Archive pour mai 2008

« Ma machine à laver est sous-payée ! »

Samedi 31 mai 2008

Les grands patrons sont avant tout des êtres sensibles. Nous avons eu tout le loisir d’apprécier dernièrement la sincérité de leurs sentiments quand, au cours des longs et nombreux passages télévisés et radiodiffusés gracieusement accordés par les grandes centrales médiatiques, ils redoublèrent de tardives attentions à l’égard de ceux qu’ils appelaient « leurs employés » et qui n’avaient d’employés que le nom. Des trémolos dans la voix, ils nous expliquaient comment ils en étaient venus à embaucher des clandestins, et n’ayant jamais douté de la bonne foi de ceux-ci ils revendiquaient qu’on ne doutât point de la leur.

D’ailleurs, la campagne médiatique que nous subissons depuis déjà plusieurs semaines n’est pas finie, et le MEDEF, par le biais de chaînes complaisantes et de militants rôdés aux arts de la comédie, est en ordre de bataille. Peut-être ces derniers commencent-ils tout juste à se lasser. Ainsi de cette chef d’entreprise qui, pour justifier de n’avoir jamais vérifié l’identité de ses sous-traitants, racontait sans rire que « pour moi ma femme de ménage, c’est comme si j’avais une machine à laver ». Par cette phrase anodine, elle révélait toute une conception sociétale de l’individu, aux conséquences terribles ; en effet :
1) on préfère toujours acheter des machines étrangères que des machines françaises… si elles durent moins longtemps, leur coût est nul, elles n’ont pas besoin d’entretien et on en fait ce qu’on en veut ;
2) les machines à laver ne se plaignent pas d’être exploitées, car, elles le savent bien, quand une machine à laver ne fonctionne plus assez bien pour son propriétaire, celui-ci en rachète une autre.

Laissez-moi douter que le téléspectateur se trouvât encore l’énergie de rabrouer l’esclavagiste à travers sa lucarne. Elle n’est pas faite pour ça. C’est ainsi que, à notre insu, nous sommes constamment victimes d’un matraquage mental qui peu à peu aliène nos esprits et nous enferme dans les schémas utilitaristes du monde moderne, qui plus est sous couvert d’humanitaire.

Dans cette même veine, la vidéo qui suite nous montre bien ce qui pousse les maîtres du Capital à chercher leurs « associés » ailleurs plutôt qu’en France.

(la vidéo, à cette adresse )

Certes, aujourd’hui c’est la dernière vague d’immigration qui profite de la situation, fils ou petits-fils d’immigrés maghrébins qui ont conservé l’esprit « prêt à tout pour survivre » des aïeuls. A certains, les inconvénients du chômage perpétuel ont fait retrouver une humilité d’antan face à des employeurs ravis. Mais le système de précarité sociale si apprécié des grands patrons, c’est comme la bicyclette, et « la Révolution » : si elle s’arrête, elle tombe. Quand l’un de ces jeunes des banlieues en aura marre de se faire exploiter -on le voit déjà- et de participer à la casse sociale française, il n’est pas douteux qu’on le remplacera par quelqu’un issu d’une vague migratoire plus récente… quelqu’un de plus servile ; un clandestin.

Reinelde 

[St Etienne]Banquet d’Action Française Vendredi 30 Mai

Vendredi 30 mai 2008

Cercles de formation, hommages, diners d’Action Française, militantisme…

L’année militante aura été riche!
Parti d’un noyau militant, nous avons réussi à nous faire connaitre aussi bien du grand public que de nos sympathisants.
Une année riche donc, mais avant tout une année de camaraderie et de cohésion, deux valeurs propres à l’Action Française depuis ses débuts.

100 ans déjà…et toujours debout! Certes nous avons connu des hauts comme des bas, et le décès de Pierre Pujo a douloureusement marqué le mouvement.
Mais cette douloureuse épreuve nous a permis d’aller de l’avant, de fédérer toutes les générations d’Action Française autour des grands défis qui nous attendent.
Le plus grand des défis est plus que jamais celui de l’Indépendance nationale.
C’est pourquoi il est nécessaire de faire bloc derrière la nation française, car comme le disait Jacques Bainville la France est beaucoup plus qu’une race, c’est une nation.
Et c’est pour défendre cette spécificité française, cette esprit français que nous nous battons aujourd’hui et que nous combattrons encore demain.

L’année militante touche donc à sa fin mais un dernier rendez-vous viendra la ponctuer.
Le Vendredi 30 mai 2008 aura lieu le Banquet d’Action Française à 19h30 dans un restaurant du centre ville stéphanois.
Il sera précédé à 18h30 d’une conférence étudiante autour du thème:

Europe et Nouvel Ordre Mondial: La décomposition des nations
Appel donc à tous les amis d’Action Française, à tous ceux qui ont été rassemblés toute cette année autour de la journée royaliste, du 21 Janvier ou encore du 6 février, rassemblons nous une dernière fois avant la rentrée militante pour célébrer cette inébranlable amitié d’Action Française qui depuis déjà 100ans tient en joug la République Jacobine et qui peut être grâce à nos efforts lui portera l’ultime coup de grâce…INFORMATIONS ET RESERVATIONS AU:
06-98-63-89-35 ou par e-mail: srforez@gmail.com

Pauvres pêcheurs…

Vendredi 30 mai 2008

Ainsi donc, alors que les émeutes de la faim se poursuivent aux quatre coins du monde, c’est au tour de nos pêcheurs d’exprimer leur sainte colère à l’égard d’une précarité qui les guette toujours plus âprement . Il faut croire que les biocarburants, dont on nous a vanté les mérites, « dont le développement est responsable pour 70% de la hausse récente des prix du maïs et pour 40% de celle du soja » (John Lipsky, FMI), et qui par conséquent sont cause de la détresse alimentaire croissante, hé bien ces biocarburants n’auront évidemment pas suffi à enrayer l’autre crise, celle du prix de l’énergie. L’échec de la politique européenne et française en la matière est donc cuisant.

Mais en honnêtes contempteurs de la République, nous reconnaîtrons que ses représentants, s’ils avaient tenté quoi que ce soit pour parer au désastre, si déjà ils avaient vu venir les évènements tragiques dont nous souffrons, ne pourraient de toute manière rien y faire. Car aujourd’hui comme hier, dans la question énergétique comme avant dans celle des famines ou encore du logement, le vice congénital de la spéculation s’est trouvé à l’origine de l’inflation folle-furieuse et globale subie par nos foyers. En effet, sporadiquement, tel un accès de gangrène sur la face tuméfiée d’un pestiféré, la bête libérale éructe et montre à ses enfants la face sombre de l’ « American Dream » devenu un « World Dream » qui ne fait plus rêver personne. C’est ainsi depuis que les tyrans issus du suffrage universel ont délégué tous pouvoirs à l’Economie, depuis que la Main Invisible est seul maître à bord du navire-monde.

Les chiffres circulent via l’internet à une vitesse bien faiblarde ; ils sont pourtant éloquents. Ils nous apprennent que toute action d’ordre présidentielle, gouvernementale et même députative serait inefficace. Un litre de brut à 52 cents -soit déjà au-dessus du seuil acceptable pour les pêcheurs !- auquel il faut ajouter le raffinage (9 cents), le transports, les marges des intermédiaires… ingérable ! Nos incapables à temps plein seraient donc, une fois n’est pas coutume, dans leur bon droit en restant dans l’expectative qui leur est coutumière. Mais nous savons malheureusement qu’ils feront semblant de tenter quelque chose. Tout à fait hypocritement et en vain.

L’action républicaine dans l’impasse,

c’est à l’Action française de réagir !

