Archive pour juin 2008

Contre l’Union Européenne

Lundi 30 juin 2008

Français, 

Alors que l’oligarchie qui gouverne la république poursuit son offensive contre notre nation française en tentant de ressusciter pour la seconde fois l’infâme traité constitutionnel européen rejeté par les Hollandais et les Français, puis il y a de cela seulement quelques jours par les courageux Irlandais,

Nous militants d’ Action Française appelons comme le firent en 1940 nos aînés face à l’occupant , tous les patriotes à manifester leur opposition aux menées antinationales des traîtres qui tyrannisent nos libertés, dont la première est l’indépendance de la Patrie.

Nous appelons les hommes de bonne volonté, par delà la droite et la gauche, à fleurir la tombe du soldat inconnu sans discontinuer à compter de midi, demain, mardi premier juillet 2008.

Alors que le commis des euro mondialistes, Nicolas Sarkozy, accède à la présidence de l’Union Européenne, pour signifier la Haute trahison dont il se rend coupable un peu plus chaque jour, il a fait ôter les couleurs pour lesquelles nos grands-parents ont combattu et dans lesquelles nos morts sont ensevelis.

Munissez vous de lys et de vos drapeaux pour venir fleurir la tombe du Soldat inconnu en famille, afin de manifester dans le calme et la dignité notre volonté inexorable de sortir de cette Union Européenne technocratique, fiscaliste, marchande et soft-totalitaire.

Contre la Babel mondialiste, pour en finir avec l’Union Européenne, pour la France!

 

Action Française.

p.s. : pour tout contact 06.81.27.64.26.

[Forez] Communiqué sur les j’UMP

Dimanche 29 juin 2008
Nos amis du Forez portail info ont publié récemment un communiqué des jeunes populaires de l’UMP:

“Les Jeunes Populaires se mobilisent:
Les Jeunes Populaires de la Loire déclarent vouloir rester mobilisés et unis pour poursuivre leurs actions dans l’ensemble du département. ” Avec un peu plus de 250 adhérents à jour de cotisation et un blog (http://jeunesump42.over-blog.com ) qui connaît une fréquentation en hausse constante, nous représentons le premier Mouvement « Jeune » politique de la Loire”.

Ce communiqué est bien entendu destiné à sauver la face pour les jeunes sarkozystes de la loire.
Les 250 adhérents? Un an après les élections présidentielles les jeunes en t-shirt bleus sont devenus inexistants dans les rues stéphanoises, l’engouement pour l’UMP n’a en effet duré que le temps d’un printemps.
Depuis? les jeunes populaires sont invisibles sur le terrain militant, seul relent de la période présidentielle: les municipales ou les jeunes pops ont tracté pour tenter de sauver le siège du sénateur-maire Michel Thiollière.

L’Action Française Etudiante n’a pas la prétention d’afficher 250 militants mais possède une trentaine de militants engagés et quotidiennement dévoués à la cause qu’est la notre.
Pas 200 jeunes présents le temps d’une élection, ou de passage pour la suivante, non, 30 jeunes militants présents à chaque instant, solidaires et groupés derrière un même idéal.

Le statut de premier mouvement jeune est à discuter sérieusement pour “les jeunes pop’ du 42″.

Sur le plan militant, l’UMP et ses jeunes, hormis en périodes électorales, ont été invisibles.
Aucun t-shirt bleu, aucune affiche, aucun autocollant sarkozyste ou encore de rassemblements réguliers hors locaux.

Sur le plan médiatique et Internet ensuite.
Une présence également inexistante sur la toile locale et les médias régionaux.

Internet parle de lui même:

Les Jeunes Pops enregistrent: 10 500 visiteurs et 95 000 pages visitées

L’Action Française Etudiante enregistre: 15 803 visiteurs et 144 606 pages visitées. (merci a tous le combat continue)
(Statistiques disponibles au près de la permanence hebdomadaire du vendredi)

Les Jeunes populaires de la Loire tentent donc de sauver la face après une année vide: l’élan de la présidentielle et des législatives est au point mort, municipales remportées par le PS et militantisme quasi-invisible.
Certes l’UMP possèdent des locaux importants en centre ville mais pour un mouvement qui est au pouvoir depuis 13 ans et qui possèdent des fonds colossaux l’addition est salée.
L’ Action Française quant à elle ne dispose d’aucune aide, ne participe pas aux élections républicaines et vit uniquement par et pour ses militants et sympathisants.

Ce communiqué est destiné à remettre à l’heure les pendules sur la place qu’occupe les Jeunes Populaires dans la Loire ainsi que celle de l’AFE. Nul compétition ou concours mais un retour brutal à la réalité.

Cordialement
Jean-Baptiste Ducaruge
Secrétaire Général Action Française Etudiante Loire

http://srforez.hautetfort.com
06-98-63-89-35

Eloge de la violence nécessaire

Samedi 28 juin 2008

Les ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur ont eu beau condamner en chœur les actions vespérales des viticulteurs audois et leur promettre des représailles judiciaires qu’on imagine consciencieuses, ceux-ci ne sont pas dupes, ils savent bien que c’est l’obstination dont il ont fait preuve mercredi soir qui leur a ouvert les portes des ministères le lendemain. Que leur reproche-t-on ? Quelques dégradations mineures consécutives à une manif’ sur Montpellier, à l’Hôtel des impôts, dans des agences du Crédit Agricole et dans un supermarchés, soient leurs trois affameurs, la triple source de leurs tourments, et aussi l’incendie de deux véhicules de gendarmerie sans occupants. Un bien maigre tribut pour un gain fameux puisque M.Barnier semble désormais prêter une oreille attentive aux revendications des viticulteurs. Trop contents de bénéficier enfin des expédients gouvernementaux, à défaut de solutions réellement durables qu’ils n’attendent plus, ceux-ci sont ressortis « rassurés ».

Mais la répression s’abattra immanquablement, soyez-en sûrs. En témoignent les condamnations cette semaine de vingt-trois marins pêcheurs aquitains pour des faits similaires commis le mois dernier dans des supermarchés de leur région. Des travaux d’intérêt général qu’ils ne pourront effectuer après leurs harassantes sorties en mer, et des amendes qu’ils ne pourront payer faute d’argent. De leur côté, six Normands impliqués dans des violences sur agents lors de manifestations sur Paris plus ou moins au même moment ont été mis en examens.

