Archive pour la catégorie 'Médias'

Journée sans achat du 29 novembre 2008

Samedi 29 novembre 2008


http://www.casseursdepub.org/

17 novembre 1908 : Naissance des Camelots du Roi

Lundi 17 novembre 2008

Vu sur http://ilyaunsiecle.blog.lemonde.fr

“Liés à l’Action Française de Charles Maurras et Maurice Pujo, ils ont souvent une belle plume, ils parlent bien et aiment passionnément la France. Ils regrettent le manque de grandeur du régime républicain, les “petites combines” (c’est leurs mots) destinées à maintenir un gouvernement au pouvoir.

Ils aiment une société d’ordre et de hiérarchie. Croyants, souvent pratiquants, ils mènent une réflexion sur la Foi et vouent une grande admiration pour Jeanne d’Arc qu’ils considèrent comme une sainte intouchable devant être vénérée par tous. Ils veulent le retour du Roi et l’instauration d’une monarchie.

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Ingres, “Jeanne d’Arc au sacre de Charles VII”. Jeanne d’Arc, une référence pour les Camelots du Roi.

Ils se proposent de vendre à la criée le journal “L’Action Française”.

Peu tolérants vis à vis de ceux qui ne partagent pas leurs convictions,  ils n’hésiteront pas devant les actions violentes (bagarres) et spectaculaires, dans le quartier latin notamment. “

Le rapport de la Préfecture de police sur les Camelots du Roi qui viennent d’être créés est complété par une liste de noms de personnes fréquentant ce nouveau groupe :

Le chef, Maxime Real del Sarte, fréquentant les Beaux arts, l’étudiant en lettres Georges Bernanos,  Marius Plateau, Lucien Lacour… De jeunes exaltés, issus plutôt de milieux favorisés, devenus rebelles et frondeurs.

Le rédacteur du rapport demande enfin la conduite à tenir quant au projet des Camelots du Roi d’intervenir pendant le cours à la Faculté d’Amédée Thalamas qui commencera mercredi 2 décembre en Sorbonne. Ce professeur est réputé pour exposer une vision de Jeanne d’Arc que l’Action Française juge insultante pour la sainte.

Je réponds ces quelques mots : ” Vous laissez les autorités de la Sorbonne régler elles-mêmes les situations éventuelles de chahut. En revanche, vous intervenez fermement, avec l’accord du recteur, en cas de d’infractions relevant du droit commun : violence contre les personnes, dégradation de biens publics. Vos interpellations doivent être menées avec doigté afin de ne pas susciter des polémiques supplémentaires. ”

Affaire sensible, à suivre de près.

Téloche : la diversité pour fin, la médiocrité pour moyen

Samedi 15 novembre 2008

http://www.ocol-clo.gc.ca/images/user/Illust12_f.jpg

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a encore frappé. Par la voie de son inénarrable président, Michel Boyon, lui-même épaulé par les non moins fameux Rachid Arhab et Alain Méar, l’éternelle usine à gaz du PAF s‘est une nouvelle fois indigné du peu de cas qu’on fait, paraît-il, de la diversité dans ce pays. Une étude du crû incriminerait en effet des « résultats (…) inacceptables, intolérables, pas admissibles » (sic) en matière de Noirs, d’Arabes et d’Asiatiques à la télé, ce qui se traduit en novlangue par « personnes vues comme noires », « personnes vues comme arabes » etc. Le CSA va donc faire pression sur les différentes chaînes pour qu’elles partent bien vite en chasse des races convoitées, non pour leurs qualités propres mais pour leur couleur de peau.

La diversité pour quoi faire ? Michel Boyon s‘étrangle : « Il ne faut pas s’étonner si les jeunes ne se reconnaissent pas dans la télévision ! » Ca ne manque pas de sel quand on sait les pertes sèches subies par la jeunesse téléspectatrice en termes de résultats scolaires et de développement intellectuel. Assurément, ce n’est pas en la regardant qu’ils vont y entrer ! Quoi qu’on pense par ailleurs de l’usage qu’ils en font ou de leurs vices, les salariés du monde de la télé ont un tout autre niveau d’étude qu’ils ont la charge de divertir. D’où vient qu’il est tout-à-fait hypocrite de déplorer la faible représentation des ouvriers (2%) par rapport aux cadres (61%). Sur ce plan là, aucune égalité possible : la République n’a peut-être pas besoin de savants, mais seuls des gens instruits diffuseront efficacement l’idéologie bourgeoise.

