« Au fond, indiquait Sarközy peu avant son élection, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées. C’est la première fois qu’un homme de droite assume cette bataille-là. En 2002, quinze jours après mon arrivée au ministère de l’Intérieur, une certaine presse a commencé à m’attaquer sur le thème : “Sarkozy fait la guerre aux pauvres.” Je me suis dit : soit je cède et je ne pourrai plus rien faire, soit j’engage la bataille idéologique, en démontrant que la sécurité est avant tout au service des plus pauvres. Depuis 2002, j’ai donc engagé un combat pour la maîtrise du débat d’idées. Tous les soirs, je parle de l’école, en dénonçant l’héritage de 1968. Je dénonce le relativisme intellectuel, culturel, moral… Et la violence de la gauche à mon endroit vient du fait qu’elle a compris de quoi il s’agissait.»

Antonio Gramsci, théoricien de la suprématie idéologique-culturelle.
Sarközy a ouvert un important front idéologique contre les idées du simulacre révolutionnaire de 68, en particulier le relativisme culturel, malgré qu’il soit le plus soixantehuitard de tous les “présidents” du gouvernement de fait que constitue la Vème république. Il a cosnciemment ouvert les hostilités idéologiques avec la gauche, les gauches même, afin de s’attacher le vote populaire qui vit amèrement la perte universelle des repères familiaux, scolaires, nationaux ect. Il a redoublé cette offensive idéologique de conquêtes et d’annexions symboliques comme lors de l’affaire de la lettre de Guy Môquet, durant laquelle il s’est bien gardé d’associer au militant anticapitaliste aux ordre de Moscou, mort tragiquement otage de l’Occupant, le militaire, d’extraction catholique, vrai résistant de la cause nationale, et royaliste de surcroît, Honoré d’Estienne d’Orves dont Aragon, barde officiel du PCF, avait célébré les noces en un vers archicélèbre de la Rose et le réséda, « Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas/Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats »…
Drôle de guerre, mais guerre tout de même… inspirée par… un communiste! Antonio Gramsci, communiste “révisonniste” italien, théoricien de la suprématie idéologique et culturelle en vue de la prise de pouvoir, de la conquête de l’appareil d’Etat.
Comme nous le répète un célèbre historien de la Vendée et expert de l’action culturellle de nos amis, nous recommandons aux militants nationalistes la lecture et la pratique du gramscisme, c’est à dire de l’action culturelle, tant il est vrai que toute victoire politique est précédée d’une victoire idéologique.
Loin de nous satisfaire, “l’action” et les orientations de la présidence néo-conservatrice de Sarközy nous désole. Pourtant nous pourrons nous engouffrer derrière lui lorsqu’il aura été balayé par ses échecs et réaliser les creuses promesses qu’il avait formulées et qui avaient trouvé un large écho dans l’opinion quant à la constitution d’une société fondée sur la justice sociale, la rupture avec le fiscalisme et la suradministration, la rupture avec la culture de l’excuse, la promotion de l’initiative et de la créativité, joints avec un authentique souci écologique et une réhabilitation du Politique, sur les traces de Freund et de Maurras. Cela ne peut s’improviser, il faut y travailler dès à présent.
Ici, le lien vers les oeuvres de Gramsci en ligne sur le site de nos “amis” de bellaciao.
« C’est le problème des rapports entre structure et superstructure qu’il faut poser exactement et résoudre pour parvenir à une juste analyse des forces qui opèrent dans l’histoire d’une période déterminée et définir leur rapport. Il faut évoluer dans les limites de deux principes : 1. celui qu’une société ne se propose aucune tâche pour laquelle n’existent pas déjà les conditions nécessaires et suffisantes ou des conditions qui seraient au moins en voie d’apparition et de développement ; 2. celui qu’aucune société ne se dissout et ne peut être remplacée tant quelle n’a pas développé toutes les formes de vie qui sont contenues implicitement dans ses rapports . A partir de la réflexion sur ces deux règles fondamentales on peut arriver à développer toute une série d’autres principes de méthodologie historique. Cependant, dans l’étude d’une structure, il faut distinguer les mouvements organiques (relativement permanents) des mouvements qu’on peut appeler « de conjoncture » (et qui se présentent comme occasionnels, immédiats, presque accidentels).»