Archive pour la catégorie 'International'

Crépuscule de l’Europe totalitaire

Mercredi 30 avril 2008

 
 

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« Je n’ai pas lu le Traité de Lisbonne. J’ai essayé. L’annuaire de Lisbonne est plus drôle », écrit Kevin Myers, éditorialiste du Irish Independent. Il condamne les positions eurobéates de nombreux dirigeants politiques irlandais dans le débat sur le traité européen, bientôt soumis à un référendum dans le pays. « Selon un point de vue qui semble avoir conquis toute la classe politique, nous risquons de finir par nous entasser dans des chambres à gaz. Sauf si nous respectons la dernière directive de l’UE sur le bruit des cornemuses ou sur la couleur de nos pelouses. Et je n’exagère pas : Mary Hanafin, ministre de l’Education, a réellement dit qu’à moins que le projet européen soit pleinement réalisé, l’alternative était un autre Auschwitz : un écho de la même stupidité qui a été prononcé dans les chancelleries européennes après le ’non’ des Français à la Constitution européenne. (…) Nous sommes les seuls à pouvoir mettre fin à la lubie européenne. (…) Nous accabler avec le Traité de Lisbonne revient à laisser notre avenir aux euro-avocats et à jeter une malédiction sur nos petits-enfants qui ne nous pardonneront jamais. » The Irish Independent ; Irlande

Le Crépuscule de l’unique Monarchie hindouiste

Mercredi 23 avril 2008

Au XVIIIeme siècle l’unification du Népal est effectuée autour du roi hivî Nârâyan Shâh, le Népal va connaître 250 ans de monarchie et de pérennité. Petite enclave himalayenne entre l’Inde et la Chine, le Népal va adopter un modèle britannique parlementaire à partir de 1959. Mais ce nouveau modèle est inadapté aux traditions himalayennes: les mentalités hindouistes n’arrivant pas à appliquer ce régime, le roi Mahendra décide de modifier la constitution en 1962.
La nouvelle constitution établit le système sans-partis des panchayats(des conseils).Ce système est une forme de gouvernement plus proche des traditions népalaises. C’est une structure pyramidale partant des villages pour atteindre le Rastriya Panchayat ou le palais: le système du panchayat instaure une monarchie absolue et installe le roi à la tête de l’État. Les libertés sont en bas, le peuple obtenant les libertés individuelles, l’autorité en haut, le Roi dirigeant les affaires de l’Etat.

Soumise au référendum, la nouvelle constitution est adoptée.
Néanmoins en 1990, cédant aux révoltes estudiantines et anti-gouvernementales, le Roi décide de revenir à une monarchie parlementaire.Ce virage démocratique augmente l’instabilité gouvernementale. Après 250 ans de Monarchie, le Népal s’essaye à la démocratie. Essai difficile car modifiant profondément la société Népalaise.
Le Gouvernement Népalais fait face au début des années 1990 à une forte contestation des petits paysans face aux réformes agraires inexistantes.
La Féroce répression des révoltes paysannes va amener certains ruraux à rejoindre le Parti Communiste Népalais (Maoïste), soupçonné d’être un pantin aux mains du gouvernement chinois.
En Février 1996 une Insurrection maoïste est lancée dans 5 districts, principalement situés à l’ouest du pays. Menée par Prachanda , “la guerre du peuple népalais” aboutit à la création d’un “gouvernement du peuple” remplaçant l’Administration royale dans l’ouest du pays. Malgré la prétention affichée de défendre les intérêts du peuple, les maoïstes sont accusés par les organisations de défense des droits de l’homme de s’approprier les biens appartenant à la paysannerie, d’enrôler de force des enfants soldats, d’extorsion de fonds, de procéder à des enlèvements, de s’adonner à la torture…
La Guerre Civile voit l’Insurrection Maoïste s’opposer au Parlement et au palais.
13 000 népalais périssent durant cette Insurrection.
L’Insurrection Népalaise est également le fond de toile d’un affrontement sino-occidental. Depuis sa genèse, le PCN et l’insurrection sont armés et financés par la Chine. Devant l’ampleur prise par l’Insurrection, la Belgique avec le soutien des Etats-Unis fait parvenir 6000 fusils-mitrailleurs à l’armée régulière népalaise.
Le Mouvement insurrectionnel s’essoufle mais en 2001, le prince Dipendra, pris d’une crise de folie, assassine toute sa famille avant de se donner la mort. Son oncle Gyanendra revient au pouvoir suite à ce drame, d’une manière très contestée.
Perçue comme un coup d’Etat, la prise de pouvoir de Gyanendra divise les monarchistes et rend le monarque illégitime aux yeux de la majorité des Népalais.
En 2002 Gyanendra décide de dissoudre le Parlement et de s’arroger les pleins pouvoirs. Les partis parlementaires, jusque-là soutiens de la couronne, rentrent à leur tour dans l’opposition.
Pendant 4 ans, un bras de fer est engagé entre le palais et l’opposition. Les partis parlementaires se rapprochent des maoïstes et le roi doit céder face à la pression populaire: il réinstaure le Parlement en 2006. Pendant un an, le roi voit son pouvoir se réduire petit a petit jusqu’en 2007, où les partis et la guérilla maoïste composent un nouveau gouvernement. Le 28 Décembre 2007, les partis Népalais prévoient l’abolition de la monarchie et l’instauration d’une république fédérale démocratique.
En Avril 2008 les élections ont porté l’extrême gauche au pouvoir avec environ 60 pour cent des voix (dont 30 pour cent pour le PCN). Le vote est entaché d’irrégularités favorables aux maoïstes: en effet, un candidat indépendant et un militant ont été tués dans le sud et 15 maoïstes armés de grenades ont été arrêtés après avoir incendié un bureau de vote dans l’ouest.La nouvelle assemblée va prochainement voter pour l’instauration d’une république maoïste. Sans nul doute, cette république connaîtra le sort de nombreuses autres démocraties populaires, ou de républiques démocratiques comme l’ex RDA.
« Autant le roi symbolisait la discorde nationale, autant la monarchie symbolise toujours l’unité nationale » a déclaré la rédaction du Népali Times.
En effet, ce roi s’est certainement montré inefficace face aux querelles secouant son pays, mais la monarchie en elle-même reste le seul régime garant des libertés, face aux totalitarismes et aux guerres civiles larvées.

Pierre R.

Chanson du Kosovo-Métochie

Samedi 1 mars 2008

Пркосна песма -

Jeudi 28 février 2008

Souviens-toi du Kosovo-Métochie !!

