ceci de manière toujours plus massive et inconsidérée. Il suffit de s’intéresser à ce que nous conservons de nos achats lorsque vient l’heure de la tambouille pour s’en apercevoir: une tranche de viande dans un bloc de polystyrène, un paquet de pâtes dans deux couches de carton, des barres céréalières en sachets plastifiés individuels, le tout (ré)emballé dans un ou deux sachets plastiques, c’est selon. Il en est de même pour les robots-ménagers devenus indispensables eux aussi, qu’on ne saurait nous vendre, outre les protections multiples qu’on imagine à l’épreuve des balles, sans une notice multilingue épaisse comme ça bien souvent dépourvue de traduction… française. Nous passerons sur les publicités prétendument indispensables à la vente et qui nous agressent en tout lieu, devant le poste de télévision ou de radio, dans nos boîtes aux lettres, au coeur-même nos villes et de nos campagnes où les panneaux poussent comme des champignons, toujours prétextes au remaniement des prix des produits originaux vers le haut. L’exemple alimentaire s’étend si bien à l’ensemble des produits de la vie courante que l’on ne sait plus bien à l’heure de faire les courses quel est le produit acheté, et quel est l’emballage.
Mais cela n’est encore que la partie émergée de l’iceberg, ou la croûte visible de la plaie purulente pour donner une image à la mesure du dégoût que la chose nous inspire. Car le consommateur un tant soit peu curieux aura tôt fait de mettre au jour l’objet de la honte: ayant pris la peine de visiter l’arrière de son hypermarché favori, il pourra y découvrir une montagne de résidus, formidables amas de cartons de toutes sortes et de plastique non moins divers, enchevêtrés les uns dans les autres, vision écologiquement terrible et immuable qui nous est cachée et que chaque distributeur abrite, tant les pratiques sont semblables et la folie humaine partagée. Précisons d’ailleurs que ce ne sont là que les miettes grattées sur place par la succursale elle-même, et qu’il nous faut compter avec les nombreux autres décombres que jamais nous ne verrons: ceux, plus imposants encore, qui ont servi à protéger les produits depuis l’Europe de l’Est, les Amériques ou l’Asie; et ceux, volatiles, ayant servi à les acheminer depuis ces contrées lointaines, en navire ou en avion, globalisation oblige!
Reinelde

On a souvent tendance, dans le discours dominant, à confondre la nation et la république. C’est une grave erreur tant sémantique bien sûr, mais conceptuelle principalement. Contrairement à ce que nous inculque chaque jour l’idéologie post-révolutionnaire, la république est non seulement distincte de la nation, mais encore, en opposition avec celle-ci.
D’un point de vue culturel, on peut dire que la république s’est substituée à la nation en privant celle-ci de ses qualités intrinsèques et en semant le doute et la confusion dans l’esprit des français.
Le terme Nation vient du latin “nascere” qui signifie “naître”. Il y a donc une origine commune aux éléments constitutifs de la nation, origine sur laquelle peuvent se greffer, au cours des siècles, d’autre éléments à la condition sine qua non que ceux-ci soient compatibles avec celle-là. Elle n’est donc ni sectaire, ni renfermée sur elle-même, mais, se protegeant, elle n’est pas non plus ouverte à des éléments perturbateurs, voir, destructeurs, qui seraient susceptibles de nuire à son développement et à son harmonie.
La France est donc née d’une somme de fondements spirituels, ethniques et culturels sur un territoire donné. Sans être une île, la France a la chance d’avoir des frontières naturelles à l’interieur desquels, se sont forgés les éléments constitutifs de la nation, un peuple, une langue, une culture et une religion principale qui forment aujourd’hui, un patrimoine commun.
A l’inverse, la république ne reconnait aucun patrimoine commun. Elle ne reconnait pas le peuple en accordant la nationalité à tout un chacun quelles qu’en soient les motivations. Elle ne reconnait pas la langue en imposant une langue étrangère dominante comme langue “internationale”, en détruisant la beauté du français par media interposés et en délaissant nos vieilles langues provinciales symbole de notre identité propre. Elle ne reconnait pas la culture en mondialisant le cinéma et la musique, en pervertissant les arts traditionnels et en dégradant l’architecture. Enfin, anticléricale sous couvert de laïcité, elle ne reconnait pas la religion de nos pères en conspuant régulièrement l’Eglise Catholique et en favorisant l’émergence de religions étrangères à notre civilisation.
La république étant l’antithèse de la nation, en France, la nation ne peut avoir comme véritable défenseur que la stabilité, la continuité, l’unité et la responsabilité en vu du développement et de l’épanouissement des habitants de la cité. L’harmonie doit être le maître-mot de la politique. Cette harmonie ne peut être engagée par les hommes et par mandats électoraux successifs, ceux-ci étant bien trop versatiles et trop occupés par leurs propres intérêts et notamment par la prise et la conservation du pouvoir.
Le ciment de cette harmonie ne peut être que d’essence monarchique. En effet, seul le souverain absolue et héréditaire peut mener une action dans le seul et unique but de la recherche du bien commun. N’étant pas l’élu d’une faction du peuple contre une autre, il partage avec le peuple tout entier un même héritage, celui de la France.
vu sur le blog de la section Nice