Car si l’Europe nous bride encore, le Gouvernement est aux abois. Ou du moins pourrait-il fort vite le devenir. La France des Français, celle des métiers et des traditions, est dans la rue. Hier les paysans, aujourd’hui les pêcheurs. Qui sait ce qui adviendra si demain les Bruxellois persistent à réclamer le remboursement à l’Etat Français de subventions à hauteur de 70 millions ? Qui sait combien nous serons après-demain à nous sentir solidaires dans la même spoliation mondialiste ? Conducteurs et consommateurs unis aux artisans pour dénoncer la même aliénation ! Plus que jamais, à l’heure de la globalisation des crises et de l’unification des revendications de salut public, nous serons présents pour montrer la voie du salut politique en manifestant aux côtés des doubles victimes de la passivité institutionnelle et du dieu-argent.

Nous allons foutre en l’air leur monde devenu fou. Nous allons permettre aux hommes libres de ne plus dépendre des intérêts d’actionnaires voraces.

Reinelde

[Paris] Conférence du 30 mai 2008

Jeudi 29 mai 2008

Conférence par Sébastien de Kerrero sur “L’écologie politique”

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs

75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

[Versailles] Compte rendu de la conférence du 18 mai

Mercredi 28 mai 2008

Si l’on veut répondre correctement à cette question, “la France occupe-t-elle encore une place dans le monde ?”, il est tout d’abord nécessaire d’aborder deux autres questions. La conférence s’organise donc en trois axes principaux : tout d’abord, qu’est ce que la géopolitique ? Ensuite, quelle a été la place de la France dans le monde par le passé ? Enfin, quelle est la situation actuelle de la France et quelles solutions apporter ?

La géopolitique est un concept d’origine allemande. Il s’agit d’une discipline scientifique, reposant sur l’examen des rapports entre la géographie, physique et humaine sur la vie des Etats.
Maurras affirmait qu’une politique étrangère sérieuse ne peut se faire qu’avec, notamment, la mémoire et la stabilité. Il s’agit donc de prendre en compte l’Histoire mais aussi la stabilité des institutions. Or, la République n’est pas garante de stabilité, rappelons par exemple que la troisième République a eu en moyenne 1,2 ministère par an.

Il est important de considérer la place géographique de la France pour comprendre notre géopolitique : elle se situe entre l’Angleterre (modèle de thalassocratie) et l’Allemagne (puissance continentale). Ce sont les Etats-Unis qui représentent aujourd’hui l’apogée du modèle thalassocratique anglais, et le bloc sino-russe qui représente l’apogée du modèle de la puissance continentale. La France est donc à mi-chemin entre ces deux modèles tant par géographie que par son histoire, sa place dans le monde appelle un équilibre entre sa présence sur terre et sur mer. Et pour oeuvrer à cette construction, à cet équilibre, ce que Braudel appelait le “temps long” est nécessaire.
Nous savons que la royauté permet une politique à long terme, si bien qu’à la veille de la Révolution, notre marine était aussi forte que celle d’Angleterre. La France a par ailleurs accès à tous les mondes culturels de l’Europe, elle est un “résumé de l’Europe”. En son sein coexistent une population de la terre et une population de la mer, et cela donne naissance à la nécessité d’une politique garantissant l’unité, à l’avantage de toutes les régions et de tous les modes de vie, sans être exclusif pour l’un ou l’autre modèle (terre ou mer). Il convient donc d’orienter sa politique en fonction de sa géographie, cela produira le modèle mixte, tout d’équilibre qu’est le modèle français. Quelle était donc la place de la France dans le monde dans le passé ?

Au XVIIème siècle, la France était la première puissance d’Europe, c’est à dire du monde à cette époque : elle dominait par les arts, la langue, la littérature, l’économie ou encore la démographie. En effet, au contraire des autres Etats, les Français n’émigrent pas ; le Roi est parfois obligé de contraindre à l’émigration : la France est une terre riche, où l’on se plait et où malgré des poches de misère ici où la il fait bon vivre. Le dicton ne dit-il pas “Heureux comme Dieu en France” ? Or, il est important de noter que la puissance fut la cause de nos malheurs. La France concurrence alors l’Angleterre qui cherche à diviser le continent pour ne pas laisser s’installer une hégémonie française. Cela mènera alors à plusieurs guerres avec des alliances tournantes. La France, alors si puissante, est néanmoins stoppée dans son élan par la Révolution française. La politique étrangère depuis est désastreuse, presque inexistante, et l’on constate une montée des injustices dans le monde.

Depuis Saint Louis, la France a ouvré clairement dans le monde. La langue française alors dominante était la langue de la diplomatie en raison même de sa clarté, chantée par Rivarol. Cela n’est pas un hasard si la domination actuelle de l’anglais est contemporaine de batailles incessantes sur le sens des mots dans les relations diplomatiques. Le français, alors qu’elle est actuellement la deuxième langue diplomatique dans le monde, n’est plus beaucoup utilisée.
La France est actuellement en crise quant à sa politique étrangère. Pour la première fois de son Histoire, le quai d’Orsay a été en grève en 2005 ! Constatons également que la francophonie prend bien plus d’initiatives que la France, et si Mitterand voulait faire de la francophonie un outil politique, l’on peut affirmer aujourd’hui qu’il s’agit d’un échec. Au contraire du Commonwealth.
Qu’est ce qui manque à notre politique diplomatique ? Une armée, élément essentiel de toute politique étrangère. En effet, cette dernière se fait par la puissance. Le droit international n’existe qu’appuyé sur une force capable de le faire valoir. Or notre armée est en très mauvais état : les militaires partent, ils sont de plus en plus envoyé remplir des missions humanitaires qui entretiennent de dangereuses confusions. On les envoie dans des guerres qu’ils ne veulent, ni ne peuvent, ni ne devraient faire (Kosovo ou encore Afghanistan par exemple). Ainsi, contrairement aux Etats-Unis et à l’Angleterre, la France baigne dans l’antimilitarisme. Il y a un grave problème d’absence de sanctions dans les régiments, et un accroissement du trafic et de la consommation de cannabis.

En comparaison, les Etats-Unis ont en effet un budget militaire largement supérieur à celui de la France. Toutefois, la France peut être la seule puissance mondiale hors des E-U. Elle peut encore jouer son rôle, tout d’abord parce qu’elle possède l’arme nucléaire, également parce que sa langue est parlée par 300 millions de personnes dans le monde, et qu’elle possède des amis partout dans le monde, qu’elle est présente sur les cinq océans et les six continents, enfin qu’elle est dotée d’un programme spatial. L’on possède ainsi de grands atouts, et l’on pourrait changer et reprendre une place dans le monde, en cinq ans seulement si les grandes réorientations que propose l’Action française sont mises en place. En effet, le premier budget de l’Etat est la dette, le second est le budget de l’Education nationale. L’on pourrait désarticuler l’Education nationale, rendre l’éducation aux parents par le biais du chèque scolaire et placer les fonds dans les secteurs régaliens auquel doit seul se cantonner l’Etat: la Justice, la Diplomatie, la Défense, la Monnaie, et cela dans le but de reconstruire une machine de guerre contre tous les impérialismes; à commencer par l’américain.
Un sujet inquiétant : Nicolas Sarkozy n’a pas donné de déclaration sur sa position sur la guerre en Irak. Il s’entoure de néo-conservateurs : Bernard Kouchner est ainsi nommé ministre des Affaires étrangères et européennes en 2007 au titre de “l’ouverture”. Tout le monde a donc vu qu’il était de gauche, mais l’on a omis ce qui est probablement le plus important : il est atlantiste.
Bernard Kouchner commence sa carrière au Parti Communiste. Il est ensuite l’un des 18 co-fondateurs de Médecins du monde. Il prône depuis trente ans le droit d’ingérence, qui est pourtant le contraire de ce qu’est en réalité la politique étrangère. Ce droitd’ingérence n’est rien d’autre qu’une volonté d’agression d’une coalition des forts contre des faibles : l’on se donne ainsi le droit de violer les droits des Etats.
Or qu’est ce que le néo-conservatisme ? Les Etats-Unis ont depuis toujours ballotté entre la politique Wilsonienne (des Droits de l’Homme) et la politique Rooseveltienne (pragmatisme). Les néo-conservateurs tendent à lier ces deux politiques en un “wilsonnisme botté”.
La France suit la politique étrangère américaine, or les élections aux Etats-Unis ne changeront pas cette politique : il convient donc de prôner le retour de la France dans le monde, seule alternative, en gardant à l’esprit que la politique des Droits de l’Homme est le contraire de la politique étrangère !
Prenons conscience que les Nations sont mortelles, et qu’elles seront jugées par l’Histoire. Nous avons historiquement des alliés et des adversaires et il convient d’ordonner notre politique selon ces différentes relations.La France a propagé le goût de l’autonomie et de la liberté dans le monde, elle est la première destination touristique au monde, elle a tous les atouts qui lui permettent un véritable retour sur la scène mondiale. Mais pour cela, il convient de garantir la stabilité, notre mémoire, et la liberté de nos concitoyens. Aristote affirmait que la liberté était le gouvernement de soi : il ne s’agit pas de faire ce que l’on veut, mais d’avoir du pouvoir sur soi.
Chacun d’entre nous est appelé sur ce champ de bataille en prenant des initiatives, même à la simple échelle locale, voire simplement individuelle. Ce serait déjà quelque chose.
Pour un monde plus juste il faut une France forte , donc royale.

