Archive pour la catégorie 'Europe'

Crépuscule de l’Europe totalitaire

Mercredi 30 avril 2008

 
 

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« Je n’ai pas lu le Traité de Lisbonne. J’ai essayé. L’annuaire de Lisbonne est plus drôle », écrit Kevin Myers, éditorialiste du Irish Independent. Il condamne les positions eurobéates de nombreux dirigeants politiques irlandais dans le débat sur le traité européen, bientôt soumis à un référendum dans le pays. « Selon un point de vue qui semble avoir conquis toute la classe politique, nous risquons de finir par nous entasser dans des chambres à gaz. Sauf si nous respectons la dernière directive de l’UE sur le bruit des cornemuses ou sur la couleur de nos pelouses. Et je n’exagère pas : Mary Hanafin, ministre de l’Education, a réellement dit qu’à moins que le projet européen soit pleinement réalisé, l’alternative était un autre Auschwitz : un écho de la même stupidité qui a été prononcé dans les chancelleries européennes après le ’non’ des Français à la Constitution européenne. (…) Nous sommes les seuls à pouvoir mettre fin à la lubie européenne. (…) Nous accabler avec le Traité de Lisbonne revient à laisser notre avenir aux euro-avocats et à jeter une malédiction sur nos petits-enfants qui ne nous pardonneront jamais. » The Irish Independent ; Irlande

[Versailles] Conférence du 30 mars

Mardi 25 mars 2008

Dimanche 30 mars à 20h

Conférence de Pierre Carvin sur le traité de Lisbonne

Au Franco-Belge

Place du marché

78000 Versailles

renseignement: denys.talon@gmail.com

Diplomatie “europenne”

Jeudi 21 février 2008

Lors de la rencontre de la diplomatie “européenne”, l’elaboration d’une déclaration commune sur la question du Kosovo relevait de l’orfèvrerie. Le document qui devait être un texte de compromis ne manque pas de piquant : « Les conflits, le nettoyage ethnique et les catastrophes humanitaires » fabuleusement imputés à la Serbie « permettent de déroger au principe de droit international de l’intégrité territoriale des nations ». Le Kosovo constituerait un « cas sui generis » qui « ne remet pas en cause » ce principe et « ne peut donc pas constituer un précédent pour d’autres mouvements séparatistes dans le monde ». C’est pour cela que dès l’annonce de Pristina, les irrédentistes du monde entier ont sabré le champagne. Le Kosovo s’est engagé à « respecter les principes de démocratie et d’égalité entre tous ses citoyens, (ainsi qu’à) protéger les Serbes et autres minorités ». Comme les 200.000 réfugiés Serbes, Roms, Ashkalis et Gorans qui ont quitté la province dès la fin de l’agression américaine en 1999 et depuis à chaque flambée de violence, mais aussi en raison des incendies, des enlèvements, des viols, des disparitions et des assassinats.

Kosovo-Méthochie:le précédent

Mercredi 20 février 2008


Suite à la déclaration unilatréale d’indépendance de la province serbe du Kosovo, quelques pays européens se sont opposés à la reconnaissance abusive des pays occidentaux, redoutant que le précédent ne s’exporte… chez eux :les irrédentistes Catalans, Basques et Galiciens, les 800.000 Roumains d’origine hongroise la république turque de Chypre-Nord pourraient tirer argument de la reconnaissance quasi unanime du coup de Pristina pour faire avancer leurs revendications. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître officiellement la souveraineté du Kosovo. La Turquie et l’Afghanistan (ne riez pas !) ont fait de même. Puis, au mépris d’une amitié séculaire entre la France et la Serbie, vint le tour de Sarkozy. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont promis de le reconnaître rapidement. Suivront l’Italie, la Belgique, la Suède, la Bulgarie, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche, la Slovénie, la Pologne, la République tchèque, le Danemark, le Luxembourg, la Hongrie, le Portugal, les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie, la Lettonie et Malte. Des manifestations du peuple serbe ont eu lieu en Serbie et dans la diaspora, comme à Paris dimanche dernier, pour exprimer leur opposition à cette énième injustice qui leur est faite. Des explosions ont déjà retenti contre des véhicules de l’Onu et de l’OSCE. Belgrade rappelle un à un ses ambassadeurs.

Vous pourrez retrouvez le journal l’Action française en kiosque tous les 1er et 3eme jeudi de chaque mois. Sortie du prochain numéro, jeudi 21 février.
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L’Europe mérite la Vérité, Par Jean d’Orléans, duc de Vendôme

Mardi 19 février 2008

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L’Europe qui nous est proposée correspond-elle aux vœux des Français et des peuples européens ? Répond-elle, dans son projet, aux aspirations d’une jeunesse en quête de sens ? J’ai beaucoup voyagé, depuis dix ans, en France comme en Europe. Pas comme un homme politique qui brigue un mandat, mais comme un citoyen attentif à la vie de ses compatriotes et soucieux du destin de la France et de ce continent. J’ai pris le temps d’écouter et je sais – parce que nous en avons parlé ensemble – que beaucoup de Français ne comprennent pas où l’on veut les conduire. Cette incompréhension crée de l’inquiétude dans le pays et du désarroi dans la jeunesse. La France ne s’ennuie pas, elle s’inquiète.

Les Français ont tenté de le dire, quand on le leur a permis. En 2005, ils ont refusé, par référendum, le traité constitutionnel qui leur était soumis. Cette fois, ils ne pourront pas se prononcer sur un texte qui reprend pourtant l’essentiel des dispositions qu’ils avaient rejetées. Le traité de Lisbonne prévoit la désignation d’un président de l’Union européenne et celle d’un vice-président chargé des Affaires étrangères. Il étend les compétences de l’Union dans de nombreux domaines, au détriment de celles des États. Il assure la prééminence du droit européen sur les droits des pays. Il confirme l’extension de la règle de la majorité qualifiée. On nous présente un projet politique qui se résume à de l’ingénierie administrative. Même si les références à l’hymne et au drapeau européens ont été gommées dans cette nouvelle version, et bien que le mot n’y figure plus, il s’agit pourtant d’une Constitution, qui s’appliquera au peuple français sans qu’on l’ait consulté – comme souvent, s’agissant de l’Europe. Mais comment rendre espoir aux Français si l’on se défie d’eux ? Comment rendre à la France son rang dans le monde si l’on contraint sa souveraineté par un traité tatillon ? Comment rendre confiance aux jeunes Européens si l’on bâtit une Europe sans âme, dans le mépris de son patrimoine spirituel ?

J’ai 42 ans. J’en avais 13 quand Jean-Paul II est devenu pape. J’appartiens à la génération de ces jeunes qui ont vécu au rythme de ce pape des temps modernes. Nous l’avons vu précipiter la chute de l’Union soviétique, par la force de ses paroles et de son action. Cet empire, que l’on croyait inébranlable, était construit sur une utopie. La bureaucratie qui le gouvernait méprisait les exigences humaines et spirituelles. Elle promettait aux hommes un bonheur matériel qui ne remplacera jamais leurs aspirations profondes. Elle les contraignait à l’adoration d’idoles, qu’ils ont déboulonnées dès qu’ils l’ont pu. L’Union soviétique était fondée sur un mensonge, au moins par omission des racines culturelles des peuples qu’elle a voulu soumettre à ses lois.

Parce que je suis attaché à l’Europe, comme la majorité des jeunes et des gens de ma génération, je souhaite qu’elle soit préservée de cette périlleuse présomption. L’Union ignore trop souvent la culture et les richesses des pays qu’elle veut rassembler. Bien qu’elle ne soit responsable devant personne, la Cour de justice impose aux États sa jurisprudence. Le droit européen consacre le pouvoir d’une technocratie qui veut régler la vie des peuples dans ses moindres détails. Or, le pape actuel, Benoît XVI, l’a rappelé l’an dernier avec force : « On ne peut pas penser construire une vraie maison commune en négligeant l’identité propre des peuples de notre continent ». Et cette identité est « constituée de valeurs que le christianisme a aidé à forger ».

