Archive pour mars 2008

Tous au Camp Maxime Réal del Sarte !

Lundi 31 mars 2008

S’instruire pour vaincre
Les nouvelles contraintes politiques nécessitent plus que jamais une formation irréprochable. Depuis cinquante ans, le CMRDS se donne pour objectif de former la jeunesse française. Loin de la médiocrité ou de l’insuffisance des innombrables universités d’été, le CMRDS dispense une formation polyvalente, directement applicable au sein d’une structure politique éprouvée, en vue de la constitution de la Résistance française, qui sera royaliste et nationaliste. L’université d’été Maxime Real del Sarte s’adresse à tous les jeunes de 16 ans et plus.

Formation politique
Conférences, cercles d’étude, ateliers, travaux encadrés ; par niveau de connaissances, un enseignement adapté et complet : politique, philosophie, actualité…

Formation militante
Toutes les techniques militantes avec mise en pratique quotidienne, sur le terrain ; du sport, selon les dispositions de chacun.

Formation technique
Selon les responsabilités et le degré d’implication de chacun : organisation, structure, communication et école de cadres.

A l’heure où de partis comme l’UMP ou le Front National ne jugent plus bon d’organiser une université d’été, et forts du succès que nous rencontrons année après année, l’Action Française s’efforce de faire du Camp Maxime Real del Sarte un rendez-vous incontournable du paysage politique français.

Le CMRDS c’est plus fort que la plage! Inscris-toi dès maintenant!

Camp Maxime Real Del Sarte
c/o PRIEP
10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris
01 40 13 14 10 - 01 40 39 92 06
cmrds@actionfrancaise.net

Pour voir à quoi ça ressemble…

Vendez à la criée ! Rejoignez les vendeurs volontaires !

Vendredi 28 mars 2008

camelotsduroi.canalblog.com

Citation du jour

Jeudi 27 mars 2008

Une patrie, ce sont des champs, des murs, des tours et des maisons ; ce sont des autels et des tombeaux ; ce sont des hommes vivants, père, mère et frères, des enfants qui jouent aux jardins, des paysans qui font du blé, des jardiniers qui font des roses, des marchands, des artisans, des ouvriers, des soldats. Il n’y a rien au monde de plus concret…

Charles Maurras

face à la crise…..

Jeudi 27 mars 2008

[Paris]Cercle du vendredi 28 mars 2008

Mercredi 26 mars 2008

Vendredi 28 mars 2008 à partir de 19h15

Conférence par Saman Safatian sur “La géopolitique de l’Iran”

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

[Versailles] Conférence du 30 mars

Mardi 25 mars 2008

Dimanche 30 mars à 20h

Conférence de Pierre Carvin sur le traité de Lisbonne

Au Franco-Belge

Place du marché

78000 Versailles

renseignement: denys.talon@gmail.com

Ouvrez la cage

Lundi 24 mars 2008

Qui a donc l’initiative des lois ?

Dimanche 23 mars 2008

La mort de Chantal Sébire il y a quelques jours remet sur le devant de la scène des « sujets de société » le thème de l’euthanasie. Il faut également se pencher de près à cette occasion sur un tout autre domaine, celui de l’impact des forces médiatiques sur l’opinion, en gardant en tête la sentence lapidaire autant que limpide de Maurras : « Le public étant roi de nom, quiconque dirige l’opinion du public est le roi de fait ». L’auteur de l’Avenir de l’Intelligence ne faisait que pressentir, suite à l’affaire Dreyfus et à celle du Panama, ce que pouvait être la presse, son privilège de « 4ième Pouvoir » qu’elle allait affirmer.

Derrière le nom de Chantal Sébire, on entend souvent celui de « l’ADMD » ou « Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité » qui ne prend même pas la peine de cacher que son rôle est avant tout d’organiser la sur-médiatisation de ce genre de figures.
On aura pu apprécier le cynisme de ces gens à travers les « éloges funèbres » odieux répandus sur les ondes par leurs portes-paroles. Cette mère de famille de 52 ans, qui laisse derrière elle trois enfants, le plus jeune étant tout juste âgé de 13 ans, n’est pour eux qu’une « grande voix » on appréciera la réduction d’une vie, d’une maternité, d’une carrière d’institutrice, à la seule émotion qu’aura causée dans les médias la souffrance de ses derniers instants. Émotion certes bien plus réelle dans ce cas que dans celui de l’éternelle Marie Humbert, qui après avoir assassiné son fils prend toujours très à coeur son rôle de pleureuse médiatique.
Le site de « l’ADMD » est en soit transparent, la volonté affichée est de truster les médias, l’organisation du site est conçue de façon à ce que les communiqués de presse, sondages divers etc tombent dans la gueule tandis que les « objectifs », « propositions » et autres sont relégués en quatrième ou cinquième catégories.

On doit reconnaître l’efficacité redoutable autant que l’immoralité de ce procédé ; l’instrumentation médiatique de quelques cas extrêmes n’est pas nouvelle, a été et est encore largement utilisée dans bien d’autres domaines en vue de faire « évoluer les mœurs ». Les responsables de la propagande des totalitarismes du vingtième siècle n’auraient certes pas fait mieux, mais qu’espérer d’autre dans une république qui se dote désormais également d’un ministère de la communication…

Il faut croire que le 4ième pouvoir, toujours très prompt à bondir lorsque les trois autres ont l’audace de « flirter », ne se sent pas concerné par ce qu’il affirme sans cesse comme le fondement de l’Etat de droit. Et ne se prive donc pas de répéter partout les mots gracieusement fournis et savamment aiguisés par les lobbys concernés ( certainement très généreux ). La télévision, la radio, les journaux, se font donc tout à la fois juges et législateurs. J’ai beau éplucher la Loi qui « émane de la volonté de la Nation » je ne vois nulle part ce « droit à mourir dans la dignité » développé par l’ADMD. Et pourtant on pourrait croire que ce droit est bel et bien formalisé tant nos journalistes s’indignent qu’il soit « refusé » par la Justice. Suffit-il donc en France d’avoir une carte de presse pour être tout à la foi juge en exercice, ministre et député ? Et les exemples sont multiples puisque les mêmes médias ne demandent pas « si » mais « quand » et « comment » l’Etat « doit » se plier à leur exigence.