Pendant ce temps-là, les producteurs de lait, dont les folles prétentions –cesser de vendre à perte- sont restées sans réponse, en restent aux blocages de camions et de laiteries. Confrontés eux aussi aux effets conjugués de l’envolée des prix des carburants et de la Politique Agricole Commune, laquelle les a poussés à s’endetter plus et plus pour atteindre une surproduction dont ils pâtissent aujourd’hui, ils doivent en outre encaisser la sous-production céréalière mondiale et les hausses qui en résultent pour l’alimentation de leur bétail. Démunis mais unis, inspirés qu’ils sont par les exemples triomphants de ces derniers temps, gageons que les vachers de France et d’Europe sauront se faire entendre…

Reinelde 

In Memoriam Pierre Boutang

Vendredi 27 juin 2008

L’association Pierre Boutang fait célébrer une messe pour le repos de son âme le samedi 28 juin prochain, à 19 heures,
Eglise Notre-Dame du Bon Conseil, 140 rue de Clignancourt, Paris XVIII, Métro Simplon Merci de vous unir par la présence ou par la prière.

[Toulouse] Nouvelle section

Jeudi 26 juin 2008

Bienvenue à la nouvelle section toulousaine, l’AF continue à marquer des points en province. Espérons qu’elle trouve sa place dans la politique locale, estudiantine comme régionale.

Immigration: falsifications…

Mercredi 25 juin 2008

Incendie au centre de rétention de Vincennes ce dimanche. Beaucoup de bruit comme d’habitude, chaque fois qu’ils s’agit d’incidents liés à la politique d’immigration –bien que de plus en plus laxiste- du gouvernement français. Et, comme d’habitude, les médias à la solde du grand-patronat, lequel ne se cache plus d’importer une main-d’œuvre servile à des fins purement économiques sur le territoire français, se sont fendus de quelques témoignages touchants desdits irréguliers. La technique est rôdée : un prénom, un âge, quelques détails aussi inutiles que personnels. Et puis l’irrégulier, s’il ne comprend pas toujours ce qui lui arrive –mais le lui demande-t-on ?- sait généralement bien manier les procédés rhétoriques qui persuaderont le chaland à l’esprit anémié de l’injustice dont il est victime : « on n’est pas des criminels »…

Mais jamais, au grand jamais on ne laisse la parole aux victimes de ces délinquants qui s’ignorent, je parle des chômeurs, français ou non, comptabilisés ou pas, qui les premiers subissent et subiront les conséquences du libre-échange qu’on veut nous imposer. Le marché du travail n’est certes pas un gâteau à partager comme les fanatiques des trente-cinq heures ont feint de le croire, mais les tenants du dimanche ouvré sont dans l’excès inverse en refusant la réalité d’une politique sociale en jachère, d’un taux de chômage fort et manipulé, duquel ils participent à profit selon l’éternelle loi de l’offre et de la demande.

De même, une pensée pour ceux de nos compatriotes qui, touchés de manière plus directe par le mal de l’immigration, assisteront psychologiquement un proche suite à son agression, veilleront un parent à l’hôpital ou, de manière plus dramatique mais non moins banale, le pleureront. Evénements courants corroborés par le peuplement en très grande partie exogène de nos prisons, que la clémence pourtant légendaire de nos tribunaux n’est pas parvenu à endiguer.

En fait, rien qui ne se soit passé que de très banal au centre de Vincennes, une affaire qui ne fait que mettre en lumière les conséquences, prévisibles, de la politique de maintien toujours plus long sur notre sol d’irréguliers clandestins, alors que le bon sens imposerait leur départ rapide et sans ambages. En somme, c’est moins la faillite du nécessaire triptyque arrestation-rétention-expulsion dénoncés par nos internationalistes de gauche comme de droite, que celle d’un système au contraire basé sur l’engourdissement de la réponse étatiste aux flots migratoires, pour rappelons-le « une meilleure prise en compte des droits » prétendus dont jouissent ceux qui viennent chez nous sans y avoir été invités.

Reinelde 

Europa über alles

Lundi 23 juin 2008

Lu dans Le Monde : « Les eurodéputés ont adopté, mercredi 18 juin, la directive « retour », un projet de loi très critiqué par la gauche et de nombreuses ONG qui vise à harmoniser les règles d’expulsion des sans-papiers dans l’Union européenne. Le texte, résultat d’un compromis conclu avec les 27 Etats membres, a été approuvé par 367 voix contre 206 et 109 abstentions. Les amendements proposés par les opposants au texte ont été à chaque fois rejetés avec des écarts de plus de 100 voix. »

Le mot harmonisation, en ce qui concerne l’Union Européenne, est exactement synonyme d’uniformisation. Avec ce projet de loi, les Etats européens abandonnent ou presque leur souveraineté en matière d’immigration. La seule réserve est que les pays qui ont une législation plus souple que ce que prévoit la loi peuvent garder leur mode de fonctionnement. En revanche, les pays plus durs devront se conformer à cette loi.
Ce projet de loi nous semble totalement absurde, puisque l’immigration n’est pas la même en France, au Danemark ou en Espagne. Chaque pays doit adapter sa législation à son immigration, il ne saurait être question d’avoir une loi commune, qui sera adaptée pour un certain nombre de cas mais complètement inadaptée pour les cas qui ne sont pas dans la moyenne.

Entre 1,5 et 2 millions d’immigrants gagnent chaque année légalement le territoire de l’Union européenne. Le nombre de clandestins est inconnaissable objectivement, par définition. Néanmoins, l’immigration légale comme clandestine touche chaque pays différemment. Entendons-nous bien : nous ne sommes pas en train de faire dans le sentimentalisme comme les députés de gauche qui axent leur argumentation sur le cœur et sur la pitié envers des gens qui s’expatrient pour cause de misère. Nous affirmons que l’Etat doit rester souverain dans sa propre législation sur l’immigration, car cette dernière est un phénomène très complexe et strictement différent selon le pays concerné. La France doit avoir toute latitude pour contrôler son immigration et instaurer un échange juridique, social et humain entre le migrant et l’accueillant. Le trône de l’Imperium Bruxelles-Strasbourg est loin des réalités socio-politiques françaises et n’a aucune compétence pour les gérer. Seul l’Etat-nation est en mesure de gérer l’immigration sur le territoire français.

Ajoutons également que cette loi sur l’immigration n’est accompagnée d’aucune mesure ou projet économico-diplomatiques à propos de l’Afrique, principale source d’immigration extra-européenne. Or, il est bien évident que tant que l’Afrique sera aux mains de gens corrompus et que son économie sera spoliée par les économies occidentales, l’immigration sera démesurée. Assainir l’économie africaine serait salutaire pour ne plus que l’Europe soit considérée comme une Terre promise à atteindre par tous les moyens. Et cela ne peut se faire que par une collaboration politique et économique entre les pays des deux continents.

L’Europe s’attaque aux effets, mais laisse les causes se développer à loisir. Cela ne peut mener qu’au désastre à long terme : une immigration toujours plus grande, des Etats débordés, et des immigrés toujours plus maltraités, à cause de l’incapacité d’intégrer les arrivants et de briser les logiques communautaires. Mais l’Allemagne et la Lybie semblent vouloir s’opposer à tout politique commune entre l’Europe et, au moins, les pays Méditerranéens. Quand la France retrouvera-t-elle sa souveraineté, et quand arrêtera-t-elle de servir de paillasson aux arrogants Etats voisins ?