Cette évidence historique n’a pas convaincu les rédacteurs de la charte des droits fondamentaux, annexée au traité. Nulle référence, dans ce texte, aux racines chrétiennes de notre Europe, bien que l’Union se dise « consciente de son patrimoine spirituel et moral » : la formule est assez vague pour autoriser toutes les interprétations. Il suffit, d’ailleurs, de la lire pour le comprendre : l’inspiration de cette charte est foncièrement individualiste. Elle dissout les solidarités et les communautés naturelles, comme le traité soumis au Parlement français dissout les nations européennes. Croit-on vraiment que ce soit ce que souhaitent les jeunes Européens ? Si nous voulons qu’elle résiste aux tempêtes, il nous faudra fonder l’Europe sur quelque chose de plus solide. Non sur l’utopie, mais sur la Vérité

Washington et Ljubljana main dans la main pour mener l’Europe à sa perte

Lundi 11 février 2008

Une information rendue publique en Slovénie est passée inaperçue en France. Pourtant, cette nouvelle touche au fonctionnement même de l’Union Européenne. En effet, le document révélé par la presse slovène est issu d’une rencontre du 24 décembre, à Washington, entre le directeur politique du ministère des Affaires étrangères slovènes, Mitja Drobnic, qui a dû démissionner depuis, et le secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires européennes, Daniel Fried (source : Courrier International n° 901 du 7 février 2008). Ce sont des recommandations expresses que le gouvernement slovène, qui assure la présidence de l’Union Européenne depuis un mois, reçoit de Washington. Ainsi peut-on trouver dans ce rapport l’injonction faite à la Slovénie d’être parmi les premiers pays au sein de l’UE à reconnaître l’indépendance du Kosovo. Cette révélation peut nous mieux faire comprendre l’attitude de plusieurs pays d’Europe de l’Est en février 2003 qui se sont ralliés à la déclaration de Vilnius pour soutenir l’intervention américaine en Irak, convaincus des « preuves » de l’existence d’armes de destruction massive. L’atlantisme de ces pays tant décrié par certains de nos contemporains trouve dans cette révélation une preuve flagrante. Comment alors ne pas être en droit d’imaginer que des méthodes similaires aient été déjà utilisées dans le passé à l’égard de ces pays ? Il est de même légitime de se demander, sans tomber dans la paranoïa du complot, si Washington ne dispose pas de moyens plus persuasifs encore et ayant le même but : contrôler l’UE ?
S’il est déjà de notoriété publique que l’Union Européenne est à ce jour la zone économique la plus libérale qui soit, devant même les Etats-Unis, et ce au profit des concurrents extra-européens, nous avons maintenant la preuve que politiquement et diplomatiquement, elle est aussi peu indépendante qu’un gouvernement sous l’occupation. Quelle mauvaise foi et quel cynisme faut-il pour affirmer que cette chimère idéologique et totalitaire serait à même de faire poids économiquement face aux Etats-Unis, alors qu’elle n’est qu’un immense marché ouvert pour les entreprises américaines notamment, ou diplomatiquement, alors qu’elle n’est que le jouet de Washington pour déstabiliser notre beau continent au profit des intérêts financiers américains.

Encore un exemple flagrant qui démontre que la soi-disant “souveraineté” européenne ne tient pas, et que seules des nations indépendantes peuvent librement choisir leurs alliés et leur politique étrangère (il n’est pas forcément choquant en soi que la Slovénie soit l’alliée des Etats-Unis, mais il l’est plus qu’elle l’impose de fait aux autres pays de “l’Union”).

Il est probable que les Etats-Unis ne fassent rien pour remercier la France si d’aventure elle s’alignait sur la Slovénie pour reconnaitre l’indépendance du Kosovo, n’ayant pas été -à notre connaissance- un de ses interlocuteurs dans cette affaire. Ainsi, outre l’achèvement de la trahison envers nos alliés historique de Serbie (pour qui nous étions entrés dans la première guerre mondiale), Judas n’aura même pas ses trente deniers…

NeoCharly

Les Eurocrates à la Lanterne

Vendredi 8 février 2008

Tandis que la presse s’amuse à compter les épouses,

on vote en catimini le mini-traité, resucée intégrale du Traité européen contre lequel les Français avaient voté. On aurait bien aimé que le dernier SMS adressé à Cécilia parvienne à la Chambre partie à Versailles : ” Si tu reviens, j’annule tout.” Trop tard, le contrat de Lisbonne est signé, Carla mariée, et Sarkozy occupé à compliquer les droits de succession de ses fils.
Pendant que des clampins “patriotes”, bonnets phrygiens et drapeaux “bleu blanc rouge” regardaient, impuissants, à travers les boucliers des CRS, leurs camarades d’ATTAC découvrir la traîtrise des députés socialistes, on entendait ça et là des militantes LCR crier leur désarroi. A la Lanterne ! A la Lanterne ! La milice du ministère veille au grain, les boucliers s’entrechoquent, un valet casqué filme. On ne s’étendra pas sur la rupture de lien entre le peuple et ses représentants, sur le déni de démocratie et de légitimité du suffrage universel : les gens sensés ont compris que nous évoluions désormais dans un totalitarisme qui cache son nom.
La lanterne ? Ce serait leur donner trop d’honneur. La Guillotine ? Ils ont déjà perdu la tête dans leurs étoiles. C’est la corde qu’il faudra. Par les pieds.

Yrvoix

La résistance commence aujourd’hui !

Mercredi 6 février 2008

Hier les députés et sénateurs ont trahi à Versailles, bradant la France aux intérêts marchands et aux lobbys internationalistes, la France se retrouve trahie par ses élus.

Aujourd’hui, nous devons entrer en résistance, c’est une véritable guerre d’indépendance qui se profile à l’horizon. La France est mise sous tutelle d’une puissance étrangère, ce n’est plus une image, c’est un fait.

Déjà la résistance s’organise, modestement. Hier sur la maison de l’Europe à Paris est apparue une inscription sans ambiguïté : « l’Europe m’a tuée, France ». Massifions ce slogan, diffusons le partout. Dans les rues, dans les métros, sur les murs (uniquement aux emplacements autorisés, cela va de soi…). Ce crime doit être dénoncé… ce crime doit être puni !

diffusez cette image, faites en des affiches, des autocollants, des T-shirts, créez en d’autre, n’hésitez pas à nous envoyez vos projets.

La rue nous appartient, l’avenir est à nous….

L’article 88-5 de la constitution sera aboli… en faveur de la Turquie !

Jeudi 27 décembre 2007

L’avant-projet de loi sur la réforme de la Constitution française en vue de l’adoption du “mini-traité” européen de Lisbonne, véritable clone de la Constitution eurofédéraliste de Giscard prévoit bien de supprimer l’article 88-5 de la Constitution française: il prévoit l’obligation pour le Président de la République de consulter les citoyens par référundum sur toutes les futures adhésions à l’Union, après la modification cosntitutionelle du le 25 février 2005 par le Sénat et l’Assemblée nationale, réunis en Congrès à Versailles. Ce “cadeau” nous avait été laissé par Chirac en vue de l’adhésion de la Turquie, puisqu’il ne concernait ni la Croatie, ni la Roumanie, ni la Bulgarie…

“Les promesses n’engagent que ceux qui y croient…” disait Pasqua, le “parrain” de Sarkozy… Vous aurez et la Constitution eurofédérale, libérale et mondialiste et la Turquie… pillié de l’Otan, ennemi héréditaire de la Russie et principal allié des Américains et d’Israël dans la région Méditéranée.

Vous les croyez disparus…?

Lundi 17 décembre 2007

Seize pays regrettent la disparition des « symboles de l’Union » qui figuraient dans le défunt projet de Constitution européenne (article I-8). Au cours des ultimes travaux de finalisation du traité de Lisbonne, qui sera signé jeudi 13 décembre, ils ont décidé, à l’initiative de l’Allemagne, de lui adjoindre une “déclaration” (la numéro 52e) dans laquelle ils affirment « que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de “l’Ode à la joie” de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise “Unie dans la diversité”, l’euro en tant que monnaie de l’Union européenne et la Journée de l’Europe le 9 mai continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci ».

Cette déclaration — « qui n’a pas de valeur juridique propre »— a été signée par la Belgique, la Bulgarie, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l’Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie. Qui ne l’a pas signé ? Outre les deux pays du « non », la France et les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Irlande, le Danemark, la Finlande, la Suède, la Pologne, la Tchéquie, l’Estonie et la Lettonie.

Le traité de Lisbonne: un “singe” constitutionnel

Lundi 17 décembre 2007

Quatremer, le tambour de troupe de l’européisme, envoyé spécial de Libé à Bruxelles écrit, concernant le traité de Lisbonne « Il est clair que la plupart des dispositions du nouveau traité ne sont qu’une reprise pure et simple de la défunte Constitution rejetée par les Français. Les défenseurs de l’option référendaire nous expliquent donc que l’ont veut faire entrer par la fenêtre un texte que les Français ont sorti par la porte. Mais voilà : le traité de Lisbonne n’est pas la Constitution. Même si le chimpanzé et l’homme partagent 99 % de leurs gênes, le chimpanzé n’est pas l’homme.»