Mais qu’est-ce que cela signifie, au juste ? Qu’on a payé des gens, sûrement très bien, sûrement très longtemps, pour comptabiliser consciencieusement chaque personne ayant eu la parole à l‘écran, relever et classer leur épiderme dans une des catégories sus-citées - quitte parfois à faire des choix déchirants - pour en arriver à la conclusion frappante, après recoupages, que la télé française ce n’est encore ni l’Algérie ni l’Afrique et encore moins la Chine. J’en reste sans voix.

En réalité, la vraie question n’est pas de savoir si on va coller plus de minorités ethniques partout à la télé, mais si celle-ci va continuer à produire de la merde, ou plutôt, puisque nous n’avons plus aucune illusion dans l’évolution du média de masse par excellence, si la foule des Français encore endoctrinés par leur téléviseur va se réveiller et renverser la dictature tranquille qui s’impose insidieusement à eux. En provoquant artificiellement le débat sur des questions de race, qu’on sait passionnées par ailleurs, le CSA donne la fâcheuse impression de faire diversion; n’est-ce pas son rôle ?

Reinelde Maes

Insurrection n°69

Mardi 11 novembre 2008

Pour le plaisir de nos yeux et de notre cerveau, l’Insu nouveau est arrivé!

Au sommaire:

- La cinquième constitution, par Reinelde Maes

- Les conséquences politiques de la crise par Pierre Carvin

- Etre Royaliste à Nanterre, par Raymond James d’A

- Quelques jours avant le 3 novembre par V.Chalmel

- Dossier: Démocratie virtuelle, la vie par procuration

- Sortir de l’Union Européenne

Populistes Anglais contre bureaucrates européens, par Pierre Carvin

L’Europe des strates, par M. de Vault

- La “profondeur stratégique” pakistanaise, par S. de Kerrero

- Penseur moderne: J-J Rousseau, par Frédéric Traum

- Formation d’AF: Politique d’abord et empirisime organisateur, par D. Julien

- Bibliographie du mois

- militantisme

[Paris] Communiqué de presse pour l’action de “1000 caméras pour Paris”

Dimanche 9 novembre 2008

Amis journalistes,

L’équipe militante du Centre Royaliste d’Action Française (CRAF)

est heureuse de vous adresser le compte rendu du second spectacle qu’elle a donné

vendredi 7 novembre 2008 , à Paris.

“SOURIEZ, VOUS ETES FLIQUÉS !”

Après le succès de son opération « Grâce à ma banque, je suis pauvre partout dans le monde » du 22 octobre,, Place de la Bourse, l’Action Française remets le couvert pour défendre les libertés individuelles.

Le vendredi 7 novembre 2008, à 19h30, une soixantaine de militants royalistes investissent la Place de l’Odéon, bloquant la circulation du Boulevard Saint-Germain, et proposent aux passants éberlués un « son et lumière » d’une dizaine de minutes.
Souhaitant informer et responsabiliser les français sur l’implantation prévue de 1226 caméras de surveillances dans Paris, les militants déploient sur toute la largeur du boulevard une banderole affichant « Souriez, vous êtes fliqués !».
Après une prise de parole d’Alexandre Apreval, c’est sous fumigènes que les spectateurs sont interpellés par les royalistes aux cris de « Etat policier, NON ! Big Brother, NON! Flicage Généralisé, NON! Vidéo Surveillance, NON ! Libertés individuelles, OUI ! »

Curieux, intéressés et concernés, les parisiens accueillent cette manifestation de la meilleure des manières en acceptant le millier de tracts distribués et en prenant photos et vidéos avec leurs téléphones.

Même les automobilistes bloqués restent calmes et acceptent de patienter, sortent de leurs voitures et prennent des tracts présentant notre argumentaire.

Nous tenons à remercier les journalistes présents et espérons qu’ils seront au rendez-vous le 11 novembre et à nos prochaines actions.

L’équipe militante du CRAF organise régulièrement des actions de ce genre, parallèlement aux travaux intellectuels qu’elle mène déjà tous les vendredis avec ses conférences.

Venez voir à l’œuvre, les derniers militants ayant des idées !

Merci de votre attention!