Infinity 

Les Monarchies européennes sont stables

Dimanche 22 juin 2008

Lu dans Le Monde (7 juin) : « jamais les souverains du Vieux Continent n’avaient paru si solidement installés. »
En tout et pour tout, sept souverains : Elizabeth II au Royaume-Uni, Juan Carlos 1er en Espagne, Beatrix aux Pays-Bas, Albert II en Belgique, Carl XVI en Suède, Margrethe II au Danemark (diplômée de philosophie), et Harald V en Norvège.

Chacun a un parcours propre et différent des autres. Mais l’article du Monde est très insuffisant, puisque les rédacteurs se contentent de constater la stabilité des monarchies européennes sur un ton béat, parlant d’ « anachronismes », et de miracle. A la fin, on ne sait pas très bien quelles sont les raisons d’une telle prospérité. Un élément de réponse est fourni lorsqu’il est dit : « sans doute parce que ces monarques servent de repères à des sujets inquiets. » Bien que ces monarchies soient parlementaires, et donc différentes de la monarchie que nous désirons, leur stabilité peut s’expliquer par le principe d’unité ou d’arbitrage. Le Roi est l’Un autour duquel la société, l’Etat et la nation se forment et se cimentent. Le Roi est un artisan politique qui construit et unifie. Par exemple, le Roi des Belges Albert II est le dernier rempart de l’unité de sa nation, menacée par les séparatistes flamands, hostiles qui plus est à la royauté. D’autre part, le Roi d’Espagne Juan Carlos 1er a mené d’une main de maître la construction de la politique post-franquiste, qui se caractérise notamment par une démocratisation des institutions, auparavant dictatoriales. Une monarchie parlementaire reste supérieure en théorie et dans les faits à une république parlementaire, notamment parce qu’elle est unifiée autour du principe royal et de la personne du Roi, alors que la république n’est unifiée par… rien. Au-dessus du président il n’y a rien, si ce n’est la République elle-même, entité abstraite, monstre d’abstraction dépersonnalisé. Et le président n’est en aucun cas facteur d’unité puisqu’il change tous les cinq ans (sauf mandats successifs), qu’il ne représente qu’un parti et non la France, et qu’il ne rassemble donc personne, comme en témoignent les luttes incessantes et stériles (la vraie confrontation est productive), entre partis, entre gouvernement et syndicats, etc.

Infinity

Aspects de la France

Vendredi 20 juin 2008

Pour tous renseignements : contact@aspectsdelafrance.com


Les délinquants sont de sortie

Vendredi 20 juin 2008

La République Française, que deux siècles de négligence ininterrompue ont rendu aussi avare de ses biens que prodigue de nos impôts, aura sans surprise opté pour la solution la plus économique dans la question dite de la « surpopulation carcérale ». Insupportable situation qui nous a valu maintes rodomontades strasbourgeoises ces derniers temps. Car la France, dans son inépuisable bonté, héberge le joyau d’ingérence supra-nationale et moraliste qui se plaît de la meurtrir à tous propos, j’ai nommé la cour européenne des droits de l’homme.

Nous voilà donc partis pour une distribution générale de ces « bracelets électroniques », coquetteries post-modernes qui permettront aux plus dociles des criminels qui peuplent nos prisons de prendre l’air avant le terme prévu de leur séjour. Aux risques et périls des honnêtes gens, vu que les employés pénitentiaires déjà en sous-nombre seront bien incapables de vérifier en temps réel l’assignation à domicile qui frappe tout de même ces cobayes délictueux ; en attendant une législation plus laxiste encore…

Economique en liquidités, cette mesure l’est aussi en réflexion politique. Suivant le mot d’ordre bi-séculaire bien connu : « Soignons les effets, ignorons-en les causes », le régime n’a, une fois de plus, pas vu l’origine du mal qu’il tente de guérir. Ou n’a pas voulu voir, tant on eût à cette occasion pointé du doigt son insouciance. Le Washington Post du 29 avril dernier confirme ce que nous savions déjà, à savoir qu’une très grande partie, « 60 % à 70 % des détenus dans les prisons françaises, sont musulmans ». Des faits qui ne font que mettre en avant l’inénarrable gestion de l’immigration maghrébine en France, et les conséquences dramatiques du déracinement pour les populations allogènes comme pour les peuples accueillants.

Et si nous nous occupions de fermer le robinet avant d’ouvrir les fenêtres ?

En tout cas, si ce système « d’emprisonnement à distance » fait ses preuves, nul doute que ce je-ne-sais-quoi compassionnel à l’œuvre dans les consciences permettra bien vite une meilleure « lutte contre les discriminations », une « réduction » sensible « des inégalités » entre les conditions de tôlards et de citoyens lambdas : ainsi les premiers sont-ils « humanisés » au point de retrouver leurs droits « inaliénables » (vivre dignement, donc pas en prison), ainsi l’individu moyen s’apprête-t-il à connaître les joies de la vidéo-surveillance, du traçage génétique et de toutes autres joyeusetés allant dans le même sens, dans la noble continuité du centralisme jacobin. Car depuis Freud, ne sommes-nous pas tous des délinquants en puissance ?

Reinelde 

La gauche française

Lundi 16 juin 2008

Le débat Royal-Besancenot : panorama de la gauche française.

Dans le chiffon Marianne du 31 mai, deux journalistes ont interviewé à la fois Ségolène Royal, ex-candidate mandatée par le Parti Socialiste à l’élection présidentielle, et Olivier Besancenot, porte-partole de la Ligue Communiste Révolutionnaire, également candidat aux présidentielles.
Ces deux partis politiques sont les plus représentatifs de la gauche en France, puisque l’un a fait 25,87% et l’autre 4,08%.