D. Julien, d’après Sébastien de Kererro

L’inquiétude

Mardi 27 mai 2008

ADMINISTRES, CONSOMMATEURS, la rue n’est pas une vitrine pour le « shopping », la rue n’est pas le terrain de la police, la rue n’est pas un moyen de transport pour vous mener au boulot, la rue n’est pas un espace de marketing, ni de communication.
La communication, il y a Internet pour ça.
La rue est le lieu du discours, voilà pourquoi nous nous y affichons.
Pourquoi limiter notre portée à l’affichage de rue, alors que communiquer plus largement est enfin possible dans le village planétaire ?
Car justement, nous ne voulons pas communiquer. La communication est la forme la plus avilie du langage. Le Verbe est d’abord raison, poésie, support de l’intelligence, politique et loi, littérature et chant. Le langage est ce dont nous héritons de plus cher : il nous donne le monde par sa dénomination et fait ainsi du Logos la source intime de toute liberté. Origine de l’espace public, le langage est le lieu du dialogue, ce que vingt-quatre siècles ont convenu d’appeler l’activité politique.

Non ! Nous ne resterons pas enfermés chez nous quand c’est justement le vœu de ceux qui dirigent nos vies.

Nous refusons que le forum soit contaminé par la publicité de ce qu’ils promettent comme autant de loisirs. Le monde économique, le travail, la nécessité et partant l’absence de liberté abolissent toutes les barrières. Les haies, les bornes, les frontières, qui donnent aux hommes leurs limites et repères, font de nous plus que des individus abstraits. Des êtres particuliers, des hommes de qualité, des hommes, en somme.
La politique s’invite dans les foyers par le bocal télévisuel, mais il ne nous en restitue qu’un ersatz indigeste : le fantôme de la liberté, à déguster bien seul chez soi, devant son écran. Toute réponse, toute réplique est impossible.
La rue appartient à ceux qui y descendent, alors ne la laissons pas aux marchands et à la bureaucratie. Refaisons de la rue la vaste agora de la liberté.

in L’Inquiétude n°1 du 16 mai 2007, quotidien insurrectionnel

L’inquiétude est un journal d’exception édité par le Cercle Jacques Bainville. Vous pouvez en commander un exemplaire au prix de 4€ (+ frais de ports) à nos locaux ( Action Française Etudiante 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris) ou en envoyant un mail sur afe@actionfrancaise.net

Fête nationale de la souveraineté

Mardi 27 mai 2008

L’otan, et nous…

Lundi 26 mai 2008

Les questions militaires sont d’actualité… Certes elles ne font pas la une des journaux comme les sordides turpitudes de supporters transformées en une baudruchesque affaire d’Etat, ou les tristes simagrées olympiques, car la défense de la nation, son intérêt même ne sont pas très vendeurs. Qu’importe le lendemain tant que la télévision fonctionne, la bière est au frais et le chien sage dans son panier ! Pourtant se trame sous nos yeux un drame dont l’avenir de notre pays sera sans aucun doute affecté.

Posons les bases. Le traité de Washington signé le 4 avril 1949 marqua la création de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), organisation militaire regroupant des pays du monde « libre » et destinée à contrer toutes agressions de l’URSS, notamment en Europe de l’Ouest. S’élargissant et se renforçant au fur et à mesure que la menace soviétique se faisait moins évidente, son rôle fut remis en question, notamment par le Général de Gaulle, qui après s’être opposé à la « tentative hégémonique » de cette organisation retira la France du commandement intégré en 1966.

Ce machin à la solde des Etats-Unis a-t-il encore une raison d’exister aujourd’hui ? Alliance, certes, mais contre qui ? Contre un terrorisme islamique aussi diffus que protéiforme ? Ce ne sont pas les chars de l’OTAN qui en viendront à bout ! Contre la Russie ? Qui peut sérieusement penser que celle-ci représente une menace ? Alors alliance pour quoi faire ? Les dernières interventions : l’écrasement de la Serbie sous un tapis de bombe et l’enlisement afghan ne sont pas là pour nous rassurer. De plus, il est flagrant de constater que les intérêts de l’Oncle Sam se confondent étrangement avec les actions de l’OTAN…

Monsieur Sarkozy veut nous remettre le pied à l’étrier avec la réintégration de la France au commandement intégré… Fort bien, mais primo : est-ce dans le sens de notre intérêt national (si tant est que le nain à cothurne puisse y penser…) ? Secundo la France, à l’heure des coupes claires et iniques dans le budget de l’armée, pourra-t-elle alors avoir les moyens de remplir les missions fixées ?

L’intérêt national ? Certes on m’accusera peut-être d’être obtus, mais j’ai beau retourner dans tous les sens le bidule atlantique, rien n’y fait ! Nulle part, dans quelque recoin que ce soit, je n’y ai entre aperçu une poussière d’intérêt pour nous. François d’Orcival avançait dans l’un des derniers éditoriaux de « Valeurs Actuelles » que l’armée coûtait fort cher à la France et que l’OTAN nous aiderait à faire des économies en nous mettant sur la voie d’une armée européenne… Pitoyable radotage de libéral gâteux ! Certes, l’argent est le nerf de la guerre, mais doit-on faire des coupes claires dans le budget de la défense, outil de grandeur et de prestige de la France alors que des milliards sont dilapidés dans des causes plus que douteuses ( dont les amendes à l’UE…) ? Nous refusons cette sinistre raison utilitariste ! Maintes fois, les caisses de la France furent vides à force d’une guerre trop longue : la guerre de cent ans, celle de trente ans etc. Cela nous a-t-il conduit à renoncer et voir notre pays soumis au risque de l’invasion ? Jamais ! On pourrait arguer que ce risque est bien loin aujourd’hui ! bien loin ? Ces pantouflards sinistres n’ont-ils pas vu que nous vivions dans un monde de plus en plus instable, où une force de réaction sûre et entretenue est de plus en plus indispensable ?

Et si le nain jouant au Président veut nous remettre à l’œuvre dans l’OTAN, en particulier en envoyant 1000 soldats supplémentaires en Afghanistan, où allons nous trouver l’argent nécessaire pour les entretenir ? Sur notre parc de 350 chars Leclerc, il est question d’en revendre 150. Lors de la dernière intervention contre les pirates somaliens, la frégate intervenant avait un de ses moteurs en panne, la moitié des hélicoptères étaient hors-service et pourtant nous avions mobilisé le meilleur matériel !