[Paris] conférence du 29 février

Mercredi 27 février 2008

Vendredi 29 février 2008 à partir de 19h15

Conférence par Philippe Aleyrac sur “L’actualité du Liban”.

rdv 10 rue Croix-des-Petits-Champs

75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Ој Косово, Косово [Oh Kosovo, Kosovo]

Dimanche 24 février 2008

Communiqué de Presse - Indépendance du Kossovo-Métochie

Vendredi 22 février 2008

L’Action française dénonce vigoureusement la reconnaissance par le gouvernement républicain de l’indépendance de la province serbe du Kosovo-Métochie au nom de la France. La France et les Français n’ont pas à être assimilés dans leur ensemble à cette décision.
Le régime républicain français, par l’intermédiaire de son ministre Bernard Kouchner, ayant reconnu l’indépendance illicite du Kosovo-Métochie montre une fois de plus la trahison dont il est capable.
En tant que nationalistes et royalistes français, nous ne pouvons que dénoncer le hold-up fait sur la diplomatie française plus que millénaire, par ceux qui représentent certes la république, mais qui ne peuvent représenter toute la France et surtout pas son histoire.
L’amitié franco-serbe résulte d’une histoire commune profonde, qui ne peut être ainsi balayée pour satisfaire aux exigences de la diplomatie américaine.
Il n’est pas dans l’intérêt de la France de rompre un lien aussi fort que l’amitié franco-serbe, et nous continuerons à dénoncer cette reconnaissance de l’indépendance du Kosovo-Métochie par le gouvernement républicain, tant que nous réussirons à la rendre conciliable avec l’intérêt de la France.

L’Oubli des Chrétiens d’Orient.

Jeudi 21 février 2008

En ces périodes de bouillonnement des Proche et Moyen-Orients, on peut regretter que vu d’Occident, et surtout à travers les médias, une part importante du paysage culturel et politique de ces régions nous échappe. C’est en fait une part de la population de ces nations dont la faiblesse numérique (10 millions à peu près) n’est rien au regard de l’importance historique, politique et culturelle que leurs concitoyens accordent encore à cette minorité. Dans le monde musulman en effet, quel occidental, s’il n’est personnellement intéressé, ou grand spécialiste de la question, connaît aujourd’hui le rôle capital que jouent les Chrétiens d’Orient ?
Ce fut donc une agréable surprise que de trouver une (trop) courte analyse de leur situation en première page de « Ouest France » qui accordait sa tribune « point de vue » au médiologue Régis Debray. Si l’article pose les bonnes questions, le sujet est bien trop vaste pour être traité dans les quelques lignes qui lui étaient accordées. Or, il est capital de bien comprendre pourquoi ces populations sont des « catalyseurs » si importants pour le monde musulman, et pourquoi leur rôle est si mal compris en Europe.

Irak, Palestine, Iran, Liban, Syrie, Jordanie, Egypte… nous retrouvons ces noms en « unes » de nos quotidiens trop souvent, ces pays sont le théâtre des conflits ou des tensions les plus caractéristiques du monde musulman, et quel que soit la situation, que le conflit semble opposer l’Occident « américanisé » (et non plus chrétien malheureusement) ou Israël -qui l’est tout autant- à l’Islam, ou bien les Chiites aux Sunnites, ou bien l’Islam « modéré » au fondamentalisme comme en Égypte ou les tensions sont chaque jour plus violentes… dans tous ces schémas on retrouve des communautés Chrétiennes qui ont joué le rôle de « tampon » depuis des siècles tandis que, par ailleurs, ils devaient lutter quotidiennement pour leur liberté religieuse.
Ils sont encore aujourd’hui considérés par leurs compatriotes musulmans comme des îlots d’espérance, des catalyseurs de modernité (tout comme dans l’Islam médiéval, leur génie et leurs lettres les faisaient protéger des grands et leur faisaient accorder la liberté de culte). On pressent qu’en Palestine ou au Liban en particulier, ils pourraient être des intermédiaires miraculeux, et l’on ne comprend pas qu’ils soient, sur décision occidentale, écartés des jeux diplomatiques, qu’ils n’éveillent que méfiance chez les décisionnaires occidentaux. Tandis que dans le reste du monde musulman comme en Irak, ils se retrouvent -de par leur constante neutralité dans les conflits de l’Islam, et ayant perdu au profit d’un Occident représenté par une Amérique pourtant honnie le rôle de « juge » que leur apportait cette neutralité- les premières victimes des conflits, victimes dont le témoignage est inlassablement rappelé aux chrétiens d’Occident par l’Oeuvre d’Orient.

Pourquoi donc cet abandon des puissances occidentales qui condamnent aujourd’hui ces populations chrétiennes, pourtant ferment culturel des nations islamiques ? Régis Debray donne cette phrase lapidaire et pourtant assez juste: ils seraient « trop chrétiens » pour les progressistes occidentaux, et cependant « trop arabes » pour les autres décideurs… on pourrait préciser « trop catholiques orientaux » pour les Anglo-Saxons (en effet, la foi des chrétiens d’Orient combine ce qui est le plus de nature a nous émerveiller nous dans le catholicisme et l’orthodoxie, et qui est pour les protestantismes anglo-saxons « horripilant »).
On sait comme nos médias et nos politiques, s’adressant à la masse qu’ils sous-estiment un peu plus chaque fois qu’ils prétendent lui donner des pouvoirs nouveaux, aiment à construire des schémas simplistes. Ainsi, après les absurdités des premières tentatives pour « caser » les Chrétiens orientaux dans ces jeux d’enfants (on se souviendra avec dégoût des discours lors de la guerre civile Libanaise, visant à faire passer le Hezbollah et le fondamentalisme islamique pour une force progressiste tandis que l’on s’échinait à trouver chez les chrétiens libanais quoi que ce soit de passéiste ou de trop traditionaliste au goût de nos « crétins d’Occident » bien-pensant, qui ne peuvent voir le christianisme que comme un ennemi de la modernité), il a paru certainement plus sage de les faire “disparaitre” de la face médiatique du globe.

Résultat: alors que les Palestiniens et les Libanais considèrent « leurs chrétiens » comme des « frères » (rappelons-nous la présence de Yasser Arafat au coté de sa femme chrétienne à la messe de Noël avec l’approbation silencieuse de la population musulmane) ; alors que les ennemis du Liban, un peu plus réfléchis que ses alliés occidentaux, savent quel gain il y a à frapper les personnalités chrétiennes ; chaque jour un peu plus, nos gouvernements, en imposant à l’Islam leur vision du « choc des cultures » Islamo-Chrétien, sapent l’influence de ses Eglises millénaires, amènent avec la complicité des Islamistes à les présenter comme des « suppôts du grand Satan ». Les condamnant ainsi, il faut bien le dire, à mort, la « tolérance » religieuse de l’Islam étant une constante bien connue des chrétiens -interdits de Culte en Arabie Saoudite ou massacrés en Indonésie…

Une politique étrangère capétienne, confrontée aux problèmes du Moyen-Orient aurait su préserver le rôle d’intermédiaire de ces Églises, tout comme il avait été préservé même au cœur des conflits armés entre Islam et Chrétienté que furent les croisades… Triste constat que celui de l’élimination programmée d’un ami de toujours alors même que tout est fait pour tenter (mais comme un enfant qui joue avec une fourmilière) de jouer à leur place la partition qui est la leur depuis deux millénaires.

