Archive pour la catégorie 'In memoriam'

In Memoriam Pierre Boutang

Vendredi 27 juin 2008

L’association Pierre Boutang fait célébrer une messe pour le repos de son âme le samedi 28 juin prochain, à 19 heures,
Eglise Notre-Dame du Bon Conseil, 140 rue de Clignancourt, Paris XVIII, Métro Simplon Merci de vous unir par la présence ou par la prière.

6 février 1934-2008 République Assassin

Samedi 9 février 2008

A l’appel de la section du Forez de l’Action Française, une quarantaine de militants royalistes et nationalistes se sont regroupés, ce mercredi 6 février 2008, devant la préfecture de la Loire, symbole de la république Française, de ses dérives politico-financières,
de sa gouvernance douteuse et de l’alignement de ses plus hauts dirigeants sur certains intérêts économiques indignes.

Une banderole a été déposée à la préfecture de St Etienne et une minute de silence à été effectuée en hommages aux morts du 6 février et de la France, enterrée un 6 février 2008 par le traité de Lisbonne.
74 ans après les émeutes du 6 février 1934 et la réaction sanglante du pouvoir, nous avons voulu montrer que dans l’esprit sinon dans les faits rien n’avait changé.
100 ans après la création des premiers groupes de Camelots du Roi, élites militantes de l’Action Française, nous avons voulu montrer que ce combat contre la décadence de la Nation restait d’actualité.
Les circonstances qui, il y a 100 ans, avaient amené une large partie de la jeunesse française à s’engager sous la bannière d’un royalisme de combat, sont encore d’actualité. Les raisons qui, il y a 74 ans, poussèrent le peuple français exaspéré à vouloir se débarrasser de dirigeants politiques et économiques corrompus, n’ont pas disparu.

:: Action Française Etudiante - Forez :: srforez@gmail.com

:: http://srforez.hautetfort.com ::

Hommage à Louis XVI - 20 janvier 2008

Lundi 4 février 2008

Hommage à Louis XVI
Uploaded by Hannibal07

Merci à K-doudal pour cette vidéo.

[Paris] Commémoration du 6 février 1934

Dimanche 3 février 2008

Comme chaque année, une petite délégation des étudiants d’AF se réunira à 19h sur le pont de la Concorde face à l’assemblée “nationale”, pour commémorer les morts du 6 février.
Les militants peuvent se rendre aux locaux avant dès 18h00, afin de partir groupés (départ aux alentours de 18h 30/ 45)

Louis XVI cet inconnu

Jeudi 17 janvier 2008


Louis XVI et la justice sociale:
Louis XVI créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l’usure et venir en aide aux petites gens, il existe encore :le crédit municipal de Paris.
Il employa le premier l’expression de « justice sociale ».

Louis XVI et le droit des femmes:
Louis XVI donna le droit aux femmes mariées et aux mineurs de toucher elles-mêmes leurs pensions sans demander l’autorisation de leur mari ou tuteur.

Louis XVI et la justice:
Louis XVI ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis « comme les propres sujets du Roi », 90 ans avant la première convention de Genève.

Louis XVI s’inquieta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive de par leur inculpation, avant leur procès. Il décida de leur accorder une indemnité ainsi qu’un droit d’annonce dans le cas où leur innocence serait reconnue lors de leur procès. IL fit construire à ses frais des infirmeries « claires et aérées » dans les prisons et ordonna l’abolition de la question. (Torture judicière, alors pratiquée dans tout les pays policés.)

Louis XVI et le handicap:
Il décida d’aider l’abbé de l’Epée dans son œuvre pour l’éducation des « sourds-muets sans fortune » auxquels il enseignait un langage par signes de son invention. Le Roi lui versa alors une pension de 6000 livres sur sa propre cassette. Louis XVI dota également l’école de Valentin Hauÿ pour les aveugles.

Louis XVI et la santé:
Le roi Louis finança tous les aménagements de l’Hôtel-Dieu pour que chaque malade ait un lit individuel, fonda l’Hôpital des Enfants Malades et celui de Bicêtre.

Louis XVI et la technique:
Louis XVI fonda l’Ecole des Mines et créa le musée des Sciences et Techniques, aujourd’hui Centre National des Arts et Métiers. Il finança sur ses propres fonds les expériences d’aérostation des frères Montgolfier; ainsi que les expériences de Jouffroy d’Abbans pour l’adaptation de la machine à vapeur à la navigation.

Louis XVI et les arts:
Il créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique, créa l’Ecole de musique et de danse de l’Opéra de Paris et le Musée du Louvre.

Louis XVI et la sûreté:
Il créa le corps des pompiers et mandat l’installation de pompes à feu pour approvisionner Paris en eau de manière régulière.

Prière à Jeanne

Dimanche 13 janvier 2008

Dimanche 8 mai 2005, à l’invitation de l’AF, Vladimir Volkoff participait au Cortège traditionnel de Jeanne d’Arc.
Devant la statue de la Sainte de la Patrie, il prononçait sa “Prière à Jeanne”. Malheureusement toujours d’actualité !

Vladimir Volkoff

 Sainte Jeanne,

 Puisque vous êtes sainte, vous avez déjà fait des miracles, vous savez vous y prendre, alors je vais vous demander d’en faire un pour nous.
Non. Parce que vous êtes une grande sainte, je vais vous demander d’en faire dix. Et de très grands, de très miraculeux.

 Premièrement, sainte Jeanne, je vais vous demander de faire que tous les Français redeviennent amoureux de la France. Pas de l’Amérique insidieuse, pas de l’Orient fascinant, pas de l’Islam séducteur. De la France, de la doulce France.

 Deuxièmement, sainte Jeanne, je vous demanderai de faire que tous les Français inspirent de nouveau à toutes les Françaises l’envie de porter leurs enfants, de les porter jusqu’à leur naissance, d’en accoucher, de les nourrir, de les élever, d’en faire des Français, beaucoup, beaucoup de Français, ce qui nous épargnera, entre autres, la nécessité d’encourager une immigration que nous savons si mal intégrer.

 Troisièmement, je voudrais vous demander d’avoir une pensée pour notre belle langue française. Rendez-nous la première partie de la négation : faites que nous disions « je ne vais pas voter oui » et non « jvais pas voter ouais ». Rendez-nous l’accord du participe qui est en train de disparaître. Rendez le subjonctif à encore que et l’indicatif à après que. Rendez-nous les liaisons : « vous-z-aussi » et non pas « vouossi ». ôtez la bouillie de certaines bouches contemporaines, surtout celles de beaucoup de jeunes gens et des acteurs en vogue. Faites que nous recommencions tous à dire bonjour et non pas bonjoureu. Essayez de nous épargner les anglicismes et les américanismes, pas seulement dans le vocabulaire, surtout dans les tournures de phrase contre nature que nous inspirent les langues anglo-saxonnes. Quant à ceux qui disent conforter, ou incontournable, ou qui se laissent interpeller au plan de leur vécu, faites que le diable les patafiole. Si j’osais, Jeanne, si j’osais – mais je sais que j’exagère – je vous demanderais timidement de ressusciter aussi, ne serait-ce que sporadiquement, l’imparfait du subjonctif.