[Cercle de Flore] L’euro-régionalisme contre les nations

Samedi 15 décembre 2007

Le Cercle de Flore, de la fédération Ile-de-France d’Action française, vous invite à son diner-débat, le mardi 18 décembre à 20 heures. Il recevra Pierre Hillard, qui traitera des “Euro-Régions contre les nations”, au restaurant “Casa Festa”,
16 rue Jean-Jacques Rousseau, 75001 Paris (M°: Palais-Royal)

Réservation : paris@actionfrancaise.net
contact: 06.26.52.20.85

L’auteur dédicadera son dernier ouvrage : La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial.
“En ce début du XXIe siècle, le seul débris qui surnage après un siècle chaotique et tragique, c’est le mondialisme. Dans l’esprit de ses promoteurs, bien au-delà d’une coopération mondiale nécessaire et légitime, il s’agit d’abattre toutes les cloisons, et d’abord nationales, afin d’aboutir d’emblée à ce fameux village global décrit par le sociologue canadien Herbert Marshall Mcluhan. Le but est de créer de grands blocs géoéconomiques standardisés européens, nord-américains, sud-américains, asiatiques, etc., au sein desquels les nations seront broyées et dont la réunion constituera l’armature d’une gouvernance mondiale. L’aboutissement de ces ambitions longtemps prophétisées devra passer par des étapes bouleversant les structures politico-économiques des sociétés, qui ne seront pas sans conséquences militaires. D’ores et déjà, avec la mort probable de la Belgique, les réveils régionalistes en Espagne et en Italie, l’Europe de Bruxelles qui a programmé depuis longtemps la mise sous tutelle, sinon la destruction des nations, risque d’être exaucée dans ses entreprises au-delà de ses espérances.”

Nöel approchant…

Jeudi 22 novembre 2007

Hashim Thaci dit le “Serpent”, ancien chef de la subversion islamo-maoiste des albanais du Kosovo-Métochie connue sous le nom d’UCK a gagné les législatives et les municipales au Kosovo.
Le terroriste Thaci a déclaré qu’”immédiatement après le 10 décembre (il) prendr(a) des décisions pour le Kosovo en tant que pays indépendant et souverain”. Dans ces temps décisifs il faut rappeller l’initiative de Solidarité-Kosovo alors que se joue le destin du Kossovo-Métochie, province séminale historique de la nation serbe.

« Monastères détruits, tombes profanées, populations déplacées, villages brûlés, enfants assassinés…Si la communauté internationale et nos médias restent silencieux sur le sort de nos frères serbes du Kosovo-Metohija, il est de notre devoir de crier la vérité.Parce que nous avons conscience que les Serbes se trouvent en première ligne face à l’expansionnisme islamique et au nouvel ordre mondial qui n’a pas hésité à les bombarder quand ceux-ci ont osé se défendre ; parce que leurs souffrances sont les nôtres ; parce que leur présent est peut-être notre avenir nous avons décidé de leur apporter notre aide. »

Mobilisez-vous, mobilisez vos amis, AIDEZ-LES! SOLIDARITÉ!
www.solidarite-kosovo.com
contact@solidarite-kosovo.com
envoyez vos chèques à:
Solidarité Kosovo - BP 15 - 38 560 Jarrie

Le “traité modificatif” : les masques tombent !

Mercredi 7 novembre 2007

Les évènements tournant autour du « traité modificatif » démontrent une fois de plus, s’il en était besoin, l’incurie de nos « élites » européistes. A croire que la honte ne leur fait pas peur, ces traîtres dont la conscience ne semble pas être incommodée le moins du monde par le lourd poids de leur perfidie. Mais, après tout, ne vit-on pas une époque où le crime est devenu une fierté, tant dans les rues de nos cités que dans les couloirs des assemblées « nationales » ?

Il fut bon ton, pendant un temps, de dénommer la feuille de chou institutionnelle européenne, pondue à Lisbonne et qui sera ratifiée en décembre par le « président de l’identité nationale » élu en mai dernier, de « traité simplifié, » laissant supposer que les délires fédéralistes des rédacteurs de la « constitution » pour l’Union européenne s’étaient réfrénés. La campagne présidentielle, notamment parmi les marionnettes de l’UMP, avait été rythmée, outre des thèmes tels que l’immigration, la nation, le patriotisme, le travail, les réformes (on espère d’ailleurs, maintenant que la campagne électorale est close, voir ces thèmes réapparaître entre deux ou trois « ouvertures à gauche ») par celui de « traité simplifié » qui, cette fois-ci, ne comprendrait qu’un simple volet institutionnel.

Réduire le projet de Constitution à un simple traité, ne comportant plus qu’un volet institutionnel, dont la propagande de masse audiovisuelle s’est attelée à nous présenter la nécessité absolue pour faire fonctionner l’Union à vingt-sept Etats membres (à croire qu’il s’agit là de la simple finalité politique du projet européen), permettait de contourner les difficultés auprès de l’opinion publique française qui, ainsi, ne se sentirait pas trahie suite au « non » du 29 mai 2005. Cela permettait aussi de diviser le camp du « non, » réparti entre les « souverainistes, » hostiles à un Etat fédéral européen, et les « sociaux » dont la simple inquiétude était de voir la politique livrée, par le biais de l’Europe, à des intérêts factieux de certains lobbies ou puissances économiques. La partie du camp du non se situant ainsi « à gauche » ne s’opposerait pas de manière aussi radicale à ce nouveau traité.

Les réformes institutionnelles prévues par le projet de constitution européenne sont donc maintenues : élargissement des matières votées à la majorité au Conseil, élargissement des compétences des institutions européennes, création d’un ministre européen des affaires étrangères (nommé « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères »), il « conduit la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union » peut-on, lire dans le traité. Le Conseil européen, qui rassemble les représentants des chefs d’Etat et de gouvernement, est désormais doté d’un président élu pour deux ans et demi, l’on peut considérer qu’il s’agit là d’un prélude à un « président de l’Union européenne » qui finira, à terme, par être élu au suffrage universel des citoyens européens… La suprématie du droit communautaire sur le droit national n’est plus réaffirmée mais un protocole joint au traité fait référence à la jurisprudence de la cour de justice des communautés européennes qui, depuis longtemps, a consacré ce principe.
En clair, les bases d’un Etat fédéral sont bel et bien jetées, notamment avec l’institutionnalisation d’un véritable personnel politique hautement symbolique (président du conseil européen, haut représentant des affaires étrangères) qui verra probablement ses fonctions et son influence s’accroître à mesure que la volonté politique des gouvernements nationaux s’affaiblira.
Il y aurait tant à dire sur cette nouvelle étape vers le fédéralisme… restons-en à cette ahurissant constat : comment se peut-il, alors que la campagne présidentielle tournait autour de « l’identité nationale » et du nécessaire retour du patriotisme en politique, que le chef de l’Etat français, définit par l’article 5 de la Constitution de la Vème République comme « le garant de l’indépendance nationale » accepte un texte qui consacre les abandons antérieurs de la souveraineté de la France et en accepte de nouveaux ?
La souveraineté n’est pas, pour nous, un vain mot ; elle n’est pas la manifestation d’un quelconque orgueil, elle est la condition même de la politique… du moins, pour peu que l’on considère la finalité de la politique comme la défense des intérêts de la Cité en toutes circonstances. Parce que nous sommes nationalistes, nous pensons résolument, sur la base de l’Histoire et de l’expérience tirée du passé, que l’Homme ne peut vivre qu’au sein d’une communauté, que les communautés sont forgées par leurs histoires propres et que le rôle de la politique est de protéger ces communautés. Mais comment faire confiance à une entité idéologique qui ne repose sur aucun fait historique et qui prétend gérer le bonheur de tant de nations pourtant si différentes par leurs histoires, leurs traditions respectives et leurs intérêts ? La souveraineté, pour nous, est la condition de la réalisation d’une politique tournée vers le bien commun de la nation française. L’intérêt commun français n’est pas l’intérêt commun allemand ni celui des Espagnols. Le bien commun européen n’existe pas ou, du moins, s’il existe, il ne peut résulter que de concordances factuelles et circonstancielles et ne peut être déterminé que par chaque Etat en coopération avec d’autres Etats.
Cette absence de bien commun uniforme à toute l’Europe précipite les nations européennes dans une spirale infernale de destruction de la politique pour lui substituer la gestion simple des choses, seule action rendue possible mais qui ne constitue pas la poursuite d’un intérêt commun et la défense d’une communauté.

