Archive pour avril 2008

Crépuscule de l’Europe totalitaire

Mercredi 30 avril 2008

 
 

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« Je n’ai pas lu le Traité de Lisbonne. J’ai essayé. L’annuaire de Lisbonne est plus drôle », écrit Kevin Myers, éditorialiste du Irish Independent. Il condamne les positions eurobéates de nombreux dirigeants politiques irlandais dans le débat sur le traité européen, bientôt soumis à un référendum dans le pays. « Selon un point de vue qui semble avoir conquis toute la classe politique, nous risquons de finir par nous entasser dans des chambres à gaz. Sauf si nous respectons la dernière directive de l’UE sur le bruit des cornemuses ou sur la couleur de nos pelouses. Et je n’exagère pas : Mary Hanafin, ministre de l’Education, a réellement dit qu’à moins que le projet européen soit pleinement réalisé, l’alternative était un autre Auschwitz : un écho de la même stupidité qui a été prononcé dans les chancelleries européennes après le ’non’ des Français à la Constitution européenne. (…) Nous sommes les seuls à pouvoir mettre fin à la lubie européenne. (…) Nous accabler avec le Traité de Lisbonne revient à laisser notre avenir aux euro-avocats et à jeter une malédiction sur nos petits-enfants qui ne nous pardonneront jamais. » The Irish Independent ; Irlande

la France sur les sept mers….

Lundi 28 avril 2008

Le forum d’AF est fermé

Jeudi 24 avril 2008

Chers forumeurs, Le Lundi 21 avril 2008 à minuit, les sujets de discussion seront définitivement fermés. Le Mercredi 23 avril 2008 à minuit, le forum fermera définitivement ses portes.
Ce choix initie une nouvelle phase dans le combat de l’Action Française pour un retour au pays réel. Ayant toujours récusé la superficialité de l’engagement virtuel, et toujours soucieux de présenter des réponses concrètes aux maux contemporains, le mouvement estime qu’il est temps de s’émanciper de cet outil incomplet.
Éternellement ouverts au débat et à la contradiction, nous restons à votre écoute. Vous pouvez nous rencontrer lors de nos conférences, dont vous pouvez prendre connaissance sur notre site et sur le blog de l’AFE. Nous tenons à remercier toutes les personnes ayant apporté leurs contributions à la vie du forum et les encourageons, dès à présent, à rejoindre nos rangs pour que la lutte s’intensifie sur le terrain !
Débranchons nos ordinateurs, reprenons la rue ! Pour que vive la France, Vive le Roi !

Action Française

Le Crépuscule de l’unique Monarchie hindouiste

Mercredi 23 avril 2008

Au XVIIIeme siècle l’unification du Népal est effectuée autour du roi hivî Nârâyan Shâh, le Népal va connaître 250 ans de monarchie et de pérennité. Petite enclave himalayenne entre l’Inde et la Chine, le Népal va adopter un modèle britannique parlementaire à partir de 1959. Mais ce nouveau modèle est inadapté aux traditions himalayennes: les mentalités hindouistes n’arrivant pas à appliquer ce régime, le roi Mahendra décide de modifier la constitution en 1962.
La nouvelle constitution établit le système sans-partis des panchayats(des conseils).Ce système est une forme de gouvernement plus proche des traditions népalaises. C’est une structure pyramidale partant des villages pour atteindre le Rastriya Panchayat ou le palais: le système du panchayat instaure une monarchie absolue et installe le roi à la tête de l’État. Les libertés sont en bas, le peuple obtenant les libertés individuelles, l’autorité en haut, le Roi dirigeant les affaires de l’Etat.

Soumise au référendum, la nouvelle constitution est adoptée.
Néanmoins en 1990, cédant aux révoltes estudiantines et anti-gouvernementales, le Roi décide de revenir à une monarchie parlementaire.Ce virage démocratique augmente l’instabilité gouvernementale. Après 250 ans de Monarchie, le Népal s’essaye à la démocratie. Essai difficile car modifiant profondément la société Népalaise.
Le Gouvernement Népalais fait face au début des années 1990 à une forte contestation des petits paysans face aux réformes agraires inexistantes.
La Féroce répression des révoltes paysannes va amener certains ruraux à rejoindre le Parti Communiste Népalais (Maoïste), soupçonné d’être un pantin aux mains du gouvernement chinois.
En Février 1996 une Insurrection maoïste est lancée dans 5 districts, principalement situés à l’ouest du pays. Menée par Prachanda , “la guerre du peuple népalais” aboutit à la création d’un “gouvernement du peuple” remplaçant l’Administration royale dans l’ouest du pays. Malgré la prétention affichée de défendre les intérêts du peuple, les maoïstes sont accusés par les organisations de défense des droits de l’homme de s’approprier les biens appartenant à la paysannerie, d’enrôler de force des enfants soldats, d’extorsion de fonds, de procéder à des enlèvements, de s’adonner à la torture…
La Guerre Civile voit l’Insurrection Maoïste s’opposer au Parlement et au palais.
13 000 népalais périssent durant cette Insurrection.
L’Insurrection Népalaise est également le fond de toile d’un affrontement sino-occidental. Depuis sa genèse, le PCN et l’insurrection sont armés et financés par la Chine. Devant l’ampleur prise par l’Insurrection, la Belgique avec le soutien des Etats-Unis fait parvenir 6000 fusils-mitrailleurs à l’armée régulière népalaise.
Le Mouvement insurrectionnel s’essoufle mais en 2001, le prince Dipendra, pris d’une crise de folie, assassine toute sa famille avant de se donner la mort. Son oncle Gyanendra revient au pouvoir suite à ce drame, d’une manière très contestée.
Perçue comme un coup d’Etat, la prise de pouvoir de Gyanendra divise les monarchistes et rend le monarque illégitime aux yeux de la majorité des Népalais.
En 2002 Gyanendra décide de dissoudre le Parlement et de s’arroger les pleins pouvoirs. Les partis parlementaires, jusque-là soutiens de la couronne, rentrent à leur tour dans l’opposition.
Pendant 4 ans, un bras de fer est engagé entre le palais et l’opposition. Les partis parlementaires se rapprochent des maoïstes et le roi doit céder face à la pression populaire: il réinstaure le Parlement en 2006. Pendant un an, le roi voit son pouvoir se réduire petit a petit jusqu’en 2007, où les partis et la guérilla maoïste composent un nouveau gouvernement. Le 28 Décembre 2007, les partis Népalais prévoient l’abolition de la monarchie et l’instauration d’une république fédérale démocratique.
En Avril 2008 les élections ont porté l’extrême gauche au pouvoir avec environ 60 pour cent des voix (dont 30 pour cent pour le PCN). Le vote est entaché d’irrégularités favorables aux maoïstes: en effet, un candidat indépendant et un militant ont été tués dans le sud et 15 maoïstes armés de grenades ont été arrêtés après avoir incendié un bureau de vote dans l’ouest.La nouvelle assemblée va prochainement voter pour l’instauration d’une république maoïste. Sans nul doute, cette république connaîtra le sort de nombreuses autres démocraties populaires, ou de républiques démocratiques comme l’ex RDA.
« Autant le roi symbolisait la discorde nationale, autant la monarchie symbolise toujours l’unité nationale » a déclaré la rédaction du Népali Times.
En effet, ce roi s’est certainement montré inefficace face aux querelles secouant son pays, mais la monarchie en elle-même reste le seul régime garant des libertés, face aux totalitarismes et aux guerres civiles larvées.