Ce débat organisé par Marianne, qu’on peut lire sur le site de la LCR ici, est à la fois banal et surprenant. Banal, parce qu’on y retrouve des opinions plutôt connues. Surprenant, parce qu’on y découvre une Ségolène Royal qui ne cache pas son libéralisme, mais aussi un Besancenot plus anarchiste que communiste. Or, il semblait que leurs partis étaient respectivement socialiste et communiste.
Est-ce parce que les étiquettes ont perdu tout leur sens, ou bien la réalité a-t-elle changé ?
Mme Royal commence par nous rappeler qu’elle est entrée en politique par le féminisme. On le saura, elle qui a tenté de se gagner des électeurs en se présentant comme Sainte Mère. On se demande pourtant comment elle fait pour s’occuper de ses quatre enfants, étant donné qu’elle est très occupée, et qu’elle vient de se séparer de son compagnon, François Hollande. Mère modèle, vraiment ?
Elle nous dit également qu’elle voudrait changer l’éducation prioritairement, mais ne nous dit pas en quoi. Une fois de plus, les grands représentants de parti ne manifestent qu’un grand vide politique.
M. Besancenot, quant à lui, insiste sur la révocabilité des élus. Néanmoins, il me semble bien avoir entendu de multiples militants de la « base » se revendiquer du marxisme-léninisme ou du trotskysme, qui est par ailleurs la ligne plus ou moins officielle du mouvement. Et quand on ouvre un livre d’histoire à « Octobre 1917 » et après, ou même si on jette un œil aux écrits de l’agitateur bolchevik, on se demande si le sieur Lénine connaissait ce mot de « révocabilité » des élus. Je ne parle même pas de Trotsky, tyran de Kronstadt, chef de l’Armée Rouge, de la police politique, et bourreau des anarchistes russes.
C’est pourquoi il est très étrange de voir Olivier Besancenot se réclamer non pas de Marx, ni même du communisme, mais de Louise Michel, des anarchistes et de la Commune de Paris. Lavage de cerveau, oubli volontaire ?
En réalité, ce débat exprime peut-être de manière saillante la contradiction inhérente à notre gauche : Ségolène Royal accuse son interlocuteur de vouloir reproduire la tyrannie collectiviste de l’Est, et affirme sans ambiguïtés son libéralisme : « Tous les systèmes collectivistes ont échoué et ont fait le malheur des gens. […] L’économie de marché régulée permet cela, pas une bureaucratie qui déciderait du bonheur des gens malgré eux. »
Evidemment, nous sommes ici plus proches du libéralisme originel que de la pensée libertarienne anti-étatiste au possible. Besancenot rétorque alors qu’ « Il y a un point commun entre les ex-sociétés bureaucratiques de l’Est ou la Chine, et l’économie de marché où le marché fait la loi, c’est le despotisme. » On ne saurait le contredire, nous royalistes qui sommes anti-socialistes et anti-libéraux à la fois. Pourtant, il s’agit bien du représentant de la ligue communiste révolutionnaire. Et notre vrai-faux anarchiste de lâcher : « Je suis favorable à une troisième voie. Un modèle qui n’a pas existé ou qui a existé de façon ponctuelle […] c’est la Commune de Paris. »

Mais Royal ne veut surtout pas être associée au libéralisme dénoncé par la gauche, et explique donc subtilement : « J’ai dit que la conquête des libertés et le socialisme démocratique sont indissociables. […] En revanche, réhabiliter aujourd’hui le libéralisme, c’est prendre les mots et l’idéologie de l’adversaire politique. Cela sème la confusion et cela ne me semble pas judicieux. »
En bref, elle est libérale mais ne veut pas le dire. Pour un maurrassien, il semble complètement abusif d’utiliser comme synonyme de libéralisme « conquêtes des libertés. » La liberté économique totale est l’antithèse des libertés locales, corporatives et multiples.
Au final, Besancenot et Royal semblent s’opposer mais il n’en est rien : le premier annonce clairement « Je revendique un droit à l’ingérence dans l’économie privée ! ».
A la fin de l’interview, on ne sait plus très bien qui est le libertaire et qui est l’étatiste des deux. On sent que Besancenot a du mal à trouver sa voie entre un anarchisme à la française revendiqué, et le lourd héritage de l’Est dont se réclament son parti et ses militants.
Ségolène Royal, elle, est clairement libérale mais souhaite y adjoindre une régulation étatique. Cette position est insuffisante, d’abord parce qu’il n’existe pas une liberté mais des libertés enracinées, ensuite parce que la régulation étatique doit, comme le dit Firmin Bacconier, s’effacer devant la hiérarchie interne aux corporations. L’Etat sert simplement à garantir la fédération des corps qui constituent la société française, et arbitre donc les conflits, mais ne peut pas s’ingérer de manière pesante et durable dans l’économie.

Nous rappellerons également, pour le cas Besancenot cette fois, que la Commune n’a concerné qu’une ville, en l’occurrence Paris, et qu’à l’échelle d’un pays elle est irréalisable. En outre, on comprend mal ce qu’il entend par « mélange de démocratie directe et de suffrage universel ». Un peu d’anarchisme par-ci, un peu de communisme par-là, et après, on regarde ce qu’il se passe.

La Commune fut une expérience décisive, mais rappelons qu’elle s’est dressée à la fois contre l’Empire de Napoléon III mourrant et contre la Troisième République naissante, accusée de mensonge et de lâcheté. Louise Michel, dans sa Commune, histoire et souvenirs, explique que les deux principaux moteurs de la révolte étaient d’abord la faim qui tiraillait les Parisiens, mais aussi la volonté de défendre la Patrie contre la reddition bonapartiste devant l’Occupant, entérinée par le futur président de la République, A. Thiers, lequel avait voulu désarmer les Parisiens, provoquant l’émeute.

Telle est la véritable liberté, qui n’est pas celle du social-libéralisme de Royal ni celle de l’anarcho-communisme de Besancenot : l’indépendance de la patrie et l’autogestion du travail.

Infinity

Lundi 16 juin 2008

“La philosophie est comme la Russie : pleine de marécages, et souvent envahie par les Allemands.”

Roger Nimier, Le Hussard bleu

Un trèfle qui ne porte pas bonheur à tout le monde…

Samedi 14 juin 2008

Il y avait comme un fumet de défaite qui flottait et s’épaississait au cours de cette belle journée du 13 juin dans les cercles dirigeants européens… Au fil des heures les communiqués se faisaient plus précis et plus inquiétants (pour eux il s’entend) : « le non pourrait l’emporter », « le ministre de la justice Irlandais annonce que selon les premières estimations, le non serait en tête », « le non l’emporte avec une majorité plus importante que prévue ». Prévue, voila bien l’endroit où le bas blesse : tout allait si bien pourtant jusqu’à présent… Le nain hongrois avait trombiné la matrone europe, toujours prête à se donner aux plus offrants, en compagnie de ses petits amis et celle-ci avait ainsi mis à bas un marmot infâme, dégoûtant de morve, rafistolé avec les abats de sa défunte grande sœur la constitution qu’on avait laissé pourrir dans un coin ; bref un pitoyable avatar lisbonnais de la créature du docteur Frankenstein avait vu le jour.