Où est donc la cohérence ? Nulle part… c’est peut être le plus pitoyable, mais à quoi d’autre faut-il s’attendre avec l’impéritie républicaine… La trahison de l’intérêt national semble être un moyen de gouverner … Nous le refusons ! Nous ne voulons pas d’une France supplétive des intérêts Américains par le biais de l’OTAN, nous ne voulons plus d’une armée pauvre, devant vivre d’expédients dont les pitres qui nous « gouvernent » se servent comme d’une variable d’ajustement budgétaire. La France doit se donner les moyens de sa grandeur, des sacrifices sont nécessaires, faisons-les !

Vindex

[Paris] Manifestation du 29 mai 2008

Samedi 24 mai 2008

On nous prie de diffuser ce communiqué. Même si nous ne cautionnons pas l’argumentaire “démocratique”, il n’est pas l’heure aujourd’hui de “discuter du sexe des anges”, alors que notre pays est aux mains des barbares. Nous invitons donc tous nos militants et nos sympathisants dans un esprit de compromis nationaliste à se joindre à cette manifestation.

COMMUNIQUE

Faisons du 29 mai, jour anniversaire du Non, la fête nationale de la Souveraineté !

A l’occasion du 3ème anniversaire de la victoire du Non au référendum européen, Paul-Marie Coûteaux et le Comité National du 29 mai, appellent à un rassemblement de protestation contre le nouveau projet de Constitution européenne dissimulé sous le “mini-traité” de Lisbonne. Non au Coup d’Etat contre la démocratie ! Non à l’Europe supranationale ! Encourageons les Irlandais qui s’apprêtent à voter Non ! Imaginons ensemble l’Europe des Nations !

le jeudi 29 mai à 18 heures 30.

Place Saint Germain des Près (Paris, VIème arrondissement)

Contacts: 01 47 98 25 41 / 06 72 43 12 03 / 01 34 75 19 05 / 06 75 61 95 83

Faites des pochoirs![11] république bananière

Samedi 24 mai 2008

Facebrother…

Vendredi 23 mai 2008

Contre le nouvel ordre mondial ! Contre Sarkozy !

Vendredi 23 mai 2008

Le Rameau d’or

Jeudi 22 mai 2008


Avec Le Rameau d’or, écrit au début du XXème siècle, l’anthropologue britannique James George Frazer a eu un succès sans précédent de son vivant. Il fonde la mythologie comparée et s’intéresse à divers faits sociaux et religieux qui vont lui permettre de faire de son œuvre un ensemble dense et érudit.

Le Rameau d’or est construit comme une enquête policière puisque Frazer cherche à y résoudre une énigme. Il part ainsi d’une histoire vraie : à l’époque romaine existait un temple de Diane dans lequel vivait un prêtre-roi. N’importe qui peut alors lui succéder, mais il doit d’abord le tuer et couper une branche de gui qu’on appelait Le Rameau d’or. Frazer s’interroge alors : pourquoi doit-on tuer le prêtre, et pourquoi faut-il cueillir un rameau d’or ?

L’anthropologue remarque qu’en réalité ce genre d’homicides n’existe pas dans l’Antiquité grecque et romaine. Il amasse ainsi de nombreuses autres histoires de diverses nations et les compare. Il remarque, par exemple, que cette coutume existe au Cambodge : il est nécessaire de tuer pour succéder aux rois. Des histoires similaires existent notamment en Ethiopie, au Soudan…mais aussi en France : n’a t’on pas tué le roi, Louis XVI, lors de la Révolution française ?

Quel est donc le but qui soutient cet acte meurtrier ? Frazer montre que cette pratique est en réalité courante et qu’il ne s’agit pas d’un meurtre gratuit : c’est une manière de faire succession. « Le meurtre devient le moyen de faire circuler le pouvoir ». C’est en effet le passage d’une personne âgée à une personne jeune, c’est à dire de la faiblesse à la force.

Mais pourquoi cueillir une branche de gui ? Frazer s’interroge, et retrouve quelques mythes scandinaves qui expliquent que le gui n’est pas en contact avec la terre. Il n’est donc symboliquement pas souillé par le monde terrestre, il est l’incarnation des dieux : couper une branche de gui, c’est s’approprier le pouvoir des esprits.L’on peut donc percevoir ici l’articulation nécessaire du souverain entre pouvoir spirituel et temporel, et cela par la distinction entre le monde terrestre et le monde céleste, entre le corps du prêtre-roi et le rameau d’or. L’on pense ainsi au De Civitate Dei contra paganos de Saint Augustin qui oppose la cité terrestre à la cité céleste. Le devoir d’un souverain est ainsi d’assembler ces deux mondes, ces deux pouvoirs, nécessaires au bien-être d’une communauté et à l’unité d’une nation.

Et qui d’autre que le Roi pourrait représenter cette unité, cet équilibre, au-delà des intérêts particuliers ?

21 janvier 1793 : Louis XVI, Roi de France, est guillotiné. Mais qu’en est-il de la succession ? 361 voix avaient voté la mort du roi. Le temple ne suffit pas à les accueillir tous, les affrontements partisans pour le pouvoir vont briser l’unité française. Au dehors il n’y a plus que ruine, et le rameau d’or semble avoir disparu : cette masse d’hommes a piétiné cet espace fleuri qu’était la France.

Il est temps qu’un successeur légitime, le Roi, puisse enfin reprendre la direction du pays. Il est temps de tuer ces faux rois républicains, et de restaurer le lien nécessaire entre spirituel et temporel. Alors pourra renaître le rameau d’or, alors reviendra le temps des lys blancs.

Beldurian

La France est une nation

Jeudi 22 mai 2008

Le dissident soviétique Bukovski sur l’UE…

Jeudi 22 mai 2008

[Paris] Conférence du 23 mai 2008

Mercredi 21 mai 2008

Conférence par Henri de Vaux sur “Les institutions européennes”

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs

75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Faites des pochoirs![10] vivre au pays

Mardi 20 mai 2008

CMRDS 2008: tract d’inscription

Dimanche 18 mai 2008

Inversion des flux migratoires !

Samedi 17 mai 2008

[Paris] Compte rendu du WE de Jeanne d’Arc

Samedi 17 mai 2008

Le défilé royaliste de Jeanne d'Arc (2008)

Le cortège traditionnel de Jeanne d’Arc (2008)

Week-end chargé pour cette Jeanne 2008. Dès vendredi soir : une séance cinéma militante fut organisée en guise de bienvenue au cours de laquelle fut projeté l’excellent et drolatique film « les chinois à Paris », parodie à peine voilée de l’occupation allemande et critique acerbe du résistancialisme et de la lâcheté du pouvoir.

Samedi matin, levé aux aurores pour 6 de nos militants qui accrochèrent 3 banderoles sur le pont de la porte d’Italie surplombant le périphérique. Avec trois slogans anti-européens, elles étaient destinées à sensibiliser les Français au coût toujours plus important du Moloch européen. Dimanche soir, celles-ci étaient toujours présentes! Après cette action sympathique, la préparation de la journée et en particulier du forum « sous les pavés la France » pouvait commencer ! 16 heures ! La salle est déjà bondée ! La chaleur régnant dans les locaux est à peine supportable. A un rythme soutenu, les interventions de Patrick Goffman, Gérard Leclerc, Sébastien de Kerrero et Pierre Carvin. Puis vint l’heure du repos tant mérité ! Dans une ambiance d’AF fut partagé un buffet campagnard roboratif ! Anciens et jeunes, provinciaux et parisiens, cadres et militants purent échanger leurs impressions et divers points de vue ! 21 heures, la soirée commence : « 1968-2008, 40 ans de Rock » et entraîne nos danseurs sur la piste. Les platines de DJ Pélican font vibrer les murs jusqu’ à trois heures du matin… Puis tout le monde va se coucher pour profiter des quelques heures de sommeil qui restent.