Pierre R.

ni le jour… ni l’heure

Mercredi 23 avril 2008

RSA : une fausse bonne idée

Mardi 22 avril 2008

Dernière péripétie du cafouillage quant à l’action sociale du gouvernement, l’UMP a annoncé le 14 avril la création d’un groupe de travail sur le Revenu de solidarité active (RSA) de Martin Hirsch. Le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté est “partie prenante” de ce groupe de travail, installé le 16 avril lors de la réunion de la commission exécutive du parti majoritaire, a précisé Chantal Brunel, porte-parole de l’UMP. Un débat serré est en cours au sein du gouvernement sur la généralisation du RSA. Expérimenté dans une trentaine de départements, ce nouveau dispositif destiné à favoriser le retour au travail des allocataires de minimas sociaux, est jugé coûteux alors que l’heure est aux économies budgétaires. Martin Hirsch a confirmé dimanche que François Fillon lui proposait un milliard d’euros « pour commencer », alors qu’il évaluait l’enveloppe nécessaire entre deux et trois milliards d’euros. Tout en sachant que pour seulement 8 000 allocataires du RSA, il a fallu débourser près de 40 millions d’euros… Le Haut Commissaire a suggéré que le RSA soit en partie financé par une taxe sur les entreprises qui utilisent leurs profits pour racheter leurs propres actions. « Est-ce qu’il n’y a pas une source de financement supplémentaire quand il y a de très grands profits dans les entreprises, dont une partie sert à racheter leurs propres actions avec très peu d’impôts là-dessus ? », a-t-il demandé sur Canal + le 13 avril dernier. « Ce qu’a proposé M. Hirsch, ce n’est pas une taxe, c’est une contribution volontaire », a affirmé le 14 avril le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre. De plus, le grand projet de Martin Hirsch revient de loin. Depuis près d’un mois, en effet, le Haut Commissaire bataille contre le ministère des Finances et les présidents des conseils généraux, qui gèrent le RMI, et pour certains à titre d’expérimentation, le RSA. Marianne 1 revient sur le bras de fer entre les fonctionnaires de Bercy et Martin Hirsch, l’un des symboles de la cacophonie au sommet de l’État selon l’hebdomadaire. Ainsi dans les colonnes de Ouest-France, Martin Hirsch dénonce-t-il « les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres ». Or, constatant comme François Fillon que les « caisses sont vides », Nicolas Sarkozy a expliqué que « les dépenses sociale sont indispensables pour notre pays mais si le poids des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent, ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales », lors de son déplacement à Cahors, le 8 avril. Il a également indiqué dans le Lot que le RSA serait « calibré en fonction des disponibilités financières » de l’Etat.

En finir avec l’État-Providence

Certains députés, certes enclins à dépenser un peu au titre de l’action sociale, privilégient, eux, la prime pour l’emploi. Mais aucun ne semble dresser le véritable diagnostic de l’inefficacité patente de ce type de mesures. Tout d’abord, lors de sa création en 1988, le RMI se voulait un revenu d’insertion. Or, il n’a fait que financer une “correction” de la pauvreté, le maintien dans la misère de nos compatriotes les plus nécessiteux, sans oublier, ce qui est congénital au système étatique d’aides sociales, le nombre de fraudes qu’il a suscitées. Pris en charge par les départements depuis les dernières lois de décentralisation, il a pour conséquence une hausse des impôts locaux. Il en est de même avec le RSA. Ce dernier ne proposant souvent que des emplois précaires, dont l’absence de charges sociales est supporté par l’impôt…

Pour mettre en place une véritable solidarité envers les plus nécessiteux, il faut en premier lieu permettre à chacun de trouver un emploi. Et ce n’est pas possible avec le montant des charges qui touchent les entreprises françaises et aussi lutter contre le mondialisme qui met en concurrence nos compatriotes et des salariés au coût top faible. Mais surtout, il faut rétablir les corps intermédiaires (familles, groupement de métiers, accord au sein des entreprises, etc.) qui permettraient de venir en aide à tous ceux qui en ont besoin, et ne plus confier cette mission à l’État, monstre froid qui gère très mal la question sociale. Il faut donc en finir avec la République.