Une information rendue publique en Slovénie est passée inaperçue en France. Pourtant, cette nouvelle touche au fonctionnement même de l’Union Européenne. En effet, le document révélé par la presse slovène est issu d’une rencontre du 24 décembre, à Washington, entre le directeur politique du ministère des Affaires étrangères slovènes, Mitja Drobnic, qui a dû démissionner depuis, et le secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires européennes, Daniel Fried (source : Courrier International n° 901 du 7 février 2008). Ce sont des recommandations expresses que le gouvernement slovène, qui assure la présidence de l’Union Européenne depuis un mois, reçoit de Washington. Ainsi peut-on trouver dans ce rapport l’injonction faite à la Slovénie d’être parmi les premiers pays au sein de l’UE à reconnaître l’indépendance du Kosovo. Cette révélation peut nous mieux faire comprendre l’attitude de plusieurs pays d’Europe de l’Est en février 2003 qui se sont ralliés à la déclaration de Vilnius pour soutenir l’intervention américaine en Irak, convaincus des « preuves » de l’existence d’armes de destruction massive. L’atlantisme de ces pays tant décrié par certains de nos contemporains trouve dans cette révélation une preuve flagrante. Comment alors ne pas être en droit d’imaginer que des méthodes similaires aient été déjà utilisées dans le passé à l’égard de ces pays ? Il est de même légitime de se demander, sans tomber dans la paranoïa du complot, si Washington ne dispose pas de moyens plus persuasifs encore et ayant le même but : contrôler l’UE ?
S’il est déjà de notoriété publique que l’Union Européenne est à ce jour la zone économique la plus libérale qui soit, devant même les Etats-Unis, et ce au profit des concurrents extra-européens, nous avons maintenant la preuve que politiquement et diplomatiquement, elle est aussi peu indépendante qu’un gouvernement sous l’occupation. Quelle mauvaise foi et quel cynisme faut-il pour affirmer que cette chimère idéologique et totalitaire serait à même de faire poids économiquement face aux Etats-Unis, alors qu’elle n’est qu’un immense marché ouvert pour les entreprises américaines notamment, ou diplomatiquement, alors qu’elle n’est que le jouet de Washington pour déstabiliser notre beau continent au profit des intérêts financiers américains.
Encore un exemple flagrant qui démontre que la soi-disant “souveraineté” européenne ne tient pas, et que seules des nations indépendantes peuvent librement choisir leurs alliés et leur politique étrangère (il n’est pas forcément choquant en soi que la Slovénie soit l’alliée des Etats-Unis, mais il l’est plus qu’elle l’impose de fait aux autres pays de “l’Union”).
Il est probable que les Etats-Unis ne fassent rien pour remercier la France si d’aventure elle s’alignait sur la Slovénie pour reconnaitre l’indépendance du Kosovo, n’ayant pas été -à notre connaissance- un de ses interlocuteurs dans cette affaire. Ainsi, outre l’achèvement de la trahison envers nos alliés historique de Serbie (pour qui nous étions entrés dans la première guerre mondiale), Judas n’aura même pas ses trente deniers…
NeoCharly



Une banderole a été déposée à la préfecture de St Etienne et une minute de silence à été effectuée en hommages aux morts du 6 février et de la France, enterrée un 6 février 2008 par le traité de Lisbonne.
74 ans après les émeutes du 6 février 1934 et la réaction sanglante du pouvoir, nous avons voulu montrer que dans l’esprit sinon dans les faits rien n’avait changé.
100 ans après la création des premiers groupes de Camelots du Roi, élites militantes de l’Action Française, nous avons voulu montrer que ce combat contre la décadence de la Nation restait d’actualité.
Les circonstances qui, il y a 100 ans, avaient amené une large partie de la jeunesse française à s’engager sous la bannière d’un royalisme de combat, sont encore d’actualité. Les raisons qui, il y a 74 ans, poussèrent le peuple français exaspéré à vouloir se débarrasser de dirigeants politiques et économiques corrompus, n’ont pas disparu.