Encore une fois il faut bien le dire, on aurait tort de se priver, les tartufferies politiciennes ne se font pas attendre ; la seule chose pour laquelle il faut faire confiance à Nicolas Sarkozy comme à l’ensemble de la classe politique, c’est bien de savoir venir se coucher sagement au pied de son maître et lui manger dans la main. Et même si quelques personnalités, à l’image de la député PS et cancérologue ( donc un petit peu concernée quand même ) Michèle Delaunay qui, interrogée par mégarde par un journaliste de France Info, lui déclare, et reprend sur son blog: «En 36 ans d’exercice de la cancérologie (d’abord non majoritairement, puis exclusivement), pas un seul malade ne m’a demandé de l’aider à mourir. Les familles, oui, souvent, et cela allait de la compassion véritable au désir pur et simple que “ça finisse” (”on va quand même pas faire la route tous les jours de Périgueux à Bordeaux…”). »

Et oui… comme quoi on peut être député, député socialiste, il suffit de connaître son sujet pour penser clair. Enfin heureusement cette erreur ne sera pas répétée, ce propos sera convenablement noyé derrière les brassements d’air d’un Laurent Fabius, qui a d’ores et déjà déposé un projet de loi… il faut le comprendre le pauvre, le sang dont il est couvert depuis l’affaire du sang contaminé commence à sécher…

Argonath

[Paris] RAPPEL Hommage à Henri IV

Vendredi 21 mars 2008

Rendez-vous le 22 mars à 11h15
sur le Pont Neuf à Paris

Politique sociale et politique de la ville, les raisons de la faillite.

Vendredi 21 mars 2008

La Politique sociale est un ensemble d’actions mises en œuvre progressivement par les pouvoirs publics pour parvenir à transformer les conditions de vie d’abord des ouvriers puis des salariés et éviter les explosions sociales, la désagrégation des liens sociaux.

Le mot « social » a une acceptation large qui a évolué dans le temps

Avant 1830 : tout ce qui touche à la vie en société
Après 1830 : tout ce qui est relatif entre les classes de la société, les conditions de travail, l’amélioration du statut de travailleur

La Politique de la ville consiste en un ensemble d’actions de l’État visant à revaloriser certains quartiers urbains et à réduire les inégalités sociales entre territoires. Elle comprend des mesures législatives et réglementaires dans le domaine de l’action sociale et de l’urbanisme, dans un partenariat avec les collectivités territoriales reposant souvent sur une base contractuelle.

Les grandes étapes des politiques sociales en France depuis le XIXème.

1841-1890 : interventions protectrices de l’Etat mais très limitées,
1890-1945 : de l’état protecteur, on passe à l’état assureur et organisateur des relations professionnelles
1945-1973 : un état social, l’état providence.

Avant la dernière guerre mondiale,

Le système social français est de type purement assurantiel, l’état organise une protection des « accidents de la vie ». Entre 1900 et 1930, le développement considérable de la production se réalise dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, liée notamment à la guerre 14-18. D’où le recours à une immigration massive de travailleurs non qualifiés intégrés dans les usines sans trop de difficultés.

Durant cette période apparaît une nouvelle conception des rapports entre la société et l’Etat, c’est l’invention du social principalement à travers les notions de Durkheim en 1893.

« Les individus sont liés les uns aux autres non parce qu’ils se ressemblent, mais parce qu’ils exercent des rôles et des fonctions complémentaires à l’intérieur du système social. La solidarité n’est plus mécanique mais organique. L’émergence d’une solidarité organique au sein de la société inhérente à l’expansion de la division du travail fonde et justifie l’exercice par l’état d’un autre type de pouvoir à partir de cette notion de solidarité. »

Le développement de l’assurance permet de traiter les problèmes sociaux comme les conséquences des risques appelant réparation. La loi de 1898 sur les accidents du travail constitue le véritable point de départ de cette évolution.

Cette période est marquée par une séparation progressive de l’économique et du social.

Depuis 1945, la politique sociale français est en mutation, création du système « d’état providence »

L’Etat providence désigne l’ensemble des mécanismes de protection sociale mis en place dans les sociétés occidentales au XXès, qui assurent aux bénéficiaires la couverture des risques de l’existence. On distingue plusieurs “modèles“, selon la place de l’Etat et le mode de financement.

L’Allemagne de Bismarck met en place un dispositif très complet de protection fondé sur l’assurance. Les salariés s’assurent contre les risques, et payent des cotisations sociales à des organismes, gérés par les partenaires sociaux au niveau local ou professionnel. L’Etat n’intervient ici que comme régulateur du système en cas de crise.
L’Angleterre instaure après la 2ème Guerre mondiale le Welfare State. La protection sociale, prise en charge par l’Etat, financée par l’impôt, est construite autour de la notion de solidarité nationale. Salariés et partenaires sociaux ne jouent aucun rôle dans ce système qui, par exemple, fait des professionnels de santé des fonctionnaires.
La France de la Libération crée un mécanisme à mi-chemin entre ces deux modèles. La Sécurité sociale (1945) est financée par les cotisations sociales, gérée par les partenaires sociaux sous contrôle de l’Etat, et ne couvre au début que les seuls salariés. Peu à peu, elle s’universalise pour toucher toute la population, tout en respectant les particularismes professionnels (agriculteurs, artisans, etc.). Elle étend son financement à l’impôt et voit croître le rôle de l’Etat. Elle s’élargit aussi avec le RMI (1988) et d’autres minima sociaux offrant une couverture financière minimale aux “exclus” (CMU 1999).

La politique sociale à l’épreuve des crises économiques et sociales depuis plus de 30 ans.

A partir de 1960/70, la création des grands ensembles HLM, l’accélération de l’immigration (regroupement familiale), la diversification des sources d’immigration et le développement rapide des villes périphériques provoquent une mutation importante des problématiques sociales, qui deviennent cumulatives (sante, éducation, emploi, logement…).

La crise industrielle qui débute dès la fin des années 70 renforce considérablement la dégradation de tout un système basé sur un « état providence » et financé par une richesse nationale en déclin.

Une tentative de réponse de l’état : La politique de la ville pour tenter de réformer la politique sociale (inégalité réparatrice).

Les principes de la Politique de la Ville sont nouveaux et visent à provoquer une « discrimination positive » afin de rattraper les écarts entre les quartiers populaires et le reste du territoire (principe d’équité) :

Politique territoriale
Politique transversale : habitat et cadre de vie ; emploi et développement économique; éducation ; citoyenneté et prévention de la délinquance ; santé.
Politique contractuelle (cucs/anru)

Les grandes étapes de la politique de la ville (l’exemple type du millefeuille administratif):