ARNAUD NAUDIN (AVEC AGENCES)
in l’AF2000 n°2769

Tous à la Jeanne!

Dimanche 20 avril 2008

notre monde….

Vendredi 18 avril 2008

Vu sur le net… à propos de la faim prochaine

Vendredi 18 avril 2008

“Il faut vivre d’une manière différente, acheter d’une manière différente… C’est pourquoi le film s’intitule ” We feed the world” et non ” They feed the world “. Les Brabeck, les Pioneer et tous les autres, peu importent leurs noms, partagent la responsabilité de ce qui arrive actuellement. ” Nous “, comme le dit Jean Ziegler, sommes la société civile. Nous sommes consommateurs, nous allons dans les supermarchés, nous devons manger pour vivre, chacun de nous doit faire ses courses et peut les faire où il le préfère : tel est notre pouvoir ! Nous n’avons pas besoin d’avoir des tomates ni des fraises à Noël. Nous n’avons pas besoin qu’on leur fasse parcourir 3,000 kilomètres jusqu’à nous. Nous n’avons pas besoin que nos animaux d’élevage mangent les forêts primitives humides du Brésil et de l’Amérique du Sud. Et si ce n’est pas nous qui agissons, qui agira à notre place ?” “Etant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné.” Jean Ziegler Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler fait figure d’ovni au sein de cette très respectable institution. Depuis trente ans, cet éternel révolté ne cesse de dénoncer l’injustice du système libéral et le cynisme des maîtres du capital qui font crever de faim une partie du monde pour nourrir l’autre. A travers ses nombreux ouvrages, cet intellectuel hors norme s’est archané à démontrer que les méfaits du système capitaliste mondialisé ne sont pas les conséquences inéluctables de la ’main invisible’ qui guide les aléas du marché, mais bien l’oeuvre du cynisme de ces “nouveaux féodaux”…

[Paris] Conférence du 18 avril 2008

Jeudi 17 avril 2008


Conférence par Thibaud Pierre sur “L’avenir du royalisme français”
rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris
M Palais Royal ou Louvre Rivoli
Entrée libre
La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Révolte lycéenne : raisons et déraisons.

Jeudi 17 avril 2008

La révolte lycéenne de ce printemps a quelques raisons d’être : la politique purement comptable du Ministère et de M. Darcos est peu défendable quand elle méconnaît les réalités de l’enseignement dans notre pays et ses spécificités qui, pour ne pas être toutes heureuses, ne méritent pas tant d’indignité… Ainsi, de nombreuses suppressions d’heures de cours distribuées aux établissements et de postes de professeurs, qui seraient légitimées par la baisse démographique des effectifs d’élèves, s’avèrent dangereuses pour la qualité même de l’enseignement : en effet, cela se marque par l’augmentation des effectifs au sein des classes elles-mêmes dans les cours de langue, par exemple, ce qui n’est guère profitable aux élèves et rend leur participation moins fréquente et, parfois, plus difficile. Mais d’autre part, dans les zones déjà en difficulté de par l’environnement social et l’ambiance générale, diminuer le nombre de professeurs et d’adjoints d’éducation (les surveillants) revient à affaiblir leur poids et leur crédibilité au moment même où il faudrait pouvoir mobiliser de nouvelles forces pour éviter les dérives et les naufrages.

Cela étant, la logique comptable n’est pas que l’apanage d’une administration de l’éducation nationale affolée par la réduction de ses marges de manœuvre budgétaires, et les manifestants qui rétorquent au ministre par la simple demande du maintien, voire de l’augmentation, du nombre d’enseignants se contentent d’une analyse qui, en définitive, ne prend pas assez en compte les évolutions du métier et les possibilités de « travailler autrement », mais aussi leur propre responsabilité dans la situation actuelle : en effet, ce n’est pas seulement le nombre d’élèves par classe qui détermine la qualité de celle-ci mais l’attitude de ceux-ci, leur bonne volonté et leur aptitude au travail et à la concentration. Faire classe à 36 en cours d’histoire au lycée Hoche de Versailles ne pose pas de problème particulier, ne serait-ce que de discipline, et les résultats, souvent très satisfaisants, ne varieraient pas beaucoup si le nombre d’élèves augmentait encore de quelques unités : par contre le travail des professeurs s’en trouverait surchargé par les copies de ces élèves supplémentaires, sans pour autant toucher un salaire supérieur… Dans une situation présente délicate qui voit le pouvoir d’achat des enseignants poursuivre une glissade entamée il y a déjà presque vingt ans, il y a fort à parier que la grogne serait d’autant plus vive devant ce travail obligatoire supplémentaire et pas toujours gratifiant et qui, de plus, donnerait l’impression de faire des économies sur le dos d’enseignants déjà de plus en plus sollicités pour des tâches administratives mais non rétribuées.

En fait, il n’est pas certain que le « pire » soit derrière nous : des rumeurs insistantes évoquent la volonté du Ministère de M. Darcos de remettre à plat les programmes, ce qui en soit n’aurait rien de choquant si cela n’était l’occasion de diminuer les horaires de cours et donc, logiquement, de la quantité de connaissances à posséder et, par conséquence, de la qualité de cet enseignement, au nom d’impératifs d’efficacité économique qui n’auraient pas forcément grand-chose à voir avec la mission culturelle qui est aussi l’une des tâches de l’école française. D’autre part, cela reviendrait à confier plus de classes à chaque professeur (donc plus de préparations et, surtout, plus de corrections…) sans pour autant les payer plus : si le bénéfice tiré par le Budget est certain, celui des professeurs comme des élèves n’est pas exactement avéré ! Il est facile de comprendre les craintes des enseignants devant ces perspectives peu engageantes.