Mais au-delà de l’aspect purement institutionnel, ne peut éprouver un certain malaise à la lecture de ce « traité modificatif » en constatant que… la constitution européenne, dans son intégralité, est bien là ? Non pas uniquement la première partie comme le laissait prétendre Nicolas Sarkozy, mais toutes les parties de la constitution sont présentes dans ce traité qui n’est pas si « mini » que les termes journalistiques cherchaient à nous faire croire. Les nouvelles politiques européennes, initialement prévues dans le traité établissant une constitution, seront « dispatchées » dans l’ensemble des anciens traités par le « traité modificatif » qui reprend, sans vergogne, les intitulés des chapitres prévus par la constitution pour les substituer aux anciens intitulés. La partie II de la Constitution est elle aussi intégrée dans ce nouveau traité : il s’agit tout simplement de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, adoptée à Nice en 2000 mais qui n’avait, jusqu’à présent, pas de valeur juridique formelle (bien qu’en pratique, de nombreux juges, notamment la cour suprême espagnole, ne se soient pas gênés pour en appliquer les droits et principes énoncés et que les institutions communautaires –commission, parlement, conseil- se soient engagées à en respecter le contenu.) Seule l’Angleterre a obtenu que la charte ne soit pas appliquée sur son territoire, craignant que les droits économiques et sociaux qu’elle contient ne lui soient opposables. La Pologne avait également obtenu une dérogation quant à l’application de la charte mais il semble que le nouveau gouvernement, libéral et européiste, ne souhaite pas bénéficier de ce fruit des négociations du gouvernement précédent.

Devant une telle fourberie, il n’existe qu’indignation et dégoût. L’hypocrisie éclate au grand jour et l’on peut désespérer de l’amorphisme de nos concitoyens face à cette félonie.
« L’Union est fondée sur les valeurs […] de démocratie » peut-on lire dans l’article 2 du Traité de l’Union européenne modifié par le futur traité modificatif. L’Action française n’est pas démocrate, jamais nous n’avons accordé au suffrage universel employé au niveau national un réel crédit. « Nous ne croyons pas à la souveraineté du peuple. Nous n’y croyons pas parce qu’elle n’existe pas » écrivait Maurras dans Mes Idées Politiques. Nous nous sommes réjouis le 29 mai 2005 de la victoire du « non » au référendum parce que nous y avions vu un moyen de ralentir voire stopper le processus fédéraliste européen. Mais, si le « oui » l’avait emporté, nous n’aurions accordé aucune valeur à ce résultat. Nous ne sommes pas démocrates, nous sommes corporatistes : nous pensons que la liberté ne peut exister qu’au sein de corps et de communautés naturellement constitués qui sont ensuite fédérés sous la puissance étatique du roi. Aussi, il nous apparaît illusoire de penser au travers du suffrage universel, fondé sur le principe atomisant de l’individualisme et traduisant une conception fausse de la nation, la nation jacobine et révolutionnaire.
Mais les européistes, eux, se targuent, d’être démocrates. La démocratie est présente partout dans les textes de l’Union européenne : les traités, la charte des droits fondamentaux, la Convention européenne des droits de l’Homme à laquelle le traité modificatif fait adhérer l’Union européenne…
Voici donc ce paradoxe : les européistes prétendent nous imposer en décembre un texte, pourtant rejeté par deux nations européennes par le biais d’un référendum (et il est fort probable que ce chiffre fût plus élevé si d’autres Etats avaient accepté le référendum plutôt que la voie parlementaire), texte qui prône comme valeur de l’Union… la démocratie.
Nous disions que le masque des élites volait en éclat : le 29 mai 2005, la nation française rejette le projet de traité établissant une constitution pour l’Europe. En décembre 2007, le même texte rebaptisé et présenté sous une autre forme sera ratifié à Lisbonne par le président de la République, avec la bénédiction de l’immense majorité des journalistes et politiciens français. S’il fallait encore une preuve de l’existence d’une coupure entre le pays réel et le pays légal… Nous regretterons simplement le manque de combativité du pays réel.

Il est temps peut-être de regarder les choses en face : les européistes ne sont pas plus démocrates que nous. La démocratie ne les intéresse que lorsqu’elle les sert. Si elle cesse d’aller dans le sens de leurs intérêts, ils ont recours à une autre « procédure, » plus indirecte, plus éloignée du peuple. Ce n’est pas fondamentalement un tort : les royalistes d’Action française ne pensent pas que la démocratie soit une source réelle de légitimité. Nous lui préférons la légitimité historique qui s’incarne dans les services rendus par enracinement. Mais n’y-t-il pas un paradoxe chez ces européistes qui brandissent l’étendard de la démocratie pour justifier leur politique et qui marchent dessus lorsqu’elle les gène ?

Au fond, les européistes ne sont démocrates que par opportunisme, ils sont avant tout des libéraux progressistes et en témoigne toute la structure philosophique et juridique de l’Union Européenne, fondée sur le libre échange, la libre circulation et la protections de « droits fondamentaux » individualistes, au détriment de plus en plus de toutes considérations de bien commun ou de politique d’intérêt général (mais n’est-ce pas inévitable dans le cadre d’une entité qui ne peut représenter les intérêts des nations qu’elle prétend régir, puisque ceux-ci sont parfois contradictoires voire antagonistes.) Et les nations, bien sûr, font horreur à ces libéraux puisque, par essence, les individus ne choisissent pas leur nationalité. L’idée de nation fait trop appel à la notion de devoir et peut-être pas suffisamment à celle de « droit de choisir, » voilà sans doute ce qui est gênant pour eux.
La démocratie n’intervient dans ces considérations que comme appui, comme quête de légitimité et, le plus souvent, elle les sert efficacement puisqu’elle est, par essence, la forme politique du libéralisme… même s’il peut arriver que l’outil ne serve plus son maître convenablement… lorsque le peuple, dans un sursaut de rejet (que les médias qualifieront sans vergogne « d’irrationnel ») ne suit plus les consignes de vote.

Alors quoi ? Si ces européistes ne sont pas démocrates, au nom de quoi peuvent-ils justifier désormais leur construction européenne ? La démocratie avait au moins l’avantage, par le résultat des votes (souvent voire toujours manipulés par la ploutocratie politico-médiatique) de procurer un semblant de légitimité à cette éradication des nations menée depuis des décennies. Et maintenant, au nom de quoi ? La prospérité ? L’euro n’a pas tenu ses promesses et les nations européennes qui se tiennent résolument en-dehors du marché commun ou de la monnaie unique sont celles qui s’en tirent le mieux. La sécurité de l’Europe ? Qui peut parler de sécurité quand les frontières ne sont plus gardées et que la Commission européenne se fait le chantre, avec le parlement européen infesté par les lobbies, de l’immigration massive ? Non, l’Europe se révèle incapable d’offrir aux Européens des exemples de véritable réussite… et, manque de chance, elle ne peut même plus se légitimer par la démocratie !

Il va être, avec le temps, de plus en plus difficile pour un européiste de se justifier. Mais, la seule chose qui peut chagriner cependant les nationalistes français, c’est que l’Europe encore longtemps légitime aux yeux de nos concitoyens… non pas parce qu’elle apporte la paix ou la démocratie, non pas parce qu’elle protège ou assure la prospérité et non pas parce qu’elle humanise la politique… mais uniquement parce que, depuis maintenant des décennies, nous sommes biberonnées de propagande euro-mondialiste et anti-nationale. L’Europe ne sera pas combattue pas nos contemporains parce que la propagande a effacé la France de leur avenir. L’Union européenne leur semble être l’avenir… parce qu’elle occupe la place que la France a évacué. Peu importe que l’Union européenne ne soit qu’une immense arnaque (et pas forcément la pire de ce siècle d’ailleurs), du moment que, à la télé, dans nos universités, dans les arènes politiques, l’on nous en vante en permanence les mérites, un peu comme si l’on cherchait désespérément à se convaincre que cela puisse marcher alors que tout semble prouver le contraire. Et pourtant, il suffirait de tellement peu, à qui s’en donnerait la peine, de voir que la France est toujours là… et qu’elle représente elle aussi un avenir, un avenir qui a fait ses preuves… dans le passé !

Doumenge Mistral

Création d’un important think tank européen en matière de diplomatie

Samedi 6 octobre 2007

UN groupe d’hommes politiques et d’intellectuels européens ont lancé un nouveau think tank dans le but de pousser les capitales européennes à créer une politique étrangère européenne “plus cohérente et plus vigoureuse” dans une tentative de faire de l’Europe un acteur plus présent sur la scène internationale.

Ce nouveau think tank - le conseil européen de relations extérieures, en anglais l’European Council on Foreign Relations (ECFR) - à été lancé ce mardi 2 Octobre par cinquante membres fondateurs tels que d’anciens premiers ministres, présidents, comissaires européens, députés au parlement européen ainsi que des intellectuels, des capitaines d’industries, et des personnalité culturelles de pays membres de l’UE ou de pays candidats.