1977 : opérations « Habitat et vie sociale » (HVS) sous la direction de Jacques Barrot, secrétaire d’État au Logement dans le gouvernement de Raymond Barre. Ces opérations visent à réhabiliter de HLM avec l’aide financière de l’État.
1981 : programmes de développement social des quartiers (DSQ) après les troubles de Vénissieux de la banlieue lyonnaise, suite à un rapport d’Hubert Dubedout, maire de Grenoble (et membre fondateur de son groupe d’action municipale).
1981 : zones d’éducation prioritaire (ZEP) créées par Alain Savary, ministre de l’Éducation nationale.
1983 : lancement de la mission « Banlieues 89 » par Roland Castro et Michel Cantal Dupart, dont l’objectif est de réhabiliter et relier entre elles les banlieues.
1988 : création de la Délégation interministérielle à la ville; extension de la politique de développement social des quartiers.
1990 : après les troubles de Vaulx-en-Velin, François Mitterrand annonce dans son discours de Bron la création d’un ministère de la Ville, confié à Michel Delebarre.
1991 : premiers Grands Projets urbains du gouvernement de Michel Rocard ; loi d’orientation de la ville.
1992 : Bernard Tapie, nouveau ministre de la Ville, démissionne trois jours après avoir proposé un « plan pour les banlieues ».
1994 : premiers contrats de ville sous l’impulsion de Simone Veil, ministre des Affaires sociales dans le gouvernement d’Édouard Balladur.
1996 : pacte de relance pour la ville du gouvernement d’Alain Juppé : création des zones urbaines sensibles.
1999 : nouveaux contrats de ville ; programme de rénovation urbaine du Comité interministériel à la ville du 14 décembre 1999 : GPV et ORU.
2003 : programme national de rénovation urbaine (PNRU) de la loi Borloo ; création de l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) (loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003, dite loi Borloo).
2005 : loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005
2006 : loi pour l’égalité des chances du 31 mars 2006 à l’automne : une vague sans précédent d’émeutes urbaines remet au premier plan de l’actualité la politique de la ville.
2006 : loi portant engagement national pour le logement (loi ENL) du 13 juillet 2006
2007 : remplacement des contrats de ville par le contrat urbain de cohésion sociale
2008 plan banlieue «Une nouvelle politique en faveur des banlieues»m présentée par Nicolas Sarkozy, qui veut mettre en synergie l’Éducation nationale, le développement durable, la Police et la sécurité intérieure, les élus locaux, les professionnels de la politique de la ville, le milieu associatif, les travailleurs sociaux et les entreprises. Cette nouvelle politique a été précédée d’une présentation « Espoir Banlieues - Une dynamique pour la France » présentée en janvier 2008 par Fadela Amara, en charge de la politique de la ville, à Vaulx-en-Velin

Tandis que la Cour des comptes réclame une amélioration du dispositif de suivi et d’analyse d’efficience de la politique de la ville. La réflexion du président d’une association d’entraide démontre le côté pernicieux de cette logique, insufflée jusque dans les moindres plis du tissu associatif :

« Chaque nouveau gouvernement impose ses priorités. On nous demande de privilégier les loisirs, puis, quelques années plus tard, ce sera le sport, le langage… Il faut s’y plier pour continuer à recevoir de l’argent ». Deux décennies de politique de la ville n’ont rien changé aux problèmes des banlieues ni remédié aux inégalités territoriales (sources ; le Cri du contribuable)

La faillite du système, les limites de l’Etat providence

Le coût de l’Etat providence a considérablement crû pour représenter entre le tiers et la moitié du budget des Etats. Les cotisations ne pouvant absorber seules ce coût et ayant tendance à défavoriser l’emploi, l’impôt a été mis à contribution, replaçant le Parlement au cœur du système mais affaiblissant la place des partenaires sociaux.
Le principe de l’intervention de l’Etat est mis en doute au nom de l’efficacité : certains l’accusent de déresponsabiliser les citoyens, l’indemnisation pouvant ne pas favoriser l’insertion et tendre à installer les bénéficiaires dans l’assistanat. Par ailleurs, des sociétés privées proposent des systèmes d’assurance contre les risques qui semblent parfois plus efficaces que le public. Mais si la situation des hôpitaux britanniques illustre les problèmes rencontrés par un système complètement étatique, le démantèlement de ce dernier a entraîné une dégradation sensible des prestations garanties, principalement aux plus pauvres.
Problèmes de concurrence. Pour certains, le coût des systèmes de protection sociale nuit à la croissance économique dans les pays développés, et incite à la délocalisation des industries vers des pays n’offrant aucune garantie sociale. En Europe, des règles divergentes de protection sociale suscitent les mêmes comportements et nuisent à la libre circulation des personnes et des biens.
Enfin, l’Etat providence sait-il s’adapter aux évolutions de la société ? Son modèle, issu des “Trente Glorieuses”, peine à se renouveler alors que la société évolue (vieillissement, perceptions différentes du risque, du handicap, trajectoires d’emploi moins homogènes, plus personnalisées). Le système étatique semble lourd et difficile à faire évoluer.

L’État-providence fonctionne sous “voile d’ignorance”. Le principe assuranciel sur lequel il s’appui présuppose que les individus sont égaux devant les différents risques sociaux susceptibles d’affecter l’existence. L’opacité du social est ainsi une condition implicite du sentiment d’équité. Tous les membres de la société peuvent se considérer….” P. Rosanvallon La Nouvelle Question sociale. Repenser l’État-providence, Paris, Éditions du Seuil, 1996.

Egalitarisme et individualisme, le citoyen devient un numéro « de sécu » seul face à la dureté de la vie et la complexité de l’état omniprésent,

Plus d’”homogénéisation” de la société : une classe moyenne unique se développe. Plus d’individualisme : Tocqueville explique que la montée de l’individualisme est potentiellement dangereuse pour la démocratie.

Avec la montée de l’égalité des conditions, les individus ont tendance à se replier sur eux-mêmes et à ne plus s’intéresser à l’action collective, à la politique… Petit à petit, les contrepouvoirs au gouvernement ont tendance à disparaître, et ceux qui ont le pouvoir en ont de plus en plus : risque de despotisme (administratif, intellectuel, culturel ou d’Etat).

Tocqueville fait la différence entre l’égalité et la liberté : au profit d’une plus grande égalité, on risque à perdre de la liberté. (EX : ex-pays communiste). Il faut développer les associations et la « démocratie locale » pour entretenir les contrepouvoirs et par-là même lutter contre le despotisme. Aujourd’hui, le pouvoir des médias constitue un contrepouvoir qui peut permettre de concilier liberté et égalité (on peut être critique du rôle des médias aujourd’hui).

Selon Tocqueville, il y a donc trois notions d’égalité. Ces 3 concepts d’égalité sont complémentaires.

Égalité juridique : égalité des droits quelque soit l’individu. A partir du moment où il est citoyen, il a des droits.

Égalité des chances : on part du principe qu’il y a des inégalités économiques et sociales (Ex : inégalités ne faisant que refléter des différences de mérite ou encore des inégalités profitables à tous cf Rawls). Elles sont supportables à condition qu’il y ait égalité des chances, autrement dit équité. (Équité : donne plus de moyens à ceux qui en ont le plus besoin) (discrimination positive). L’égalité des chances se traduit par la mobilité sociale : que l’individu soit riche ou pauvre, il a les moyens de réussir. Cette égalité des chances correspond à la suppression des distinctions d’ordre ou de classe, à la fin de l’hérédité des positions sociales et à la possibilité donnée à chacun d’accéder à toutes les professions, à toutes les dignités et à tous les honneurs

EX : Le mythe du “self-made-man ” aux États-Unis.

Égalité des conditions : Égalités des statuts c’est à dire que l’on fait référence à la fois à des éléments économiques et à des éléments sociaux (accès à la culture, aux diplômes, à l’emploi, à l’espérance de vie). L’égalité des conditions est compatible avec l’inégalité des revenus.

A. Tocqueville insiste sur la relation entre le désir d’égalité et le changement social. Cette analyse repose sur la thèse de la frustration relative.