Cela étant, la révolte lycéenne actuelle prend aujourd’hui un tour fort démagogique, en avançant des slogans surréalistes ou, plus exactement, décalés par rapport aux enjeux actuels de l’enseignement français et aux nécessités contemporaines : il est d’ailleurs frappant de constater la pauvreté des slogans et des propositions des manifestants, comme si l’imagination (au sens positif et constructif du terme) avait décidé, elle aussi, de faire grève. C’est dommage, d’autant plus que la critique n’a véritablement de sens et de poids utile que si elle s’accompagne d’un effort de recherche et de fondation (ou simplement de mise en avant) qui lui confère alors une légitimité d’alternative. De plus, au regard de l’attitude de certains manifestants (j’insiste sur le « certains »), il peut apparaître fort hypocrite de sembler défendre les professeurs quand, déjà, on ne respecte pas ceux qui sont actuellement en place : de multiples exemples récents montrent que les professeurs sont en butte à l’hostilité, voire l’agressivité, de nombreux élèves qui, pourtant, en demandent officiellement plus… dans la rue.

Alors, que faire ? Doit-on se contenter de « compter les coups » en attendant les grandes vacances ? Il est évident que cette attitude du « chien crevé au fil de l’eau » n’est guère honorable et qu’il faut savoir agir et réagir. Devant l’incapacité de la République à sortir de la logique comptable et de son rousseauisme mal assumé, il paraît nécessaire de repenser l’école, ses missions et ses moyens : si elle doit connaître les conditions et les aspects du monde contemporain, elle ne doit pas en accepter les seules motivations économiques et consuméristes. Quant au rôle des enseignants, il n’est pas d’alimenter les peurs d’une jeunesse déjà inquiète et nerveuse, mais d’engager une véritable réflexion, sans tabou ni préjugés, sur sa propre fonction et les modalités de celle-ci, d’accepter des remises en cause qui soient aussi des remises en ordre, de donner l’exemple du service et du devoir en prenant de plus en plus en main les destinées de ses établissements par une meilleure intégration et participation dans les pôles de décision de ceux-ci. De plus, l’autonomie qui se met en place progressivement peut aussi être l’occasion d’ouvrir les établissements scolaires à un véritable plurifinancement et au « mécénat éducatif » qui permettent le développement de projets et d’activités scolaires, aujourd’hui fort réduites faute de crédits et de soutien ministériel. « Les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent », affirmait Maurras : c’est le moment de le rappeler, aux élèves comme aux professeurs. Puisque la République abandonne « son » école, le champ se libère pour d’autres perspectives politiques.

JP Chauvin 

Faites des pochoirs![7] Pas de caméras….

Jeudi 17 avril 2008

[Tours] compte rendu de la session

Mardi 15 avril 2008

Première session d’Action Française depuis longtemps à Tours ce week-end 12 avril, réunissant la jeune section tourangelle, et des éléments de la jeune section de Poitiers. Etaient venus pour l’occasion plusieurs cadres parisiens afin de renforcer la cohésion entre Paris et la province.

Comme entrée en matière, une conférence d’Adrien Charvet, sur « être d’Action Française, être français », où l’on rappela que notre royalisme devait être avant tout un royalisme politique, conséquence de notre amour de la France. Le militantisme devant découler naturellement de cet amour, par le devoir d’aller transmettre la vérité politique reçue, à nos contemporains. Le militant d’Action Française n’a pas d’ennemis, que des adversaires ; sa seule ennemie, c’est l’erreur. Ainsi, il doit être en tout temps et en tout lieu exemplaire. Adrien Charvet insista lourdement sur la notion de sacrifice qui est intimement liée à l’engagement politique : le militantisme, c’est sortir de soi.

Après cette conférence rappelant les fondamentaux, l’apéritif arriva, avec des produits locaux : vins de Touraine, saucisson, rillettes de Tours…. La bonne chaire faisant partie intégrante de notre identité, nous nous en sommes donnés à cœur joie, et avons mis en pratique la leçon récemment enseignée « être français ». S’ensuivie une promenade digestive dans le vieux Tours, retour à l’étude pour travailler avec Pierre Carvin, responsable de la formation sur « le traité de Lisbonne », où nous apprîmes en quoi ce texte est particulièrement une trahison de nos élus, et en quoi il nous incite à nous lancer dans une guerre de sécession (cas juridique d’ailleurs évoqué dans le traité « simplifié »), cette conférence passionnante, où les juristes n’étaient pas en reste, permit aussi de présenter la stratégie de l’AF face à cette nouvelle situation. Après une nouvelle pause largement arrosée de vin tourangeau, Arnaud Naudin nous présenta Jacques Bainville, historien, académicien, et surtout grand visionnaire politique, grâce à son étude non idéologique de l’histoire, lui permettant de ne pas avoir les oillères que trop souvent les politiques au cours du dernier siècle ont eues, et ont malheureusement encore. L’empirisme organisateur, notre méthode d’analyse encore aujourd’hui, permit à Bainville de prédire dès 1919 et le traité de Versailles les événements qui allaient suivre trente ans plus tard.

La journée se termina par un collage dans Tours et ses environs et un dernier verre en centre ville. Un grand merci à tous les militants présents et aux cadres nationaux qui sont venus nous aider pour cette session, nous serons dignes de la confiance qu’ils nous ont donnée.