Dimanche 9h30 ; nos amis commencent à affluer à l’angle de la rue Royale et du faubourg Saint-Honoré ! Certes tout le monde n’est pas au rendez-vous du fait de la date concomitante avec celle du pèlerinage de Chartres et différentes festivités familiales. 10 heures, le cortège s’ébranle en direction de la statue de la sainte de la patrie ! Au pied de celle-ci, les discours s’enchaînent, le ton n’est pas très optimiste, mais il ne faut pas se voiler la face devant les difficultés de la France. Une gerbe est déposée, la Royale fait vibrer la place, puis le cortège se disperse pour envahir les cafés du quartier. La Jeanne 2008 est terminée, certains de nos amis rentrent chez eux pendant que d’autres continuent autour d’un repas amical. Espérons que les discours de mobilisation auront été entendus ! Pour la France et la gloire de son nom, nous nous devons de continuer le combat par tous les moyens dont nous disposons pour mettre à bas ce régime abject qui la trahit et la détruit un peu plus tous les jours.

Romain Vindex

La sauvegarde de la langue(2)

Samedi 17 mai 2008

Comme Joseph de Maistre l’affirmait, il est important de conserver et de respecter la diversité et la singularité des peuples. Entre 4000 et 6000 langues existent aujourd’hui, sans prendre en compte les dialectes ou les patois. Toutefois, l’on peut découper ces langues en plusieurs familles en fonction de leur emplacement géographique. Car s’il y a diversité des langues, c’est qu’à partir de l’homo habilis il y a eu diverses migrations. Le langage s’est ainsi développé en fonction de l’environnement, c’est-à-dire en fonction des différentes conditions de vie, des différents besoins.

La langue est également un élément essentiel dans notre rapport à ce qui nous entoure, dans notre rapport à la réalité. Si les premiers cris sont petit à petit devenus des mots, c’est qu’est apparue cette capacité de l’homme à symboliser, à représenter des objets ou encore des idées. Chaque langue est donc spécifique et nécessaire à son environnement, à son pays, et il serait sans doute nuisible d’adopter la langue d’un autre qui ne serait alors pas en conformité avec notre identité, notre mémoire, mais aussi avec notre milieu.

Et pourtant, nous pouvons aujourd’hui constater l’incessante invasion de langues étrangères en notre pays, et notamment de l’anglais qui tend à supplanter le français, à le déformer, à le remplacer. Il s’agit là d’une lente assimilation d’une partie de notre identité au monde anglophone. La langue reflète en effet cette « occidentalisation » de notre pays, sa soumission à l’identité d’autrui. Cela mène, on le sait, à la perte de toute souveraineté, à la perte de valeurs qui nous sont spécifiques et donc ne saurait agir pour notre intérêt et le bien de notre communauté.

Il ne s’agit néanmoins pas ici d’être exclusif à notre langue et à notre culture. Notre identité nous permet de nous considérer par rapport à l’autre en tant qu’autre, c’est-à-dire en tant qu’identité spécifique : cela permet le respect et la reconnaissance de l’identité d’autrui. Deux types de variation inter-linguistique existent : le bilinguisme et la diglossie. La première est l’utilisation de deux systèmes linguistiques différents placés sur un pied d’égalité. La seconde est l’utilisation de deux systèmes linguistiques différents pour des raisons socio-politiques, avec une langue officielle (publique, véhiculaire) et une langue privée (vernaculaire). S’il convient de ne pas laisser notre langue se faire remplacer, l’utilisation personnelle de deux langues (ou plus) semble tout-à-fait légitime.

À l’échelle du pays, toutefois, il est important de préserver un schéma identique à celui de la diglossie, et de préserver ainsi une langue officielle sans pour autant exclure l’existence d’autres langues secondaires, régionales par exemple. Rappelons-nous ainsi de l’édit de Villers-Cotterêts signé en 1539 par François Ier qui stipule que tous les actes juridiques et législatifs se feront en français. L’existence d’une langue officielle permet d’achever la création d’une identité commune, d’avoir une parole à donner au monde, une culture à propager.

Défendons notre langue, notre mémoire, défendons l’identité française : préservons notre souveraineté !

D.Julien

La sauvegarde de la langue(1)

Vendredi 16 mai 2008

La faculté de langage est primordiale pour les êtres humains. Elle a accompagné l’apparition mais aussi le développement de notre espèce, et avec la langue fut permise la fondation d’une part de notre identité. Il y a environ deux millions d’années apparaissait l’homo habilis, l’un de nos lointains ancêtres. Les anthropologues affirment que les homo habilis ont formé une « culture de galets aménagés » et qu’ils seraient ainsi les premiers êtres vivants à créer des objets. Il faut y voir ici l’une des origines de l’apparition des langues.

En effet, l’invention et la transmission des techniques de fabrication de ces objets ont favorisé la création d’une vie collective et ont enrichi le langage : cela témoigne de l’émergence de la conscience et de la réflexion qui prennent alors le pas sur l’émotion. La complexité de la faculté de langage serait alors une victoire sur l’émotionnel, et tandis qu’aujourd’hui l’expression de l’émotion ou du sentiment semble s’accroître jusqu’à devenir l’élément prépondérant de notre modernité, nous ne pouvons que constater la tendance à l’appauvrissement de notre langue.

L’apparition de cette faculté de langage (avec l’homo erectus) s’accompagne d’un développement de la boîte crânienne et notamment des zones liées au langage…mais aussi à la mémoire. La langue et la mémoire, deux éléments interdépendants. Il convient donc de mesurer l’importance de la sauvegarde de notre langue, aussi bien dans la conservation d’une part de notre identité personnelle (capacité à parler avec soi, sur soi, pour soi) que dans celle d’une part de notre identité collective, à travers la mémoire, à travers l’Histoire qui nous est commune, et qui permet de soutenir l’union d’une communauté d’individus.

Car le langage permet d’unir. Nous l’avons vu, il y a monogénétisme de la faculté de langage : celle-ci est propre à l’ensemble des êtres humains. Néanmoins, ce monogénétisme s’oppose au polygénétisme des langues : il y a diversité originelle des langues. Cela permet donc l’union d’une communauté d’individus, mais permet également de marquer la différence dans l’ensemble des communautés, une différence naturelle : une langue commune à tous n’a jamais existé.

Ainsi, cela illustre parfaitement cette citation de Joseph de Maistre dans les Considérations sur la France : « Il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes; je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan ; mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie; s’il existe c’est bien à mon insu. » Préserver notre langue, c’est donc préserver une part de notre singularité.

(à suivre)

D.Julien

[Paris] Conférence du 16 mai 2008

Jeudi 15 mai 2008

Conférence par Sébastien de Kerrero sur “La politique naturelle”

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs

75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Menace sur notre capacité militaire, par le général Thomann

Mercredi 14 mai 2008


“A quelque temps de la sortie du Livre blanc sur la sécurité et la défense, l’inquiétude et le malaise grandissent dans une armée de terre vouée, selon un procédé désormais bien établi, à payer l’essentiel de la note que devra régler une Grande Muette considérée une fois de plus comme une variable d’ajustement de notre politique budgétaire.
(…)
compte tenu du piètre état de nos finances et sous la pression des lobbies aéronautique, naval et nucléaire, les propositions de la commission s’orientent vers une réduction drastique des capacités déjà souvent résiduelles de nos forces terrestres.
On peut à ce propos s’étonner de ce que cette instance ne comporte quasiment pas de militaires pour un sujet qui les concerne directement : cet exercice majeur pour notre futur a sans doute scellé le primat absolu du haut fonctionnaire civil sur son homologue militaire, ravalé au rang de technicien aux avis secondaires. (…)
Ainsi, au moment même où nos amis américains et britanniques, tirant les enseignements des opérations dans lesquelles ils payent le prix du sang, intensifient leur effort de défense au profit de leurs forces terrestres, nous nous apprêtons à prendre le chemin inverse en réduisant leur format et en n’assurant pas le renouvellement de matériels à bout de souffle ; ces derniers ont sans doute le tort de ne pas coûter assez cher pour qu’on en parle dans les instances gouvernantes et industrielles.(…)

Si ces propositions sont suivies, l’armée de terre, qui ne pourra même plus remplir les gradins du Stade de France, sera vouée à jouer les auxiliaires des Anglo-Saxons.