On y dénombre Martti Ahtisaari, ancien président finnois, actuel envoyé spécial de l’Onu pour le Kosovo; Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères de RFA; Gijs de Vries, ancien coordinateur européen anti-terroriste, Timothy Garton Ash, professeur d’études européennes renommé ; et Bronislaw Geremek, député européen et ancien ministre des Affaires étrangères de Pologne.

Il sera l’équivalent du Concil on Foreign Affairs américain (CFR), considéré par beaucoup comme le gouvernement “secret” des Etats-Unis. Voir ici et ici

Source : euobserver.com

Le retour de la fée verte

Lundi 1 octobre 2007

Variété d’armoise, plante vivace qui pousse sur les terrains secs et rocailleux, l’absinthe est connue depuis l’Antiquité sous le nom d’Artémisia car elle était initialement dédiée à la déesse Artémis. Pendant des siècles, ses feuilles sont réputées pour leurs vertus thérapeutiques : fébrifuge (elles font tomber la fièvre), antiseptique (désinfectante) et diurétique.Prescrites par Gallien contre la malaria ou par Hippocrate contre la fatigue, ses décoctions ne sont pas alcoolisées. Au Moyen Age, ce « remède » est vendu, exclusivement, chez les apothicaires.

A partir du 1767, la plante est distillée et, par là même, perd sa bonne réputation. La mise en vente de cette absinthe, sucrée et fortement alcoolisée (elle dépasse alors souvent les 65°), l’abaisse au rang d’ « assommoir ». Cette « fée verte » louée par les poètes, de Verlaine à Baudelaire, est finalement interdite en 1915 par les autorités sanitaires françaises, désireuses de lutter contre le fléau de l’alcoolisme. Mais elle est autorisée dans de nombreux pays européens comme l’Espagne, la Tchéquie, le Portugal et la Pologne. En France, l’Absinthe fait aujourd’hui son retour, mais sous un nom d’emprunt car, le décret de 1915 n’ayant jamais été abrogé, elle demeure interdite à la vente : plusieurs distillateurs commercialisent des distillations d’armoise sous le nom de « Versinthe » ou d’ « Absente ». On retrouve même l’absinthe sur les étagères des parfumeurs : sous la forme d’une eau de toilette dénommée « absolument absinthe ». Un parfum d’interdit !

Historia, septembre 2007

Et à la santé du Roi !

[Paris]Compte-rendu de la manifestation du 22 septembre

Mardi 25 septembre 2007

Le samedi 22 septembre, l’Action française étudiante de Paris, répondant à l’appel du Collectif France Indépendante, défilait entre la place d’Estienne d’Orves et la place de l’Europe afin de manifester son hostilité aux volontés du gouvernement et du chef de l’Etat d’imposer à la nation française un nouveau traité « simplifié » européen reprenant en substance le traité établissant une constitution à l’Europe, traité pourtant rejeté par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005.

Au total, entre cinq cents et six cents personnes ont rejoint le cortège, parmi lesquelles environ une cinquantaine de militants et sympathisants de l’Action française étudiante parisienne réunis autour des slogans tels « Europe trahison, la France est une nation ! » ou encore « Europe communautaire, régime totalitaire ! » Le gros des militants d’AF avait pour charge d’assurer le service d’ordre de l’avant du cortège qui fut ainsi sécurisé tout au long de la manifestation.

Cette manifestation, rassemblant, en plus de l’Action française qui défilait en tête du cortège, de nombreux mouvements politiques, parmi lesquels Debout la République, la Nouvelle Action Royaliste, la Réconciliation Nationale, le Front National, le Mouvement National Républicain, ainsi que d’autres mouvements souverainistes ou nationalistes, doit être un signe pour les européistes que les patriotes ont l’intention de continuer à faire entendre leur voix contre ceux qui souhaiteraient brader la souveraineté nationale. Contre ceux qui souhaitent dissoudre la France dans le magma euro-mondialiste, l’Action française pratiquera le compromis nationaliste aussi souvent que cela sera nécessaire et à chaque fois que cela sera possible.

Cependant, nous tenons néanmoins à réaffirmer que la solution contre le renoncement national n’est pas dans la République : si des initiatives souverainistes ou « nationales-républicaines » peuvent paraître sympathiques, il n’en demeure pas moins qu’elles demeureront lettre morte tant que la réflexion institutionnelle n’aura pas conduit leurs membres à rejeter le régime des partis pour lui préférer la monarchie de salut public, seule garante de l’indépendance nationale à la fois contre les intérêts partisans et les prétentions étrangères. Nous appelons nos camarades souverainistes, à la suite de Maurras et de ses compagnons, initialement républicains, à accomplir la démarche intellectuelle nécessaire à l’élaboration d’une doctrine « souverainiste » cohérente qui ne fasse pas l’impasse sur la question du régime.

Le grand magicien

Mardi 25 septembre 2007

Par Paul-Marie Couteaux

La France s’est récemment signalée par deux non spectaculaires : non, en 2003, à l’aventure irakienne, puis, en 2005, à une Constitution européenne scellant la supranationalité en tous domaines, aux seules exceptions de l’éducation, du tourisme et de la culture. A cela s’ajouta l’opposition majoritaire des Français à l’entrée de la Turquie, opposition fort contrariante pour une Europe qui lui est largement acquise. Il aura suffi de quelques semaines à M. Sarkozy pour normaliser ces derniers réflexes d’indépendance: depuis juin, on se dirige vers une nouvelle Constitution européenne, qui reprend en tout point les dispositions clés du texte Giscard, lequel s’est plaint de ce « maquillage superflu»; depuis août, notre position circonspecte sur l’invasion de l’Irak, position pourtant louée de toutes parts et désormais suivie par le nouveau premier ministre britannique Gordon Brown, s’est métamorphosée en soutien, l’un des derniers, à la politique de M. Bush; enfin, M. Sarkozy a donné un discret nihil obstat à la relance des négociations avec la Turquie, et envisage même de supprimer l’obligation de référendum préalable à l’adhésion. Irak, Turquie : il faut regarder de près la nouvelle politique française.

Irak: on sait que M. Kouchner, qui a toujours vu dans le souci d’indépendance nationale”un antiaméricanisme indécrottable”, et qui aime à dauber sur la francophonie (ce curieux ministre des Affaires étrangères alla jusqu’à écrire que le français n’est plus « une langue indispensable dans le monde d’aujourd’hui »), fut le seul homme politique français qui a approuvé l’expédition américaine. Rien d’étonnant à ce que son premier geste marquant ait été, le 19 août, un voyage à Bagdad au cours duquel il réalisa le tour de force de « saluer » le gouvernement irakien et le président Talabani (« un ami de très longue date »), sans jamais parler de l’action des troupes américaines, qui a pourtant plongé l’Irak dans un chaos sanglant; de ce voyage ne sortit rien d’autre que l’impression d’avoir « fermement marqué un alignement de la France sur les Etats-Unis », comme dit M. Chevènement, qui ajoute: « Nous dilapidons ainsi le gain de la position française adoptée par Jacques Chirac et approuvée par une large majorité de Français en 2003. »
Las, les derniers ralliés à une cause devant donner toujours plus de gages, M. Kouchner accorda aussi un entretien à Newsweek dans lequel il se présenta comme le conseiller de la secrétaire d’État américaine: « j’ai appelé Condoleezza et je lui ai dit: “Écoute Condi, Maliki [premier ministre irakien] doit être remplacé.”»; et de suggérer la nomination du chiite Abdoul Mandi, « un mec impressionnant ». Du coup, M. Maliki, qui n’a sans doute pas entendu parler du droit d’ingérence, exige des excuses de la France qu’il rappelle au respect du protocole diplomatique. Résultat: à l’alignement sur les Etats-Unis, le voyage à Bagdad ajoute une brouille avec le gouvernement irakien !