Tract lycéen

Mardi 15 avril 2008

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Note de lecture: Un Roi sans lendemain

Dimanche 13 avril 2008
Si la Révolution Française a considérablement perdu d’un prestige bien mal-acquis, grâce au travail historique mené à son endroit, il est des zones d’ombres qui n’ont pas cessé de planer sur son nom, des crimes jamais expiés dont les victimes reviennent sans cesse telles des ombres fâcheuses. Ainsi de l’agonie du jeune Louis XVII, que la Mort ne fauche pas au hasard d’une banale journée d’été de 1795, mais dont la déchéance et le supplice germent déjà dans l’esprit tourmenté d’un vaut-rien grand-amateur de Rousseau. Prenant prétexte d’une recherche documentaire préalable à un film sur le roi martyre, Donner nous invite à le suivre dans l’engrenage sanglant de la folie révolutionnaire, disséquée comme jamais depuis les premières gloires écrites d’un Hébert de plus en plus dément face au pouvoir grandissant de son Père Duchesnes, jusqu’au point de non-retour : « Qu’est-ce qu’un enfant quand il s’agit du salut de la République ? ».
Les Droits de l’Homme comme le mythe de la République fraternelle n’en sortiront pas indemnes.
Reinelde

[Tours] RAPPEL Session de formation

Vendredi 11 avril 2008

L’indépendance: première des libertés

Vendredi 11 avril 2008

Nicolas Sarkozy poursuit inlassablement et sans relâche le démantèlement de la diplomatie française. Le retour de la France au sein du commandement militaire intégré de l’OTAN est envisagé, et 700 soldats français supplémentaires vont être envoyés en Afghanistan, gage de la nouvelle américanophilie du gouvernement français.

« La première des libertés, c’est l’indépendance de la Nation », disait Charles Maurras. Et c’est bien l’indépendance de la France, que tous les Rois ont sauvegardée, malgré les circonstances les plus tragiques qui ont secoué notre pays, qui est aujourd’hui en danger. De la France de Charles VII occupée et dirigée par les Anglais puis libérée sous l’impulsion de Jeanne d’Arc par le Roi, à la politique diplomatique audacieuse de Henri II qui fait alliance tant avec les princes protestants allemands qu’avec les Ecossais ou les Turcs pour lutter contre l’empire de Charles Quint, cette volonté d’indépendance totale de la Nation vis-à-vis des puissances extérieures a été mille fois réaffirmée. Plus récemment, le général de Gaulle, en pleine Guerre Froide, a su ne dépendre ni des Etats-Unis d’Amérique, ni du bloc soviétique et conserver ainsi à la France « la première des libertés ».Mais la République démocratique se révèle aujourd’hui et prouve à ceux qui en douteraient qu’elle n’est pas à même de défendre la France face aux appétits des puissances extérieures. En effet, l’opposition appelle, selon les propos de Jean-Marc Ayrault président du groupe socialiste à l’Assemblée, à « se mobiliser contre la dérive atlantiste de Sarkozy », qui s’affiche crânement après les rodomontades de campagne et les promesses de garder l’indépendance de la France vis-à-vis même de ses alliés. Mais cette opposition, qui rassemble socialistes, communistes et écologistes type pastèque, enfermée dans un logique stérile de partis est incapable de peser réellement dans les débats sur l’élargissement du déploiement français en Afghanistan. Au lieu de déposer une motion de censure uniquement sur ce point, le groupe socialiste ne peut s’empêcher de manipuler les élections locales pour y voir « un message de sanction à l’encontre de la politique économique et sociale du gouvernement » et d’en profiter pour déposer une motion de censure sur l’ensemble de la politique gouvernementale. Ainsi les membres gaullistes de la majorité, susceptibles de voter une motion contre l’alignement français sur Washington, ne voteront pas celle présentée par les socialistes et qui met en cause la politique même de la majorité. En effet, liés qu’ils sont par leur parti et par leur groupe parlementaire, les députés se doivent de pratiquer la discipline de vote et ne peuvent suivre leur conscience, même sur les sujets les plus graves pour la Nation. Il paraît à ce titre opportun de rendre un hommage particulier à Nicolas Dupont-Aignant, seul député de la majorité à avoir eu le courage de voter la motion de censure, au-delà des logiques partisanes.

Tant que le système fonctionnera sur les partis, rendus nécessaires par la démocratie et sans lesquels il est téméraire de vouloir conquérir le pouvoir, ce n’est pas l’intérêt supérieur de la France qui sera recherché, mais celui tant des personnes que des lobbies de toutes sortes. Seul le Roi, réellement indépendant de toutes pressions parce qu’il ne tient son pouvoir de personne, pas même de lui, est à même d’arbitrer la politique et de contribuer à la recherche du bien commun.

Pour que vive la France, vive le Roi !


Denys Talon

L’Absinthe

Jeudi 10 avril 2008

« L’Absinthe est une intemporelle boisson, maîtresse des inspirations les plus insolentes comme des folies les plus baroques; elle possède une emprise incroyable sur l’esprit humain. »
Étymologiquement, absinthe veut dire en grec « ce qu’il est impossible de boire » et est synonyme de mort dans l’apocalypse de Saint Jean (Chapitre 8, versets 10 et 11) :
« Le troisième ange sonna de la trompette. Il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau, et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères.”
Vantée pour ses vertus médicinales dans l’Antiquité, l’ Absinthe a toujours été très populaire et était même un élément indispensable de l’infusion des dames du Moyen-Age.