Tout cela n’ira pas sans mal, car l’exemple, payant, de la gendarmerie en 2001 a laissé des traces profondes ; officiers, sous-officiers et soldats accepteront de moins en moins les promesses - non tenues - de lendemains meilleurs tant pour les conditions d’exercice de leur mission que pour leur condition personnelle. Comme ils sont encore disciplinés, nombre d’entre eux, et comme toujours les meilleurs, voteront avec leurs pieds et iront mettre leurs talents au service d’autres causes mieux considérées et plus gratifiantes.(…)

(source: le Monde)

Culture et politique(2)

Mardi 13 mai 2008

On n’a aucun pouvoir sur le temps si l’on se contente de scruter ce qui change: la seule manière de pouvoir agir consiste à reconnaître ce qui demeure. Dans le cadre du combat culturel, cette maxime a toute son importance. A vouloir réformer les choses, on oublie souvent que rien ne change de façon spontanée et surtout, qu’en fin de compte, malgré les aléas, les principes intelligemment entendus ne changent en aucun domaine. C’est pourquoi notre étude repose sur les éléments permanents de la culture dans ce qu’elle a d’essentiel, face à quoi nous finirons par nous interroger sur ses variations qui n’altèrent en rien son moteur premier.
Ce point de départ invalide bien logiquement deux formes de considérations: la première, que nous avons écartée dans la précédente partie, est celle qui consiste à dire que la culture doit être considérée séparément du politique; nous étayerons d’arguments notre position ultérieurement.
La seconde, plus terrible encore, est celle qui annonce la vanité de la culture en soi, son inutilité et sa pure réduction à une parodie du dogme et de la connaissance traditionnelle. Il en est d’autres qui, adhérant à la première forme de considération, concluent à la seconde de facto: puisque la culture est indéfectiblement liée au politique, alors elle est vaine et rien ne sert de s’y intéresser; pire encore est de considérer que se pencher sur la culture dans ces conditions, c’est sombrer à coup sûr dans la politique du moment, et se condamner à être un éternel mondain voué à ne rien changer.

Penser ainsi, c’est se laisser prendre au piège de l’exercice discriminatoire de la fonction politique, et devenir l’objet de l’inintelligibilité de son siècle. Au reste, d’accord ou non sur sa légitimité, il est bon de reconnaître que c’est au moyen de l’invasion de la culture par ses chantres que la Révolution a été possible en France d’un point de vue politique et dans ses conséquences démocratiques (1). Nous ne faisons pas mention des campagnes de déchristianisation, mais de cette voie plus invisible et préalable que l’on nomme « l’évolution des mœurs » et qui permet aux chefs d’être suivis dans leurs actes par la multitude. Il faut l’admettre, le courant qui domine la culture est toujours la forme officielle de Gouvernement dans l’esprit des gens, le reste, malgré sa puissance ou sa légitimité supérieure, n’étant jamais qu’une justice extra-culturelle et donc, socialement, une mauvaise justice.
Ainsi, ce n’est pas seulement l’Education Nationale qui est la cause d’une défiance actuelle envers la monarchie; ce n’est pas seulement la façon dont les gens ont appris l’Histoire qui leur fait rejeter certaines réalités. Arriverions-nous à reprendre le contrôle de l’enseignement, parviendrions-nous, plus humblement et plus justement, à contraindre les institutions à l’honnêteté la plus exacte, les gens continueraient, en majorité, à abhorrer les principes extérieurs à ceux de notre temps.
La culture, c’est le paralangage de l’unité sociale; qui comprend cela comprend combien il est nécessaire d’agir par elle. Qui comprend cela dépasse le champ de la “prêche aux convertis” et arpente des salons étrangers aux siens pour écouter, et non pour affirmer. Qui comprend cela entame le pèlerinage salutaire ou plutôt, la « traversée du désert » et s’assimile l’aride fondement social qui fait entendre aux autres la vérité différemment de soi. Il cherche par-delà les mentalités, par-delà les raisonnements, conscient de ces choses qui, extérieures à la raison, sont en mesure de la forger, de la guider, de l’inspirer. C’est, vicieusement, l’action perpétrée par toute oeuvre de propagande ou par sa petite sœur, la publicité; vertueusement, cela devient une forme véritable de justice, lorsque le cœur de celui qui travaille en ce sens est mu par une volonté de changement salutaire. Mais dans cette perspective, l’erreur est si vite arrivée; permettez-moi de citer un homme que l’on considère, à juste titre, comme l’un de nos plus grands adversaires, ce qui ne l’a pas empêché de dire des choses que l’on est en droit de méditer et qui, hors du temps et des querelles de fond, peuvent somme toute nous être adressées et utiles de surcroît: « La grandeur d’un représentant du peuple n’est pas de caresser l’opinion momentanée qu’excitent les intrigues des gouvernements, mais que combat la raison sincère et que de longues calamités démentent. Elle consiste quelques fois à lutter seul, avec sa conscience, contre le torrent des préjugés et des factions. » Maximilien de Robespierre a dit cela.
C’est à dessein que je me suis permis une telle provocation; je n’ai pas grande estime pour les oeuvres de l’homme, et ceux qui me connaissent un peu ne peuvent me soupçonner d’être un robespierriste. Mais dans ces mots qui sont les siens, on trouve assez clairement la solution aux difficultés que soulèvent le fait de chercher à agir dans le domaine culturel: s’agit-il de manipuler les foules, parle-t-on de les dominer malgré elles? Non point. On parle de les diriger, on parle de les inspirer, on parle de poser le rempart entre elles et la violence manipulatrice d’une culture qui serait dominée par des hommes sans scrupules. Suis-je en train de dire que Robespierre n’a pas manipulé les foules? Non, je dis que même lui posait comme force de lutte et comme capacité première d’action en faveur du peuple, cette fondamentale intériorité qui fait l’homme, ce questionnement personnel et intérieur. Allons plus loin dans l’audace: j’affirme que si Robespierre était encore en vie, il serait maurrassien. Je n’ai pas dit: s’il était né à notre époque, je dis bien “s’il était encore en vie” à savoir, avec l’expérience qui fut la sienne, avec les actes qui furent les siens. Il jugerait la culture actuelle, sans nul doute, comme dominée par ces « ennemis de l’intérieur » par lesquels il fut lui-même frappé.

Pourquoi cette démonstration autour de Robespierre? Pour plusieurs raisons, sur lesquelles je reviendrai bientôt; mais en premier lieu, afin de signifier une chose: la « traversée du désert » que j’évoquais, accomplie avec intelligence, pourrait révéler chez ceux qui se croient nos adversaires des accointances qu’ils ne subodorent pas, et faire d’eux des alliés de haute valeur, étant issus d’un autre mode, d’une autre case.
C’est un univers bien peu exploré que celui du champ culturel; on croit volontiers que le combat sur ce terrain-là est inaccessible, face à la puissance croissante des médias et des hégémonies politiques en matière de communication. En vérité, les soldats du camp dominant ce champ de bataille n’ont jamais été aussi faibles dans l’Histoire qu’en cette décennie; ils pensent être à l’abri derrière leurs fondations immenses, derrière leur armée de Goliath… Mais l’empire culturel est à portée de notre main, comme la pierre qui était dans celle de David et qui terrassa le géant. (A suivre)

LYS NOIR

(1) De l’aveu même de Saint-Just, « On craignait Paris, qui chaque jour devenait plus factieux par l’audace des écrivains, l’embarras des ressources, et parce que la plupart des fortunes étaient noyées dans la fortune publique » (L’Esprit de la Révolution, chap.3) On notera que « l’audace des écrivains » est la première des causes énumérées.