Argonath

Diplomatie “europenne”

Jeudi 21 février 2008

Lors de la rencontre de la diplomatie “européenne”, l’elaboration d’une déclaration commune sur la question du Kosovo relevait de l’orfèvrerie. Le document qui devait être un texte de compromis ne manque pas de piquant : « Les conflits, le nettoyage ethnique et les catastrophes humanitaires » fabuleusement imputés à la Serbie « permettent de déroger au principe de droit international de l’intégrité territoriale des nations ». Le Kosovo constituerait un « cas sui generis » qui « ne remet pas en cause » ce principe et « ne peut donc pas constituer un précédent pour d’autres mouvements séparatistes dans le monde ». C’est pour cela que dès l’annonce de Pristina, les irrédentistes du monde entier ont sabré le champagne. Le Kosovo s’est engagé à « respecter les principes de démocratie et d’égalité entre tous ses citoyens, (ainsi qu’à) protéger les Serbes et autres minorités ». Comme les 200.000 réfugiés Serbes, Roms, Ashkalis et Gorans qui ont quitté la province dès la fin de l’agression américaine en 1999 et depuis à chaque flambée de violence, mais aussi en raison des incendies, des enlèvements, des viols, des disparitions et des assassinats.

Kosovo-Méthochie:le précédent

Mercredi 20 février 2008


Suite à la déclaration unilatréale d’indépendance de la province serbe du Kosovo, quelques pays européens se sont opposés à la reconnaissance abusive des pays occidentaux, redoutant que le précédent ne s’exporte… chez eux :les irrédentistes Catalans, Basques et Galiciens, les 800.000 Roumains d’origine hongroise la république turque de Chypre-Nord pourraient tirer argument de la reconnaissance quasi unanime du coup de Pristina pour faire avancer leurs revendications. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître officiellement la souveraineté du Kosovo. La Turquie et l’Afghanistan (ne riez pas !) ont fait de même. Puis, au mépris d’une amitié séculaire entre la France et la Serbie, vint le tour de Sarkozy. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont promis de le reconnaître rapidement. Suivront l’Italie, la Belgique, la Suède, la Bulgarie, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche, la Slovénie, la Pologne, la République tchèque, le Danemark, le Luxembourg, la Hongrie, le Portugal, les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie, la Lettonie et Malte. Des manifestations du peuple serbe ont eu lieu en Serbie et dans la diaspora, comme à Paris dimanche dernier, pour exprimer leur opposition à cette énième injustice qui leur est faite. Des explosions ont déjà retenti contre des véhicules de l’Onu et de l’OSCE. Belgrade rappelle un à un ses ambassadeurs.

Vous pourrez retrouvez le journal l’Action française en kiosque tous les 1er et 3eme jeudi de chaque mois. Sortie du prochain numéro, jeudi 21 février.
Lisez l’Action française, abonnez-vous, abonnez autour de vous !

le soleil se couche sur Mitrovica…

Lundi 18 février 2008

Le Kosovo vient de proclamer son indépendance vis à vis de la Serbie. Cette indépendance, annoncée depuis plusieurs semaines par les médias occidentaux , a été soutenue par l’ONU et les États-Unis. La France a suivi le mouvement. Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire en fin de semaine, a fait remarquer que la carte de l’Europe au mur de la classe allait devoir être changée pour faire place au Kosovo…

Aucune voix ne s’élève clairement face à cette indépendance mis à part celle du premier ministre serbe Boris Tadic. La Russie est la seule a avoir publiquement soutenue la Serbie.
Les États Unis après avoir démantelé les empires européens, avec l’aide des soviétiques, démantèlent les nations européennes.
Processus visant à asseoir leur hégémonie et leur contrôle sur le monde, les États-Unis voient d’un bon oeil l’indépendance du Kosovo.
Cette indépendance appuyée par les nations européennes est d’une hypocrisie criante.
Alors que le Royaume-Uni refuse l’unification irlandaise, l’indépendance de l’Écosse; la France refuse l’indépendance Corse; l’Espagne les indépendances catalane, basque…Ces mêmes nations acceptent une indépendance Kosovarde!
Cette indépendance va sans nul doute dans le sens d’une Europe fédérale sous contrôle américain, les États-Unis d’Europe.
L’Union des Nations européennes étant le dernier rempart face à l’hégémonie américaine les État-Unis soutiennent et favorisent la mort de celles-ci.

En plus de mettre en péril les souverainetés nationales, l’indépendance kosovarde fragilise les Balkans. Les nations balkaniques comportent toutes de fortes minorités religieuses, qui suite au Kosovo pourraient réclamer leur indépendance; le problème pourrait toucher aussi bien la Roumanie que la Turquie.

Le soleil se couche sur Mitrovica et le drapeau serbe est en berne; les États-Unis d’Amérique affirment encore un peu plus leur domination sur le monde…

Pierre Richard 

Washington et Ljubljana main dans la main pour mener l’Europe à sa perte

Lundi 11 février 2008

Une information rendue publique en Slovénie est passée inaperçue en France. Pourtant, cette nouvelle touche au fonctionnement même de l’Union Européenne. En effet, le document révélé par la presse slovène est issu d’une rencontre du 24 décembre, à Washington, entre le directeur politique du ministère des Affaires étrangères slovènes, Mitja Drobnic, qui a dû démissionner depuis, et le secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires européennes, Daniel Fried (source : Courrier International n° 901 du 7 février 2008). Ce sont des recommandations expresses que le gouvernement slovène, qui assure la présidence de l’Union Européenne depuis un mois, reçoit de Washington. Ainsi peut-on trouver dans ce rapport l’injonction faite à la Slovénie d’être parmi les premiers pays au sein de l’UE à reconnaître l’indépendance du Kosovo. Cette révélation peut nous mieux faire comprendre l’attitude de plusieurs pays d’Europe de l’Est en février 2003 qui se sont ralliés à la déclaration de Vilnius pour soutenir l’intervention américaine en Irak, convaincus des « preuves » de l’existence d’armes de destruction massive. L’atlantisme de ces pays tant décrié par certains de nos contemporains trouve dans cette révélation une preuve flagrante. Comment alors ne pas être en droit d’imaginer que des méthodes similaires aient été déjà utilisées dans le passé à l’égard de ces pays ? Il est de même légitime de se demander, sans tomber dans la paranoïa du complot, si Washington ne dispose pas de moyens plus persuasifs encore et ayant le même but : contrôler l’UE ?
S’il est déjà de notoriété publique que l’Union Européenne est à ce jour la zone économique la plus libérale qui soit, devant même les Etats-Unis, et ce au profit des concurrents extra-européens, nous avons maintenant la preuve que politiquement et diplomatiquement, elle est aussi peu indépendante qu’un gouvernement sous l’occupation. Quelle mauvaise foi et quel cynisme faut-il pour affirmer que cette chimère idéologique et totalitaire serait à même de faire poids économiquement face aux Etats-Unis, alors qu’elle n’est qu’un immense marché ouvert pour les entreprises américaines notamment, ou diplomatiquement, alors qu’elle n’est que le jouet de Washington pour déstabiliser notre beau continent au profit des intérêts financiers américains.

Encore un exemple flagrant qui démontre que la soi-disant “souveraineté” européenne ne tient pas, et que seules des nations indépendantes peuvent librement choisir leurs alliés et leur politique étrangère (il n’est pas forcément choquant en soi que la Slovénie soit l’alliée des Etats-Unis, mais il l’est plus qu’elle l’impose de fait aux autres pays de “l’Union”).