:: Action Française Etudiante - Forez :: srforez@gmail.com


Nous avons coutume, nous militants d’Action française, de développer des idées politiques et d’analyser la gestion et l’administration de notre nation. Il convient de ne pas oublier, dans notre réflexion, le domaine si complexe et si important de l’économie. De nombreux courants politiques, en France, occultent l’économie ou se contentent de considérations vagues.
Mais si le capitalisme sans entraves est l’ennemi du peuple, de la culture, de la nation, donc du Roi, il est nécessaire d’analyser sa réalisation concrète et d’élaborer des solutions pour en prévenir les nuisances. Pour cela, nous allons nous aider aujourd’hui d’un des maîtres de l’Action française, laquelle sélectionne les meilleurs penseurs politiques de tous les temps pour s’en inspirer.
Plus de deux millénaires séparent le père du royalisme d’Action française et un de ses inspirateurs, le philosophe grec Aristote. Pour un royaliste français du XXè siècle, Aristote ne peut pas être repris à la lettre, puisqu’il n’a connu ni la monarchie française, ni la chrétienté. Mais l’esprit de sa doctrine politique est, lui, une source intarissable de génie politique et, pour utiliser un anachronisme, de philosophie empiriste et organisatrice.
De nombreux autres génies politiques auraient pu avoir une place aussi importante qu’Aristote au sein du royalisme ; mais ceux-ci ont tous une « imperfection » : Hobbes, monarchiste, mais penseur contractualiste et absolutiste ; Maistre, fervent royaliste savoisien mais providentialiste ; Tocqueville, l’un des plus grands critiques de la démocratie, mais aussi fervent républicain et… démocrate. Ces penseurs sont postérieurs à la monarchie telle qu’elle s’est incarnée dans l’Europe du Moyen-Âge et de l’époque moderne, mais pourtant c’est Aristote qui reste le plus près du maurrassisme, en ce qu’il est le penseur d’une politique qui tire profit des données naturelles et réelles, d’une politique empiriste qui s’organise en fonction de ce qui est, sans théoriser un contrat social chimérique, sans espérer tout de la Providence, et sans tomber dans le piège républicain.
Aristote, dans sa politique, nous fournit aussi une économie, quoiqu’en pense les académiques et autres bien-pensants ; à travers trois écrits : Politique, livre I ; Ethique à Nicomaque, livres V et VI ; et enfin l’Economique.
Marx disait, dans les manuscrits de 1844, que c’était l’économie qui devait être au service de la société, et non l’inverse. Cela n’est pas nouveau : Aristote disait déjà que l’économie devait être au service de la Cité, et que l’inverse était néfaste. La différence principale tient au fait qu’à l’époque d’Aristote on ne dissociait pas Etat et société civile, et qu’il faudra attendre l’époque moderne pour théoriser l’économie comme un ensemble de lois objectives indépendantes des hommes. Ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger le travail qu’Aristote nous a livré sur l’économie.
Nous allons étudier plus particulièrement le chapitre 9, livre I, du Politique, qui est une critique de la chrématistique.
La chrématistique est définie comme un art d’acquérir des biens sans limite, avec comme simple but l’accroissement des richesses. C’est donc un art contre-nature, car l’art d’acquérir des biens, selon Aristote, doit uniquement avoir pour but de pourvoir aux besoins en nourriture, vêtements, etc. des membres d’une communauté, par exemple la famille ou la cité.
La chrématistique vise toujours plus de profit, sans autre considération.
Aristote part de l’exemple de la chaussure pour expliquer sa pensée. Une chaussure peut être utilisée de deux manières, elle peut être chaussée, pour se prémunir du froid, du sol dur ; et elle peut être échangée, contre de l’argent ou des biens. Or, la chaussure a été fabriquée pour être chaussée et non troquée. Mais le troc a lui aussi son utilité naturelle et conforme à la raison. En effet, le surplus d’un produit peut être échangé contre quelque chose dont on manque. L’échange ainsi considéré, le « petit commerce », permet aussi de satisfaire les besoins primordiaux d’un homme ou d’une communauté.
Le bien suprême d’une communauté est l’autarcie, et cette forme d’échange y contribue. Il n’en n’est pas de même de la chrématistique, comme Aristote l’explique plus loin.
Il retrace d’abord la genèse de la monnaie : elle sert à simplifier l’échange.
Le vice intrinsèque de la chrématistique, est qu’elle prend l’acquisition pour une fin alors qu’elle devrait être un moyen : le moyen de satisfaire les besoins. Avec l’apparition de la monnaie, la chrématistique prend de l’ampleur ; et la richesse sera redéfinie de manière perverse comme une accumulation sans limite de monnaie. Mais la monnaie ne se mange pas, et qui aura de l’argent en abondance ne pourra se nourrir à moins d’acheter des aliments, « et c’est une étrange richesse que celle dont le propriétaire meurt de faim, comme mourut le fameux Midas, homme insatiable, dont la fable nous dit que, selon sa prière, tout ce qu’on lui présentait était changé en or. »
La chrématistique est sans limite, par opposition à l’ « administration familiale » qui s’occupe uniquement de nourrir les membres de la famille, et se fixe par là une limite. Elle est la démesure, l’excès ; et la chrématistique est d’autant plus difficile à combattre qu’elle est la perversion d’un instinct naturel, qui est le désir de vivre, le désir de jouissance. « La jouissance résidant dans un excès », on se sert de la chrématistique pour satisfaire ce désir excessif ; la chrématistique donne l’illusion qu’elle pourra satisfaire un désir infini en nous faisant acquérir des biens à l’infini. Celui qui s’adonne à la chrématistique sera donc fatalement déçu, puisque l’infini promis par cet art d’acquisition est, par définition, in-fini, c’est-à-dire que l’acquérrant ne pourra jamais atteindre un état d’achèvement et de plénitude, il s’expose au tourment perpétuel, résumé dans la question : comment gagner toujours plus d’argent ?
On voit ainsi une étrange similitude avec la spéculation financière, qui est un art de gagner de l’argent et de faire du profit, sans autre fin qu’elle-même. De plus, la chrématistique pervertit toutes les vertus en changeant leur but : par exemple, la finalité du courage est de rendre hardi, mais celui qui pratique la chrématistique recourra au courage pour acquérir plus de biens, non pour se rendre plus hardi.
La chrématistique est également létale pour la cité : le citoyen, au lieu de s’adonner à la politique, laquelle doit subordonner l’économie pour faire prospérer la communauté et pourvoir aux besoins de ses membres ; s’adonne à l’art de gagner toujours plus d’argent et participe à la transformation de la cité, qui est une communauté politique, en marché. La gestion politique n’est plus assurée, au profit du gain économique sans bornes, et la cité dépérit.
Les analyses d’Aristote, exposées succinctement ici, sont loin d’être enterrées dans le passé de l’histoire. La France actuelle n’est-elle pas ce marché qui a remplacé la communauté politique ? Le principal souci du gouvernement est de ramener des contrats juteux, qui profitent à on ne sait qui, et le principal souci du peuple est son pouvoir d’achat. Les relations politiques sont toutes subordonnées à l’économie, que ce soit les relations entre le gouvernement et le peuple, ou entre le gouvernement français et d’autres gouvernements. C’est ce qui a poussé les gouvernements de ce qu’on peut appeler à présent les Provinces an-archiques (sans Etat souverain) de l’Europe à créer une Europe libérale et supra-nationale ; et le peuple passif à l’accepter sans broncher. Même l’extrême-gauche n’a quasiment pas réagi à la couleuvre européenne ; peut-être est-elle trop préoccupée par les élections ? Peut-être est-elle devenue trop électoraliste ? Trop républicaine ?
Contre les républicains de gauche ou de droite, rousseauistes ou libéraux, la monarchie !
Infinity