On note ici l’opposition entre les positions de Tocqueville et de Marx.

Selon Tocqueville, plus les inégalités se réduisent, plus on va vers l’égalité et plus les inégalités qui restent sont insupportables, d’où naissance des conflits sociaux. Donc moins il y a d’inégalités, plus il y a de conflits.

Selon K. Marx, plus les inégalités augmentent, plus il y a de conflits.

Pour Tocqueville, cette marche vers l’égalité s’accompagne de 2 mouvements :

Notre position de monarchiste.

Une politique sociale naturelle (le corporatisme).

Le Corporatisme traditionnel c’est le groupement volontaire, à l’intérieur d’une même communauté, de tous les membres d’une Profession déterminée (Patron, ouvriers, cadres etc…).

Il convient donc, tout d’abord, de rappeler avec force que ” l’homme seul n’existe pas “. En effet, l’être humain - dès sa naissance - ne peut survivre que dans des communautés. La première d’entre elles est, bien entendu, la famille.

De son côté, la famille ne peut vivre, travailler et s’épanouir isolément. Il lui faut l’appui d’autres familles parlant la même langue qu’elle et partageant le même mode de vie, avec lesquelles elle constitue progressivement une société commune et des groupes communs : clans, tribus, cités, régions, nations.
D’autre part, il est évident pour tous que l’espèce humaine ne tarderait pas à périr si elle cessait de produire ce qui lui est nécessaire pour vivre. Le travail est donc indispensable à l’humanité.
Mais un travail, un métier, doivent s’apprendre. L’homme se trouve, de ce fait, solidaire des autres hommes de son groupe ou de sa communauté excerçant le même métier que lui ; solidaire de ceux auxquels il l’apprendra demain.

Pour nous résumer, il apparaît donc clairement que la vie de l’homme ne peut se concevoir individuellement et isolé, mais rigoureusement dépendante au contraire de trois communautés naturelles de base qui sont : la Famille, le Cité et le Métier.

source:les royalistes niçois

Le Muscadin

Mercredi 19 mars 2008

Le Muscadin, organe de combat de la jeunesse royaliste du Forez, débarque!

Le Muscadin

[Paris]Cercle du vendredi 21 mars 2008

Mercredi 19 mars 2008


Vendredi 21 mars 2008 à partir de 19h15
Conférence par Sébastien de Kererro sur “Le nationalisme de Maurras”
rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris
M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Faites des pochoirs! [6] Un nouveau gouvernement…

Mercredi 19 mars 2008

Le diable et ses marionnettes

Mardi 18 mars 2008

On a eu du chagrin dernièrement, lorsque les medias de France ont mis sur le devant de la scène le visage d’une pauvre mère, quinquagénaire, le visage boursouflé par une incurable tumeur et dont la complainte résonnait jusque dans les couloirs de l’Elysée: Achevez-moi, gémissait-elle, donnez-moi le droit de mourir dignement… Tout cela était bien tentant; un peu comme, dans les films, lorsqu’un soldat jeunot vient de marcher sur une mine au Viêt-Nam et implore le héros de lui faire l’honneur d’une petite balle. Généralement, le héros y consent, et on a de la peine pour lui et pour l’autre. Y’a vraiment que les gens qui n’ont jamais marché sur une mine, qui ne comprennent pas combien il est indispensable que le héros fasse son devoir, et donne à la jeunesse imprudente l’hommage qui lui est dû entre les deux yeux.


Madame Sébire est bien à plaindre et ici, nous laissons de côté l’ironie un temps pour lui adresser nos plus sincères condoléances, un peu à l’avance, ainsi que notre compassion la plus sincère. On ne peut certes qu’imaginer la douleur qu’elle subit, et on préfèrerait ne jamais la connaître, mais on pense à elle chaque jour depuis qu’on a eu vent de sa ténébreuse agonie. Mais on est au regret de devoir lui avouer que nous n’avons pas l’âme d’un héros; on est de ces hommes qui, mus par une incroyable lâcheté, se contenteraient de prendre un jeune soldat éventré par une bombe, caressant sa tête jusqu’au moment fatidique dans l’espoir que ces caresses puissent, imperceptiblement, détourner sa conscience de sa douleur.

On ne juge pas Madame Sébire, et on ne jugera pas plus sévèrement l’audacieux qui prendrait pour un acte de tolérance le fait de mettre fin à ses souffrances. Par contre, on crachera volontiers au visage de Monsieur Romero si l’occasion se présente. C’est l’envie que nous inspire tout auteur de propagande, sitôt qu’il exploite la misère humaine pour servir une idéologie qu’il présente comme un bon sens élémentaire, sitôt qu’il nivèle la réflexion vers le bas, dans le bourbier de l’émotion et des bons sentiments. Jean-Luc Roméro, président de l’ADMD, association qui lutte depuis bientôt trente ans afin de promouvoir une dépénalisation de l’euthanasie au nom de la « dignité humaine ». C’est la même ADMD qui avait mis en avant le cas de Vincent Humbert qui, comme Madame Sébire, avait imploré au Président de la République le droit d’être achevé dignement.

Quel talent, tout de même! Parvenir à rendre le meurtre moral! Et pourtant, ce n’est pas comme si notre justice était emprunte de puritanisme; Florence Massias indiquait en 2002 qu’« en pratique, sur une période d’une dizaine d’années concernant vingt-deux affaires d’ « homicide par compassion », une seule condamnation pour meurtre [avait] été prononcée (…), les autres affaires s’étant soldées par des peines avec mise à l’épreuve ou avec sursis ». On l’a encore vérifié avec l’affaire Humbert puisque le docteur Tramois, à qui je ne confierai pas mon père, a écopé d’un an avec sursis sans inscription au casier judiciaire… Verdict au sujet duquel certains parviennent encore à dire qu’on peut légitimement parler « d’un débat sur l’euthanasie »! Quelle est donc cette manie de vouloir toujours faire de cas particuliers une constitution? On conseillera au lecteur le mémoire de mademoiselle Robin, L’euthanasie en Europe (http://www.palliatif.org/pdf/dearobin.pdf), qui rappelle le bien-fondé d’une défense pénale de la pratique de l’euthanasie.

On a, au sein de ce mémoire, l’honneur de lire une édifiante citation du fondateur de l’ADMD, Michel Lee Landa, dont on soumettra ici la prose: « Bien sûr je ne me permettrai jamais de devenir geignard, pusillanime ou capricieux comme l’oncle Machin qui réclame sa nourriture avec des cris perçants et bave en mangeant. Pas pour moi le destin de grand-mère sourde et aveugle, qui se parle avec des petits bruits effrayés et qui ne quittera son lit que pour sa tombe. Pas moi le radoteur, le gâteux, le grabataire, qui ne contrôle même plus ses sphincters, dégage une puanteur atroce et dont les fesses ne sont plus qu’une plaie vive. » Au risque d’être soupçonné de pratiquer la méthode Godwin par les internautes, nous nous interrogeons sur la différence qui existe entre de telles considérations et une certaine Aktion T4; la vision du citoyen Landa, ne percevant chez le sénile aucune dignité, ne doit-il pas admettre en fin de compte que l’élimination des attardés mentaux est un projet admirable? J’en conviens, cela ne fait pas de lui un nazi mais tout de même, il nous semble autorisé de le considérer au moins comme un fumier de la pire espèce.