 Quatrièmement, je vous demande, sainte Jeanne, de faire que les Français redeviennent frondeurs, gouailleurs, indisciplinés, sceptiques, qu’ils ne se laissent plus bourrer le mou ni laver le cerveau, qu’ils sachent distinguer entre une vessie et une lanterne, qu’ils prennent de nouveau un malin plaisir à traverser en dehors des clous, qu’ils se rappellent le vieux dicton picard méfie-te, qu’ils appliquent la méthode périgourdine plus je me regarde plus je m’attriste, plus je me compare plus je me rassure, qu’ils sachent conclure comme il faut l’adage normand pt-êt’ ben qu’oui, pt-êt ben qu’… non ! Qu’ils n’oublient pas que dire oui, c’est baisser la tête et que dire non, c’est relever le front.

 Cinquième miracle, faites, je vous en supplie, que les Français ne deviennent pas une plèbe irresponsable, soucieuse de ses droits à et non plus de ses devoirs de, perpétuellement assistée donc asservie, et ne connaissant plus que deux catégories : tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire et tout ce qui n’est pas obligatoire est interdit. Je voudrais voir les Français non pas libéraux ni libertaires, mais libres. Affranchis. Francs, quoi. Des Français qui seraient redevenus Francs.

 Sixième miracle, je vous demande de nous rendre le respect de l’âge. D’abord j’y ai intérêt et puis c’est le respect de l’âge qui caractérise le raffinement du cœur : peu importe si le respecté est une vieille baderne, c’est le respectueux qui gagne à respecter, ou, du moins, à employer les marques extérieures du respect. Que voulez-vous, j’en ai assez de constater qu’avec ma barbe blanche il n’y a que des Noirs à me céder leur place dans le métro ! Je la refuse, d’ailleurs, mais à la longue cela va finir par me rendre raciste, raciste pro-Noir, bien entendu.

 À propos de racisme, septième miracle. Je voudrais voir supprimer de France le racisme puritain, anti-fumeur et anti-buveur, qui s’empare de notre pays. Enfin, c’est affligeant. Vous entrez dans un restaurant et la première question qu’on vous pose, c’est « Fumeur ou Non fumeur ? » Et quand vous dites « Non fumeur », comme moi, vous sentez aussitôt l’approbation du jeune maître d’hôtel. Ensuite, quand vous êtes deux et que vous commandez du vin, il vous demande d’un ton encourageant « Une demi-bouteille ? » et quand vous répondez comme moi « Non, une bouteille entière… pour commencer », le jeune maître d’hôtel cache à peine sa réprobation ou alors il sourit avec indulgence comme devant une plaisanterie de mauvais goût. Bientôt, dans les restaurants, on vous demandera « Buveur ou non buveur » et il y aura un coin réservé pour les parias alcoolos tandis qu’aux tables pour honnêtes gens les sodomites, les pornographes et les drogués triomphants ne boiront que de l’eau. Épargnez-nous cela, sainte Jeanne.

 Sainte Jeanne, je voudrais aussi voir l’administration de la justice revenir à des normes humaines. S’il y a conflit entre un employé et un employeur, je ne voudrais pas que l’employé eût gagné d’avance comme le recommande le Syndicat de la magistrature. Si des enfants pervertis par la télévision dénoncent leurs éducateurs pour pratiques sexuelles interdites, je voudrais qu’une enquête sérieuse fût faite. Si un cambrioleur armé s’introduit dans ma maison et que je tire mieux que lui, je ne voudrais pas passer pour un assassin.

 Neuvième miracle. Faites, sainte Jeanne, je vous en supplie, que ce ne soit pas seulement le trente-et-un du mois d’août et pas seulement au roi d’Angleterre, que la France puisse se permettre de citer le général Cambronne. Faites que ce soit tous les jours de l’année, et 366 jours les années bissextiles et faites que ce soit à tous les potentats du monde, s’ils nous manquent de respect. J’espère, sainte Jeanne, ne pas vous choquer : vous avez dû en entendre d’autres quand vous commandiez à vos troupiers médiévaux.

 Dernier miracle. sainte Jeanne, donnez-nous une aventure. Une grande et noble aventure. Une aventure à la mesure de la France, comme celle que vous nous aviez donnée à l’époque de la guerre d’Algérie et que nous n’avons pas su apprécier. Faites que nous courions des dangers, que la vie devienne exaltante et dure, que nous oubliions nos comptes en banque, nos livrets de caisse d’épargne, nos chaînes hi fi, nos vacances, notre bougeotte, nos coucheries, nos barbituriques, nos prud’hommes, nos normes européennes, notre traintrain planplan, et revenez alors, revenez sainte Jeanne, brandir votre étendard et vous mettre à la tête de ceux qui vous suivront.
Il y en aura, sainte Jeanne, il y en aura. Et peut-être plus que nous ne pensons.
 

8 mai 2005

A l’origine de la résistance française

Mardi 4 décembre 2007

Nous savons tous qu’entre la fin juin 1940 et août 1944 la République s’est donnée à un vieux maréchal déjà proche de la retraite en 1914… L’alternative du système évoluant entre ses incapacités et la dictature se poursuivait ainsi. L’armée de cette république, défaite par l’armée allemande, avait laissé la France et son peuple sous la tutelle des nazis. Un phantasme de souveraineté nationale était pourtant maintenu dans la zone sud au plus grand profit des occupants qui ainsi faisaient cautionner leur politique. Passons et tournons notre regard vers ceux qui n’ont pas désespéré ni des français ni de la France. La légende dit que les premiers résistants furent de gauche et quelques’uns de la droite Républicaine. Les historiens entretiennent scrupuleusement la légende. Sans nier que dans le petit nombre des premiers il y eut effectivement de bons républicains remarquons que dès l’origine des royalistes s’engagèrent dans le refus du nazisme. Venus de l’Action française et de groupes monarchistes divers (autour de Monseigneur le Comte de Paris), de vieilles familles de tradition royaliste, ils furent nombreux à ne pas se satisfaire de l’occupation et de la collaboration.

Ainsi le duc de Choiseul Praslin, un ami de Charles Maurras et du Comte de Paris n’a pas accepté la soumission. L’abbé de Dartein l’un des précepteurs du Prince n’a pas démissionné… Ils ne furent point les seuls ! Autour du général De Gaulle à Londres Mademoiselle de Miribel (petite-fille de Mac-Mahon) et bien d’autres n’ont pas hésité. Comme d’Estienne d’Orves, le premier fusillé de la France Libre, comme Philippe de Hauteclocque futur maréchal de France, comme Georges Bernanos et sa famille… François-Marin Fleutot en cite bien d’autres dans le seul livre consacré à ce sujet (1). Mais nombre d’historiens ont oublié que la première réunion d’organisations de la Résistance en France fût structurée par des royalistes. Mais nombre d’historiens ont oublié que le premier contact des services du général de Gaulle avec l’embryon d’un réseau en France métropolitaine fût le fait des royalistes. Contre la légende, les affirmations des uns ou des autres et tout en sachant que le mouvement de Charles Maurras a cautionné, aidé, organisé les instances de l’Etat sous l’autorité de Philippe Pétain, des petits groupes, des individus, des familles royalistes, souvent dans le drame de la rupture avec l’Action française, ont choisi de ne pas se déshonorer.