Antoine Saucourt

Communication du CRAF

communication.af@gmail.com

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www.insurrection.new.fr

“L’élève a menti…”

Mercredi 29 octobre 2008

http://madeinfrance-asso.fr/Images/journaux_01.jpg…pour reprendre les saillies du journalisme décadent réduit au simple rapport de données embelli d’un titrage à résonance publicitaire. L’élève a menti ; nous répugnons à faire le commentaire d’un « fait-dit-divers », dont nous connaissons la frauduleuse utilité naissant avec la presse elle-même, consistant à se servir des plus salaces anecdotes pour diriger les gens vers une conscience tronquée du genre humain. Jouant sur la délectation malsaine de l’être qui, déparé du moindre élan de dignité, trouve jouissance dans le fait de s’arrêter dans la rue afin de contempler tel cadavre, la « presse » a depuis son apparition trouvé le fabuleux moyen d’accroître son économie en mettant en exergue des faits dits « divers », entendez vulgarisés, afin d’alimenter les conversations pochetronnnes et insipides des populations démocratisées, entendez investies d’un pouvoir politique qui les dépassent, entendez aussi : déparées du moindre élan d’héroïsme.

Car on pourra toujours contester les contestations antidémocratiques, il en est une parmi les autres qu’on ne saurait rejeter indument, c’est l’observation « par les fruits » de l’aspect réducteur d’un tel régime sur le plan humain, à savoir que trois siècles de décadence politique ont été simultanément moteur d’un déclin intellectuel : inscrites dans un soi-disant fondement qui se veut la défense et la promotion du miracle de la Personne Humaine, on a jamais autant vu d’intelligences se fonder paradoxalement sur l’apologie du bétail et de la masse.

Et la presse née avec la Révolution Française a souvent été l’élément promotionnel d’une telle décomposition de l’Unité. Non en raison d’un vice qui lui serait consubstantiel mais parce qu’en fait, elle n’est qu’un pouvoir : usitée par le bon, elle est bonne ; accaparée par le mauvais, elle est à l’image d’une arme posée dans les mains d’un enfant instable. L’homme averti lit la presse avec confiance, mais l’assimile avec défiance. Ce que l’on nous « rapporte » ne peut jamais avoir un semblant de valeur par rapport à la Réalité ; et le « fait-divers » , plus que tout autre rapporté, doit être « lu » avec une prudence infinie. D’abord, en raison de cette réalité élémentaire : le fait divers n’existe pas. Mais les journalistes s’entêtent, persistent et signent : pour eux, le fait-divers est une réalité que nous tenterons de comprendre à travers l’observation de ce qu’ils entendent par cette appellation ; à le lire, on pourrait en donner la définition suivante : rapport d’actualité fondé sur un élément juridique et biographique, tendant à démontrer par une situation individuelle le bien-fondé moral du système social. Tel homme tue sa femme sous l’effet de l’alcool, tel lecteur devra comprendre que le message induit du « rapporteur » est : l’alcool est source de vice, si tu daignes considérer que tuer sa femme est une mauvaise chose. C’est ce présupposé moral qui force le journaliste à la langue de bois dans ses rapports quand, par exemple, un jeune issu de l’immigration agresse une personne dans la rue : le journaliste doit se contenter de dire “jeune”; s’il ajoutait “issu de l’immigration”, le fait-divers entretiendrait une vision contraire à la morale sociale, pour laquelle l’immigration n’est absolument pas la cause de problèmes liés à la criminalité.

Fondé sur cette dialectique, le plaisir de rapporter certaines « histoires » dépasse le simple exercice tel qu’on l’a défini : l’affaire Courgeau démontre les intentions ultimes du fait-divers, à savoir le référent salace jouant sur l’horreur ponctuelle pour promouvoir une certaine idée de malaise social. Mais un malaise dont la cause est la Personne elle-même, l’individu sans l’Etat. Car en effet, le fond moral de ce “fait-divers” ne va pas ailleurs : si même une mère est un danger pour ses enfants, qui reste-t-il alors pour protéger ces derniers ?

Ce serait trop de dire que notre direction politique est la source de nos maux quotidiens, on trouve toujours plus de déchéance et d’horreur dans les cas particuliers. Voyez ce que vous êtes individuellement, les saletés dont vous êtes capables. A-t-on déjà remarqué que nos courageux intellectuels, s’il leur arrive de fustiger la « Société » dans une improbable contestation générale, s’en prennent rarement au « régime social »? Ou alors, c’est pour s’enfermer dans une dialectique de la gauche et de la droite, où l’un est présenté comme l’ennemi et l’autre comme le but à atteindre. Le fait-divers, c’est la consécration du sacrifice fait au cours de la Révolution, des libertés individuelles perçues comme un danger permanent.