Turquie : à l’évidence, le voyage à Bagdad fit suite aux rencontres estivales de M. Sarkozy avec M. Bush– rien de moins que deux en deux mois, avant la visite à New York cette semaine, suivie d’une visite d’Etat à Washington. Début août, le porte-parole de l’Élysée annonçait « qu’il y a désormais beaucoup de sujets de consensus entre les Etats-Unis et la France » : le dernier en date apparut le 27 août devant la Conférence des ambassadeurs, où M. Sarkozy donna son “feu vert” à la relance des négociations d’adhésion de la Turquie, à quoi Washington tient tant (entre autres raisons, parce que la Turquie est l’une des dernières cartes des Etats-Unis en Asie centrale et au Proche-Orient). Passées, les prudences de l’ancien président de l’UMP qui, en avril 2004, quelques jours avant les élections européennes, s’était déclaré opposé aux négociations avec la Turquie! Et passée, aussi, la précaution qu’avait prise M. Chirac lorsqu’elles s’étaient ouvertes en octobre 2005 sous un flot de critiques: soumettre par référendum toute nouvelle adhésion, ce pour quoi fut introduit en 2005 dans la Constitution nationale un article 88-5 propre à rassurer tout le monde. Or, voici que M. Jouyet, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, annonce benoîtement, devant la commission Balladur, que l’Élysée utiliserait la prochaine réforme constitutionnelle pour supprimer ce verrou (ce que M. Kouchner a confirmé dimanche), arguant que l’obligation de référendum « risquerait de bloquer le processus d’adhésion, alors même que toutes les conditions seraient par ailleurs réunies ». Il faut comprendre que la France ne peut risquer de désapprouver une entrée validée par la majorité des autres membres – ce qui, implicitement, est déjà fait. Ainsi l’entrée de la Turquie sera acquise dans quelques années sans coup férir. Passez muscade!

Constitution, Irak, Turquie: pour changer si vite les trois non des Français en trois oui de la France, M. Sarkozy ne peut être qu’un magicien – et notre démocratie une énigme.

Source : Valeurs Actuelles

Notre anti-européisme (2): le vrai visage des “démocrates” qui nous gouvernent

Vendredi 14 septembre 2007

Le chef de l’Etat était interrogé sur les déclarations de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, qui a suggéré mardi, à titre personnel, la suppression de l’article 88-5 de la Constitution obligeant le président de la République à soumettre à référendum tout futur élargissement de l’Union européenne.

Il a exprimé une idée, d’autres exprimeront d’autres idées“, a répondu M. Sarkozy lors de sa conférence de presse avec le premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany.

Quand Edouard Balladur aura rendu son rapport, j’aurai l’occasion de prendre position moi-même“, a-t-il ajouté. La remise du rapport est prévu avant le 1er novembre.

L’article en question stipule que “tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un Etat à l’Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum”. Une obligation introduite dans la Constitution en mars 2005, sous la présidence de Jacques Chirac, qui doit s’appliquer à toutes les adhésions après celle de la Croatie, prévue vers 2010, et donc tout particulièrement à celle de la Turquie.

Source: Le Monde

Notre anti-européisme

Vendredi 14 septembre 2007

Les Etats-Unis ont leur fameuse «green card» (carte verte) pour les immigrés. L’Europe va se doter, elle, de sa carte bleue. C’est ce que devrait annoncer jeudi le commissaire européen à la Justice, Franco Frattini, à Lisbonne, selon la Commission européenne, jointe par 20 Minutes. Une telle carte donnerait un droit de résidence de deux ans aux étrangers qualifiés qui en bénéficieraient. La durée de leur séjour pourrait être ensuite étendue. Au-delà de cinq ans de séjour consécutif dans un pays de l’Union européenne, ils auraient le droit de s’installer définitivement.

L’Europe a besoin de main-d’œuvre étrangère, estime le haut responsable européen. 20 millions de travailleurs immigrés devraient être autorisés à travailler dans l’espace communautaire dans les deux décennies à venir, estime-t-il. «Nous devons regarder l’immigration non pas comme une menace mais — si elle bien gérée et c’est notre nouvelle tâche — comme un enrichissement et un phénomène inévitable dans le monde d’aujourd’hui», devrait déclarer Franco Frattini.

Source: 20 minutes

Manifestation le 22 septembre contre le traité simplifié

Samedi 8 septembre 2007

Dans le cadre du compromis souverainiste, l’Action française étudiante sera présente et appelle officiellement à participer à la manifestation organisée le 22 septembre contre le traité simplifié européen.

L’immigration…une chance pour l’Europe!

Vendredi 10 août 2007

Les Chinois revendiquent la paternité des nouilles. Certaines, à base de millet, ont été retrouvées et dateraient d’il y a 4000 ans. Le plus ancien livre de cuisine, babylonien, âgé lui aussi de 4000 ans, mentionne des pâtes…Nos amis italiens qui ont élevé la cuisine des pâtes au rang d’art, sont susceptibles. Les pâtes ne sont pas des nouilles… N’y a-il pas là une piste pour éclairer la révolte des Chinois de Milan ? Cette révolte du mois d’avril 2007 devrait nous faire réfléchir…

A vrai dire, le problème serait un problème de stationnement. Milan accueille plus de 12000 Chinois, certains disent de 13 à 14 000. Près de 2000 commerces seraient « chinois » et le « Chinatown » milanais pose quelques problèmes.

Tout a commencé par un P.V pour stationnement en double file du véhicule d’une commerçante chinoise qui a « bruyamment » contesté l’amende. Les Chinois de Milan se sentent persécutés… Les riverains milanais du quartier chinois supportent mal les nuisances occasionnées par certains encombrements…

chine-pates.jpg

Toujours est-il que suite à l’attitude de cette commerçante qui aurait été agressive, les policiers décidaient de la conduire en matinée au poste de police, accompagnée de sa petite fille de trois ans.

Vers midi, il fallait une première charge de police pour dégager les abords du commissariat qui était assailli par les camarades chinois…drapeau au vent ! (source)

Les heurts se sont succédés tout l’après-midi. Bilan : Voitures renversées, vitrines de magasins italiens saccagées… quatorze policiers contusionnés (l’un a eu une main fracturée). Mais aucun manifestant ne s’est fait soigner dans les hôpitaux italiens…

Pour le premier magistrat de la ville, Madame le maire, Letizia Moratti, il n’est pas question de tolérer les infractions : « Je tiens à dire que je ne reviendrai pas en arrière. Les lois sont les mêmes pour tous. Je n’entends tolérer aucune zone franche dans ma ville. » Et de préciser qu’elle n’avait « jamais cru devoir tenir pareille conférence de presse » parlant de « provocation préméditée » : Son mot de la fin « la magistrature jugera ».

En écho, Monsieur Zhang Limin, consul de Chine à Milan rappelait qu’il défendait les intérêts de ses concitoyens et les « sacro-saints » principe de la libre entreprise. Le tout sans rire jaune s’il vous plait ! Allant jusqu’à menacer le gouvernement italien…

Les commentaires n’ont pas manqué dans la bonne ville de Milan :
« Qu’un simple contrôle de police, tout à fait justifié, déclenche une réaction aussi violente en dit long sur l’impunité que les Chinois s’arrogent dans notre ville ! » Monica Millani, milanaise de souche et experte en droit fiscal, exprimait ainsi l’indignation de ses concitoyens. « Notre maire fait bien d’imposer le respect de la loi. Ces Asiatiques se croient tout permis », complétait une étudiante en architecture.

Milan a bien changé en dix ans, comme Rome, Naples ou Prato la banlieue textile de Florence. Des quartiers entiers sont devenus la plaque tournante du prêt-à-porter et de la contrefaçon… Jour et nuit des véhicules venus de toute l’Italie chargent et déchargent de la marchandise…

Et certaines affaires mettent de l’huile sur le feu : En mars 2007, les douaniers
saisissaient à Naples deux conteneurs censés contenir des vêtements. Ils renfermaient 51 tonnes d’ail frais chinois importées clandestinement, sans aucun contrôle sanitaire. A Rome, 30 000 objets portant l’estampille falsifiée des verriers de Murano étaient bloqués à l’aéroport.

Et le ministre de l’intérieur avouait : « Il s’agit d’une communauté fermée. Difficile de négocier avec elle. C’est la plus fermée. Elle se comporte comme si elle avait reconstitué ses villes au coeur de nos villes », déplore Giuliano Amato. « Depuis des années, elle était habituée à tout obtenir de la police. À la première tentative de restaurer la légalité, elle n’a pas hésité à se rebeller » - in le quotidien milanais, le Corriere della Sera.

A méditer…

Source: Les manants du Roi

La politique euroatlantiste vue de Moscou

Lundi 23 juillet 2007

Nous ne pouvons pas dire que la politique mondiale a toujours été bien portante sur le plan psychique. Mais aujourd’hui le mal est entré dans une période de récidive.

Le président russe Vladimir Poutine a suspendu par décret la participation de la Russie au Traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE) et à tous les autres accords qui en découlent. En vertu du FCE, les signataires doivent notifier la suspension de leur participation 150 jours avant sa prise d’effet. Evidemment, les préavis officiels sont déjà en route vers leurs destinataires.

L’Occident qui a immédiatement manifesté sa préoccupation a ressenti une profonde déception face aux décisions de Moscou. Je crois que la déception est sincère car il est rare dans la pratique diplomatique qu’une telle chance se présente: mener le partenaire d’un accord par le bout du nez des décennies durant. Et lorsqu’enfin il échappe à l’hameçon, vient le tour du désappointement.