Dès l’entrée des nazis à Paris, en zone sud, Monsieur Le Moal (commerçant royaliste) place dans sa vitrine les masques d’Hitler et de Mussolini dans un pot de chambre… Les autorités républicaines interviennent immédiatement pour qu’il retire de sa vitrine ce que nous appellerions aujourd’hui “une performance”. Mais sans conteste la première réunion d’un groupe de Résistants est bien organisée chez Paul Armbruster dans sa maison au lieu dit “le Gabastou” au Fleix entre Sainte Foy la Grande et Bergerac, en Dordogne. Paul Armbruster était journaliste, il lui est arrivé d’écrire dans l’Action française. C’est un alsacien de Molsheim. Il s’est installé là avec sa famille en 1937. Il n’est pas le seul. A côté vie aussi la famille de Jean Eschbach, un industriel de Poligny (Jura), Louis Labardonnie, un propriétaire terrien de Saint-Antoine du Breuilh. A la mi- juillet 1940 (la date exacte n’est pas connue) lors d’un dîner chez Paul Armbruster on trouve autour de la table ceux déjà cités auxquels se sont joints : l’abbé de Dartein (précepteur du Comte de Paris), Paul Dungler, industriel de Thann (Alsace) – ils sont tous royalistes – et le docteur Gaston Pailloux, un ami de Labardonnie. Si Louis Labardonnie et Jean Eschbach ont entendu l’appel du 18 juin, il semble que les autres ignorent totalement le message du général de Gaulle. Par contre pour avoir lu dans l’Action française les comptes rendus fait par Hubert de la Garde (futur chef des FFI, mort en déportation) des livres du général de Gaulle et pour avoir lu les articles de Charles Maurras entre le 6 juin et le 17 juin 1940, ils connaissent ce général.

De cette première réunion clandestine vont naître plusieurs initiatives. La décision d’envoyer un émissaire à Londres. Au début d’août, Paul Armbruster se rend en Suisse et prend contact avec l’ambassade d’Angleterre. Puis accompagné de La Bardonnie les deux retournent en Suisse à la fin du même mois. Sans réponse ni des Anglais, ni du général de Gaulle ils décident d’envoyer directement un contact à Londres. Ce sera l’abbé de Dartein qui passant par l’Espagne rejoindra Londres et se mettra au service du Général. Il deviendra l’aumônier des Forces Navales de la France Libre. Ce premier contact va faire comprendre à Londres que des groupes de Résistance sont déjà constitués. Ce n’est pas tout, de cette première réunion va naître la Septième colonne d’Alsace en zone annexée. Organisé par Paul Dungler ce mouvement clandestin va permettre à de nombreux évadés des camps allemands de passer en France. Son service de renseignement va constituer l’une des principales sources d’information sur l’Alsace.

Lors de l’offensive du futur maréchal Leclerc il pourra s’appuyer sur cette organisation née quasi exclusivement dans les milieux royalistes et élargie aux autres français. De cette première réunion va naître le premier réseau de renseignements de la France Libre en France métropolitaine et inter zones, celui du colonel Rémy… autre royaliste engagé dans la lutte anti-fasciste et anti-nazie… Oser dire encore aujourd’hui que les royalistes ne participèrent pas à la lutte pour l’indépendance et la liberté sous l’Occupation n’est que mensonge révisionniste.

Louis Gonnet

1)François-Marin Fleutot, Des Royalistes dans la Résistance 

Camelots du Roi

Mardi 4 décembre 2007

“Les camelots du Roi, en 1910, étaient la première bande révolutionnaire d’Europe. C’étaient des garçons “de tous les milieux”, comme on dit, qui s’étaient habitués à la prison et considéraient la république comme un grand désordre général ; ils voulaient l’accentuer, pour en guérir la France, par mille désordres particuliers.”

Roger Nimier in Le Grand d’Espagne

Henri Lagrange et le Cercle Proudhon

Vendredi 23 novembre 2007

L’histoire des mouvements politiques est propice à l’apparition de mythes.

Dans le cas de l’Action française, les noms d’Henri Lagrange et du Cercle Proudhon sont plus souvent prononcés que réellement connus. Un siècle de distance ne conduit pas forcément à la clarté. Si le courage et le degré d’engagement d’un Henri Lagrange peuvent et doivent servir de modèles aux camelots du roi d’aujourd’hui, on ne saurait aller chercher de réponse toute faite concernant l’immense question sociale dans les travaux du Cercle Proudhon. Les syndicalistes révolutionnaires du 21e siècle sont bien trop bercés d’humanitarisme ou pénétré de marxisme-léninisme pour envisager sérieusement une réflexion commune avec les monarchistes sur les conditions nécessaires à l’émergence d’un nouvel ordre social français.

     Il reste que des combats syndicaux contre l’Europe supranationale et contre les exigences de standardisation du nouvel ordre mondial peuvent et doivent être menés avec des forces de droite comme de gauche dans le cadre du compromis nationaliste. Qu’elles concernent la défense de l’emploi de la langue française, le respect des jours fériés ou la déréglementation communautaire des conditions de travail, les royalistes entendent bien être au cœur de ces luttes d’aujourd’hui.

I/ Henri Lagrange (1893-1915)

     Henri Lagrange est né le 21 novembre 1893 à Paris dans une famille originaire de Noyon, dans le Valois. En 1909, il rejoint les rangs des étudiants d’Action française. Le 12 novembre, il est arrêté lors d’une bagarre à la sortie de la salle des Sociétés savantes. Il n’a pas seize ans. En décembre de la même année, il participe cette fois aux manifestations quotidiennes dirigées contre le doyen de la faculté de droit de Paris, Charles Lyon-Caen. Le dimanche 23 juin 1911, il est arrêté à Rouen pour avoir conspué le président Armand Fallières lors des commémorations du millénaire du traité de Saint-Clair-sur-Epte. Condamné à six mois de prison, une pétition d’intellectuels et d’artistes exige sa libération. Il ne sera finalement libéré que le 8 novembre suivant.

En décembre 1911, Henri Lagrange cofonde le Cercle Proudhon dont il sera l’un des principaux animateurs et l’un des collaborateurs réguliers des Cahiers. Henri Lagrange enchaîne également des conférences devant les étudiants d’AF, dans leurs locaux du 33, rue Saint-André-des-Arts qu’ils devaient occuper jusqu’à la seconde guerre mondiale. Il prend une part active à la campagne pour la loi des trois ans de service militaire en 1913, et succède à Pierre de Pimodan au poste de secrétaire général de la Fédération des étudiants d’Action française, conseillant à ses troupes d’avoir toujours « dans la main une bonne canne, dans la poche un bon livre ». « Sa figure n’était ni belle, ni gracieuse, elle ne respirait que l’énergie », dira de lui Louis Dimier. 

     Véritable prince de la jeunesse du Quartier Latin, « armé d’une violence sacrée » dixit Barrès, Lagrange est ramené à la Foi par Dom Besse, moine bénédictin de Ligugé, ce prêtre monarchiste qui marquera également profondément Georges Bernanos. Au début de 1914, la fougue de Lagrange l’amène à se brouiller quelque peu avec les dirigeants de l’Action française. Cette brouille ne survivra heureusement pas au déclenchement du premier conflit mondial.