Culture et politique

Lundi 12 mai 2008

Il serait aisé ici de se contenter des réflexions coutumières que l’on entend généralement dans les péroraisons sur les liens entre la culture et le monde politique; parmi la masse de textes qui ont pu aborder la question, il est un nombre conséquent qui se contente d’observer le rapport de l’un à l’autre et de le déplorer tout simplement, invoquant le postulat d’une incompatibilité de vues entre les deux. La culture, prétendent certains, a des fondements autrement moins “pragmatiques” (entendez: terre-à-terre) que la politique, ce mal nécessaire dont le moteur central est bien évidement l’intérêt. La culture, disons-le franchement, c’est le “culte” de la société laïque, la base supposée d’une conscience universelle censée justifier les Lumières et les Encyclopédistes qui assimilèrent, dans leur oeuvre intellectuelle, le savoir et la conscience du Tout, la sainte clareté de l’Univers accessible à la Raison et fermée aux mystiques Ténèbres des superstitions… Amen!
Restons sérieux: la culture est non seulement consubstancielle au politique, mais elle n’existe que parce qu’il existe. C’est sur ce postulat que nous nous proposons d’apporter quelques réflexions et nous interroger sur la manière dont l’action militante doit prendre en compte cette réalité si elle veut avancer plus loin encore qu’elle n’avance déjà; car dans le monde culturel aussi, il y a un combat à mener, cedont on convient généralement, mais sans toujours savoir comment s’y prendre.

Nous n’irons pas dans l’interrogation philosophique: la culture que nous évoquons est celle qui permet d’élaborer un ministère à son nom, et les activités qui dépendent d’un tel ministère. En bref, on parle de l’ensemble des activités économiques dont la production consiste à promouvoir et à “faire” de l’art. Ici encore, nous laisserons de côté les réflexions philosophiques pour fonder notre définition de l’art sur sa réalité sociale actuelle: l’art est en fonction une activité sociale, rémunératrice ou bénévole, reposant sur la volonté de communiquer à la communauté, par un exercice décoratif, une certaine idée du bien, du bon, du beau, du vrai ou des quatre. Ceci est vrai pour notre société et notre temps, comme cela l’est pour les autres sociétés et pour les époques antérieures: la mission sociale de l’artiste est de fournir en condensé le spectacle de la justice telle qu’il la conçoit.
La mission de la culture est d’institutionnaliser l’activité artistique ; celle de son ministère, de promouvoir certains artistes au détriment d’autres artistes: contents ou non des critères de discrimination, force est de reconnaître que celle-ci n’a en soi rien de bien choquant. Intellectuellement comme financièrement, on doit dire ici qu’il n’y a pas d’artiste autonome au sens propre du terme et in extenso, la conscience étatique qui voudrait ne rien avoir affaire avec la formulation de la justice exprimée par les artistes de son temps, serait nécessairement et fondamentalement séparée de toute vision de justice: aucun peuple ne suivrait bien longtemps un tel régime.

Avant la Révolution, la société française fondée sur un idéal religieux assimilait la fonction artistique à l’expression de celui-ci; lorsqu’est venu le temps de réprouver ce caractère, on est passé à un mode culturel visant à affranchir la société de cet idéal. Un nouveau mode culturel est apparu alors, sans que la forme change réellement en ce qu’elle est demeurée l’interdépendance des fonctions politique et artistique. Ce mode alternatif et antireligieux a perduré jusqu’à aujourd’hui sans varier d’un iota, même si l’on cherche à faire croire que l’artiste est parvenu à s’émanciper de la fonction politique. A la vérité, les pseudo-révolutions des courants artistiques qui servent à entretenir ce mythe ne révèlent en aucun cas un schisme avéré entre l’artiste et le politique, mais seulement une évolution générale de la société vers une vision spéciale de la justice dont on donnera ici les caractéristiques fondamentales avant que de la qualifier vraiment: l’art moderne est de plus en plus conceptuel, spéculatif, introspectif et individualiste.

L’accès à la culture est double: on a la “culture morte” ou culture de musée, et on a la “culture vivante” ou culture de spectacle.
La première se donne une mission proprement historique: le musée est la mise à mort du temps, tout ce qui y pénètre étant assimilé à un symbole du passé. Le musée, c’est l’”opéra” humain, la compilation des oeuvres toutes égales de toutes les époques, le référent objectif des choses produites par l’homme. Pourquoi donc Auguste Comte voulait-il faire ses temples de l’Humanité, alors qu’ils existaient déjà? Dans un musée, il semble falloir plus de silence que dans n’importe quelle église. On ne comprend pas bien pourquoi tant que l’on ne saisit pas la portée religieuse de ce silence exigé. L’objet, qu’il soit peinture, statuette, ou même urinoir, devient une sorte d’idole qu’on entretient et qu’on protège avec la même assiduité que le Veau d’Or. Dans le musée, on enseigne aux gens l’amour de l’objet, la révérence du jugement empirique par le spectacle de la matière qui est source de compréhension, seul accès probant aux mentalités des siècles antérieurs dont on chérit les productions, mais les productions uniquement. Pire, on cherche souvent à les expliquer par une sorte d’évolutionnisme historique, incluant le passé dans le présent en tant que le présent serait la justification, pour ne pas dire le juge de ce qui fut. Ainsi, on reconnaît aux générations passées une certaine valeur, la possibilité d’accès au “génie”, mais toujours en référence au monde présent qui, bien sûr, est supérieurement capable de reconnaître le génie plus que tout autre, si ce n’est par le futur car, dans la même logique, seul le présent à venir sera le détenteur des mêmes capacités à juger l’actuel présent devenu passé… Tels sont les enseignements de la “culture morte”, la vision artistique induite dans cette action politique: rien de ce qui est passé ne vaut réellement le présent.
Venons-en maintenant à la “culture vivante”, ou culture de spectacle. A l’instar de la langue vivante, ce pan culturel défend l’idée d’une avancée permanente des modes artistiques, un renouvellement continu où le sens de la justice irradie les zones sociales les plus insoupçonnées. La culture vivante, c’est le Léviathan de la contestation; quand elle est admise par le politique, on la nomme “art alternatif”; sinon, c’est de l’”art subversif” dans lequel on viendra peut-être pêcher un jour. L’essentiel ici, c’est que tout un chacun acquiert le désir de s’exprimer par ressentiment.
Ce Janus culturel qui progresse indéfiniment, c’est l’art selon l’hégémonie actuelle: le passé asservi par le présent, et le présent dominé par l’apologie du viscéral, de la passion, du fantasme ordinaire servis par la “culture vivante”, la grande loterie universelle à laquelle chacun est invité à participer afin de rejoindre, peut-être, le Panthéon de la “culture morte” qui offre la postérité dans l’avenir, sentiment d’Eternité.
Or l’avenir, ce peut-être la monarchie; mais pour cela, il faut investir la culture avec cette certitude: si elle ne change pas, rien ne changera.
(A suivre)

LYS NOIR

Faites des pochoirs![9] même combat

Samedi 10 mai 2008

Week-end de la Jeanne: 9, 10 et 11 Mai 2008 !