Mais voila, il fallait faire avec pour « sortir l’Europe de l’ornière », alors on farda le mioche, le fagotta de ses plus beaux atours et l’on décida entre « personnes raisonnables » de le faire adopter par une voie aussi « raisonnable » : la fameuse « voie parlementaire ». Le référendum ! Allons, vous ne songiez tout de même pas que nos amis de Bruxelles allaient prendre un tel risque ! Sous les pastiches et autres expédients grossiers, les gens auraient pu reconnaître le monstre qui venait de naître… Et puis 18 pays avaient déjà adopté l’affreux rejeton… Sarkozy était sur le point de préparer ses escarpins aux semelles compensées pour danser avec la mère Merkel le soir de l’entrée en vigueur du traité. Tout était planifié, étudié, préparé, mis en rang, soumis à la baguette quand il le fallait ! Sauf cela ! « Il n’y a pas de plan B » avait déjà annoncé Bruxelles, comme si un chaos allait s’abattre sur l’Europe si le « non » Irlandais venait à l’emporter ! C’est que le cadavre des nations bougeait encore ! « Eh bien quoi » se disait Bruxelles, « ce ne sont pas 3 millions de rouquins, abrutis de bière et de whisky frelaté, tout juste bons à garder les moutons et à fêter la Saint Patrick qui mettraient nos beaux plans lisses et aseptisés en échec ! La preuve en est messieurs !

Ces derniers jours vous sentiez poindre la défaite, son odeur douceâtre commençant à vous faire froncer le nez et frémir de peur : les menaces commencèrent alors à fuser : « peuple ingrat, lui qui a tant reçu de subsides de Bruxelles » et autres calomnies du même acabit à mesure que le vert vous incommodez et vous montait au visage de peur d’un refus… C’est fait, le trèfle ne vous a porté chance, les politiciens se succédèrent devant les médias, la mine déconfite d’écoliers penauds et punis, pour déplorer ce sursaut d’orgueil populaire. Le hongre faisait grise mine à coté de la saucisse allemande … Mais pour nous quelle joie ! Quel cinglant coup de fouet sur les fesses des eurocrates ! Oh ne nous voilons pas la face, il est à parier que, vexés, ils traversent un nouveau gadget ou autre ficelle législative pour rafistoler leur assemblage branlant ! Car monsieur Barroso l’a déjà déclaré, « il faut continuer le processus de ratification » : bien sur, pourquoi se gêner ? Combien référendum faudra t’il que ces bureaucrates bornés perdent pour comprendre que les européens ne veulent pas de leur machin. Il est à parier que Bruxelles ainsi que la majorité des européens voudront passer outre, stupides bovins aveuglés par leur idéologie mondialiste, et continueront à se fourvoyer sur la voie de l’Europe politique alors que chaque jour par ses décisions arbitraires, froides et non justifiées elle se rend de plus impopulaire comme le prouve actuellement la polémique à propos du prix de l’essence et des quotas de pêche. Comme tous les empires, l’union européenne finira par s’effondrer, l’histoire nous l’a toujours prouvé, à nous de hâter sa chute…

Vindex

non, c’est non

Vendredi 13 juin 2008

Tout au long de la journée d’hier, aujourd’hui et, dans une moindre mesure ces dernières semaines -le matraquage médiatique allant crescendo- on nous a rebattu les oreilles avec ces « 4,2 millions d’Irlandais qui décid[eraient] pour 500 millions d’Européens » à l’occasion du fameux référendum. On sentait bien la crainte, dans cette sentence terrible, que les Irlandais décident MAL. Mais cela ne dérangeait-il pas nos journalistes, quand, par seize fois déjà, ce furent les assemblées nationales de chaque pays qui, tour à tour, décidèrent pour ces mêmes Européens ?

A bas l’hypocrisie démocratique : le Traité de Lisbonne n’aurait pas été plus légitime s’il avait été adopté, il ne l’est pas moins maintenant qu’il est rejeté. Sa justesse ou sa nocivité ne dépendent pas plus aujourd’hui de la méfiance (nécessaire, salutaire !) d’un peuple qu’hier de la servilité d’une assemblée. Ce Traité, qui reprend -selon les termes mêmes des chefs de gouvernement allemands et luxembourgeois- la plus grande partie des réformes fédéralistes, est objectivement destructeur pour la souveraineté des Etats.

C’est pourquoi aujourd’hui, ce n’est pas d’abord une victoire pour le peuple irlandais, quoiqu’il en bénéficiera assurément, mais avant tout pour l’Etat irlandais, et le concept-même d’Etat-Nation qui pourra ainsi perdurer quelques temps de plus en Europe. Je dis quelques temps, car là encore nous ne sommes pas dupes. Avant même que les résultats ne tombent, les technos de tous pays entreprenaient déjà de trouver par quel moyen autre ils pourraient faire accepter leur insupportable diktat. Exclure l’Irlande de l’Union ? Impossible : le pays qui se sent le moins redevable vis-à-vis de l’Europe (comprenez : assujetti) serait aussi, aux dires des europhiles, le plus bel exemple de réussite européenne. La faire revoter, comme ce fut le cas lors du Traité de Nice ? Le gouvernement irlandais s’y est dit tout-à-fait hostile et, par la voix d’un porte-parole obscur, F.Fillon, le gouvernement français de même. Encore que. Il s’agira de « reprendre le dialogue avec le peuple irlandais »…

En tout cas, que les souverainistes français encore un tant soit peu démocrates laissent définitivement leurs vielles lunes et voient les scrutins pour ce qu’ils sont : au plus un moyen cynique. Car plus question que l’Irlande bloque à elle seule tout le processus constitutionnel ! « Il faut rester dans le cadre de Lisbonne, qui est le meilleur compromis possible aujourd’hui en terme de renforcement de la démocratie, de la transparence des décisions, et de l’efficacité des processus de décision » déclara tout-à-l’heure Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, illustrant parfaitement le cynisme de nos gouvernants.

Alors aujourd’hui, réjouissons-nous, grâce à nos amis irlandais, d’avoir gagné un peu de temps dans la course au fédéralisme ; mais demain, il faudra retourner au charbon pour la souveraineté de notre Etat, cette souveraineté que la République a bradé après avoir occis celui qui, l’incarnant, la défendait. Pour cette raison, la lutte que nous menons actuellement pour la souveraineté prolonge notre combat d’hier contre la République !

Vive l’Irlande libre!

Reinelde

[Paris] Communiqué: la Fête du “non!”

Jeudi 12 juin 2008

La Fête du “non!”

Pour fêter ensemble la victoire du “Non!” irlandais au Traité de Lisbonne qui reprend mot pour mot l’euro-constitution “Giscard” que nous avions rejette massivement en mai 2005,

Pour affirmer notre volonté de rester maîtres de notre destin, dans une Europe de nations solidaires et souveraines,

Pour laisser éclater notre joie de voir la fière Irlande porter un coup sévère aux menées
euro-mondialiste,

Pour manifester notre sympathie, renouveler notre amitié séculaire avec le peuple Irlandais
et lui témoigner notre reconnaissance pour cette victoire sur l’oligarchie européiste,

Les parisiens qui souhaite fêter cette victoire irlandaise, qu’ils soient de droite ou de gauche, patriotes français, eurosceptiques, défenseurs des services publics, nationaux ou alter européens, républicains ou royalistes,

se sont donné rendez-vous ce soir
au Pub Irlandais le Shannon, 23 r Bréa 75006 PARIS (01 43 26 34 70) à partir de 20 h 30.

