[Tours] compte rendu de la session

Première session d’Action Française depuis longtemps à Tours ce week-end 12 avril, réunissant la jeune section tourangelle, et des éléments de la jeune section de Poitiers. Etaient venus pour l’occasion plusieurs cadres parisiens afin de renforcer la cohésion entre Paris et la province.

Comme entrée en matière, une conférence d’Adrien Charvet, sur « être d’Action Française, être français », où l’on rappela que notre royalisme devait être avant tout un royalisme politique, conséquence de notre amour de la France. Le militantisme devant découler naturellement de cet amour, par le devoir d’aller transmettre la vérité politique reçue, à nos contemporains. Le militant d’Action Française n’a pas d’ennemis, que des adversaires ; sa seule ennemie, c’est l’erreur. Ainsi, il doit être en tout temps et en tout lieu exemplaire. Adrien Charvet insista lourdement sur la notion de sacrifice qui est intimement liée à l’engagement politique : le militantisme, c’est sortir de soi.

Après cette conférence rappelant les fondamentaux, l’apéritif arriva, avec des produits locaux : vins de Touraine, saucisson, rillettes de Tours…. La bonne chaire faisant partie intégrante de notre identité, nous nous en sommes donnés à cœur joie, et avons mis en pratique la leçon récemment enseignée « être français ». S’ensuivie une promenade digestive dans le vieux Tours, retour à l’étude pour travailler avec Pierre Carvin, responsable de la formation sur « le traité de Lisbonne », où nous apprîmes en quoi ce texte est particulièrement une trahison de nos élus, et en quoi il nous incite à nous lancer dans une guerre de sécession (cas juridique d’ailleurs évoqué dans le traité « simplifié »), cette conférence passionnante, où les juristes n’étaient pas en reste, permit aussi de présenter la stratégie de l’AF face à cette nouvelle situation. Après une nouvelle pause largement arrosée de vin tourangeau, Arnaud Naudin nous présenta Jacques Bainville, historien, académicien, et surtout grand visionnaire politique, grâce à son étude non idéologique de l’histoire, lui permettant de ne pas avoir les oillères que trop souvent les politiques au cours du dernier siècle ont eues, et ont malheureusement encore. L’empirisme organisateur, notre méthode d’analyse encore aujourd’hui, permit à Bainville de prédire dès 1919 et le traité de Versailles les événements qui allaient suivre trente ans plus tard.

La journée se termina par un collage dans Tours et ses environs et un dernier verre en centre ville. Un grand merci à tous les militants présents et aux cadres nationaux qui sont venus nous aider pour cette session, nous serons dignes de la confiance qu’ils nous ont donnée.

Un commentaire pour “[Tours] compte rendu de la session”

  1. masse dit :

    Bravo, bien sûr et Vive le Roi !

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