     Lagrange, malgré son jeune âge, a multiplié les collaborations à des journaux et des revues royalistes. Dès 1910 il apporte son concours à la Revue critique des idées et des livres, de Jean Rivain, Pierre Gilbert et Henri Clouard. Dès 1911 il fait de même à L’Action française de Charles Maurras, Jacques Bainville et Léon Daudet. En 1912 et 1913 il anime, avec Maxime Brienne (le compositeur des paroles de la “Royale”) et André Blot, le brûlot Leurs Figures, dans lequel il s’en prend violemment au personnel politique républicain (Poincaré, Briand et même Barrès). En 1913, trois de ses camarades royalistes, Pierre Dumoulin, André d’Harmenon et Alain Mellet  animent durant quelques mois une revue littéraire, Le Mail. Il y collaborera, tout comme Georges Bernanos qui y publie l’une de ses premières nouvelles.

Sur le plan littéraire, Lagrange se signale par des articles enthousiastes et fouillés consacrés à Gérard de Nerval, son compatriote valoisien, au romancier Hugues Rebell, compagnon de route - prématurément disparu en 1905 - de l’Action française et au Jean-Christophe de Romain Rolland.
En 1912 il réédite à la Nouvelle Librairie Nationale, un chapitre de Proudhon, Les Femmelins, consacré à la critique de la littérature et des figures romantiques.

     Deux livres qu’il envisageait d’écrire ne verront jamais le jour : un essai politique, La Ploutocratie internationale et un roman psychologique et politique, Vingt ans en 1914, qu’il avait commencé à rédiger sous le double patronage de Stendhal et de Barrès. On sait que l’équipe de la Revue critique, et notamment Henri Martineau, firent beaucoup pour la redécouverte de l’auteur de La Chartreuse de Parme. Lagrange n’avait pas échappé à cette influence, non plus qu’à celle du Barrès du Roman de l’énergie nationale.
 
Cahier du Cercle Proudhon     Henri Lagrange s’engage volontairement en 1914 et rejoint le front début 1915 après avoir reçu une instruction militaire à  Alençon. Adjudant au 103e régiment d’infanterie, il est grièvement blessé le 6 octobre 1915  à Auberive-sur-Suippe. Cité à l’ordre du régiment, il décède des suites de ses blessures le 30 octobre suivant à l’ambulance de Montereau. Il n’avait pas vingt-deux ans.
Maurras le saluera par ces mots : « Peu d’âmes auront su en aussi peu de temps, à cette vitesse, le fort, le faible, le fugace ou le durable des engouements, des liaisons courantes et des liens immortels. » Léon Daudet dans ses souvenirs, évoquera un « jeune homme d’une intelligence surprenante, en qui s’annonçait une carrière littéraire et philosophique de premier plan ». De son côté, Maurice Barrès l’évoque dans ses Familles spirituelles de la France : « Henri Lagrange avait donné corps, par la politique royaliste à tous ses rêves, à tout ce qu’il y a de plus insaisissable et de plus secret dans les mouvements d’une jeune âme. »

II/ Le Cercle Proudhon (1911-1914)

     Groupe de réflexion économique dont l’idée revient au jeune Henri Lagrange, le Cercle Proudhon est avant tout la jonction de deux écoles de pensée alors en plein essor, l’une se situant à l’extrême gauche, la seconde à droite : le marxisme révisionniste - ou syndicalisme révolutionnaire - de Georges Sorel, l’auteur des Réflexions sur la violence et des Illusions du progrès, et le néo-royalisme de Charles Maurras. Ce rapprochement est facilité par le fait que ces deux courants partagent un même objectif : abattre la démocratie bourgeoise et libérale.

     Tandis que certains royalistes, comme Firmin Baconnier et l’équipe de L’Accord social, se contentent de défendre un corporatisme somme toute assez conservateur, d’autres maurrassiens décident de s’engager plus en avant sur le terrain social et économique. Le 16 décembre 1911 a lieu la conférence inaugurale du Cercle Proudhon. Ses fondateurs sont deux syndicalistes révolutionnaires soréliens, Edouard Berth (qui signe Jean Darville) et Marius Riquier, cinq royalistes maurrassiens préoccupés par les questions sociales : Georges Valois, Henri Lagrange, Gilbert Maire (par ailleurs bergsonien), René de Marans, André Pascalon, et un  instituteur républicain fédéraliste, Albert Vincent, qui ne tarderait pas à devenir royaliste. Edouard Berth devait - pour un court temps - rallier l’Action française en 1914, se convertir l’année suivante, avant de rejoindre après-guerre le Parti communiste.

     Georges Bernanos se joindra au cercle. « Le cercle d’études sociales que nous avions fondé, écrit-il dans les Grands cimetières sous la lune, portait le nom de Cercle Proudhon, affichait le patronage scandaleux. Nous formions des vœux pour le syndicalisme naissant. Nous préférions courir les chances d’une révolution ouvrière que compromettre la monarchie avec une classe demeurée depuis un siècle parfaitement étrangère à la tradition des aïeux, au sens profond de notre histoire. »

Pierre-Joseph Proudhon     Les Cahiers du Cercle Proudhon (cinq numéros au total entre janvier 1912 et janvier 1914) étaient tirés à 660 exemplaires et comptaient 200 abonnés. Ils furent principalement consacrés à l’exaltation de l’œuvre de Proudhon et de celle de Sorel, les deux maîtres à penser qui avaient, selon Georges Valois « préparé la rencontre des deux traditions françaises qui se sont opposées au cours du XIXe siècle : le nationalisme et le socialisme authentique, non vicié par la démocratie, représenté par le syndicalisme ». Pour Henri Lagrange, «en étudiant, en analysant, en pénétrant aussi profondément la vie syndicale», Georges Sorel «a permis à des Français, qui se croyaient ennemis jurés, de s’unir pour travailler de concert à l’organisation du pays français». Quant à Proudhon, ces jeunes gens de 1913 voyaient en lui, non un anarchiste mais un homme d’ordre,  le prophète de « cet ordre social français » auxquels ils aspiraient à leur tour.
     L’historien Zeev Sternhell a voulu faire du cercle Proudhon un pré-fascisme, oubliant que si Sorel a bien été un des maîtres de Mussolini, Proudhon et Maurras sont allergiques à la toute puissance de l’Etat et à la mobilisation totale de l’économie et des hommes par ce dernier. De même, Proudhon et Maurras étaient, contrairement aux fascistes, étrangers à toute forme de romantisme.

III/ L’entrée dans la légende

     La première guerre mondiale et la révolution bolchevique de 1917 auront eu raison des espoirs du Cercle Proudhon. Néanmoins, cette aventure intellectuelle menée par certains membres de la première génération de camelots du roi n’a cessé de fasciner écrivains et générations militantes. La Jeune Droite maurrassienne de Thierry Maulnier, Jean-Pierre Maxence et Jean de Fabrègues s’y référera dans les années 1930. Dans Socialisme fasciste, Pierre Drieu la Rochelle confie : « Si je fus tenté par l’Action française, ce fut dans la mesure où elle se reliait par le Cercle Proudhon à l’élan de la révolution syndicale. » Après la Libération, dans le Grand d’Espagne, l’écrivain Roger Nimier lâche : « Les camelots du Roi, en 1910, étaient la première bande révolutionnaire d’Europe. », tandis que le romancier Jean-René Huguenin leurs rend hommage dans un article : « Certains soirs, les “camelots du roi” vont même rejoindre les jeunes gens d’extrême gauche, ceux sur qui, la veille encore, il mettaient leur point d’honneur, mais avec lesquels ils partagent au moins le dégoût de la République, de ses grands financiers et de ses petits bourgeois. » Si l’on pense comme l’historien Philippe Ariès que l’Action française a été la plus grande aventure intellectuelle française depuis Port-Royal, la formation d’un tel mythe n’est pas surprenante. Aux actuels continuateurs de cette geste d’en tirer les meilleures leçons et d’en faire bon usage.