Voilà le problème: ce n’est pas l’euthanasie dans certains cas que réclame l’ADMD; on ne doit pas se leurrer en voyant les figures les plus cruelles de l’existence que le Diable envoie et manipule, comme une marionnette, afin d’obtenir notre approbation dans sa volonté de saper le Droit et la Justice. Ce conglomérat de crétins nihilistes, d’athées amoralistes, de pleureuses hystériques et des rejetons de l’infâme Anderson qui fit de la Maçonnerie la plus ignoble des sectes du jour, mériteraient d’être traînés dans une boue plus consistante que celle qu’ils propagent. Hors des villes, mis au ban de la société; ou mieux encore, prenons les au mot, et prenons de l’avance: Chamaret, Sottile-Nocca, Teyssedre, Besset, trésoriers et secrétaires, n’ont plus la digne fraîcheur de la saine jeunesse ;Onfray et Comte-Sponville, adhérents, ne contrôlent déjà plus leur propos, et leur image figure déjà cette « puanteur atroce » dénoncée par Landa… Absurde pensée? Nous ne savons trop. Quand on veut légiférer sur la dignité humaine et qu’on pose le critère de l’altération de la norme comme justification de l’élimination, on doit prendre en compte ses propres lacunes; le condamné sur son lit d’hôpital vit peut-être ses derniers instants, et on peut déplorer sa souffrance lorsqu’elle est présente, mais déplorer le fait qu’il vive est une autre paire de manches. La légion des couards craint plus la douleur que la mort. Quant à nous, plus que la douleur encore, c’est la lâcheté qui nous effraie: on ne doit pas enseigner aux gens à coucher devant la souffrance. On peut les aider à la supporter, mais on ne peut leur dire qu’elle est vaine.

Gens, apprenez ceci: la loi de notre pays est suffisamment bâtie pour supporter les douloureuses figures de l’agonie. Il n’y a pas à fantasmer sur la situation de certains pays d’outre-France, ni la Suisse, ni la Hollande. L’odieux argument d’un Comte-Sponville qui voudrait que la justice ne puisse avoir la souplesse de sanctionner sans condamner (le premier d’une série de six, consultables sur le site de l’ADMD et que nous nous ferons un plaisir de mettre en pièces si l’humeur nous prend), au motif que cela nuit à « l’éducation de nos enfants », cet argument disions-nous, est du niveau d’un adolescent tourmenté par le manichéisme qu’accompagne toujours les éruptions acnéiques. J’accuse l’ADMD de manipuler les personnes au profit d’une idéologie condamnable, antihumaniste dans ses fondements en ce qu’elle promeut une déterioration de la véritable Dignité humaine qui consiste, dans ses fondements, à respecter la vie à tout prix. La douleur grimaçante ne saurait être un prétexte pour justifier la tare que constitue leur réflexion; quant à la complainte de leurs victimes inconscientes, qui font entendre au monde les mystérieux vagissements de leur agonie, est un motif qui conduit à les considérer comme proprement néfastes à l’ordre social. L’irrationelle croyance qu’ils visent à répandre fait de leur société, non une association, mais bel et bien une église… Que dis-je, une secte.

Lys Noir

Kouchner: de medecins du monde à “guerriers sans frontière”

Lundi 17 mars 2008

Bernard Kouchner débuta sa carrière politique comme militant au PCF, avant d’en être exclu en 1966. Il prit part aux évènements de 68 comme animateur du comité de grève de la faculté de médecine de Paris, avant de rejoindre le PS qui le fera plusieurs fois ministre, puis de se trouver tardivement une vocation radicale au PRG, avant de revenir au Parti socialiste. Il est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon, moins pour répondre aux exigences de « l’ouverture » qu’aux impératifs atlantistes qui sont la clé d’interprétation de cette nomination assez habile pour avoir enfumé les commentateurs superficiels.

« Kouchner a transformé en une épopée fondatrice cet événement dramatique (le conflit du Biafra), réécrivant ainsi l’Histoire. Tout le problème est là. Lui-même ne résiste jamais à la tentation de se placer en héros. (…) Cette mégalomanie semble lui interdire tout examen critique (…) » (1)

Un docteur pas comme les autres
Pendant la guerre du Biafra, le docteur Kouchner s’implique en faveur de la cause des rebelles, et élabore déjà sur la théorie du « devoir d’ingérence » qu’il a trouvée dans la littérature saumâtre du propagandiste libéral-socialiste Jean-François Revel.
Contre le droit international, il se fait l’apologue de la guerre humanitaire : «Le droit d’ingérence humanitaire passe avant tout. Le cas échéant même avant la souveraineté nationale.» Il théorise les agressions mues par l’idéologie des droits de l’homme, cachant à peine les intérêts matériels et politiques que justifie par avance ce « wilsonisme botté ». Comme toutes les guerres modernes la guerre humanitaire suppose des victimes innocentes mais offre l’insigne avantage de jetter hors humanité les ennemis irréductibles que l’impérialisme aura tôt fait de désigner.
Fin décembre 1971, il prend part à la création de Médecins sans Frontières. Avec Emmanuel d’Astier (le communiste de la fraterie…) il participe à la création du journal L’Événement, puis il collabore au magazine de la gauche sociétale Actuel tout au long des années 70. C’est l’époque où il s’indigne que des des pédocriminels avérés aillent en cabane et signe la pétition qui circule en leur faveur.
Il met ses pas dans ceux des grands reporters qui le lui rendent bien et s’affiche dans les médias, notamment lors de son intervention humanitaire en Somalie en décembre 1992. M. Sac-de-riz entre aux gouvernements de Michel Rocard, puis d’Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy. Il continue de mener campagne dans les institutions internationales pour la reconnaissance du droit d’ingérence. C’est peut-être la primeur de ses prises de positions qui lui valent sa nomination au Kosovo-Métochie après la campagne de bombardement américaine contre de la République deYougoslavie qui constitue un modèle de « guerre humanitaire » quant aux violations du droit international et à l’abandon de toute décence. Bernard Kouchner administre le Kosovo en tant que Haut représentant de l’Onu entre juillet 1999 et janvier 2001. Dans le Kos-Mét ravagé par les bombardements à l’uranium apauvri et les violences de l’Uck, Kouchner est chargé de piloter la province et la dotter d’institutions « démocratiques » : il régne sans partage, sans aucune distinction des pouvoirs, sans aucun souci d’arbitrage entre les communautés, favorisant inéxorablement les albanais du Kosovo, au mépris de l’histoire, de la prudence et de la justice la plus élémentaire, dans l’unique but de voir le Kosovo accéder à l’indépendance.