Nos frères Irlandais : le retour de l’espérance

Jeudi 12 juin 2008

Les irlandais ont soutenu plus d’une fois le royaume de France. Les plus beaux exemples sont sous les règnes de Louis XIV à Louis XVI. Des milliers ont rejoins les armées du Roi Soleil dans les années 1690. Au siècle suivant, d’autres ont combattu pour le compte de Louis Le Bien Aimé dans le région de Québec ou encore pendant la guerre de Succession d’Autriche. Pendant la révolution ils ont donné leur sang dans l’armée des princes par fidélité au roi Louis XVI. “Remember Fontenoy ” étaient le cri de ralliement.

Au 18ième siècle, environ 500.000 soldats Irlandais, dits les « Oies Sauvages », sacrifièrent leur vie pour la France.
Osons espérer, que les Irlandais, le 12 juin 2008, soient à nouveau du côté des Français, dans le coeur et dans l’esprit pour prononcer un cinglant NON au référendum sur l’approbation du Traité de Lisbonne ( traité sur le fondement d’une constitution Européenne ). Gardons l’espérance.
Ce référendum ne fait pas la une de l’actualité. Et pour cause, d’après les sondages le NON l’emporterait à près de 40 %. Les autorités médiatiques, alias le goulag intellectuel, ont reçu comme consigne de ne pas réconforter cet engouement de renonciation à la constitution de la nouvelle Europeen-Soviet-Union.
Allez sur les forum irlandais et soutenez les ! Voici un petit texte à insérer ou à faire voyager :
Referendum of 12 June 2008: Not the Lisbon European Treaty! You have the floor, we have been muzzled. The french support you, Remember Fontenoy!

Merci à F.W. pour son article paru dans L’Action Française 2000 n°2744.

[Paris] Conférence du 13 juin 2008

Mercredi 11 juin 2008

Conférence par Thibaud Pierre sur “Géopolitique de la Chine”

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs

75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Transparence et hypocrisie

Mardi 10 juin 2008

Marcel Mauss, neveu et continuateur de Durkheim, élabore une pensée originale avec son Essai sur le don. Il compile de nombreux récits de voyage et s’aperçoit que toutes les sociétés reposent sur le principe du don, avec un échange permanent (nourriture, armes, femmes, paroles…) qui néanmoins obéit à trois règles : donner, recevoir et rendre.

Il pense ainsi que donner n’est pas un acte parfaitement libre, qu’il s’agit même d’une contrainte, et que c’est là un moyen de communication. Pour lui, si « tout don appelle un contre-don », ce dernier ne doit toutefois pas apparaître comme tel : il est caché, présenté comme un acte libre et gratuit. En effet, le contre-don a une dimension temporelle : on ne peut rendre tout de suite, il faut attendre, laisser passer du temps, pour qu’il ne se manifeste pas comme un retour.

Marcel Mauss affirme donc qu’à travers le don, c’est le social qui se crée. Ce qui peut paraître hypocrisie, c’est à dire cacher le contre-don pour qu’il n’apparaisse pas comme tel, est en réalité nécessaire afin de confirmer et de renforcer la société : des liens se créent, liens perpétuels entre les habitants, mais également entre les différentes communautés. Mauss parle ainsi du don comme d’un « fait social total », puisqu’il envisage la société dans sa totalité : une totalité nécessairement hypocrite.

En effet, toute société humaine se doit de mettre les formes, elle n’est pas seulement le fait, mais aussi le discours sur le fait. Sans cette nécessaire hypocrisie, la société se disloque et se détruit d’elle-même, et c’est là une tendance moderne que l’on appelle « la transparence ».

Cette notion est en effet profondément totalitaire. Rappelons-nous ainsi 1984 d’Orwell, qui illustre parfaitement cette dérive, « Big Brother is watching you » : une société de transparence, sans hypocrisie, avec des hommes libres ? Il est nécessaire d’en douter.

Notre modernité brise ainsi toutes nos libertés : législation sur le privé, multiplication des caméras de télésurveillance, individus fichés, « peoplelisation » de la vie politique… l’espace privé, au nom de la transparence, est en train de disparaître, tout devient public et visible, contrôlé, et la liberté individuelle est ainsi profondément affectée.

Rousseau prônait une transparence totale de l’individu à la société. Il a écrit l’Emile, un traité d’éducation dans lequel, s’adressant au maître, il disserte sur l’individu : « qu’il croie toujours être le maître, et que ce soit toujours vous qui le soyez. Il n’y a point d’assujettissement si parfait que celui qui garde l’apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même. ».

Il faut donc briser cette démocratie nationale totalitaire, qui nous donne un simulacre de pouvoir et appelle à la transparence de plus en plus totale : l’individu, en tant que souverain, veut tout savoir et être au courant de tout. Ce désir, ainsi manipulé, conduit au contrôle des masses, jusqu’au totalitarisme.

Il faut opérer une décentralisation qui redonnera aux citoyens une réelle activité politique, une réelle responsabilité, et restaurer le Roi qui, garant du Bien commun, saura nous donner les libertés individuelles qui nous sont nécessaires, sans se plier à la somme des intérêts particuliers et donc à la manipulation démagogique…

D.Julien

Quand la France se coupe les mains

Lundi 9 juin 2008

Nous n’entendions plus parler de lui ; Hervé Morin sort de son trou ! Le plus discret des ministres n’a pourtant pas le moindre des ministères, et le tour de force était en passe d’être réalisé, de nous faire oublier l’un et l’autre. Bien naïf qui eût vu la raison d’une telle pudeur dans la conscience du forfait qui se trame actuellement contre le pays, dont l’actuel ministre des armées ne sera pas le protagoniste le moins actif. Tout au plus le plus soumis – c’est à cela qu’il doit son poste.

C’est donc à un grand quotidien national que notre politicard de seconde-main a donné sa première entrevue depuis bien longtemps. Actualité oblige, celui-ci a tenu à s’expliquer sur « sa » réforme, qui a décidément du mal à passer. Alors pour rassurer son public, ce comédien professionnel lance un prophétique « Ayez confiance » qui n’a rien à envier au pontifical « N’ayez pas peur » ; les militaires français auront-ils à relever des défis de même ampleur que leurs contemporains catholiques du XXIeme siècle matérialiste, l’Armée est-elle vouée aux mêmes difficultés que l’Eglise (en Europe du moins) ? Cela ne laisse rien présager de bon. Mais, s’il faut en juger aux conséquences mal-assumées de cette politique, c’est d’abord un « Je vous ai compris » gaullien qu’il fallait lire dans ces lignes, un coup de poignard dans le dos de la France et de ses soldats.