A l’époque de Baudelaire, au milieu du XIXème siècle, le milieu artistique de la bourgeoisie parisienne sortit de ses barrières et de son monde en se jetant dans les bras de la fée verte, propice à l’improvisation et censée libérer la créativité. L’alcool n’est plus seulement qu’une source d’inspiration poétique et romantique, il devient un véritable encrier baroque. Les poètes et romanciers célèbrent les charmes troublants de l’aguicheuse fée verte. L’Absinthe permet à l’auteur de se dépouiller de sa fausse unité, elle lui permet de ne plus être maître de soi; il fréquente des espaces inconnus de l’esprit humain, des espaces ou une lucidité et un génie des plus fulgurants côtoient la démesure la plus sauvage. L’esprit humain vole dans un monde parallèle ou il n’est plus soi, mais est, par éclairs, prince de ses nuits.
La fée verte accompagne son amant du soir dans un vol de nuit perturbé parfois par un tourbillon de génie.
Blondin, Verlaine, Nimier ou encore Céline : les plus insolentes et acérées des plumes de la littérature ont été trempées dans l’Absinthe verte. Leurs oeuvres sont marquées par une esthétique allant de pair avec une quête d’ivresse, de vitesse, d’un vertige au cœur du monde moderne que l’écriture va tenter d’incarner.
Ces écrivains aujourd’hui maudits, jetés aux oubliettes républicaines, ont perdu dans l’alcool leur dignité humaine, pour la retrouver par le biais de l’entreprise de rédemption qu’est l’écriture.

Maudit, Nimier l’était. Il disparut au volant d’un bolide vrombissant, en pleine gloire et en transgressant les réglementations républicaines de vitesse. Il inscrit son nom dans les cieux, aux cotés de Saint-Exupery ou Drieu la Rochelle, au panthéon des princes de la nuit.

Force est de constater qu’aujourd’hui la prohibition a bien joué son rôle, et avec une certaine élite de comptoir, l’absinthe a peu a peu sombré dans l’oubli. L ‘aristocratie littéraire n’est plus, les princes s’en sont allés et ont laissé leur place à des plumes noyées dans l’égalitarisme le plus abjecte, amantes de Cocaïne et Ecstasy ; érigant la masturbation et le terrorisme intellectuel en saintes valeurs.

Savez-vous ce que le bon sens populaire a répondu en 1915 (année d’interdiction de l’Absinthe) au cours d’une conférence antialcoolique, par la bouche d’un ouvrier ?

C’est que l’Absinthe n’est pas faite pour les chiens, voilà tout !
Il ne faudra pas s’étonner qu’une réhabilitation des écrivains maudits, de “ces aristocrates des lettres” comme nous les nommons, s’allie à une réhabilitation de l’absinthe, dont la symbolique incarne nombre de nos combats. Culture, Fraîcheur et Impertinence ont forcément des effluves de fée verte.

Pierre. R

les humeurs de Kazzad:soft totalitarisme

Jeudi 10 avril 2008

Caméras de surveillance omniprésentes, patrouilles de policiers en civils, traçage grâce à des puces, médias contrôlés, libertés individuelles bafouées…
Où sommes-nous ? Allemagne nazi ? URSS ? Chine ? Non, juste la France.
Oui la France : 320 000 caméras de surveillance dans Paris, 85% des médias tenus par les groupes financiers, interdiction de boire quand on le veut, carte SIM des téléphones permettant de nous situer.
C’est un fait, une réalité, la belle démocratie dont la devise fait rêver les hommes a changé. Que devient-elle, où allons-nous ? Une dictature ? Non, nos dirigeants n’auront jamais le courage, ni même l’honnêteté de nous infliger publiquement ce qu’ils nous infligent tout les jours dans notre dos. Démocratie ? Quel pouvoir possédons-nous ? Nous ne choisissons même plus notre destinée. La constitution, largement refusée en 2005, allégée de son hymne et de son drapeau, reformulée, s’est vu ratifiée le 4 février 2008, par ceux censés nous représenter. Les médias nous donnent toujours les mêmes informations enfin information, désinformation plutôt, comment se fait-il qu’un accident de stade quasiment banal fasse la une des journaux à la place des nouvelles sur l’adhésion de l’Ukraine dans l’Otan ?
Pendant que les français se désintéressent de l’avenir de leur Patrie et se contentent tels les romains de pains et de jeux, la France glisse lentement vers un Etat surveillé et à de nombreux aspects totalitaires
Réveillez-vous français ! Votre passivité fait la force de nos ennemis actifs !

Kazzad

[Paris]Conférence du vendredi 11 avril 2008

Mardi 8 avril 2008

Vendredi 11 avril 2008 à partir de 19h15

Conférence par Sebastien de Kererro sur “L’impasse démocratique”

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

[Paris] Conférence jeudi 10 avril 2008

Mardi 8 avril 2008

photo: les manants du Roi
Jeudi 10 avril 2008 à 20h00

conférence de François-Marin Fleutot organisée par l’Alliance Royale
Treize siècles de symbolique royale

Au centre Saint-Paul,
12, rue st Joseph 75002 Paris
La conférence sera suivie d’un buffet.

Participation aux frais : Plein tarif : 4€

Etudiants, chômeurs, ecclésiastiques : 2€

Suite de l’entretien avec Leclerc sur Mai 68 et ses suites

Mardi 8 avril 2008

Les guerres culturelles : Entretien avec Gérard Leclerc (3)

Entretien de Gérard Leclerc à France-Catholique sur Mai 68

Lundi 7 avril 2008

Voici une vidéo qui interresse le sujet de notre colloque sur Mai 68 qui aura lieu en mai prochain.