Revenons à l’historique du Traité sur les Forces conventionnelles en Europe. Il a été signé en 1990 un an avant la désintégration de l’Union soviétique. Une nouvelle version du traité a été signée en 1999 à Istanbul mais seuls la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan et l’Ukraine l’ont ratifiée. Les pays baltes ne sont pas parties au traité. La Géorgie et la Moldavie refusent de ratifier la nouvelle rédaction du document tant que Moscou n’aura pas retiré ses troupes de Géorgie et de Moldavie pour se conformer aux engagements pris à Istanbul. (Ils en sont donc restés au texte signé le 19 novembre 1990 à Paris entre l’Alliance atlantique (Otan) et l’Organisation du Traité de Varsovie - ndlr).

Sous ce prétexte, l’OTAN s’oppose à l’application de l’Accord sur l’adaptation du FCE conclu parallèlement à Istanbul. D’ailleurs, ce prétexte perd sa force de persuasion compte tenu du fait que le contingent russe s’est déjà retiré de Géorgie. Quant à la Moldavie, un petit contingent reste déployé en Transnistrie pour maintenir la paix dans la région.

D’autre part, l’Occident s’est permis tout ce qu’il a voulu pendant des décennies, à savoir bombarder et démembrer la Yougoslavie, laisser les Américains et l’OTAN déployer leurs bases à proximité des frontières russes (malgré la promesse de ne jamais le faire), fournir des armes aux pays baltes, violer la Charte des Nations unies (il s’agit notamment de l’Irak), et enfin déployer des éléments du bouclier antimissiles américain en Europe centrale, non loin de la frontière russe. Il n’est pas nécessaire d’être politologue pour ne pas voir le déséquilibre qui s’est créé.

Bien que le FCE ait été toujours pour l’Europe la pierre angulaire de la sécurité européenne, nous devons reconnaître que le Traité sur la réduction des Forces conventionnelles en Europe n’a existé qu’en apparence. Ainsi, Sergueï Karaganov, spécialiste russe de l’Europe, estime que ce traité “restera à l’arrière-plan de l’histoire”. Selon lui, la Russie “sera désormais libre de ses actions. La préoccupation affichée n’est qu’hypocrisie. Il est évident pour tout le monde que le traité en question ne sert à rien. Il avait pour objectif d’imposer à la Russie des engagements dans le genre des conventions d’Istanbul vu la faiblesse de l’Etat russe dans les 1990″.

Le moratoire de 150 jours proposé par Moscou permet en principe aux dirigeants politiques des pays occidentaux de réviser leur politique, quoique les chances soient minimes. L’inertie politique existe aussi. Tout porte à croire que le monde se dirigera vers un siècle de fer, en abandonnant les rêves d’un futur radieux nés avec le début de notre siècle. Il est clair dès aujourd’hui que le XXIe siècle n’a pas justifié les espoirs. Les hommes politiques de notre époque ne souhaitent pas tenir compte des intérêts du partenaire et ne sont pas capables de prendre en considération les erreurs du passé.

Qu’est-ce que l’Union européenne a gagné avec l’accroissement du nombre de bureaucrates qui décident du sort des Européens? Rien. Ils n’ont pas profité d’une situation des plus favorables, à savoir la désintégration de l’Union soviétique. Ils n’ont pas voulu se rapprocher de Moscou après la destruction du rideau de fer et créer une passerelle de confiance. Au lieu de cela, la Russie voit entre autres que l’Alliance atlantique s’élargit, que les droits des parties au Traité sur les forces conventionnelles en Europe ne sont pas les mêmes, que des matériels de guerre sont installés à proximité des frontières russes et le bouclier antimissile américain sera déployé en Tchéquie et en Pologne.

L’Europe n’a pas compris l’essentiel dans ce remue-ménage égoïste. Elle s’est aperçu un jour qu’elle avait affaire non plus à la Russie impuissante d’Eltsine mais à la Russie ambitieuse et de plus en plus puissante de Poutine. En raison d’importantes erreurs stratégiques commises dans la politique étrangère, les frontières orientales de l’Europe ne seront plus sécurisées. Par ailleurs, elle risque de voir à sa proximité des missiles nucléaires, des véhicules blindées et d’autres matériels de guerre russes.

Il ne peut en être autrement. Moscou a le droit d’assurer sa sécurité par tous les moyens nécessaires. Il ne veut pas de course aux armements. Mais Mme Condoleezza Rice, M.Javier Solana et autres politiques européens et américains n’ont pas laissé d’autre choix à la Russie.

Dans chaque crise mondiale, comme dans un éboulement, il y a une première pierre. Dans le cas de l’Europe, il y en a trois: ABM, Kosovo et FCE.

Piotr Romanov, RIA Novosti
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l’auteur.

14 juillet 2007: la fête de l’Europe

Samedi 14 juillet 2007

En ce 14 juillet 2007, jour de fête nationale, Nicolas Sarkozy, président de la République française, a déclaré: “C’est la fête de l’Europe“.

Margaret Thatcher, contre-révolutionnaire ?

Mercredi 11 juillet 2007

Entretien de l’Indépendance avec Thibaud Pierre, secrétaire général des étudiants d’Action française

Mercredi 27 juin 2007

L’Action française étudiante accueille tous les étudiants et lycéens désireux de mener un combat politique souverainiste et royaliste. Mais c’est avant tout une école de formation : à travers des cycles de conférences, des cercles d’études, des brochures et des bulletins, elle promeut une réflexion politique, au coeur de laquelle elle place l’intérêt national. L’outil essentiel de cette stratégie est le camp Maxime Real del Sarte, où les étudiants d’AF se retrouvent chaque année pendant dix jours. Par cet enseignement, ils tentent de former des cadres politiques, en posant la problématique institutionnelle, dont résultent selon nous tous les maux que nous subissons actuellement, et principalement la perte de souveraineté entamée depuis plusieurs dizaines d’années.

L’Indépendance - Vous avez pris nettement position contre le projet dit de “Constitution européenne”. Quelles étaient les principales raisons de votre Non ?

T. P. - Nous avons effectivement lancé une grande campagne en faveur du « Non » au traité de Constitution européenne, et cela dès août 2004. La perte de souveraineté annoncée par cette constitution nous paraissant totale, dès lors que les compétences de l’Union n’étaient pas clairement définies : « L’Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres, […] mais peuvent l’être mieux, […] au niveau de l’Union. » (art I. 11 du T.C.E.). Ainsi la perte de souveraineté politique par la ratification impliquait la perte des souverainetés économique, monétaire, diplomatique… C’est donc pour défendre la plus grande des libertés qui soient, et dont dépendent toutes les autres, que nous avons mis en oeuvre tous les moyens dont nous disposions pour protéger la souveraineté et promouvoir ce « Oui à la France ».

- Comment jugeriez-vous la ratification par le Parlement français d’un nouveau texte qui, sans porter le nom de “Constitution”, comprendrait les mêmes mécanismes supranationaux ?

T. P. - Il était évident que les partisans de l’Union européenne n’allaient pas s’arrêter à leur défaite du 29 mai 2005, fût-elle démocratique. C’est donc malheureusement sans surprise, que nous nous attendons à une défaite de la France contre l’Union européenne… Mais en mettant en place son « traité simplifié », Nicolas Sarkozy risque de remettre en cause la souveraineté du peuple qui l’a élu ; il s’en suivra inévitablement une crise de régime sans précédent, et j’espère qu’alors nous assisterons à un grand réveil national.

- Considérez-vous par ailleurs comme réglée l’affaire dite des racines chrétiennes de l’Europe ?

T. P. - II s’agit pour moi d’une fausse question. Quelle importance d’inscrire ou non une réalité aussi évidente dans un texte qui se veut politique, pourquoi ne pas y rajouter les racines grecques et romaines également ? Les européistes qui se sont arrêtés sur cette question ne l’ont fait que pour se donner bonne conscience, en faisant ainsi fi de toute analyse politique, et en cherchant sans le savoir à donner un verni à des institutions profondément antichrétiennes.

- Vous n’êtes pas tendre avec l’actuelle construction européenne : quelle est selon vous la principale menace qui pèse sur l’Europe et les nations qui la composent ?

T P. - Depuis les années 50, l’Action française s’est engagée dans un combat contre la construction européenne telle qu’elle à été envisagée, prônant au contraire une Europe des Nations et des Communautés. La principale menace qui pèse sur les nations d’Europe est, et cela depuis le début de l’utopie européenne, leur perte de souveraineté politique, au profit d’une entité supranationale qui cherche à se substituer aux nations sans en avoir ni la raison, ni la réalité historique. C’est d’ailleurs une erreur de parler de « construction européenne », car la nation européenne ne peut pas naître d’une projet institutionnel, une nation ne se crée que par le réel, elle ne se crée pas par une quelconque législation. Il faudrait bien au contraire préférer à ce terme celui de « déconstruction des nations ». La principale menace qui pèse donc sur l’Europe est la destruction systématique des cadres politiques que sont les nations, au profit du non-politique qu’est l’Union européenne ! Le danger qu’engendre la perte de souveraineté est bien la perte du politique.