Il est probable que les Etats-Unis ne fassent rien pour remercier la France si d’aventure elle s’alignait sur la Slovénie pour reconnaitre l’indépendance du Kosovo, n’ayant pas été -à notre connaissance- un de ses interlocuteurs dans cette affaire. Ainsi, outre l’achèvement de la trahison envers nos alliés historique de Serbie (pour qui nous étions entrés dans la première guerre mondiale), Judas n’aura même pas ses trente deniers…

NeoCharly

[Paris]Conférence du vendredi 8 février

Mercredi 6 février 2008

Vendredi 8 février 2008 à partir de 19h15
Conférence par Pierre Carvin sur “Les élections américaines”.
10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris
M Palais Royal ou Louvre Rivoli.

Le cercle sera suivi du verre de l’amitié.

entrée libre.

[Paris]Conférence du vendredi 1er février

Jeudi 31 janvier 2008


Vendredi 1er février 2008 à partir de 19h15

Conférence par Sebastien de Kererro sur “L’Islam”.

10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli.
Le cercle sera suivi du verre de l’amitié.
entrée libre.

Le billet de Kazzad: L’Afrique

Mercredi 30 janvier 2008

J’observais mes camarades de classe, tous si concentrés et si attentifs en cette heure de contrôle. Le sujet ? « L’eau en Afrique ». On en a beaucoup parlé de l’Afrique ! Surtout pour s’étonner devant le faible taux de développement et s’insurger face à la précarité sévissant sur le continent. « Ce n’est pas la même situation qu’ici », tentais-je d’expliquer ; je me fis vite taxer d’inhumain, de raciste, d’égoïste.
Ils parlent de misère ! Elèves d’un lycée privé, leurs parents touchent au bas mot 3500 € par mois. Que savent-ils, que connaissent-ils de cette misère ? Ils n’ont jamais approché un SDF, ni même une personne en difficulté financière. Ils se vantent d’être généreux, d’avoir acheté le dernier album de reporter sans frontières avec leur propre argent, d’avoir des parents qui donnent à la croix rouge. Mais ont-ils déjà donné de leur personne ? Parlé à une personne en difficulté ou agi pour une quelconque œuvre caritative ? Donner c’est bien, mais pensez-vous qu’un SDF préfère la chaleur humaine ou la chaleur d’une bouteille d’alcool achetée grâce à sa quête journalière ? Leur charité, leur pitié n’est pas réelle, c’est une gêne. Pour eux, qui vivent dans le luxe et l’abondance, voir des petits Africains mourir de faim est insupportable, cela les empêche de dormir et de consommer l’esprit tranquille. Cette gêne les pousse à acquiescer, à défendre toute entreprise « humanitaire ». On ne se préoccupe plus de l’avis ou de l’intérêt des « sauvés », mais des pulsions, des envies primaires des « sauveurs ». Ils ont besoin d’eau, donnons leur de l’Evian ! Alors qu’avec la même somme on aurait pu construire un puits, on préfère leur envoyer deux tonnes d’eau en bouteille. On se moque que les enfants ne soient pas orphelins, que leurs parents les aiment ! Il y a bien plus important ! On les sauve !
On les sauve de leur futur si néfaste, ce futur qui fut le passé de leurs ancêtres.
Vivre simplement comme bergers ou agriculteurs…

Kazzad

Adoption: quand le droit européen supplante le droit français

Mercredi 23 janvier 2008

Vous pouvez penser que l’adoption par les homosexuels est un droit nécessaire pour éviter toute discrimination. Vous pouvez penser que c’est une absurdité et qu’un enfant doit être éduqué par un père et une mère, avec pour chacun d’eux des rôles bien définis. Certes, si vous avez l’intelligence de la politique et de l’histoire, vous saurez que la deuxième proposition est plus logique quand on se soucie de l’avenir de la société…
Mais qu’importe, le bon sens n’a plus droit de cité. Bienvenue dans l’oligarchie européenne.
La Cour européenne a décidé hier pour la France: elle a accordé l’adoption à une lesbienne française, contre la décision des tribunaux nationaux, avec dommages et intérêts pour “discrimination”. Ce n’est donc plus ni aux dirigeants nationaux, ni même au peuple lui-même de décider de la définition de la famille.
Le peuple n’a pas son mot à dire, et pourtant la démocratie est bien responsable de cette évolution. En effet, elle ne sait penser les droits que comme individuels. Les Droits de l’Homme sont pensés pour des individus, qui seuls peuvent être victimes de discrimination. La république veut nous convaincre qu’elle travaille au lien social, mais elle ne peut même pas protéger la plus petite entité sociale et politique, la famille. Elle ne s’en est jamais donné les moyens: sont prioritaires les droits individuels de celui qui veut divorcer ou du beau-père prenant la place du père, ou ceux de l’Etat quand il s’agit d’héritage (notion quasi disparue en France)
Ainsi donc, la République française laisse une instance européenne dissoudre notre société (-car c’est bien de cela qu’il s’agit) et détruire nos familles. Quoi de plus logique: pour gérer des individus indifférenciés, dont les particularités importent peu (sinon elles seraient “discriminatoires”), on peut faire appel à une instance supérieure n’ayant aucun lien précis avec notre nation ou avec nos habitants. A voir sur cet exemple la facilité avec laquelle notre “démocratie” se soumet à l’UE, qui est tout sauf démocratique, on peut s’interroger sur son hypocrisie! Si la dictature c’est ferme ta gueule, alors la démocratie c’est cause toujours!
Par ailleurs, au moment où l’on s’apprête à nous voter un mini traité pour mieux encore contrôler notre politique, il est grand temps que les Français se demandent ce qu’”unit” l’Union Européenne. Des nations? Certainement non, elles sont niées - des Etats à la rigueur, très affaiblis. Des cultures? Non plus, elles sont oubliées au profit d’entités administratives héritées de la Révolution, les régions. - Des familles ou des sociétés? Non plus, mais plutôt des individus. Des économies? Oui, bien certainement, mais détachées de toute politique.
Cette formule d’Union européenne est un imposture qui devrait laisser place à sa véritable devise: Mieux diviser pour mieux régner.

Mlle Perçy


Le soleil du nationalisme se lève à Belgrade

Lundi 21 janvier 2008


Le candidat nationaliste Tomislav Nikolic est arrivé dimanche en tête au premier tour d’une élection présidentielle cruciale pour l’avenir de la Serbie, et disputera le second tour contre le président sortant, l’europhile Boris Tadic, selon des estimations.
Tomislav Nikolic, du Parti radical serbe (SRS), a obtenu 39,4% des voix, contre 35,4% au président sortant Boris Tadic favorable à l’Union européenne.
Les deux hommes disputeront le second tour le 3 février.
Les Serbes se sont rendus en nombre dans les bureaux de vote, et la participation a dépassé les 60,6%, un chiffre record depuis les élections de 2000.
Ce premier tour, disputé par neuf candidats, a pris l’allure d’un plébiscite pour ou contre un rapprochement de la Serbie avec l’Union européenne alors que les leaders albanais de la province du Kosovo, dans le sud de la Serbie, doivent proclamer prochainement son indépendance, à laquelle la majorité des gouvernements de l’UE est favorable.
“Le second tour sera décisif et apportera les changements attendus”, a déclaré M. Nikolic devant des sympathisants réunis au siège du SRS à Zemun, un faubourg de Belgrade, bastion nationaliste.
Eurosceptique et russophile, M. Nikolic estime que la Serbie devra renoncer à l’Union européenne si celle-ci reconnaît l’indépendance du Kosovo.
(avec AFP)