Et pourtant, il faudrait se méfier ; quand on nous rapporte qu’un enfant va être inculpé pour avoir « provoqué » le suicide d’un de ses professeurs en mentant sur les actes de ce dernier, on a intérêt à nous en dire plus. Car il y a deux revers à ce fait-divers : ou l’on est en phase avec le consensus ambiant, et l’on s’insurge du mensonge du “garnement” dont on consent à faire la source du suicide professoral. Ou bien alors, on reconnait que l’enfant n’a rien fait d’autre que de profiter d’un régime qui terrorise la fonction professorale en gardant pour lui toute mesure autoritaire, au sein duquel tous les mensonges sont permis, et face auxquels le magistère est absolument impuissant.

Interdiction de la fessée préconisée par certains dirigeants européens, humiliation de toute mesure correctrice au sein du rang éducatif… Je ne dis pas que je suis un amoureux des châtiments corporels. J’ai eu une « maîtresse » en CP qui outrepassait ses droits largement, et qui cognait des gosses avec une certaine complaisance ; je n’ai jamais considéré qu’elle œuvrait en vertu. Mais ceci étant dit, on éviterait bien des drames en évitant, d’une part, que la question « scolaire » repose dans les mêmes mains que la fonction politique, et d’autre part, en exigeant qu’elle ne puisse jamais être réduite au simple “fait divers”.

« L’élève a menti »… Quel âge a l’élève ? Qui est cause du suicide professoral, sinon l’encadrement professoral ? Acquittez l’élève, et accusez la République. Ce n’est pas un enfant que le professeur a fustigé symboliquement en se donnant la mort, c’est un système d’oppression sur lequel il faudra bien revenir un jour, et qui ne se limite pas au seul domaine éducatif. Qui osera dire le contraire ? On ne se tue jamais par dégoût d’un être, on se tue par un dégoût généralisé des êtres, ou bien par un amour démesuré à leur égard, et celui qui meurt par ses mains œuvre dans l’intention soit de symboliser la gloire, soit de représenter l’opprobre. C’est là une sentence qui sera utile autant aux juges qu’aux psychologues de notre nation. Ou du moins, à ceux d’entre eux qui croient encore que la raison est un phare pour les hommes.

Nils Leroy

Gentils étudiants sous influence européiste

Lundi 27 octobre 2008

PEJ ; ces trois lettres ne signifient peut-être encore que peu de chose pour beaucoup de bons citoyens français. Il faudrait pourtant y porter attention. Le Parlement Européen des Jeunes est une association qui organise depuis quelques années des « sessions internationales de formation », et s’est donné pour mission de diffuser l’idéal communautaire auprès de notre jeunesse. En somme, un véritable et puissant outil de propagande usant des méthodes les plus abjectes pour nous ensorceler, nous autres étudiants.

Passons son histoire, mais intéressons-nous à son fonctionnement : financé et cautionné par des instituts et autres fondations, notamment français et allemands, son but est « d’initier des lycéens et étudiants, à la façon d’un jeu de rôle, à se mettre dans la peau d’un parlementaire européen ». Nous connaissions les désastreuses politiques d’éducation des enfants à l’école par la démocratie, mais voilà que l’Europe et ses amis s’y mettent ! Le PEJ est en effet agréé « jeunesse et éducation populaire » par notre majestueux gouvernement, avec comme but une « éducation politique », et subventionné, disons le encore une fois, par les institutions publiques en partie.

S’il fait l’objet de cet article, c’est parce que le PEJ organise sa 59ème rencontre internationale (59, mais au rythme de plusieurs par an, sa création datant de 1987) à Rennes, du 24 octobre au 2 novembre. La ville bretonne l’avait déjà accueilli au mois d’avril, où le président de la session avait proclamé que c’était « une organisation énorme, tentaculaire, qui a pris place dans toute l’Europe » … mais de quoi parle-t-on donc ? Une pseudo-secte du culte européen ?! C’est à s’en questionner !