« Le fait d’avoir été au cœur de l’action humanitaire ne donne aucune compétence dans le domaine des affaires étrangères, aucune qualité pour diriger la diplomatie d’un pays. (…) Il est atlantiste, comme Sarkozy, et c’est là que se situe la véritable influence diplomatique selon moi ».(1)

« Va-t-en guerre sans frontière »
Alors que la perspective d’une guerre en Irak soulève l’indignantion dans le monde entier et que Dominique de Villepin est ovationné au Conseil de sécurité de l’Onu, il est l’une des seules personnalités françaises à approuver l’agression américaine. Appuyée sur un tissus de mensonges, comme le rapport de Londres ou les liens présumés entre Al-Quaïda et le régime baassiste ou encore la complicité irakienne dans l’attentat du World Trade Center, l’agression américaine l’enthousiasme. Tout comme ses complices du think tank le Cercle de l’Oratoire qui s’inscrit délibéremment dans le courant atlantiste. La revue du Cercle, Le Meilleur des mondes est considérée comme le rendez-vous des néoconservateurs français. Membre de l’influent club Le Siècle et de la très libérale-atlantiste Fondation Saint-Simon, il est également signataire du PNAC au coté d’André Glucksmann(2). Le PNAC, ou Project for a New American Century qui est à la fois un think thank et un manifeste néoconservateur et sioniste visant à la domination mondiale de l’empire américain par le biais d’un « chaos créateur ». Comment s’étonner que lorsque la tension monte sur le dossier du nucléaire iranien Kouchner, tout « jeune » ministre des affaires étrangères commente : il faut « se préparer au pire » c’est-à-dire « la guerre » ?

Quand Kouchner roule pour Total
En 2003, pendant ses « congés » il rend un rapport destiné à blanchir Total des accusations de travail forcé sur des populations birmanes qui ont attéri sur le bureau d’un juge de Naterre qui n’est autre… qu’une de ses anciennes collaboratrices ! Payé 25 000 € à BK Conseil, dont ce sera la seule réalisation, le rapport, fruit d’un séjour de quatre jours, affirme que « le recours au travail forcé est une coutume ancienne… », et de conclure: « rien ne me laisse à penser que le groupe ait pu prêter la main à des activités contraires aux droits de l’homme ». Les liens entre le groupe pétrolier et la junte birmane, dont le monde à pu voir les exactions lors des évènements de l’été 2007, sont dénnoncées par les associations de défense de la dignité humaine. Un mois avant que n’éclatent à Rangoon les manifestations de l’opposition, Kouchner, fraîchement nommé chef de la diplomatie française, est interpellé au siège européen de l’Onu sur le rôle de la France en Birmanie ! Il n’aura pas à s’expliquer de son implication dans cette sombre affaire…Pourtant, Emmanuel Pochet, un animateur des Amitiés franco-karen assure que Kouchner n’a visité qu’un “village Potemkine”, créé de toute pièce par Total afin de se disculper. Kouchner a-t-il été dupé par son seul et unique client ?

Pas Totalement dupe
Kouchner se passionne pour la question du Darfour depuis suffisamment longtemps pour ne pas douter de sa « sincérité ». Il veut aider les réfugiés du Darfour. Lors de son arrivée au Quai, il veut leur ouvrir un couloir humanitaire. Pourtant, un de ses anciens collègues à Médecins sans frontières, le docteur Denis Lemasson, voit un rapport entre le zèle du French doctor qui indispose N’Djamena et Khartoum et le rejet par les gouvernement soudanais et tchadiens de l’exploitation du pétrole par le groupe Total dans la région.
Éric Breteau, principal organisateur de l’association l’Arche de Zoé, qui aura poussé à son terme la logique de la doctrine Kouchner, l’accusait du fond de sa cellule d’avoir été au courant, sinon d’être impliqué dans l’affaire des enlèvements des enfants tchadiens. Tout indique que cette étrange affaire de l’Arche de Zoé n’est que la partie visible d’un ensemble d’opérations impliquant la Lybie, le Tchad, le Soudan, les Comores, mais aussi Djibouti, dans le cadre d’une réorientation de la politique africaine de la France.
M. Kouchner saurait-il quelque chose à se sujet que nous ignorions encore ?

Sac-de-Riz au chômage
Candidat malheureux à des postes onusiens, c’est un Kouchner sans emploi à la mesure de son (in)compétence et de ses ambitions que Sarkozy se propose d’intégrer dans son ministère « d’ouverture à gauche». Parce que François Hollande «n’a pas de boulot» pour lui, et que le «le PS l’a toujours ignoré», et qu’ «il en a marre d’être mal traité» il accepte, vu son âge avancé le débauchage sarkoziste. Son atlantisme comme son arrivisme, l’y pousse : «Au temps du conflit contre l’Irak », si Sarkozy et Kouchner avaient été au pouvoir « la France aurait pu faire la guerre», selon un proche du French Doctor.(3)
L’addition de gaffes qu’il commet témoigent quant à elles de l’inanité de la diplomatie kouchnerienne : la fin de non-recevoir du président Uribe en Colombie, lorsque Karachi préfére faire appel à Scotland Yard pour enquêter sur la mort de Benazir Bhutto, ou bien ses envolées libanaises en faveur du syndicat Siniora-Jumblatt-Geagea-Harriri.

Le mari de Mme.
Le parachutage de son antipathyque bourgeoise, Christine Ockrent en deuxième position de l’improbable groupe de télévision France Monde est un scandale chimiquement pur que nous avions déjà évoqué dans ces colonnes. Scandale parce que la propagandiste est l’épouse de l’autorité de tutelle de la chaîne ! Scandale encore parce qu’Ockrent est grassement payée malgré sa parfaitement incompétence : elle perçoit 10 000 euros pour chacune de ses chroniques mensuelle sur France24. Ses émissions ne sont regardées par personne, sans doute en raison de son sectarisme exemplaire. Chacun se souvient de son attitude inqualifiable lors de la campagne sur la constitution européenne de 2005. M. Kouchner envisage pour mettre fin au conflit d’intérêt suscité par la « nouvelle » situation de sa femme de démissionner, afin de lui permettre de poursuivre ses méfaits télévisuels à l’échelle planétaire. Á choisir, il est vrai que ce serait mieux ainsi, démissionner serait une sage décision. Sans doute sa première.

Sébastien de Kererro

(1)commentaires de Rony Brauman, ancien président de Médecins sans Frontières et compagnon de route de Kouchner, in Kouchner vu par…, Aymeric Mantoux, éd. Calmann-Lévy.
(2)http://www.freedomcentralusa.com/PNAC_Signatories.html
(3) source : Libération.

Cet article est paru dans le dernier n° de l’Af 2000.
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Philosophie et politique des partis

Samedi 15 mars 2008

Si la droite a souvent été a-philosophique; la gauche s’est toujours appropriée la philosophie pour la transformer en secte véhiculant des idéaux dits “humanistes”, sous l’égide de la “Raison”, et du “Progrès”.