En France, l’armée du futur, c’est 50.000 troupes permanentes à tout casser.

En 1919, l’Allemagne, pour seul tribut de ses caprices guerriers, se voit interdite d’entretenir une armée de plus de 100.000 hommes, tous professionnels vu que le service militaire est aboli dans la foulée. Le Japon vaincu et occupé de 1945 subit le même sort, et ses effectifs « d’autodéfense » demeurent au seuil de 240.000 hommes en 2006. Dira-t-on la comparaison osée, m’objectera-t-on que les enjeux militaires d’aujourd’hui demandent moins d’hommes assistés d’une technologie plus efficace ? C’est ce que fait non sans talent M.Morin en déclarant : « La défense doit s’adapter car les menaces évoluent et on ne répond pas aux cyber-attaques avec des chars »…

Vous l’aurez compris, on se dirige tout droit vers une réduction drastique de la fonction Armée de Terre. Faudra-t-il encore dépouiller nos unités terrestres qui sont déjà, de l’aveu du Général J-C Thomann, « aujourd’hui les moins bien équipées du monde occidental, comme le constatent nos soldats côtoyant leurs pairs en Afghanistan » (Le Monde, 13/05/08 ) ?

Car les menaces ont beau évoluer, où ont-ils lu qu’un ennemi, qu’il soit d’Afrique ou d’Orient, ne se combatte plus par les armes? Et Dieu sait comme le monde d’aujourd’hui est plein de ces dangers en face desquels une armée physique et conséquente est indispensable. « Dans les guerres modernes et la gestion des crises, les forces terrestres sont le seul acteur ancré au milieu des populations des régions en état d’insécurité, auquel revient la tâche de créer les conditions du retour à la normalité » (idem).

Mais la logique de la République n’est pas la nôtre. Ainsi sommes-nous apparemment destinés, au vu des évolutions constantes allant dans le sens d’une mise en commun des armées européennes, à « jouer les auxiliaires des Anglo-Saxons » (idem) partout dans le monde, via l’UE, via l’OTAN. Ce n’est qu’en sous-entendant la fin de notre indépendance militaire et donc diplomatique que ce que nous appelions dans un précédent billet leur « sinistre raison utilitariste » a un sens. Mais je ne sache pas, et l’Histoire des nations ne l’enseigne pas non plus, que la France ait un rôle moindre à jouer dans l’équilibre et la stabilité du monde qu’aucun Etat, et surtout pas les fous-furieux d’outre-Manche et d’outre-Atlantique réunis.

Reinelde

“Aspects de la France” revient !

Jeudi 5 juin 2008

Bienvenue sur le site provisoire de Aspects de la France, le journal du mouvement de l’Action Française.En reprenant un nom illustre, il ira à la rencontre d’un nouveau lectorat, lui apportant un éclairage unique sur l’actualité politique française et internationale, la culture, l’économie, à travers un support moderne qui ne saurait être négligé par les royalistes de 2008.

Vous pouvez télécharger gratuitement le dernier numéro en cliquant sur l’image.

Pour tous renseignements : contact@aspectsdelafrance.com


La presse nationale va mal !

Jeudi 5 juin 2008

Jeanne Smits lance un appel solennel aux lecteurs (et futurs lecteurs !) de Présent. L’unique quotidien catholique et national se trouve dans une période difficile, mais aussi capitale : un instant clef, une période charnière.
la suite ici

La crise du logement étudiant

Jeudi 5 juin 2008

Avec une augmentation avoisinant les 62,9% en quatre ans, le prix de l’immobilier a atteint des sommets jusqu’en 2006. Dans la tête des gens, cette situation ne pouvait pas durer et les bailleurs allaient bientôt recouvrer la raison. Les années ont succédé aux mois et rien n’a changé, ou en tous cas pas assez pour être noté. Les étudiants constituent l’une des premières victimes de cette crise.
D’après la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier), il faudrait compter pour un petit studio en moyenne 600 € soit 3935 francs de loyer à Paris (hors quartier latin) et 500 € à Lyon contre seulement 300 € dans une plus petite ville comme Angers ou Rennes.
Quelles sont alors les issues potentielles de cette crise du logement ? Qui détient le pouvoir de l’endiguer et comment se manifesterait-il ?
Une première solution pourrait être que les bailleurs revoient leurs prétentions à la baisse. Une réglementation précise et claire pour l’évaluation de la valeur réelle du local à louer pourrait être envisagée. Les critères seraient les suivants : la situation géographique, la surface habitable réelle, le niveau de rénovation , le type de chauffage et d’isolation etc… Ainsi les prix seraient justifiés. Il y a fort à parier qu’à l’heure actuelle, plus de la moitié des locations proposées sont largement surévaluées.
Il y a une explication à ce manque de solidarité nationale: beaucoup d’appartements, parisiens notamment, appartiennent à de riches Anglais, ou à des entreprises qui jouent sur la spéculation boursière. En effet le phénomène n’est plus rare et il est de notoriété publique que nos voisins d’outre-Manche, entre autres, aiment venir investir sur le marché immobilier français. 1 £ est à peu près égale à 1€60. Conséquence: les Français ne peuvent même plus acheter sur leur propre territoire…

Il faut pourtant bien avouer que le gouvernement avait prévu de quoi assurer une aide aux personnes voulant accéder à un logement. La loi n° 77-1 du 3 janvier 1977 entraîna la création des APL (aide personnalisée au logement). Alors que plus de 30 ans se sont écoulés depuis sa promulgation, les critères d’attribution de cette aide n’ont pas évolué aussi rapidement que la société.
Aussi existe-t-il aujourd’hui des personnes trop riches pour profiter des APL mais trop pauvres pour espérer vivre sans.
Le plus malheureux est que même certains bénéficiaires de ces aides ont quelquefois du mal à trouver une location à la mesure de leur bourse car les bailleurs ont poussé la cupidité jusqu’à inclure dans leurs prix la valeur des APL généralement distribuées. Peut-on lutter contre ce vice atroce qui fait oublier toute mesure au dépend de la santé et parfois de la vie d’autrui ?
Les résidences étudiantes, qu’on pensait faîtes pour soutenir les jeunes gens de notre pays, participent en réalité à cette exclusion outrageuse. En effet, certains de ces établissements - notamment ceux du CNOUS - donnent en priorité des chambres aux étudiants étrangers car souvent boursiers. Comment accepter que l’Etat puisse léser volontairement ses propres pupilles ?

C’est cette indifférence qui a poussé l’organisation Jeudi Noir à organiser des « squatts » dans les immeubles vides de Paris, au mépris total de la loi. Ce sont 40 jeunes gens qui ont été récemment délogées d’un bâtiment dans le 3ème arrondissement. Etant dans l’incapacité financière de se plier aux prix du marché immobilier de la capitale, ils avaient trouvé refuge dans l’illégalité.