S’il de grandes entreprises contribuent au partenariat (Michelin, EADS, Accor, etc.), le PEJ est également cautionné par nombre de figures politiques : M. Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, M. Rocard, le directeur de l’OMC P. Lamy, un député socialiste dénommé J. Lang (tiens donc !) et enfin J-M Barroso qui en est le président d’honneur. Ne soyons pas dupes, la plupart des collaborateurs assidus le font dans l’optique d’une reconnaissance médiatique aux retombées importantes (hé oui, nous sommes toujours dans cette chose démocratique illégitime); et on ne lésine pas sur les moyens ! « le PEJ exerce un lobbying acharné au sein de l’éducation nationale, notamment auprès des enseignants qui accompagnent leurs élèves dans les rencontres internationales. L’association se vante ainsi d’avoir mis en place ‘’un vrai programme de professeurs, avec ateliers de travail sur des thèmes tels que la citoyenneté, et visites culturelles dans la villes [sic] accueillant la session et ses environs'’ ». (Source Le Monde Diplomatique)

Par ses bonnes intensions, l’organisation forme les jeunes futurs-européistes aux techniques communautaires, à l’importance de la vision moderne de l’entreprise et de la nécessité d’une économie libéralisée (une fois encore, le sujet est d’actualité !). Si les sommes d’argent colossales mises à disposition permettent aux organisateurs d’impressionner les quelques centaines de visiteurs en cours de matriçage, le plus alarmant concerne les techniques utilisées.

Passons la procédure de vote fictif complètement ridicule, « l’univers mental » (pour reprendre les termes du Monde) se situe entre organisation sectaire et séminaire managérial : à travers un système de cooptation, chaque membre est soumis à son responsable direct. Les manuels de formations invitent les responsables à « augmenter le niveau d’énergie du groupe », et l’exercice du « team-building », une série d’exercices physiques et mentaux, se présente comme un véritable rite initiatique. La coorganisatrice de la manifestation bretonne, Aude Guennec-Allain, utilisait ces mots : « Vous allez parfois faire des choses qui vous semblent totalement absurdes. Ne vous fiez pas aux apparences, n’essayez pas de tout comprendre, suivez les indications de vos « chairs » et laissez-vous prendre au jeu ». Ainsi, les jeunes participants doivent accorder une entière confiance, parfois lors d’exercice yeux bandés, aux autres participants. On apprend ainsi aux membres à jouer au chien et au berger (ridicule, mais véridique !), alternant domination et soumission, proximité corporelle, en vue de briser la frontière entre identité collective et individuelle. Les événements se poursuivent sous une sorte de curatelle de chaque seconde, afin d’anéantir toute forme d’opposition ou de discution, et ce en vue « d’harmoniser le groupe » à l’acceptation d’une idée commune : les débats sont oubliés, et toute forme de proposition est considérée comme une entrave au bon déroulement de la séance.

Voilà comment sont influencés, formés, matricés, les jeunes étudiants européens au terme de ces réunions. Le jeune citoyen républicain, pourtant déjà correctement formaté, ressort plus encore tel un pantin facilement manipulé et manipulable.

Alors Toi, forme tes propres conviction, refuse la mise en conformité de ton cerveau, bats-toi pour tes libertés qui se perdent dans les méandres de la république et de l’Europe. Tout n’est pas que fatalité, continuons à refuser les idées conformistes et bien-pensantes prônées par une poignée d’esprits jacobins.

PiGé

[Paris] 22 octobre: Consommez, spéculez: tout va bien!

Jeudi 23 octobre 2008

Le 22 octobre, place de la Bourse à Paris, une quarantaine de militants d’Action Française se sont réunis pour réclamer le retour du politique dans l’économie.

Compte rendu à venir….

1 000 caméras pour surveiller les rues de Paris

Lundi 20 octobre 2008

Vu sur le site du Figaro


INFO FIGARO - D’ici à la fin 2009, il y aura quatre fois plus de moyens vidéo dans la capitale. L’effort porte notamment sur lesabords des gares et les zones à risques comme le Champ-de-Mars ou le XIXe.

Le Figaro a eu accès au nouveau plan de vidéoprotection de la capitale qui sera présenté officiellement le 20 octobre au Conseil de Paris par le préfet de police Michel Gaudin. Le projet, baptisé «plan 1 000 caméras pour Paris», va, sous l’impulsion de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, quasiment quadrupler, d’ici à la fin de l’année 2009, le nombre de caméras sur la voie publique, celles-ci devant passer de 330 à plus de 1 200.

Alors que le centre de la ville, siège des palais nationaux, était jusqu’alors privilégié, ainsi que les lieux de rassemblement, comme la place de la République ou les Champs-Élysées, tous les arrondissements de la capitale vont désormais être équipés (voir notre carte ci-dessous). Avec un effort particulier sur les gares, celle du Nord notamment, bien pourvue à l’intérieur, mais totalement dépourvue de caméras aux abords, là où précisément des rixes très violentes se sont déroulées ces dernières années.