Mai 68 : Entretien avec Gérard Leclerc

Merci à nos camarades de la NAR pour cette information.

Dans le courrier ce matin…

Lundi 7 avril 2008

Un article de Michel Cardoze a propos de la pretendue “dérive monarchique” de Nicolas Sarkozy, paru dans l’Humanite-dimanche du 6 mars, et dont le titre est : “Pas si monarque que ca… mais peut-etre pire”.
 

Dîner-débat de l’Af des Hauts-de-Seine du 11 avril 2008

Vendredi 4 avril 2008


Vendredi 11 avril 2008, à 20 h 00, dîner-débat autour du thème
“Dieu et le roi, Maurras et et l’abbé Penon” avec M. Axel Tisserand, historien et animateur du site lanationfrancaise.net, à l’occasion de la sortie de son livre:”Dieu et le roi”, correspondance entre Charles Maurras et l’abbé Penon (1883-1928) aux éditions Privat

Au Restaurant “Le Bolero de Ravel”
37, rue Gabriel Peri, 92300 LEVALLOIS-PERRET
Métro Anatole France - bus 174

Participation : 25.00€ (étudiants, Lycéens : 16.00€)
Chèques à l’ordre de Mme Castelluccio

Inscriptions avant le 04 avril auprès de
Mme Geneviève CASTELLUCCIO
46, rue Gabriel Péri, 92300 LEVALLOIS PERRET
Renseignements : 01 47 57 05 81

[Paris]Conférence débat du vendredi 4 avril 2008

Vendredi 4 avril 2008

Vendredi 4 avril 2008 à partir de 19h15

Débat entre l’abbé de Tanoüarn et Philippe Champion sur “l’Etat face à Dieu
rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Le nationalisme français

Jeudi 3 avril 2008

L’Af étudiante…

Jeudi 3 avril 2008

Je me souviens… Vive le Québec, vive le Canada français !

Jeudi 3 avril 2008

La Société Saint Jean Baptiste de Montréal, représentée par la “Délégation François 1er” regroupant ses membres français vous invite à participer à une réunion d’échanges et de débat sur le 400ème anniversaire de la fondation de Québec.

Mardi 8 Avril à 19 heures
au Café Québécois
30 rue Lacépède, dans le 5ème
Métro Place Monge

Au menu : Information sur l’opération “Donnons le nom de Québec à une rue de notre ville” relançée maintenant que les élections municipales sont passées ;

Information sur le programme des festivités du 400ème anniversaire ; quelle place pour les associations libres dans un paysage verrouillé par les institutionnels ?

Préparation au voyage à Québec autour du 15 Août à l’occasion de la “Conférence des Peuples de Langue Française” : organisation, inscriptions ;

Projet de célébration de la “Nouvelle France” en 2009 ; idées diverses, dont celle d’un colloque académique à Brouage

Perspectives de la politique extérieure française vis à vis du Québec et du Canada ; que dira Sarkozy en Octobre prochain ? Quel bilan de la “non ingérence, non indifférence” ?

Agenda québécois : journée des patriotes, fête nationale…

Entretien exclusif avec Henry Bogdan sur Marie-Antoinette

Jeudi 3 avril 2008

Marie-Antoinette fut une femme très moderne, et frappe les imaginaires par son destin tragique, elle qui naquit si belle et si favorisée par le destin… Elle occupe la vedette des mois après la sortie du film de Sophia Coppola, avec une exposition au Grand Palais qui s’achève, la une de Valeurs actuelles d’il y a quelques semaines… et la vogue glamour et bling-bling, dont elle fut comme une devancière, le mauvais goût et la vulgarité en moins… Bref, comme le disent les contemporains Marie-antoinette est in. Nous avons choisi d’en faire ici un portrait politqiue en Interrogeant le meilleur spécialiste des Habsbourg… Henry Bogdan

Henry Bogdan est agrégé d’Histoire et diplômé des Langues Orientales. Il est le meilleur spécialiste de la Mittelleuropa, de l’Europe centrale et orientale, en particulier de la question des minorités nationales. Il a publié de nombreux ouvrages dont une Histoire des Habsbourg. Il vient de publier une Histoire de la Bavière aux Éditions Perrin qui lui a valu la bénédiction apostolique du Pape Benoit XVI.

Action française: M Bogdan, parlez-nous des années de jeunesse de Marie-Antoinette en Autriche.
Henry Bogdan : Maria Antonia Josepha Johanna de Habsburg-Lorraine est née en 1755, elle est la quinzième des seize enfants de Marie-Thérèse et de François Ier d’Autriche. Marie-Antoinette reçoit une éducation plus laxiste que celle de ses aînés. Elle est paresseuse et joueuse comme une enfant. Cependant, elle s’éprend de musique, d’art, de théâtre et de danse. En témoigne ses contacts avec le jeune Mozart. Elle ne reçoit pas de formation politique. Ce sont plutôt les garçons qui bénéficient d’une formation poussée : Joseph II parle cinq des langues de son empire danubien.

A.F. : On a dit que Marie-Antoinette qu’elle parle peu et difficilement le français ?
H.B. : Elle le parle avec un fort accent tudesque mais elle le parle bien et l’écrit parfaitement. Lorsqu’il est question du mariage avec le dauphin Louis autour de 1765, l’abbé Vermond, un protégé de Loménie de Brienne, devient son précepteur et confesseur. Il la prend en charge jusqu’à son mariage en 1770. Il lui enseigne l’Histoire et la littérature françaises, ainsi que l’étiquette de la Cour.