Samedi 10 mai 2008

Cette année, le Cortège traditionnel à Jeanne d’Arc sera précédé d’un forum d’Action française à nos locaux sur le thème de Mai 68 alors que la presse aux ordre célèbre le quarantième anniversaire de ces évènements. La France de 2008 est fille de Mai 68.
Ce forum, intitulé “Sous les pavés, la France !” comptera plusieurs brèves interventions thématiques : L’idéologie de Mai-68, personnalités et réseaux qui ont “fait carrière”, la révolution des moeurs, le gauchisme : des barricades aux ministères, l’Af en 68, liquider Mai 68.

Suivra une table ronde sur les aspects intéressants des évènements de 68 et de leurs suites: Rejet de la société de consommation, primauté du politique, écologie, économie solidaire, retour à la terre.
Une intervention aura pour thème : autogestion, fédéralisme, communautés.
Nous conclurons les échanges sur : vers de nouvelles chouanneries !

Retrouvez nos stands, la librairie, le bar…
Entrée libre. Rdv 10, rue Croix des petits-champs, 75001, Paris.
Samedi 10 Mai 2008, accueil 15h00, échanges à 16h00.

Le forum sera suivi d’un buffet campagnard (paf) et d’une soirée dansante :
68-08, quarante ans de rock !. Samedi 10 Mai 2008à partir de 19h30, paf: 10 €, gratuit pour les filles avant 22h00. Rens: 01.40.13.14.10. ou 06.81.27.64.26.

Dimanche 11 mai 2008 sera le jour de la Fête de Jeanne d’Arc, imposée par les camelots du Roi dés 1909, au prix de 10 000 jours de prison. Le deuxième dimanche du mois de mai est en effet chaque année la “Fête Nationale de Jeanne d’Arc, symbole du patriotisme français”, en vertu de loi la du 14 juillet 1920.

Cette année, au lendemain d’une longue désillusion démocratique qui aura vu le “oui” à la France du 29 mai 2005 étouffé par le candidat de l’anti-France depuis le 6 mai 2007.
C’est en famille, entre amis et avec tous ceux qui, en France, recommencent à croire à la solution monarchique que nous vous proposons de venir ce dimanche 13 mai 2007 pour faire entendre la voix du pays réel.

Venez nombreux participer au Cortège traditionnel qui, à Paris chaque année, va fleurir la statue de la Sainte de la Patrie place des Pyramides. Hier comme aujourd’hui écoutons l’enseignement de Jeanne d’Arc: restaurons la France par le Roi, par delà nos divisions, pour que vive la France !

Rassemblement à 9h30 à Paris, angle rue Royale - rue Saint Honoré - Métro Madeleine ou Concorde

Sarkozy….un an déja

Vendredi 9 mai 2008

Depuis déjà un an Nicolas Sarkozy a posé ses cartons à l’Élysée. Bel euphémisme de dire qu’il a déçu. Déçu les Français oui, mais pour ceux qui comme nous lucidement n’en attendaient rien, il n’y a pas de déception, juste le dégout qui s’ajoute au sentiment d’impuissance à voir un touriste gesticulant faire chaque jour un peu plus démonstration de son inaptitude au pouvoir, de son amateurisme et du vide politique qu’il incarne.

Dans le pré-carré du président de la république, le désastre qu’est pour la France la diplomatie sarkozyste est complet, mais qui peut nier que ce désastre était par avance annoncé ? Annoncé l’assujettissement de la France à une Europe toujours plus satisfaite d’être la banlieue de Washington sans volonté propre…

Annoncé tout simplement le ralliement inconditionnel de la France à l’américanisme au mépris de toutes les traditions et de toute la logique de non-alignement de la diplomatie française.

Annoncés pour l’Europe les singeries et l’avilissement d’une France qui ne décide plus devant ses voisins Britanniques et Allemands. Quand l’opinion ne regarde que la hauteur des talons et les robes des concubines, il faut alors chercher dans les quotidiens londoniens et berlinois la réflexion géopolitique : on n’y aura trouvé, malheureusement, que l’incompréhension, parfois la triste lucidité qu’il n’y a plus rien à comprendre dans le jeu diplomatique français, et l’hostilité des charognards se partageant une dépouille avec méfiance. Non pas une méfiance quelconque envers les déclarations enflammées d’un Sarkozy aux yeux de gosse à Noël, non, nos voisins savent qu’il est d’ores et déjà aux ordres : il n’y a que de la méfiance mutuelle de pays qui, eux, savent encore où est leur intérêt.

Annoncé aussi l’abandon de l’Afrique, qui, déjà catastrophique en soi, confirme un peu plus à quel point la politique d’immigration du Président est arbitraire, irréfléchie, irresponsable. Car c’est bien par le partenariat avec les pays concernés que l’immigration pourra être assainie et mutuellement profitable, alors que l’Afrique continue de se vider de ses forces vives, qui, entassées dans des banlieues, non seulement ne gagnent pas grand-chose, mais encore n’apportent rien à la France.

Certes l’assujettissement récent du projet d’”Union pour la Méditerranée”à Berlin n’était pas annoncé ; ne nous voilons pas la face, les précédents le rendait prévisible, depuis Guillaume II nous savons que l’Allemagne trouve ses colonies sur le Rhin. La nouveauté est qu’il n’est plus besoin ni de guerre ni de menaces, au XXIème siècle il suffit de confier, au président de la république française une caméra de télévision et un micro pour obtenir l’abandon de tout projet un peu ambitieux, prometteur et audacieux. Non-annoncées non plus, mais que nous aurons nécessairement observé avec un simple hochement de tête désabusé, les tristes gesticulations d’un Président qui tient absolument à aller chercher tout le monde lui-même, d’abord en Amérique du Sud avec le battage constant autour du feuilleton Ingrid Bétancourt, puis avec les “humanitaires” de l’Arche de Zoé, et enfin la pantomime de ces dernières semaines et la démonstration efficace qu’il manquait au régime Chinois de l’imbécilité du régime français.

A l’intérieur il serait bien vain de s’intéresser aux problèmes de fond, la politique de Nicolas Sarkozy ce n’est pas d’abord être à la tête d’un état, mais à celle d’un parti, et l’”ouverture” première mesure politique de la présidence fut bien le signe de cette préférence, car chaque fois que le choix fut possible comme entre Messieurs Kouchner et Védrine, ce fut bien le plus médiatique et non le plus compétent qui fut choisi… La politique du gouvernement Sarkozy est à l’image de son exécutif : faite de contradictions. Que dire d’autre d’un homme et de ses ministres rappelant à tout instant en exemple de la qualité de leur politique économique et industriel l’exemple ALSTOM, et dans le même temps donnent à Bruxelles le pouvoir de leur interdire à l’avenir de telles mesure pour sauver un autre fleuron de l’industrie nationale ? Que dire d’autre quand on peut dire en l’espace d’une semaine tout et son contraire, selon que l’on s’adresse a des pêcheurs en difficulté où à des Eurocrates endimanchés ? Que dire d’autres enfin quand l’on mendie auprès de la banque centrale européenne une baisse des taux, quand on poursuit gaillardement l’abdication des souverainetés nationales à des institutions européennes dont les décisions n’ont décidément aucune lisibilité ?…

Ce bilan pourrait être malheureusement très long, il est cependant inutile de le poursuivre. Tout est à l’image de cet énergumène qui ne voit l’intérêt de la nation que dans les charters et ne rechigne jamais à faire un peu plus de ce pays un acteur marginal jusque dans les devoirs régaliens.

Argonath

La dialectique peut-elle casser des briques?

Vendredi 9 mai 2008

" la dialectique…" René Vienet 1973
Alors qu’on “célèbre” les quarantes ans de mai 68, voici en forme de cln d’oeil, des extrait d’un détournement situationiste, sans doute la mouvance la plus riche et la moins dépassée des “évènements de Mai”…