Tandis que la presse s’amuse à compter les épouses,

on vote en catimini le mini-traité, resucée intégrale du Traité européen contre lequel les Français avaient voté. On aurait bien aimé que le dernier SMS adressé à Cécilia parvienne à la Chambre partie à Versailles : ” Si tu reviens, j’annule tout.” Trop tard, le contrat de Lisbonne est signé, Carla mariée, et Sarkozy occupé à compliquer les droits de succession de ses fils.
Pendant que des clampins “patriotes”, bonnets phrygiens et drapeaux “bleu blanc rouge” regardaient, impuissants, à travers les boucliers des CRS, leurs camarades d’ATTAC découvrir la traîtrise des députés socialistes, on entendait ça et là des militantes LCR crier leur désarroi. A la Lanterne ! A la Lanterne ! La milice du ministère veille au grain, les boucliers s’entrechoquent, un valet casqué filme. On ne s’étendra pas sur la rupture de lien entre le peuple et ses représentants, sur le déni de démocratie et de légitimité du suffrage universel : les gens sensés ont compris que nous évoluions désormais dans un totalitarisme qui cache son nom.
La lanterne ? Ce serait leur donner trop d’honneur. La Guillotine ? Ils ont déjà perdu la tête dans leurs étoiles. C’est la corde qu’il faudra. Par les pieds.
Yrvoix