Eloge funèbre de Pierre Pujo

Mardi 20 novembre 2007

Messeigneurs, Mesdames,
Chers compatriotes,

 Il est des hommes dont il n’est point nécessaire d’attendre la mort pour qu’éclate en pleine lumière la noblesse de leur conduite, leur fidélité à eux-mêmes, leur opiniâtreté, leur rectitude. Non, Pierre Pujo, vous à qui je m’adresse à travers vos amis innombrables qui sont désormais les gardiens de votre esprit, nous n’avions pas besoin de ce chagrin dans lequel vous nous plongez aujourd’hui pour vous reconnaître comme ce que vous étiez, un grand homme.

“Etre grand, disait Shakespeare, c’est épouser une grande querelle”. Vous fûtes grand par cette querelle et vous le fûtes aussi par la constance avec laquelle vous l’avez servie depuis l’âge de quinze ans lorsque vous avez assisté à l’arrestation de votre père, Maurice Pujo, et que vous avez décidé ce jour là qu’un autre Pujo saisirait le flambeau. C’est de ce jour sans doute que vous êtes devenu un homme, au sens où un homme ne l’est vraiment que s’il reconnaît ce qui le dépasse, ce qui ordonnera toutes ses forces, et ce qu’il incarnera aux yeux des autres hommes.

 Et certes la cause à laquelle vous avez sacrifié des jours et des jours et des années de votre vie, et jusqu’à votre santé même, cette cause est la plus noble qui soit : c’est celle de la France, de son unité, de sa souveraineté et finalement de sa grandeur, grandeur chrétienne, c’est à dire pour elle-même, pour les Français dispersés à travers la planète, jusqu’à Anjouan, mais par dessus tout pour le monde.

 J’ai compris de quelle trempe vous étiez lorsque j’ai vu avec quelle constance vous entendiez servir la mémoire de Jeanne, quand vous organisiez, contre tant d’adversité, la fête nationale de Jeanne d’Arc à chaque mois de mai. Comme elle, vous saviez que le plus sûr moyen de sauver la France, de restaurer la légitimité de l’Etat et la souveraineté de la nation était de faire couronner son prince. Comme elle, vous vous employâtes à restaurer dans les coeurs le principe royal, jusqu’à Reims. Comme elle, vous avez voulu réunir autour des idées simples du Bien commun, de la Res Publica, un peuple qui sans cesse cherche à se réunir autour d’un Etat impartial.

Comme Jeanne, vous avez constamment veillé à l’unité nationale et vous le fîtes au-delà des déchirures innombrables que de malheureuses conjonctures, et finalement une providence qui fut avec vous fort sévère, vous a imposées au sortir de la guerre contre l’Allemagne puis au long de la cruelle guerre d’Algérie, et ce principe d’unité des Français, vous parvîntes à l’imposer toujours, au point même de rappeler, en retraçant dans un bel ouvrage les cinquante années d’Action Française, que celle-ci avait su jeter aux orties rancunes et rancoeurs au point d’appeler à voter Oui en 1958 lors du référendum par lequel de Gaulle proposa une nouvelle Constitution à la France, aussi imparfaite et inaccomplie que demeura cette Constitution, et tout en estimant, je vous cite, que « le régime républicain n’a pas résolu le problème des institutions françaises ».

Comme Jeanne, vous vous êtes battu jusqu’au bout, et quelquefois physiquement, tel un chevalier de son escouade, pour sauvegarder la souveraineté de la France, car vous saviez que c’était ce point majeur, la souveraineté nationale et populaire, qui, dans les terribles circonstances d’abandon que nous connaissons et qu’il faudra désormais affronter sans vous, demeure l’essentiel du combat de la France ; vous saviez que ce combat-là constituait le cœur, donc l’avenir du mouvement politique dont vous avez réussi à préserver les chances pour l’avenir, par votre lucidité, là où tant d’autres auraient failli.

 Oui, Pierre, comme Jeanne, vous avez assuré le lien entre un âge d’or que vous n’avez pas connu et un autre âge d’or que vous ne connaîtrez pas. Mais cet âge d’or de la France recouvrant sa pleine souveraineté et rétablissant la légitimité incontestable de son chef, nous le connaîtrons un jour. A la fin de votre vie, vous avez assuré l’essentiel : vous avez veiller à la relève, à cette magnifique jeunesse d’Action Française qui est l’une des plus belles promesses de la France au XXIe siècle, et vous avez su assurer votre succession en désignant Thibaud Pierre, un homme jeune encore, mais déjà remarquable. Et vous avez aussi, quelques jours avant de mourir, résumé l’essentiel en donnant pour titre à votre dernier éditorial de l’Action Française cette exclamation magnifique : “Non, c’est toujours non !”. Cette phrase raisonne en nous avec toute la puissance de l’émotion qui nous étreint en ce jour tandis que nous pensons à vous et que nous vous pleurons. Soyez assuré que ce Non magnifique vibre dans nos coeurs et que, pensant à vous toujours, rien ne nous fera dévier de cet impérissable combat.

 Oui, Pierre, vous fûtes comme Jeanne ; et vous voici à présent près d’elle, votre Jeanne, notre reine de France ! 

 

Paul-Marie Coûteaux, 

le 16 novembre 2007
en l’Eglise de La Madeleine

Compte-rendu des commémorations du 11 novembre

Lundi 12 novembre 2007

A l’appel de l’Action Française Etudiante, une trentaine de personnes se sont réunies dimanche soir pour commémorer la manifestation des étudiants français contre l’Occupant du 11 novembre 1940.

Après un appel de Sébastien de Kererro à poursuivre l’oeuvre des étudiants de 1940 dans le “patriotisme spontané” et la défense des libertés et de la souveraineté de la France, Monsieur André Pertuzio, organisateur de cette manifestation (qui marqua le premier acte de résistance français), évoqua l’état d’esprit de ces jeunes étudiants de 1940. Des gerbes de fleurs furent ensuite déposées devant la plaque d’hommage aux “Etudiants de France” par des militantes alors que retentissait “la Royale.”

Un beau rassemblement sous les couleurs de la France, des camelots du roi et des lys pour rappeler à Monsieur Sarkozy qu’il restera toujours des étudiants pour s’opposer au bradage de notre pays.

Français ? Présents !

Vauban, un héros français au service du Royaume

Dimanche 29 juillet 2007

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Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633 - 1707) fut à la fois ingénieur et architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien et essayiste. Expert en poliorcétique, il donna au royaume de France «une ceinture de fer» et fut nommé maréchal de France par Louis XIV.

Gardant le soucis permanent du sort des plus démunis, ce libre penseur, touche-à-tout de génie, mit sa vie au service de la France qu’il disait “aimer à la folie“. En celà il est un exemple pour notre temps.