Libération spectacle pour otages privilégiés

Mercredi 2 janvier 2008

Le projet élaboré par le président Chavez et devant aboutir a la libération de trois otages des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie tourne à la superproduction hollywoodienne. Ramon Rodriguez Chacin, ancien ministre vénézuélien de l’Intérieur et de la Justice, attendait toujours, dimanche soir, que la guérilla daigne lui faire parvenir les coordonnées du lieu de libération des otages. Cette opération, semble de plus en plus un coup de pub après les déclarations plus que douteuses émanant d’une certaine république du vieux continent, et le triple désaveu subi par Hugo Chavez (par le Roi d’Espagne devant l’ensemble de la communauté sud américaine, par les autorités colombiennes qui ont mis fin sèchement à sa démarche d’intermédiaire avec les FARC, par son propre peuple qui a rejeté son referendum-plébiscite). L’opacité est totale, que ce soit sur les conditions exactes de la libération des otages, ou le rôle de nouveaux hélicoptères qui sont envoyés par Chavez et sensés “lever les obstacles” rencontrés par l’opération humanitaire. Rappelons que cette initiative prise par Chavez et le CICR, devrait aboutir a la libération de quelques otages considérés comme “politiques” et qui donc méritent (?) un statut de privilégié par rapport aux 3000 autres otages victimes de la guérilla des FARC, qui rend pour les bonnes consciences tout a fait normal leur échange contre 500 criminels emprisonnés par le gouvernement colombien… Une telle libération, symbolique, que la prise de la Bastille, provoque évidemment la colère des “oubliés” de cette guérilla médiatique, qui ont remis à la sénatrice colombienne Piedad, proche de M. Chavez, une lettre demandant aux Farc de fournir des preuves de vie de leurs prisonniers, et ont envahi l’aéroport de Villavicencio, à 100 km au sud-est de Bogota, d’où doit partir l’opération. Aéroport qui semble devenu lieu de pèlerinage, Jet Set des adorateurs de Chavez puisque l’ex-président argentin Nestor Kirchner et le cinéaste américain Oliver Stone réalisateur de “Platoon” ont jugé utiles de venir s’y pavaner, le second déclarant “il y’a aussi de bons américains” et semble s’amuser comment un gamin ou se croire dans l’un de ses films (oublie t’il que des vies sont en jeu ?) en déclarant ” C’est merveilleux, je n’avais jamais participé à une opération comme celle-ci”…
C’était la situation encore le 30 décembre, mais un communiqué des FARC paru mardi annonce que cette libération ne pourra pas se faire pour des “raisons de sécurité”. La Colombie s’interroge sur le motif de ce changement brutal, et nie qu’il y ait des combats dans la zone prévue pour le déroulement de l’opération. Uribe et Chavez pensent tout deux continuer les négociations avec les guérilleros, cependant le président Colombien annonce également qu’un enfant qui pourrait être Emmanuel Rojas, pour qui cette opération a été montée, a été retrouvé en juillet 2006 dans le sud ouest de la Colombie.

Décidément, le scénario lui même nous échappe.

Argonath

Comme en 1929 !

Mardi 18 décembre 2007


Dans une interview au Journal du Dimanche du 16 décembre intitulé « Nous risquons une crise de 1929 », Jacques Attali, éminence grise de François Mitterrand et désormais de Nicolas Sarkozy, qui lui a confié la présidence de la “Commission pour la croissance”, “pronostique” une crise la finance mondiale.

« Aujourd’hui, dit il, le grand mouvement, c’est le déclin relatif des Etats-Unis ». Et bien que « son remplacement par un autre cœur, indien ou chinois, n’est pas pour demain », les « Etats-Unis » dit-il, à juste titre, « font la démonstration d’un extraordinaire aveuglement devant leurs problèmes. La campagne électorale qui commence ne donne pas le sentiment qu’ils veulent réagir. Ils vont donc au devant d’une récession très profonde qui n’épargnera pas l’Europe ».

“Nous sommes au bord d’une récession », « crise de subprimes » - les crédits hypothécaires accordés à des ménages américains insolvables - a « détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c’est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l’explosion de la bulle Internet. » « Les subprimes sont révélateurs des excès des marchés financiers, qui ont crée des montages diaboliques afin de mutualiser leurs risques au détriment des plus pauvres ».
« Attali souligne que cette crise n’est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle que les banques ont re-prêté leurs prêts à n’importe qui, pour les racheter ensuite beaucoup plus cher. C’était à la mode. Devant la révélation de la folie que cela représente, on est passé, en une semaine, de l’euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. D’ailleurs, aux Etats-Unis et ailleurs, certains grands patrons de la finance me disent en privé : « Nous sommes en 1928 ». (Journal du Dimanche)

La crise financière systémique serait-elle partie ?

Mardi 11 décembre 2007

(LPAC) - Un vent de panique souffle sur les élites bancaires de Londres après la baisse des taux imposée par la Banque d’Angleterre. Le quotidien britannique The Telegraph ecrivait que « Le marché craint que la banque centrale ait « perdu contrôle, » et que « la baisse des taux a échoué à faire tomber la peur ». « Un marché monétaire qui est hors de contrôle ». « Une seule baisse est insuffisante » car la bourse de Londres n’a pas réagi avec euphorie après l’annonce de la baisse.
De son coté, le prévisionniste financier Anatole Kaletsky développait l’argument dans le Times de Londres que les britanniques doivent suivre l’exemple de la Réserve fédérale américaine et continuer à baisser les taux. Sinon…

Kaletsky averti que « le système bancaire britannique est au bord d’un effondrement majeur, et la catastrophe totale a seulement pu être évitée grâce au soutien financier - le plus large jamais vu dans le monde - à des sociétés privés par n’importe quel gouvernement. »
Le Telegraph d’aujourd’hui remarquait que les marchés n’ont pas du tout répondu comme ils auraient dû. Les taux sur les marchés financiers se sont envolés tandis que le marché des actions partait à la baisse. « Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque d’Angleterre a été obligé d’apprendre à grande vitesse que tout ce qu’il peut faire, c’est de balancer les manuels par la fenêtre, » écrit Edmund Conway, qui déclare que les banques centrales, au moins pour l’instant, ont « perdu le contrôle sur la politique monétaire. ».

Les marchés monétaires suivent leur propre cours sans tenir compte des directives du CPM, et « les marchés du crédit sont foudroyés par la peur ». Les banques ne se prêtent pas un centime entre elles, car elles sont paranoïaques sur les bilans qu’elles se présentent les unes aux autres.

Y aurait-il des fous dans la maison finance, tentés de jouer la carte de l’effondrement pour leurs propres intérêts ?