Site de l’Indépendance

L’Europe du Comte de Paris

Samedi 9 juin 2007

Depuis plus de trente ans, je n’ai pas varié dans ma conception de l’Europe. J’ai une vision capétienne pour l’édification et la stabilité de ce continent.

Géographiquement l’Europe s’étend de l’Oural à l’Atlantique. De la mer du Nord à la Méditerranée ainsi qu’à la mer Noire. Au sud de cette ligne nous nous trouvons soit en Asie Mineure, soit en Afrique du Nord. L’union Méditerranéenne fait partie des projets sur lequel je me suis engagé depuis trente ans. Mais si l’Europe et l’union Méditerranéenne se côtoient, elles ne peuvent se confondre.

Politiquement il est nécessaire que chaque nation, au sein de l’Europe puisse développer son identité propre et conserver les attributs essentiels de sa souveraineté, qu’il faudra bien renégocier. Pour ce qui concerne la France, commençons par la langue française qui doit redevenir le langage vernaculaire des instances de Bruxelles et de Strasbourg ainsi qu’il en était convenu par le traité de Rome. Ce devrait être un impératif, un préalable au retour de la France dans la construction de l’Europe.

Ma vision capétienne de l’Europe s’oppose également aux concepts d’une politique impérialiste telle que la pratiquait le Saint Empire Romain Germanique qui privilégiait l’union économique et douanière. Souvenez-vous du ZOLVEREIN de Bismark et de ses conséquences désastreuses. Toute compétition économique se convertit tôt ou tard en guerre économique puis en véritable conflit. Tandis que les Capétiens, mes ancêtres ont toujours tenté de privilégier la culture, l’art, les sciences comme ciment entre les peuples, mais également comme moyen d’échange pacifique entre les nations.

L’Europe a eu de la chance d’être née et d’avoir été forgée dans un même creuset, notre civilisation Chrétienne. Affirmer sa vérité avec force pour ne pas vouloir l’imposer aux autres exige une sérieuse mise à jour des axes fondamentaux de notre propre religion. Si nos racines spirituelles sont communes avec les religions juives et islamiques, les axes de leurs développements sont différents et cette différence touche notre identité culturelle, spirituelle et vitale, fondements de notre identité sociale et politique.

Ne l’oublions jamais.

Paris le 30 mai 2007

Maison royale de France

Communiqué de Paul-Marie Coûteaux

Jeudi 31 mai 2007

COMMUNIQUÉ de presse de Paul-Marie Coûteaux, député français au Parlement européen, Vice-président du Groupe Indépendance et Démocratie, Président-fondateur du Rassemblement pour l’Indépendance de la France, Directeur de L’Indépendance.

Un événement stupéfiant se prépare dans l’indifférence : la France, dont le peuple a cru de bonne foi mettre un coup d’arrêt à la Constitution européenne, se retrouve aujourd’hui dans le camp des pays les plus favorables aux mécanismes supranationaux qu’elle mettait en place.

Dans l’actuelle négociation, la France est en effet aux côtés des pays les plus acharnés à sauver l’essentiel de la Constitution, l’Allemagne et l’Italie, contre les pays eurosceptiques, les Pays-Bas (dont le gouvernement s’estime lié par les règles minimales de la démocratie), la Pologne et la Grande Bretagne. Le négociateur personnel de Mme Merkel s’est étonné, le 21 mai, de « trouver une France si docile » ; le 28 mai, après leur rencontre à l’Elysée, M. Sarkozy s’est félicité d’avoir « des positions très proches » de M. Prodi, celui-là même qui refuse depuis des mois tout « compromis constitutionnel au rabais » ; et l’on voit le porte-parole de l’Elysée, M. Martinon, exhorter M. Blair « à se montrer courageux sur la majorité qualifiée », l’un des mécanismes de la supranationalité jusqu’à présent refusé par Londres !

M. Sarkozy se moque-t-il à ce point du peuple ? En déclarant « qu’il n’y aurait pas de Constitution européenne », il joue sur les mots et nous trompe honteusement. Ce qui compte est moins le nom du futur traité (”Constitution”, “mini traité” ou “traité simplifié”…) que son contenu ; or, des points précis se dégagent au fil des jours : instauration d’un président européen et d’un ministre des affaires étrangères ; reconnaissance de la personnalité juridique qui fera de l’Union européenne un Etat à part entière ; extension du champ de la majorité qualifiée, et quasi disparition du droit de veto ; supériorité du droit européen sur toute norme nationale : ce sont les points-clefs de la Constitution que M. Sarkozy va faire avaliser par un Parlement à sa botte. Or, le Parlement ne peut déjuger le peuple, à moins d’un coup d’Etat de velours qui annonce une très grave crise politique en France.

J’appelle tous les souverainistes à se remobiliser ; pas une voix ne doit aller à aucun candidat UMP, même s’il s’est déclaré opposé à la Constitution européenne. Nous serons appelés à nous manifester le 21 juin, jour du prochain sommet.

Nous serions tentés d’ajouter, à la suite de notre ami souverainiste Paul-Marie Coûteaux, qu’au-delà des partis politiques trahissant leur pays, il est temps, pour tous ceux dont les mots “fidélité” ou “patriotisme” veulent encore dire quelque chose, de cesser de croire aux chimères électoralistes. La République, par les idéologies qu’elle porte intrinsèquement, dissout la France.

Pour que vive la France, à bas la République !

La photo officielle de Nicolas Sarkozy…

Mercredi 23 mai 2007

…gouverneur de la province française.

 

Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat.

Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.

Article 5 de la Constitution française.

[Paris] Vendredi 23 Mars 2007 : Europe et Chrétienté avec Reynald Secher et Claude Rousseau

Mercredi 21 mars 2007

Vendredi 23 Mars 2007 à 19 h 45 précises
Salle Soeurs de l’Enfant-Jésus du Mans (au sous-sol)
3, rue Antoine Bourdelles, Paris XVe, PAF : 6 €
M° : Montparnasse (Sortie N°2 – Pl. Bienvenüe) / Duroc
Claude ROUSSEAU : Chrétienté et Europe des Lumières : un choc culturel
Reynald SECHER : Charlemagne, Père de l’Europe

Claude Rousseau, Agrégé de philosophie, maître de conférence honoraire à la Sorbonne, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Politiques et Sociales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Machiavel, le Prince (1973), Tocqueville, la démocratie en Amérique (1974), l’esprit totalitaire (1977), les illusions de l’Occident (1981), le libéralisme, espoir ou péril (1984), le totalitarisme (1994), les illusions républicaines (1993), la Cité dénaturée (1997). Membre de l’association des Amis de Guy Augé, il a participé à tous ses Colloques Universitaires : Les tyrannies ont-elles encore un avenir ? (Le Miroir des Princes - 2001), La notion traditionnelle de la guerre juste (La guerre - 2003), Aristocratie et modernité chez Nietzsche (L’aristocratie - 2004). En 2001, il a apporté sa contribution au colloque organisé au Sénat par l’Institut de la Maison de Bourbon “La Monarchie, patrimoine européen pour le XXIe siècle” et placé sous la présidence de Jean Foyer, Ancien Garde des Sceaux.

Reynald Secher, Docteur ès lettres, est notamment l’auteur de La Chapelle-Basse-Mer, village vendéen : révolution et contre-révolution (1987 - Prix de l’Académie Française), Juifs et vendéens, d’un génocide à l’autre (1991), Un prince méconnu : le dauphin Louis-Joseph, fils aîné de Louis XVI (1999 - Prix Hugues Capet), La Vendée-Vengé : le génocide franco-français (1986/2006), Du système de dépopulation de Gracchus Babeuf (1987). En 1993, il organise à Paris l’exposition “Vendée - Chouanneries l’Ouest dans la Révolution 1789 - 1832 ” - Introduction du catalogue de Jacques Chirac, Maire de Paris. Il s’est spécialisé dans la publication de bandes dessinées historiques : Histoire de Bretagne, Vendée 1789 - 1801, Chouannerie, 1789-1815, Charlemagne, Louis XIV. A la Chapelle-Basse-Mer, il oeuvre à la restauration de la chapelle détruite pendant la Révolution et projette d’ériger les statues de Marie-Antoinette et de Louis XVII.