Voir la biographie>>
Et une partie de ses oeuvres>>

L’affaire Delavault 1989

Jeudi 31 mai 2007

Quelques précisions quant à cette affaire :
- Héléne Delavault était la maîtresse de Joxe
- Il n’y a pas eu de violence, elle a juste subi un shampoing, la ridiculisant sur scène.
- Les 3 personnes qui ont fait de la prison pour cette affaire n’ont jamais participé, ni avoué quoi que ce soit. Elles ont, au final, été innocentées.
- Les journalistes se sont trompés dans le nom de Jean-Marc Varaut qui n’est pas le jeune homme avec la canne mais l’avocat qui parle après lui.

Génération Jeanne d’Arc!

Lundi 14 mai 2007










Chers amis,

À cette époque aussi incertaine de la vie politique de notre pays, il en est encore, comme nous, qui venons saluer l’héroïne de notre patrie.
Non, par une espèce de fidélité folklorique teintée de nostalgie, du genre : « c’était le bon temps ». Mais au contraire pour venir puiser dans l’exemple d’une geste épique le courage de poursuivre notre combat pour la monarchie. Car enfin rappelez-vous….

Ils n’étaient pas nombreux les fidèles qui entouraient le petit roi de Bourges en ce temps-là. Tandis que lui-même doutait de sa destinée royale.

La France était occupée aux trois quarts et le quart restant était prêt à se vendre au plus offrant.

Le parti Bourguignon constituait le politiquement correct de cette époque. Il exprimait ce qu’il était raisonnable de penser. Les élites d’alors se voulaient réalistes, et a y regarder de près, peu nombreux étaient ceux qui auraient parié une livre tournois sur le gentil Dauphin.

Ça brûlait un peu partout et pas seulement dans les banlieues. Certains cherchaient à profiter du désordre pour consolider leurs avantages particuliers.
L’intérêt national ne trouvait pas beaucoup de défenseur en cette trouble période de notre histoire.

N’avez-vous pas remarqué que quand l’état déserte ses fonctions régaliennes, le peuple, et particulièrement les plus exposés de ceux qui le composent, perd toutes protections.

Tandis que les oligarques inventent un nouveau sport, aux risques calculés, très prisé dans certains milieux, le saut en parachute doré.

Mais quelle était la mystérieuse mission dévolue à Jeanne d’Arc par ses voix ?
D’abord, bouter l’Anglais hors de France, car on ne fait pas de révolution, fut-elle Nationale en pays occupé. Puis, et là était l’essentiel : sacrer le Roi à Reims.

Jeanne d’Arc est venue providentiellement rappeler aux Français et au monde entier que la France est avant tout un Royaume.

C’est cette certitude, chers amis, qui doit nous animer, nous les royalistes aujourd’hui réunis au pied de la statue de la pucelle d’Orléans.

La France est un royaume façonné par trois lignées de rois. Qui ont su, tout en limitant avec sagesse ses horizons terrestres, lui donner un rayonnement exceptionnel dans le monde entier.

La France est un royaume qui a toujours su résister aux appétits des Empires.

La France est un royaume qui savait placer la main de Justice au-dessus des factions. L’indépendance de la justice étant garantie par l’indépendance de l’état.

La France est un royaume dont la vie ne s’est pas arrêtée en 1789.

Quels que soient les oripeaux dont elle a été couverte, la France demeure un royaume.

Jeanne n’en doutait pas en 1429, pourquoi en douterions-nous en 2007.

Chers amis, l’Histoire, et plus particulièrement l’Histoire de France nous réserve de temps en temps de fameuses surprises. Ce royaume de France, nous y vivons, nous l’aimons et nous voudrions que les Français mesurent l’honneur  et la grâce qui leur sont faits d’habiter cette terre.

Nous venons de vivre une campagne présidentielle de plus. Les Français se sont passionnés pour cette campagne, comme si le bulletin de vote de chacun d’eux était déterminant.

Comment se fait-il que dans ce pays, jusque-là très dépolitisé se manifeste un tel engouement pour la nomination du plus haut personnage de l’état.

Permettez- moi d’y voir une espèce de fantasme qui habite nos compatriotes. C’est peut-être à cause de la constitution de la Veme, mais on rêve dans ce royaume de France de voir à la tête de l’état quelqu’un d’indépendant capable de rassembler tous les Français.

C’est du reste bien ce qu’il nous a dit Monsieur Sarkozy : « Je serai le président de tous les Français ! ».

Il y a là une sorte de quête royale qui ne veut pas dire son nom.

Mais attendons un petit peu, il vient juste de rentrer de vacances notre nouveau président.

Attendez que reprenne la campagne des législatives, et les Français les plus lucides se réveilleront très vite.

Ils seront sommés de constituer une majorité présidentielle. Guerres rancunes et partis seront de retour.

Patatras, ce n’était pas le Roi.

La France est un royaume qui attend son roi. Et il nous appartient à nous, et je me tourne vers les jeunes ici présents : Il vous appartient à vous d’aller chercher le gentil Dauphin et de le sacrer à Reims.

Puisque je m’adresse aux jeunes, je tiens à vous dire autre chose : bravo pour votre campagne contre la matrice Républicaine. Ne croyez pas que c’était un coup d’épée dans l’eau. Plus vous agirez ainsi, ensemble, convaincus, généreux, désintéressés, plus vous accumulerez une force dont vous ne soupçonnez pas la nature. Restez purs dans vos intentions, nourrissez un amour immodéré pour la France et vous participerez  activement au retour de la monarchie.

Croyez vous que Jeanne n’était pas atteinte par le découragement  quand Baudricourt  l’envoyait promener ?

Il lui en a fallu de la ténacité, c’est à l’usure qu’elle l’a eu.

Baudricourt, chers amis, mais c’est le peuple de France, capable du pire comme du meilleur. C’est lui que vous devez investir. C’est d’abord devant lui que vous devez être crédible. C’est par votre entêtement, par votre insistance, par vos campagnes sans cesse répétées qu’il finira par vous conduire vers le Dauphin, ce prince qui vient, mais qui attend que la France face appel  à lui.

Comment croyez vous que vos aînés, les camelots du roi ont obtenu que soit, célébrée comme fête nationale, une journée comme celle-ci ?

Il en aura fallu des manifestations et des affrontements avec la police. 10 000 jours de prison pour avoir le droit en France d’honorer notre héroïne.

La figure de Jeanne est magnifique, et elle est bien plus qu’un symbole.

Avec Jeanne, nous sommes dans le réel.

Elle a réellement fait ce qu’on a dit qu’elle a fait.

Vous êtes tenu de tout prendre et pas seulement  ce qui vous plaît.

Pas seulement ce qui vous arrangerait intellectuellement. Autrement dit votre combat doit être total, pour le roi et sans haine.

Qui combat pour le roi, combat pour la justice.

La victoire ne viendra pas de vous, de nous, mais nous y auront oeuvré chacun à sa mesure. C’est bien là l’essentiel.