Misère du néo-conservatisme

Lundi 1 octobre 2007

story.jpgL’objectif des néo-conservateurs est d’exporter le modèle démocratique occidental par le biais de guerres “humanitaires” censées apporter paix, liberté et pax america-cola au monde entier, et en particulier au monde arabe opprimé par de cruels dictateurs ultra-conservateurs (sic). Cet impérialisme de la Liberté rappelle les révolutionnaires français du 19ème siècle qui enflammèrent l’Europe avec de “bonnes” intentions similaires. Mais le mouvement a des origines intellectuelles plus récentes encore : le City College of New York (CCNY) où la plupart des papes du néo-conservatisme américain ont passé leur jeunesse dorée à répandre la bonne parole trotskiste… Comme quoi, selon l’époque et les circonstances, passer de l’oeil de Moscou à celui de Washington est plus aisé qu’on ne le pense.

Du côté français de l’Atlantique, l’anti-américanisme primaire est très répandu. Il s’accompagne très souvent d’un pacifisme bêlant dont la logique menace les défenses immunitaires des nations. De fait, on peut aisément comprendre qu’en réaction à ce gloubi-boulga idéologique, certains aient un besoin compulsif de se prendre pour le héros de la saga Rambo, s’imaginant botter le cul de Ben Laden comme des Viets hier et de tous ceux qui se mettront en travers de leur route… Soit. Mais à quoi bon vouloir rentrer dans le lard de tous les Arabes qui piétinent la bannière étoilée, de faire des moulinets militaristes pour chanter sur un air nietzschéen la volonté de puissance d’un Occident en guerre, alors que l’objectif de cette croisade est d’imposer le modèle occidental et son parlementarisme véreux, sa décadence dans les moeurs, son anarchie morale et sa société de consommation exaspérante ? On peut légitimement s’interroger : tant de violence et de culte de la virilité militaire au service d’une utopie de Bisounours, en l’occurence le droit-de-l’hommisme ? Le fossé entre les moyens mis en oeuvre et la fin recherchée est saisissant. C’est d’ailleurs tout le malheur des néo-cons : ils ont les moyens mais pas les idées, ils rêvent d’Ordre avec un “O” majuscule mais leur passion de l’autorité est celle d’un caïd de cour de récré qui va rosser son voisin pour lui voler son goûter. Appelons ça le “syndrôme Dantec”, écrivain respectable dans l’oeuvre duquel on trouve à boire et à manger (et du bon souvent) mais dont les grands écarts intellectuels le discréditent en partie : particulièrement cette tendance à se réclamer de Joseph de Maistre et de la pensée contre-révolutionnaire française tout en chantant les louanges des néo-conservateurs américains alors que ceux-ci sont des robespierristes new look.

Tout cela pour dire que le néo-conservatisme est un positionnement intellectuel à bas coût : il est le frisson fasciste du pauvre, l’autoritarisme du petit teigneux, la drogue douce des camés au bruit de bottes, mais qui ne portent pas de Doc Martens de peur de passer pour d’horribles fachos. Alors, je me pose la question : quel intérêt ? Où est le rêve, la grandeur, l’ambition même ? Nulle part. C’est fade. Ce qui n’empêche pas les néo-cons d’être un peu trop sûrs d’eux, comme Daniel Pipes par exemple. Celui-ci, constatant que seuls 6% des spécialistes récemment interrogés pensent que les Etats-Unis sont en train de gagner la guerre d’Irak, explique cette situation par le fait que “l’islamisme progresse partout (hors d’Iran)” (Cours d’Islam accéléré pour l’Amérique, 11/09/2007). On appréciera la rapidité de l’analyse. Dans le même article, il cite l’éditorialiste Salim Mansur : “la démocratie libérale n’est pas une idéologie moins armée que l’idéologie islamiste”. Or, c’est là que ça devient intéressant.

Puisque la démocratie et les Droits de l’Homme sont l’alpha et l’oméga de la pensée néo-con (car on fait la guerre en leur nom), empêchera t-on les islamistes “modérés” - au mépris du premier amendement de la constitution américaine - de se regrouper, de prêcher et d’appeler “pacifiquement” au djihad meurtrier ? Si oui, alors la démocratie est “armée”. Mais sommes-nous toujours en démocratie ? Si non, l’homo democraticus s’enfoncera lentement mais sûrement dans les marécages d’une histoire irakienne qui lui est étrangère, comme l’armée américaine au Vietnam, piégée par une jungle profonde et inconnue. Mais que ce soit le premier ou le second cas de figure qui l’emporte, il y aura toujours une résistance et des tentatives d’insurrections sanglantes dont les Irakiens seront toujours les premières victimes. Et au final, comment distinguer l’état de guerre de la paix puisque la violence ne cesse jamais ? Quoi qu’en pensent en secret les néo-cons tricolores, rêvant de Bush comme d’autres s’enthousiasmaient hier pour la Division Charlemagne (voir à ce sujet For Europe : The French Volunteers Of The Waffen-SS (2005) de Robert Forbes), leur croisade est perdue d’avance parce que dotée d’un vice de fabrication insurmontable : exporter les Droits de l’Homme, c’est tuer et opprimer en leur nom… Ce n’est donc déjà plus les “Droits de l’Homme”. Et cela, certains think-tanks l’ont bien compris en plaidant pour l’instauration d’une “dictature d’union nationale” (voir l’analyse de Georges Malbrunot dans le Figaro du 15 septembre 2007) afin de sortir l’Irak du chaos actuel. Avoir renversé un dictateur pour reconnaître in fine qu’il va falloir le remplacer par un autre… Quel remarquable aveu d’échec !

Le néo-conservatisme est une immense farce. Et ce serait comique si certains n’y croyaient pas dur comme fer. Le néo-conservatisme est une erreur de la pensée, il se contredit par la force des choses et ne résiste pas à l’épreuve des faits. Du moins, souhaitons-le. Car en tant qu’Européens, nous ne connaissons que trop bien les ravages des défenseurs auto-proclamés de la Liberté. L’avenir nous dira si les Jacobins gagnent toujours la bataille.

Julien

L’immigration…une chance pour l’Europe!

Vendredi 10 août 2007

Les Chinois revendiquent la paternité des nouilles. Certaines, à base de millet, ont été retrouvées et dateraient d’il y a 4000 ans. Le plus ancien livre de cuisine, babylonien, âgé lui aussi de 4000 ans, mentionne des pâtes…Nos amis italiens qui ont élevé la cuisine des pâtes au rang d’art, sont susceptibles. Les pâtes ne sont pas des nouilles… N’y a-il pas là une piste pour éclairer la révolte des Chinois de Milan ? Cette révolte du mois d’avril 2007 devrait nous faire réfléchir…

A vrai dire, le problème serait un problème de stationnement. Milan accueille plus de 12000 Chinois, certains disent de 13 à 14 000. Près de 2000 commerces seraient « chinois » et le « Chinatown » milanais pose quelques problèmes.

Tout a commencé par un P.V pour stationnement en double file du véhicule d’une commerçante chinoise qui a « bruyamment » contesté l’amende. Les Chinois de Milan se sentent persécutés… Les riverains milanais du quartier chinois supportent mal les nuisances occasionnées par certains encombrements…

chine-pates.jpg

Toujours est-il que suite à l’attitude de cette commerçante qui aurait été agressive, les policiers décidaient de la conduire en matinée au poste de police, accompagnée de sa petite fille de trois ans.

