Nicolas le Pacifiste
On a assez relaté partout la désinvolture avec laquelle Talonnette Ier, en sa qualité de parvenu déraciné et fier de l’être, traite la chose militaire et les valeurs qu’elle incarne depuis son arrivée au pouvoir, une attitude qui ne s’est pas bonifiée avec le temps… Ayant fait proclamer par technocrates interposés des fontes d’effectifs futures au sein de notre armée, dans l’un de ces pavés idéologiques dont lui seul a le secret –Livre Blanc de la Défense après rapport Attali et Traité de Lisbonne-, le bougre qui nous sert de Président avait été violemment décrié par un comité d’officiers, aux identités tenues secrètes, pour son amateurisme. Vexé, l’individu n’avait pas manqué de retourner l’injure à l’identique, à la mode de nos cours de récré, ajoutant à l’incompétence crasse un manque criant de sang-froid ; cela à l’occasion du drame de Carcassonne, un événement par ailleurs très curieux dont Sébastien de Kerrero relève le lot d’invraisemblances (Aspects de la France n°3). Conclusion :
« Alors que l’armée gronde de la base au sommet contre la liquidation de nos forces armées et l’alignement sur la politique anglo-américaine, n’est-il pas très opportun de voir l’armée entachée par un incident aussi tragique, qui porte atteinte gravement à la confiance que la nation met en ses militaires ? ». De fait, le profit (provisoire) tiré par l’exécutif de cet heureux événement s’élève aujourd’hui à : un Général d’armée démissionné, cinq officiers suspendus et deux groupes dissous, du régiment incriminé. Décidément, fructueuse affaire que voilà pour la politique de démembrement militaire du pouvoir sarkozyste !