« Les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire !!! »

Alors mes chers amis, je vous invite à batailler. À batailler ferme
Vive Jeanne notre sainte Patronne
Vive la France
Vive le Roi

Perceval. (Source)

[Paris] Samedi 24 Mars 2007 à 18H30 St Nicolas du Chardonnet

Jeudi 22 mars 2007

Combien de crimes ont été commis simplement parce que leur auteur ne pouvait supporter d’avoir tort.” Albert Camus

L’Association des Familles des Victimes du 26 mars 1962 et de leurs alliés » fera célébrer une messe à PARIS pour tous ceux qui sont tombés pour leur fidélité à l’Algérie Française,
le Samedi 24 Mars 2007
à 18H30 à St Nicolas du Chardonnet
23 rue des bernardins,75005 PARIS

Exilés, loin de leur Terre, où le sang des leurs a coulé, exilés voici quarante cinq ans, nous entendons marquer solennellement ce douloureux anniversaire. L’association organisera toujours à Paris, une marche du Souvenir lundi 26 mars, à 14h30 angle du cours de la Reine et du bd Franklin Roosevelt devant le Monument Canada, bustes Jacques Cartier/Samuel de Champlain (bus 28,83,93, 72 palais de la découverte ) - métro champs Elysées Clémenceau.
Drapeau tricolore en tête, nous traverserons le pont Alexandre III et lancerons à partir de ce pont, des fleurs au fil de l’eau dans la Seine afin de pallier l’absence de monument ou de stèle spécifique pour nos Morts à Paris, puis, nous nous rendrons sur l’esplanade des Invalides ou nous nous rassemblerons (côté droit).

A 15H00, retentira la sonnerie aux Morts en hommage à ses innocentes victimes mais aussi afin que chacun se souvienne et que le passant s’interroge. Dans cet esprit de recueillement, nous comptons sur votre présence à nos côtés. Merci de vous munir d’une fleur bleue, blanche ou rouge.
Merci de nous soutenir. Souvenez-vous c’était le 26 Mars 1962 sous le ciel bleu d’Alger, rue d’Isly… il était alors 14H50…

[Saint-Etienne] Les verts contre les rouges

Samedi 17 mars 2007

Nous n’oublions pas les victimes du communisme!

Le 20 février 2007 se tenait à Saint Etienne le meeting de Lutte Ouvrière, occasion pour une vingtaine de jeunes stéphanois de se souvenir des 100 millions de victimes du communisme et de réveiller les consciences.

C’est en bafouant l’Histoire que les totalitarismes naissent, écrivant le passé dans le sens de l’idéologie dominante.

En dehors de toute attache idéologique ou partisane, le comité « Mémoire pour les victimes du communisme » a déployé devant le palais des Congrès une banderole « Nous n’oublions pas 100 millions de morts ».

Furent alors rappelés les différents génocides commis en URSS mais aussi en Chine, au Cambodge, à Cuba et dans bien d’autres régions, ainsi plus de 500 tracts furent distribués recevant un accueil chaleureux de la part de la population locale.

Par ses publications et ses actions, le comité s’attachera aujourd’hui et demain à réveiller les consciences et à se souvenir des oubliés de l’Histoire, il appelle tous les citoyens français qui désirent participer à son action à le rejoindre.

MEMOIRE POUR LES VICTIMES DU COMMUNISME
memoireducommunisme@gmail.com

Une loi mémorielle sur le génocide vendéen

Vendredi 23 février 2007

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PROPOSITION DE LOI
Article unique
La République Française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794

Une proposition de loi vient d’être déposée par Lionnel LUCA, député des Alpes Maritimes. Cette loi demande que la République Française reconnaisse enfin le Génocide Vendéen. Malgré notre scepticisme à l’égard des lois mémorielles, cette initiative est à saluer, car si elle contribue à fissurer la matrice républicaine alors elle est la bienvenue…
De plus on peut imaginer les contre-attaques que nous permettrait une telle loi pour porter des coups sévères à l’imaginaire enchanté de la Révolution de 1789 et à sa tradition jacobine, poursuivie dans le communisme assassin.
Si une telle loi devait passer, elle contribuerait également à fragiliser l’absurde amoncellement de lois mémorielles, et à renforcer la pétition des historiens qui demande leur abrogation, alors même que l’Europe de Mamon et de Moloch s’apprète à promulger une norme européenne en matière de délit d’opinion.

Pour lire les motifs de la loi, lire ici.

Messe en hommage aux victimes du 6/2/1934

Mercredi 31 janvier 2007

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Le mardi 6 février 2007,
messe aux intentions des victimes du 6 février 1934.
La messe sera célébrée en l’église de la Madeleine à Paris - 8e à 18h30.
(Dans la crypte, entrée sur le côté).
Pour ceux qui ne peuvent y assiter un rassemblement de recueillement aura lieu à 20h00, rendez-vous est donné au pied de l’obélisque. Tenue correcte et discrète exigée.

Cortège aux flambeaux du 21 janvier 2007

Mardi 23 janvier 2007

Messe en souvenir du martyr de Louis XVI

Lundi 22 janvier 2007

 

 

 

 

 Un devoir de mémoire qui nous est naturel, comme de respirer et d’aimer la France… Cette année encore nous étions réunis en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois pour rendre hommage au Roi-Martyr. Le samedi 20 janvier 2007, le cœur de Paris était serein…

Les fleurs ont leur langage. Les « savants » nous disent que l’œillet est le symbole de l’amour. L’œillet blanc, lui, symbolise la passion fidèle…L’œillet fut aussi « politique »… Nous souvenons-nous que pendant la Fronde, les soldats du Grand Condé portaient l’œillet à la boutonnière ? Nous portions tous dans notre cœur, ce samedi 20 janvier, l’œillet blanc emblème des royalistes… lire la suite.

Voir également le diaporama.

AFE au service du Roi

Vendredi 12 janvier 2007

Dimanche 21 janvier 2007 - Paris
Cortège en l’honneur de Louis XVI
Rendez-vous à 19 heures devant l’église de la Madeleine, Paris 8e.
(métro Madeleine, ligne 12 ou 14).




  

Cortège en hommage à Louis XVI

Samedi 6 janvier 2007

    Le tract imprimable est disponible ici.

Hommage à Louis XVI

Mercredi 3 janvier 2007

Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI était assassiné par les révolutionnaires.
En 2007, ce drame se répercute encore dans l’instabilité pathologique de nos institutions et la décrépitude de notre pays.
Parce que c’est avec la mort du roi qu’a commencé notre déclin, chaque 21 janvier les Français patriotes se rassemblent pour se souvenir, non pas dans une optique de victimisation mais avec pour visée politique de rappeler que, si c’est avec la fin brutale de la monarchie que notre pays a commencé sa lente déchéance, c’est avec le retour du roi que nous pouvons espérer un redressement.

    Rendez-vous le 21 janvier 2007, 19 heure, église de la Madeleine, Paris (8ème arrdondissement) - Métro Madeleine (lignes 12 et 14).

Commémoration du 11 novembre 2006

Mercredi 15 novembre 2006

Samedi 11 Novembre, les étudiants parisiens d’AF étaient bien présents en haut des Champs-Élysées pour rendre hommage aux soldats morts pour la France et commémorer la manifestation des étudiants contre l’occupant en 1940. André Pertuzio qui organisa cette manifestation en tant que Président de la Corpo de droit, prit la parole pour apporter un témoignage émouvant de ce premier acte de Résistance en France, manifestation hautement symbolique, qui criait déjà « Vive la France Libre », comme les étudiants d’Action française d’aujourd’hui qui appellent de leurs voeux une France libérée de la république et de ses sbires.