Vers midi, il fallait une première charge de police pour dégager les abords du commissariat qui était assailli par les camarades chinois…drapeau au vent ! (source)

Les heurts se sont succédés tout l’après-midi. Bilan : Voitures renversées, vitrines de magasins italiens saccagées… quatorze policiers contusionnés (l’un a eu une main fracturée). Mais aucun manifestant ne s’est fait soigner dans les hôpitaux italiens…

Pour le premier magistrat de la ville, Madame le maire, Letizia Moratti, il n’est pas question de tolérer les infractions : « Je tiens à dire que je ne reviendrai pas en arrière. Les lois sont les mêmes pour tous. Je n’entends tolérer aucune zone franche dans ma ville. » Et de préciser qu’elle n’avait « jamais cru devoir tenir pareille conférence de presse » parlant de « provocation préméditée » : Son mot de la fin « la magistrature jugera ».

En écho, Monsieur Zhang Limin, consul de Chine à Milan rappelait qu’il défendait les intérêts de ses concitoyens et les « sacro-saints » principe de la libre entreprise. Le tout sans rire jaune s’il vous plait ! Allant jusqu’à menacer le gouvernement italien…

Les commentaires n’ont pas manqué dans la bonne ville de Milan :
« Qu’un simple contrôle de police, tout à fait justifié, déclenche une réaction aussi violente en dit long sur l’impunité que les Chinois s’arrogent dans notre ville ! » Monica Millani, milanaise de souche et experte en droit fiscal, exprimait ainsi l’indignation de ses concitoyens. « Notre maire fait bien d’imposer le respect de la loi. Ces Asiatiques se croient tout permis », complétait une étudiante en architecture.

Milan a bien changé en dix ans, comme Rome, Naples ou Prato la banlieue textile de Florence. Des quartiers entiers sont devenus la plaque tournante du prêt-à-porter et de la contrefaçon… Jour et nuit des véhicules venus de toute l’Italie chargent et déchargent de la marchandise…

Et certaines affaires mettent de l’huile sur le feu : En mars 2007, les douaniers
saisissaient à Naples deux conteneurs censés contenir des vêtements. Ils renfermaient 51 tonnes d’ail frais chinois importées clandestinement, sans aucun contrôle sanitaire. A Rome, 30 000 objets portant l’estampille falsifiée des verriers de Murano étaient bloqués à l’aéroport.

Et le ministre de l’intérieur avouait : « Il s’agit d’une communauté fermée. Difficile de négocier avec elle. C’est la plus fermée. Elle se comporte comme si elle avait reconstitué ses villes au coeur de nos villes », déplore Giuliano Amato. « Depuis des années, elle était habituée à tout obtenir de la police. À la première tentative de restaurer la légalité, elle n’a pas hésité à se rebeller » - in le quotidien milanais, le Corriere della Sera.

A méditer…

Source: Les manants du Roi

Où l’on manque d’un roi

Lundi 30 juillet 2007

roiafghan.jpgLe dernier roi à avoir régné sur l’Afghanistan, Mohammed Zaher Shah, est décédé au début de la semaine à Kaboul, au moment même où ce pays est en proie à une nouvelle guerre civile et à l’échec des troupes occidentales à juguler les fameux talibans amis et protecteurs de Ben Laden.

Il avait suivi une partie de ses études en France, au lycée Jeanson-de-Sailly (ce qui explique sa très bonne maîtrise de notre langue), et était monté sur le trône en 1933 : c’est sous son règne que l’Afghanistan, alors encore féodal, avait commencé sa modernisation, en particulier dans le domaine des droits des femmes, jusque là cantonnées sous la burqa traditionnelle. Il avait favorisé l’ouverture au monde de son pays en soutenant les jeunes femmes (d’abord des filles de ses ministres ou de sa famille) qui se promenaient, au grand scandale des imams locaux, tête nue, cheveux au vent. Mais il fut renversé en 1973 par son cousin Daoud, sorte de Philippe-égalité afghan, qui établit une République qui ne cessa alors d’aller de crises en guerres civiles, avec l’intervention des troupes soviétiques en 1979, l’arrivée des talibans au pouvoir dans les années 90 et leur chute à l’automne 2001…

Revenu en Afghanistan en 2002, il faillit redevenir roi, comme le souhaitaient la Loya Jirga (assemblée traditionnelle des chefs de tribu du pays) et l’actuel président, Hamid Karzaï, ainsi que l’ONU qui l’avait qualifié de « roi de la paix » : mais les Etats-Unis ne voulurent pas de cette solution qui, pourtant, garantissait aux Pachtounes, principale ethnie du pays mais aussi très favorable aux talibans, de ne pas être « marginalisés » par l’intervention des troupes étrangères depuis 2001, et qui aurait évité de retomber dans la guerre civile. Certes, l’ancien monarque reçut le titre honorifique de « Père de la nation afghane » mais la nouvelle République ne parvint pas, elle, à se créer une légitimité que le roi avait retrouvé de par sa simple présence et la nécessité de sortir du conflit, par le fait qu’il apparaissait comme le « trait d’union » possible entre les ethnies du pays, toutes jalouses de leurs particularités et n’ayant de « point commun » que la fidélité au roi, beaucoup plus qu’à une « nation » dont le terme même ne leur évoque pas grand-chose…

En empêchant sa montée sur le trône au nom de considérations pas vraiment claires, si ce n’est un « républicanisme » plus idéologique que pragmatique, les Etats-Unis ont commis la même faute qu’avec Charles de Habsbourg, puis avec son fils Otto, en Autriche et en Hongrie après la Première Guerre mondiale… On en connaît les suites tragiques pour l’Europe danubienne et, au-delà, pour l’Europe toute entière au cours des années 30-40… Les Etats-Unis n’avaient pas, ensuite, commis la même faute avec le Japon vaincu en 1945 dont ils maintinrent l’empereur Hiro-Hito, conscients qu’il pourrait faire accepter ce qu’une République, n’ayant pas de légitimité historique propre, aurait échoué à faire admettre. Mais, en Afghanistan comme en Irak, M. Bush a raisonné en termes de « morale » et non en termes de « politique » : les Afghans, comme les Irakiens, en paient le prix et n’ont pas fini de payer…

Du mausolée où il a rejoint son père et qui surplombe Kaboul, Zaher Shah Père de la nation afghane apparaît comme le symbole d’une paix qui aurait pu être s’il n’y avait eu l’aveuglement des Etats-Unis et le triomphe, en fait bien vain, de leur « morale »…

Source

Rencontre Solidarité Kosovo

Jeudi 1 mars 2007

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SOLIDARITÉ KOSOVO
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Rencontre le 2 mars 2007 à Paris

Pour la troisième année consécutive, l’association Solidarité Kosovo a organisé pour Noël un convoi humanitaire en direction de Kosovska Mitrovica, ville bastion située au nord du Kosovo.