Mademoiselle Pad

Toujours plus fort!

Mercredi 4 juin 2008

Manifs, barrages, blocages… notre incapacité grandissante à relayer l’ensemble des actions sociales de ces derniers jours nous en coûte réellement. C’est que, menées aussi bien par des agriculteurs, prêcheurs, routiers… soit autant de professionnels dépendants du pétrole qu’anime une détermination sans faille, celles-ci se font de plus en plus nombreuses, au point d’alarmer les autorités de ce pays et de les pousser à formuler des propositions d’assistance financière aussi ponctuelles qu’inacceptables. Aussi, nous ne nous attarderons que sur les plus audacieux et les plus significatifs de ces coups de force, sans toutefois négliger le travail des insurgés sur le long-terme, bien conscients que seule la conjonction des deux éléments, intensité et durée, permettra aux victimes du pétrole cher de se faire entendre.

Ce sont les agriculteurs de Frontignan qui ont lundi mérité nos « bravos ». Equipés de cagoules et de barres de fer, ceux-ci ont assiégé le dépôt de carburant de la ville, empêchant tout passage, et ont opposé une résistance farouche aux Compagnies Républicaines de Sécurité venues les déloger. Au moyen de bombes lacrymo. Nul ne saura jamais la tournure incertaine qu’aurait prise un engagement physique avec ces quelques cent jeunes et braves paysans hardis et désargentés.

Les tirs de lacrymo, ce sont les femmes enceintes qui les ont essuyées au même moment à Quimper ! Irrités par la fermeture vendredi prochain des services de maternité et de chirurgie de Carhaix, un bon millier de fiers Bretons avaient pris le pavé dès le matin pour s’opposer vigoureusement à cette destruction programmée et honteuse des infrastructures urbaines là où elles sont le plus nécessaires. Et qui, comme cela s’est produit pour la « réforme de la carte judiciaire », ne suit jamais que des intérêts électoralistes et partisans : les autorités UMP épargnent autant que possible les leurs mais font payer le prix cher aux communes passées à « l’opposition » socialiste -comme Frontignan.

Le lien entre les deux, c’est évidemment la dynamique initiée par la fameuse loi de modernisation de l’économie, qui au nom de la même logique utilitariste et purement financière prétend tout à la fois désengager l’Etat de territoires par trop isolés et permettre l’implantation massive de grandes surfaces jouant d’une domination sans limite envers des exploitants agricoles déjà au pied du mur. Ainsi vient le temps de la marche commune des révoltés contre la République antisociale, antinationale.

Reinelde

[Paris] Conférence du 6 juin 2008

Mercredi 4 juin 2008

Conférence par Pierre Carvin sur “Libéralisme et libertés”

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs

75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Un parfum de 6 février ?

Lundi 2 juin 2008

Conformément à ce que nous disions il y a quelques jours, fatalement, la République allait montrer des signes d’inquiétude. Non pas pour les professions que la crise économique pousse à manifester un mécontentement des plus légitimes, mais pour son avenir propre. Ainsi a-t-elle pris peur de la dernière vague de mécontentement des pêcheurs et agriculteurs, et ce mouvement prend de l’ampleur, au point que leur ministre de tutelle Michel Barnier s’est vu contraint de lancer un appel au calme aussi désespéré qu’inécouté. Et pour cause, puisque l’ancien commissaire européen n’a aucune proposition à leur faire, allant même jusqu’à avouer publiquement qu’il ne pouvait rien et que les forces en jeu le dépassaient –ce que nous avions également pris la peine de dénoncer.

Comme le mépris de ces travailleurs pour les objurgations gouvernementales n’a d’égal que le péril qu’ils traversent, donc, rien ni personne n’a pu empêché la marche de Quimper. Une ville quasiment en état de siège ce vendredi au vu de la surabondance de policiers, gendarmes, CRS présents sur place ; ce qui fait titrer le Parisien d’alors l’un de ces articles : « Quimper occupé… par les forces de l’ordre » !

On battait le pavé, à Quimper. Les pêcheurs, d’abord, bientôt rejoints par les taxis, mais aussi agriculteurs, routiers et ambulanciers en différents points de la Bretagne comme à Morlaix, où les troupes ci-avant évoquées se sont redéployées pour éviter la cohue… un nouveau 6 février ? Il est de ces souvenirs qui vous traumatisent pour au moins trois Républiques. Et en effet, la situation présente a tout du climat insurrectionnel de ’34. Une révolte populaire d’honnêtes gens animés de la saine conviction qu’on les pipe, que les prétendus représentants du peuple ne remplissent pas du tout leur mission et… qu’il faut mettre un coup d’arrêt à tout cela ? On pourrait bien y venir. L’exaspération est telle que toutes les issues sont possibles. Les compagnies pétrolières s’en sortent jusqu’à maintenant grâce à la brièveté des blocages. A nous de faire comprendre aux insurgés que notre seule chance à tous est dans la constance et la radicalisation si nous voulons retrouver pour eux, nos compatriotes, et pour nous, une situation économique digne et durable au plus vite.

Reinelde 

[Compte rendu]Banquet d’Action Française-Saint-Etienne

Lundi 2 juin 2008

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Vendredi 30 Mai à 18h30 le banquet annuel d’Action Française célébrait les 100 ans de l’Action Française à Saint-Etienne.Lors de ce banquet nombreux ont été les curieux et sympathisants à assister à la conférence de Thibaud Pierre, secrétaire général du Centre Royaliste d’Action Française qui intervenait sur le thème: “La décomposition des nations et l’Union Européenne”. Rappelant la posture supranationale que l’Union Européenne a adoptée, Thibaud Pierre a défini les bases de la souveraineté nationale et populaire (La langue, l’économie et la défense constituent selon Jean Bodin la base pour tout état souverain). Il a dénoncé également l’incapacité d’une Europe supranationale à résoudre les problèmes quotidiens des européens. Pierre Richard, secrétaire général de la loire, a ensuite résumé l’année de l’Action Française dans la région en dressant les grandes lignes de la future année militante.

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Thibaud Pierre, secrétaire général du CRAF dénonçant l’incapacité d’une Europe supranationale face aux problèmes sociaux, économiques et diplomatiques du monde actuel. Les amis d’Action Française ont ensuite participé au traditionnel banquet d’AF. C’est une vingtaine de royalistes de toutes générations qui ont, le temps d’une soirée, célébré cette fameuse amitié d’Action Française qui depuis 100 ans déjà rythme les réunions royalistes à travers tout l’hexagone.

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Merci à tous pour cette année royaliste, riche et pleine de promesses pour le mouvement alors que l’avenir de la nation et du peuple quant à lui s’annonce des plus difficiles.

Vu sur http://afeforez.tk