La lutte populaire et patriotique, Budapest 1956-2006

Lundi 23 octobre 2006

In memoriam: Marie-Antoinette

Lundi 16 octobre 2006
Maria Antonia Josepha Johanna de Habsburg-Lothringen, Archiduchesse d’Autriche, Princesse Impériale, Princesse Royale de Hongrie et de Bohême, Dauphine et Reine de France.

Budapest 1956 - Paris 2006

Dimanche 15 octobre 2006

50 ans après, la jeunesse française rend hommage aux patriotes hongrois.

Le 23 octobre 1956, le peuple hongrois manifeste contre le gouvernement pro-soviétique d’Erno Gero. Très vite Imre Nagy est poussé au pouvoir par l’euphorie populaire et s’engage à rétablir les libertés. Le 4 novembre 1956, le gouvernement communiste d’URSS envoie des chars pour écraser la révolte populaire et patriotique.

50 ans après, la jeunesse française et européenne rend hommage à l’héroïsme du peuple hongrois dans sa lutte contre le totalitarisme communiste.

Commémoration samedi 28 octobre 2006 à 15 heures Place du Chatelêt, Paris.

Pas de doctrine sans action

Dimanche 8 octobre 2006

L’affaire Boudarel 1991

Samedi 23 septembre 2006

Le génocide vendéen, matrice du totalitarisme

Mercredi 20 septembre 2006

Nous mettons à la disposition du public la conférence donnée par Reynald Sécher, historien de la Vendée, docteur en histoire, éditeur, scénariste et muséographe, devant les étudiants d’Action française, en clôture des études de l’Universite d’été Maxime Réal del Sarte 2006, le vendredi 25 août dernier, en présence de S.A.R Sixte-Henri de Bourbon-Parme, qui nous recevait dans son Château de Lignières, en Berry.

Elle traîte du génocide vendéen, matrice des totalitarismes modernes.

Avant-propos à la nouvelle édition :

“Vingt ans après, je me souviens d’avoir pris conscience de l’énormité du crime commis en Vendée en lisant le registre clandestin de l’abbé Pierre-Marie Robin (1748-1805), recteur de La Chapelle-Basse-Mer. Scrupuleusement, il avait enregistré, conformément au droit canon, tous les actes de la vie de ses paroissiens: baptême, mariage, sépulture. Ces actes décrivent méticuleusement les conditions et les circonstances des décès. La première fois, j’ai été tellement choqué qu’au bout de quelques pages, j’ai dû m’arrêter. Comment ne pas être bouleversé par le massacre de femmes, parfois enceintes, d’enfants, de vieillards… Comment rester insensible lorsque 421 massacres sur une population estimée à 3 200 personnes ont été enregistrés ? Mais, quand 770 communes sont concernées, on est acculé à se poser des questions de fond. On dit que l’histoire doit être traitée froidement -en l’occurrence, était-ce humainement possible ? Que l’on ne vienne pas me parler de tradition en matière d’horreur; en Vendée, l’impensable y a été fait (tanneries de peaux humaines, fonte des graisses. ..) ; l’inimaginable a été essayé ( mines antipersonnel, empoisonnement à grande échelle, gazage…). La Vendée a été un laboratoire grandeur nature, d’ailleurs conçu comme tel. Sans doute, l’objectivité en histoire est-elle difficile à atteindre, mais au-delà des préjugés, il reste les hommes et les faits que rien ni personne ne peut, ne doit justifier.

Le professeur Jean Meyer, mon directeur de thèse, au début de ma recherche, m’avait dit de ne travailler que les textes, rien que les textes. C’est ce que j’ai fait et, pour comprendre la réalité locale, j’ai dû reconstituer la courroie de transmission afin de répondre aux questions de fond: qui ? Pourquoi ? Comment ? Personne à l’Université ne s’était jamais posé de telles questions. En pays de droit, la décision n’avait pu être prise qu’au plus haut niveau de l’Etat, c’est-à-dire par la Convention. Phénomène unique dans l’histoire et comble du paradoxe, la décision d’anéantir le territoire de la Vendée et d’exterminer sa population a bien été prise par les représentants du peuple souverain (lois des 1er août et 1er octobre I793). Tout le reste n’est que planification et conséquence. C’est d’ailleurs si vrai que quelques contemporains s’en sont émus, tels l’avocat Villenave qui, à l’occasion du procès Carrier, s’interrogeait sur le terme idoine pour caractériser ce crime, à sa connaissance, unique en son genre.
En I985, je ne m’expliquais pas pourquoi on voulait réduire le fait vendéen à un massacre, voire à une bavure. Je m’étonnais encore plus des propositions avancées pour acheter mon silence: argent, honneurs, poste à l’Université, au nom d’une pseudo-raison d’Etat. Il faut dire que nous étions à la veille du bicentenaire de la Révolution.
Comment pouvait-on imaginer que je puisse vendre mon âme ? Renier le fruit de mes recherches et la confiance de mes professeurs ? Comme je n ‘ avais pas mordu aux appâts, calomnies et rumeurs leur ont succédé. Heureusement, j’avais été mis en garde par le professeur Pierre Chaunu, membre de mon jury, qui avait matérialisé son pressentiment par écrit à l’occasion de son rapport relatif à ma soutenance de thèse, le 21 septembre I985 : « Ce travail sera bientôt publié. Nul ne peut douter que le succès qu’il remportera vaudra à son auteur la haine tenace de ceux qui voient petit et pensent sur commande. C’est dire que la carrière de Reynald Secher dans l’enseignement supérieur, où il a sa place, sera, selon toute vraisemblance, efficacement entravée par ceux qui sont, comme chacun sait, orfèvres en la matière. » La suite des événements lui a malheureusement donné raison. Qu’importe!
Aujourd’hui, je sais qu’on tentait d’étouffer un double scandale: d’un génocide et d’un mémoricide, crime imprescriptible pour le premier et qui pour le second sera, à plus ou moins brève échéance, considéré comme crime contre l’humanité.
Comment peut-on encore refuser à la Vendée la reconnaissance de ce génocide ? Comment peut-on imaginer que des criminels contre l’humanité comme Robespierre, Carnot aient donné leur nom à des collèges, à des lycées, à des rues; ou d’autres, comme Amey, Turreau… aient leur nom sur l’Arc de triomphe ? Comment peut-on accepter que l’histoire officielle, notamment celle enseignée aux élèves, fasse des bourreaux des « saints laïcs » et des victimes des brigands, des traîtres à ta patrie ? Cette inversion tenace des faits n’est pas seulement intolérable, elle justifie, à mon sens, que ce livre continue d’être lu et discuté”.

Reynald Secher 29 mai 2006

Reynald Secher , La Vendée-Vengé : Le génocide franco-français, ed. Librairie Académique Perrin, 06, 351 p., 23€

Bien acheter, c’est aider le combat culturel !
Il s’agit aussi pour nous tous d’encourager la créativité, la production culturelle au service de la vérité et du bon goût… Avant Nöel, faîtes un tour par les éditions Sécher !…

Pour ceux qui souhaitent creuser ce sillon extrêmement fécond, nous leurs recommandons la lecture de “l’école antitotalitaire” avec, principalement, les travaux du regretté François Furet, d’Annie Kriegel et Stéphane Courtois.