Bien que la ” communauté internationale ” et les médias restent tragiquement silencieux sur le sort des populations serbes du Kosovo-Metohija, il n’en demeure pas moins qu’en cette fin de mois de février 2007, celles-ci sont toujours à la merci d’une guerre. Preuve en est l’augmentation des tensions interethniques suite à la proposition de quasi indépendance du Kosovo par Martti Ahtisaari (envoyé spécial de l’ONU). Cette proposition verrait le pouvoir des Albanais musulmans décuplé au détriment des autres populations du Kosovo, et bien entendu des Serbes dont c’est pourtant le berceau historique. Cette recrudescence des tensions s’accompagne d’une forte hausse du trafic d’armes en direction des parties albanaises du Kosovo.
Afin de mieux faire connaître en France la situation actuelle des Serbes du Kosovo et de présenter notre dernier voyage humanitaire de décembre 2006, l’association Solidarité Kosovo organise une conférence le vendredi 2 mars 2007 à Paris.

La rencontre se tiendra à 19h30 au S.E.I.N 4 Place St Germain des Prés 75006 Paris - Entrée 5 euros - Stands sur place.
Venez nombreux pour lever un verre de Slivovica au Kosovo-Métochie avec nous !

Guerre nucléaire ?

Vendredi 23 février 2007

Le général Léonid Ivashov est ancien chef d’état-major interarmes de la Fédération de Russie. Il est aujourd’hui vice-président de l’Académie russe de géopolitique et membre de la conférence Axis for Peace
Cet article a été rédigé par le général Ivashov avant la déposition au Congrès du secrétaire états-unien à la Défense Robert Gates (6 février 2007) indiquant que Washington devait se préparer à une confrontation militaire avec la Russie et avant le discours du président Vladimir V. Poutine devant la Conférence sur la sécurité de Munich (10 février 2007) affirmant que Moscou ne laisserait pas les États-Unis décider seuls de la guerre ou de la paix [en Iran].
Voici ses dernières analyses…

“Dans l’ensemble des informations en provenance du Moyen-Orient, on trouve un nombre croissant d’écrits affirmant que d’ici à quelques mois les États-Unis mèneront des frappes nucléaires contre l’Iran. À titre d¹exemple le Kuwaiti Arab Times, citant des sources bien informées mais anonymes, rapporte que les États-Unis projettent de lancer une attaque à l’aide de missiles et de bombes sur le territoire iranien avant la fin du mois d’avril 2007. La campagne débutera depuis la mer et sera appuyée par le système de défense anti-missile Patriot de manière à épargner aux troupes états-uniennes une opération terrestre et réduire l’efficacité d¹une riposte en provenance de « n’importe quel pays du Golfe persique ».

« N’importe quel pays » fait essentiellement référence à l’Iran. La source ayant communiqué l’information au journal koweïtien croit que les forces états-uniennes en Irak ainsi que les autres pays de la région seront protégés de toute frappe de missile iranien par les Patriot aux frontières.

Ainsi, les préparatifs d’une nouvelle agression états-unienne ont atteint leur phase de finalisation. Les exécutions de Saddam Hussein et ses associés les plus proches constituaient une partie de ces préparatifs. Leur but était de servir d’« opération déguisée » pour les efforts des stratèges états-uniens visant à envenimer délibérément la situation à la fois en Iran et dans tout le Moyen-Orient.

Évaluant les conséquences du geste, les États-Unis ont effectivement ordonné la pendaison de l’ancien dirigeant irakien et de ses associés. Cela démontre que les États-Unis ont irréversiblement adopté le plan de partition de l’Irak en trois pseudo-États : chiite, sunnite et kurde. Washington considère qu’une situation de chaos contrôlé l’aidera à dominer l’approvisionnement en pétrole du Golfe persique ainsi que d’autres voies de transport de pétrole stratégiquement importantes.

L’aspect de plus important de la question est qu’une zone de conflit sanglant sans fin sera créée au coeur du Moyen-Orient, dans laquelle les pays voisins de l’Irak, à savoir l’Iran, la Syrie et la Turquie (via le Kurdistan) seront inévitablement aspirés. Cela résoudra le problème de la complète déstabilisation de la région, une tâche de prime importance pour les États-Unis et particulièrement Israël. La guerre en Irak n’était qu’un pas dans une série d’étapes du processus de déstabilisation régionale. Ce n’était qu’une phase du processus les rapprochant d’un règlement de comptes avec l’Iran et d’autres pays que les États-Unis ont ou vont stigmatiser.”
Néanmoins il n’est pas aisé pour les États-Unis de se lancer dans une campagne militaire de plus alors que l’Irak et l’Afghanistan ne sont pas « pacifiés » (les États-Unis manquent des ressources nécessaires pour le faire). En outre, les protestations contre la politique des néo-conservateurs de Washington s’intensifient partout dans le monde. En raison de tout ce qui précède, les États-Unis feront usage de l’arme nucléaire contre l’Iran. Il s’agira du second cas d’utilisation d’armes nucléaires au combat après l’attaque états-unienne de 1945 contre le Japon.

Lire absolument la suite ici.

Parole de roi

Lundi 22 janvier 2007

« Quant à nous et à ceux qui nous succèderont sur le trône de France, nous nous promettons de vous donner à vous et votre peuple protection comme aux Français eux-mêmes. » - Louis IX aux chrétiens du Liban.
 
Chirac n’a décidément rien d’un monarque, et la République ne fait décidément pas honneur à notre pays…
Pour une politique étrangère digne de ce nom, un roi, vite !

Source.

De la guerre et de la nation comme ennemis publics

Lundi 20 novembre 2006

« Qu’on le veuille ou non, nous aurons un gouvernement mondial. La seule question est de savoir si l’on y aboutira par le consentement ou par la force. » - James Paul Warburg

         Bush Jr., dans une conférence qui à fait date, prononcée à l’académie militaire de West Point en 2002, annonçait la fin imminente des Etats nations au profit de vastes zones de gouvernance globale, et répétait la contre-vérité selon laquelle les nations sont intrinsèquement polémogènes, opinion pourtant longuement réfutée par Raymond Aron dans Guerre et paix entre les nations. Ne soyons pas injustes envers les « autorités morales » américaines, car ces mêmes opinions sont défendues avec autant d’énergie de ce côté-ci de l’Atlantique : citons pour mémoire l’ineffable Samy Cohen. Mais lui-même a depuis peu révisé sa copie.
 
    S’est répandue de façon exponentielle cette weltanschauung post-tragique chez les pamphlétaires et les relais d’opinions depuis les années quatre-vingt dix, mais celle-ci à des racines bien plus profondes encore que nous devons mentionner.

Lire la suite.

Budapest 1956 - Paris 2006

Dimanche 15 octobre 2006

50 ans après, la jeunesse française rend hommage aux patriotes hongrois.

Le 23 octobre 1956, le peuple hongrois manifeste contre le gouvernement pro-soviétique d’Erno Gero. Très vite Imre Nagy est poussé au pouvoir par l’euphorie populaire et s’engage à rétablir les libertés. Le 4 novembre 1956, le gouvernement communiste d’URSS envoie des chars pour écraser la révolte populaire et patriotique.

50 ans après, la jeunesse française et européenne rend hommage à l’héroïsme du peuple hongrois dans sa lutte contre le totalitarisme communiste.

Commémoration samedi 28 octobre 2006 à 15 heures Place du Chatelêt, Paris.