L’Université française de philosophie est largement sclérosée par ce qu’un de mes professeurs appelle “l’extrême-gauche universitaire”, et je parlerai même d’orthodoxie philosophique de gauche ou d’académisme, termes qui ne font pas honneur à mes compères révolutionnaires et autres joyeux festifs.

La philosophie, comme discipline qui emploie la raison, qui définit ce qui est bon pour l’homme, pour la communauté politique, pour les sciences et pour l’art, a pu facilement être déviée par les autoproclamés défenseurs de l’Humanité, avec un grand H s’il vous plaît.
Se réclamer des Lumières est à la mode chez certains philosophes. L’universalisme (”abstrait”, critiquera Hegel), la rationalité contre le christianisme, le progrès contre la morale, voilà un beau menu qui n’en finira pas d’être cuisiné à nouveau par nos beaux penseurs.
Contre ce phénomène, on ne rappellera jamais assez les mots de Joseph de Maistre, tentant de retrouver une universalité qui comprend le particulier perdue depuis l’Antiquité et le Moyen-Âge : “Il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes; je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan; mais quant à l’homme je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie; s’il existe c’est bien à mon insu.”

L’universalité des libéraux et marxistes, justement renvoyés dos-à-dos par Charles Maurras; est purement abstraite. On parle d’un Homme avec un grand H, qui n’existe nulle part; alors que les hommes existent bel et bien et forment une communauté humaine, politique, dans le cadre de nations plus ou moins définies; communauté qui est l’unité d’une pluralité et seule universalité qui respecte l’individualité de chaque peuple et chaque individu.

Les dogmes marxistes, eux aussi largement employés par les philosophes; montrent encore une fois le sectarisme et le caractère désuet de la philosophie française. Comment peut-on encore parler de prolétariat et de lutte des classes en notre siècle, qui n’est plus celui de Marx, et où le cadre socio-politique a changé de manière assez frappante ?
L’icône communiste, reprise telle quelle et adorée pieusement par des générations de militants, est à revoir; mais vous pourrez attendre longtemps avant que les militants en question remettent en cause leur héritage afin de moderniser la doctrine du fondateur de l’Internationale.

La jeunesse philosophique; c’est je cite, “identifier physiquement et idéologiquement” ceux qui veulent collaborer à une revue, dont le premier numéro vient d’être tiré dans ma chère Université de Toulouse II.
Bien sûr, les nouveaux philosophes et la jeunesse philosophique, qui devraient pourtant posséder une rigueur conceptuelle à toute épreuve, sont des manipulateurs extraordinaires de la novlangue politique. Phénomène assez stupéfiant, au reste, que cette langue que la pseudo-politique réinvente chaque jour, et qui consiste à donner de nouveaux sens à des mots suffisamment vagues au départ pour qu’on puisse les utiliser n’importe comment. Les mauvaises langues diront que les politiques sont des rhéteurs ou sophistes; mais ce serait insulter la rhétorique, qui a obtenu ses lettres de noblesse grâce à des personnages comme Cicéron, et la sophistique, qui a fourni de grands penseurs à l’instar de Protagoras, parfois injustement châtié par Platon.
Un exemple parmi tant d’autres, le mot “réactionnaire”; balancé indistinctement sur tous les gens qui ne rentrent pas dans le moule “physique et idéologique” de la gauche politico-sociolo-philosophique. Faut-il avoir un physique ingrat pour avoir la chance de prendre un stylo rouge et d’écrire dans une feuille de choux “hasta la victoria siempre” ?

Mais nos gentils amis de gauche devraient pourtant se rendre compte que des personnages comme Castoriadis, parfois rangé parmi les réactionnaires, était pourtant un situationniste et fervent défenseur de l’autogestion. Or l’autogestion, n’en déplaisent à nos amis de droite cette fois, est un concept plutôt développé à gauche. On se rend bien compte au passage que la division droite-gauche est assez stérile, et qu’on préferera toujours les philosophes qui dépassent ces clivages-étiquettages à ceux qui se rangent volontiers sous le drapeau rouge ou bleu, maniant à merveille des mots comme “réactionnaire”, “gauchiste” et autres termes qui ne veulent rien dire.

Infinity 

Alexis de Tocqueville

Jeudi 13 mars 2008

Tocqueville éducateur

Choisir de se replonger dans la lecture de Tocqueville aujourd’hui, c’est ouvrir à nouveau la querelle historique et philosophique sur le legs de l’Ancien régime et de la révolution dans les représentations politiques contemporaines. Pourquoi la révolution a-t-elle éclaté avec une telle force en France ? Dans quelle mesure le centralisme jacobin constitue-t-il une rupture avec la monarchie moderne ? Peut-on dissocier la violence révolutionnaire du message démocratique de 1789 ? Toutes ces questions peuvent être ramenée à une seule : la réflexion tocquevillienne peut-elle nous éclairer sur cette époque et sur les origines intellectuelles de la démocratie française ? C’est en philosophe et en essayiste que répond Tocqueville, plus soucieux de saisir l’esprit de la révolution démocratique qu’il voit s’accomplir sous ses yeux que d’accumuler l’érudition historique.

Une révolution religieuse

Tocqueville voit dans la révolution un bouleversement politique qui se fit à la manière des révolutions religieuses. Son message, qui prétend pouvoir être entendu au-delà des frontières du territoire national, s’est répandu à travers l’Europe comme le fit celui de la Réforme : « non seulement elle se répand comme elles, mais, comme elles, elle y pénètre par la prédication et la propagande ». La révolution s’adressait aux hommes indépendamment de leurs cultures et histoires particulières, ne les considérant qu’ « abstraitement » pour rendre ses pratiques acceptables par le plus grand nombre possible. Cette prétention à l’universalité lui donne les traits d’une religion imparfaite, « sans Dieu, sans culte et sans autre vie, mais qui, néanmoins, comme l’islamisme, a inondé toute la terre de ses soldats, de ses apôtres et de ses martyrs ». La révolution française n’est que la forme nationale d’un mouvement ambivalent plus large, celui de la dynamique démocratique, qu’il définit tantôt comme régime politique, tantôt comme le développement d’une « égalité des conditions » qui transforme la grammaire générale des relations sociales humaines. L’égalité ne se constate plus seulement en droit, mais devient une idée qui pénètre et subvertit les mœurs, les traditions, les relations d’autorité et de contrainte ordinaires. L’organisation du corps social autour de la souveraineté de l’individu, et donc de sa reconnaissance en tant que sujet autonome, prend sa source bien avant l’avènement de la révolution politique française. Pour Tocqueville, la France fut le théâtre de la révolution parce qu’elle était l’un des derniers pays d’Europe à posséder des institutions féodales. Cependant son esprit avait disparu depuis bien longtemps. Restaient les privilèges et les inégalités politiques et juridiques. Ces institutions féodales n’entravaient guère plus la grande marche vers l’égalité qu’avait déjà bien entamé la monarchie elle-même. Parce que la paysannerie était devenue propriétaire foncière bien avant la révolution sans avoir de droits politiques, contrairement à ses rivaux –dans ce domaine- aristocrates et hommes d’église : « Si le paysan n’avait pas posséder le sol, il eût été comme insensible à plusieurs des charges que le système féodal faisait peser sur la propriété foncière. Qu’importe la dîme à celui qui n’est que fermier ? Il la prélève sur le produit du fermage. Qu’importe la rente foncière à celui qui n’est pas propriétaire du fonds ? Qu’importent mêmes les gênes de l’exploitation à celui qui exploite pour un autre ? »