A.F. : Comment est la vie à Vienne ? Quelles différences avec ce qui l’attend à Versailles ? Pouquoi ce mariage ?
H.B. : L’étiquette de la cour de Vienne est souple et assez simple : les enfants cavalent dans les appartements sans retenue. Tout le contraire de Versailles. Au palais de la Hofburg la vie de famille, la vie privée même y sont très importantes. La vie habsbourgeoise est à la fois provinciale, proche de la nature et des choses de l’esprit. Elle est également familière du peuple : la population viennoise se promène dans les jardins de Schönbrunn. Lorsqu’elle arrive à Versailles, la dauphine a du mal à s’habituer à la complexité et à la rouerie de la vieille cour. Son incompréhension du système politique français et de ses intrigues vient aussi largement du fait que la monarchie habsbourgeoise n’est pas une monarchie absolue : son système administratif y est beaucoup plus simple qu’en France. Versailles est alors un véritable caravansérail, où vivent dix mille personnes !
François Ier met ce mariage au service de sa politique de réconciliation des Habsbourg et des Bourbons pour faire face aux ambitions de la Prusse et de l’Angleterre… C’est la conséquence logique du renversement des alliances en 1756. La France et l’Autriche enterrent la hache de guerre exhumée par les Valois et Charles-Quint. Ainsi se noue une alliance plus logique, entre deux monarchies catholiques. Les soi-disant hommes des Lumières ont dénoncé cette politique qui rompt avec le front prétendument « moderne » représenté par la Prusse de Frédéric II Hohenzollern, mais qui s’oppose aussi à l’anglomanie des Voltaire et consort.

A.F. : Sans héritier à offrir à la France et considérée comme une étrangère, la reine devient la cible des chansons et libelles qui circulent à Paris. Cette campagne de dénigrement avait-elle une origine politique ? A qui cela profite-t-il ?
H.B. : A l’Angleterre, avec laquelle il y a un contentieux important. Aux Orléans qui lanceront le cri d’horreur « l’Autrichienne » pour nuire à la branche aînée des capétiens. On émet l’hypothèse que les frères du roi n’y étaient pas étrangers. L’absence d’enfant s’explique par sa vie adolescente, qu’on lui a beaucoup reproché, même si les dépenses que lui impute la légende noire ont été très largement exagérées. Conformément à une tradition habsbourgeoise elle se comporte en mécène : elle subventionne sur ses deniers Mme Vigié-Lebrun, Gluck ou encore Grétry. Elle ne faisait pas que dilapider des fortunes aux jeux comme on le raconte dans les écoles. Comme les Habsbourg le font depuis le XV ème siècle, elle entretien les artistes de son temps. La France a alors perdu son rôle de puissance militaire, mais elle occupe la toute première place en Europe. Tous les princes veulent avoir des constructions sur le modèle du Trianon. Puis, il y a la langue. Elle a contribué au rayonnement de la France, qui est alors la première parmi les nations.

A.F ; On a beaucoup glosé sur ses relations avec son mari. On l’accuse d’avoir des amants, son beau-frère le comte d’Artois, mais surtout le comte suédois Hans Axel de Fersen…
H.B. : Fersen reste un mystère. Fersen est amoureux de la reine, cela ne fait aucun doute et la reine aime sa compagnie. En 1783, il obtient la charge honorifique du Royal-Régiment Suédois et fait partie du cercle étroit de la souveraine. Cependant, il n’existe aucune preuve d’une relation intime entre le beau Suédois et la reine de France. C’est toujours facile de salir, on peut dire tout et n’importe quoi : il y a alors beaucoup de médisances, d’implications politiques, un climat prérévolutionnaire. Je crois plutôt à un amour platonique. Elle passe beaucoup de temps au petit Trianon pour fuir la cour, ses intrigues et son cérémonial guindé. L’atmosphère romantique, d’origine germano-danubienne, lui sied d’avantage, avec son retour à la nature qui prend alors la forme de jeux rustiques. C’est aussi un retour à son enfance, faite de joies familiales et de plaisirs bucoliques.

A.F. : Cela ne l’empêche pas de tenter d’influencer la politique du roi, de faire et défaire les ministres… Quel rôle politique peut-on lui assigner ? Quant Marie-Antoinette commence-t-elle à témoigner d’un sens politique ?
H.B. : Marie-Antoinette joue un rôle politique limité. Elle se fait l’écho de l’ambassadeur autrichien Mercy-Argenton qui veut que la reine pousse à une politique favorable à l’Autriche. Elle se mêle aussi de querelles de personnes. Sa correspondance nous apprend qu’elle est dépourvue de culture politique et qu’elle est manipulée par sa famille. C’est-à-dire d’abord sa mère et ses frères, Joseph II, puis Léopold , a qui elle demandera du secours et qui lui ont fait savoir qu’ils ne l’aideraient pas. Ses frères sont alors appelés ailleurs par les affaires polonaises ou encore par la succession de Bavière. De plus, Joseph est un despote « éclairé », ouvert aux idées nouvelles, dans la mesure où elles ne sont pas contagieuses. Ce n’est qu’à la mort de Louis XVI que se recréée une solidarité monarchique.
Lors de l’affaire du Collier, Marie-Antoinette pour se disculper dira « La France a d’avantage besoin de navires que d’un collier ». Elle témoigne là d’un sens de l’État qui lui vient peu a peu. Elle s’est assagie et pris ses responsabilités. On peut voir l’effet des remontrances prodiguées par sa mère afin de la voir tenir son rang et de ne pas se laisser guider par sa seule spontanéité.

A.F. : Quel rôle Marie-Antoinette a-t-elle joué pendant les évènements révolutionnaires ? Que dire de son attitude pendant la guerre ?

la suite dans le prochain numéro de l’Action française. En kiosque jeudi 3 avril. Pour s’abonner, par ici.