Le legs de l’administration publique

L’ancien régime avait bien avant les révolutionnaires entamé la rationalisation administrative nécessaire au fonctionnement du pays, qui allait par la suite dégénérer en une puissante machine centralisatrice et bureaucratique. Tocqueville estime même que la centralisation administrative est « la seule portion de constitution politique » qui ait survécu à la révolution. Le gouvernement central, le conseil du roi, et ses agents, les contrôleurs généraux, puis les intendants et les subdélégués aux provinces ont préparé à leur manière le fonctionnement régulier du régime républicain, qui a certes remis en cause le pouvoir politique précédent, mais pas son organisation administrative. Le statut des fonctionnaires et de la justice administrative tiennent également plus d’avant 1789 : « il s’établit non dans les lois, mais dans l’esprit de ceux qui les appliquent, comme maxime d’Etat, que tous les procès dans lesquels un intérêt public est mêlé, ou qui naissent de l’interprétation de l’acte administratif, ne sont point du ressort des juges ordinaires, dont le seul rôle est de prononcer entre les intérêts particuliers. En cette matière, nous n’avons fait que trouver la formule ; à l’Ancien Régime appartient l’idée. » L’esprit de corps de nos actuels fonctionnaires de la république n’est pas une nouveauté. Tocqueville nous enseigne qu’avec la pérennisation de l’administration publique s’est transmise aussi sa réticence à déléguer ses pouvoirs, à partager ses compétences dans la sphère publique. Les communautés naturelles, les associations humaines spontanées, la libre entreprise, tous ces phénomènes qui naissent sans son intervention lui sont suspectes. La nouvelle classe aux commandes de l’administration, c’est la bourgeoisie, qui n’attendait que la révolution pour triompher politiquement. La centralisation et la dépendance au gouvernement firent de l’Etat à la veille de la révolution le pouvoir social le plus puissant du pays.

La révolution fut pour Tocqueville essentiellement physiocratique, du nom de ces idéologues égalitaristes, à la fois hostiles aux privilèges et à la diversité sociale et favorables au laissez-faire dans le commerce et l’industrie : « [ce pouvoir nouveau] a un goût naturel pour l’égalité des conditions et pour l’uniformité des règles ; autant qu’eux-mêmes il hait au fond du cœur tous les anciens pouvoirs qui sont nés de la féodalité ou qui tendent vers l’aristocratie ». Cela explique assez largement pourquoi les hommes de la révolution s’accommodèrent assez bien de cet aspect « planiste » de l’Ancien Régime.

Tocqueville contemporain

Quel enseignement peut-on tirer de l’analyse de Tocqueville ? A ceux qui continuent à raisonner sur la démocratie sans saisir l’ampleur de la révolution politique, anthropologique, philosophique et religieuse qu’elle implique, Tocqueville reconstitue la genèse intellectuelle d’un phénomène lié à la modernité politique dans son entier. Aux hommes dévoués au bien de leur Cité, il signale les difficultés qui existent à réformer une administration publique dont les pathologies remontent à la naissance de l’Etat lui-même. A tous, l’œuvre de l’aristocrate Tocqueville est un vibrant plaidoyer pour la liberté constamment menacée par les idéologies égalitaristes : « Ce qui, dans tous les temps, lui a attaché si fortement le cœur de certains hommes, ce sont ses attraits mêmes, son charme propre, indépendant de ses bienfaits ; c’est le plaisir de pouvoir parler, agir, respirer sans contrainte, sous le seul gouvernement de Dieu et des lois. Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir. »

Pierre Carvin

(source : Tocqueville, L’ancien Régime et la révolution, Gallimard)
Article paru précédemment dans l’Action Française 2000.

[Paris] Ce soir Institut d’Action Française

Mercredi 12 mars 2008

Michel FROMENTOUX, directeur de l’Institut d’Action Française vous convie à la 3e séance du cycle 2007-2008, le mercredi 12 mars 2008 à 20 h 30 précises pour la conférence de M. Jean-François PROBST,

conseiller de plusieurs chefs d’État africains,

compagnon de route de Jacques Chirac

gaulliste en rupture de ban…,

auteur de Les Dames du Président (éd. du Rocher), qui interviendra sur le thème
LA FRANÇAFRIQUE EST-ELLE MORTE ?
et qui répondra à toutes questions sur l’actualité politique.
Contact et rens.: 10, rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris.

Tél : 01 40 39 92 14

fromentouxmi@wanadoo.fr ou iaf@actionfrancaise.net
Brasserie Le François-Coppée, premier étage

1, boulevard du Montparnasse, 75006 Paris

(métro Duroc)

Participation aux frais : 5 €. Étudiants et chômeurs : 2 €.

[Paris] Conférence du vendredi 14 mars

Mercredi 12 mars 2008

[Paris] Hommage à Henri IV

Mardi 11 mars 2008


Rendez-vous le 22 mars à 11h15

sur le Pont Neuf à Paris

Tu connais pas Maurras ? (2)

Lundi 10 mars 2008

Demandez ! Lisez l’Action Française 2000 !!

Samedi 8 mars 2008

Le journal AF2000
envoyé par Hannibal07

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[Tours] Collage de lancement

Vendredi 7 mars 2008



La jeune section de Tours afin de souder ses troupes et se faire connaître a lancé son premier collage. Gageons que ce ne sera pas le dernier! Bravo à eux et bonne continuation.

[Tours] nouvelle section

Vendredi 7 mars 2008

Bravo et longue vie à cette nouvelle section qui a déjà commencé ses activités par un collage. N’hésitez pas à prendre contact avec eux

[Paris] conférence du 7 mars

Mercredi 5 mars 2008


Vendredi 7 mars 2008 à partir de 19h15
Conférence par Arnaud Naudin sur “L’actualité du trotskysme”.
rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs
75001 Paris
M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Ils n’ont pas froid aux yeux ceux-là…

Mercredi 5 mars 2008

Tu connais pas Maurras ?

Mercredi 5 mars 2008

[CJB-Paris] Café politique du 6 mars 2008

Mercredi 5 mars 2008

Jeudi 6 mars 2008
Le Cercle Jacques Bainville aura l’honneur de recevoir Jean-François Colosimo qui parlera du thème : La Russie est elle Barbare ? Autour de son dernier livre “L’Apocalypse russe”

Au News Café 78, rue d’Assas Rdv 19h30

Le cercle sera suivi d’un diner clandestin pour ceux qui le veulent.
Venez nombreux.

www.cjb-assas.new.fr

Chanson du Kosovo-Métochie

Samedi 1 mars 2008