L’un des promoteurs du projet explique que «l’objectif n’est pas de couvrir chaque rue, chaque recoin de la ville, mais de mettre des moyens vidéo là où le bon sens l’exige». En clair : pas de dérive à la londonienne, où chaque habitant est susceptible d’être filmé trois cents fois pas jour par des centaines de milliers de caméras publiques ou privées. On veut passer à Paris d’une logique de protection des institutions à une logique de sécurité pour tous.

Ici, ce sont problèmes de circulation qui dictent le choix des emplacements, là, les besoins de gestion de l’ordre public, ailleurs, la logique judiciaire.

Partenariat public-privé

Il ne faudra pas s’étonner de voir figurer en bonne place dans ce programme d’équipement le XVIIIe arrondissement, parmi les plus criminogènes de la ville, mais aussi le XIXe, théâtre de nombreux affrontements entre bandes ces derniers mois. Sans oublier le VIIe, terre d’élection de la garde des Sceaux, Rachida Dati, où des bacheliers avaient été violemment agressés cet été par des groupes de voyous, alors qu’ils fêtaient paisiblement la fin des examens sur le Champ-de-Mars. Ce seul secteur héritera d’une quinzaine de caméras.

Innovation de taille : les images pourront être enregistrées. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la police parisienne ne dispose à ce jour d’aucun dispositif d’enregistrement sur son réseau de surface.

«Le matériel actuel est souvent obsolète, constate un élu parisien. Sur de nombreuses caméras, la résolution est si faible qu’elle empêcherait toute exploitation sérieuse des séquences à des fins judiciaires.» Il faudra donc tout changer ou presque. Mais pas à n’importe quel prix. Car les premières estimations faisaient état d’un investissement conséquent d’au moins 44 millions d’euros.

La formule retenue sera finalement le partenariat public-privé. La mairie de Paris financera des travaux de voirie pour faciliter le câblage du réseau. L’État versera un loyer de 6 millions d’euros par an aux sociétés attributaires des marchés vidéo. À charge pour elles de fournir et d’entretenir le matériel. Mais c’est la police qui l’utilisera. Et elle seule.

Mieux réorienter les patrouilles

Outre son propre réseau de 1 200 caméras, elle pourra disposer, en temps réel, des images des 9 500 caméras de la RATP et de la SNCF, très en pointe sur ces techniques, mais aussi d’images provenant d’autres acteurs gestionnaires des lieux publics, à commencer par la Ville de Paris, elle-même propriétaire de caméras.

Grâce à la vidéo, la police espère pouvoir mieux remonter l’itinéraire de fuite des délinquants ou prévenir les rassemblements hostiles des gangs en réorientant les patrouilles.

Un commissaire de quartier l’assure : «Ce procédé fournit souvent des indications plus fiables qu’un témoignage recueilli sous le coup de l’émotion.» Selon lui, à l’heure de la déflation des effectifs dans la police, «la vidéo devrait permettre d’améliorer la couverture du terrain».

1 000 caméras pour surveiller les rues de Paris

Après Londres et toute la Grande-Bretagne où pullulent les CCTV cameras et streetwatchers, au tour de la France ?

Insurrection n°68

Samedi 4 octobre 2008

l’AF à la radio

Samedi 13 septembre 2008

Bonnet blanc et blanc bonnet

Jeudi 11 septembre 2008
Alors que les universités d’été des deux grands partis républicains s’achèvent, force est de constater que cette année encore, on est plus partisan que politique.

Le parti socialiste se complaît dans le ridicule du combat des chefs qui est l’une de ses plus anciennes traditions; le général de Gaulle ne disait-il pas, en guise de boutade, à deux ministres qui voulaient s’asseoir au coté de son chauffeur: « ne vous mettez pas à trois devant, ça fait socialiste » ?

Ainsi donc, entre vraies-fausses annonces de candidatures au poste de premier secrétaire et tractations diverses entre les multiples factions qui composent et décomposent le parti socialiste le grand absent est encore et toujours la France. Des partisans de Bertrand Delanoë, de Ségolène Royal, de Laurent Fabius, aux anciens « Strauss-Kahniens », vestiges du « nouveau parti socialiste »… c’est toujours la même soif de pouvoir. Les quelques déclarations de François Hollande, qui sur sa branche attend calmement le loup qui sautera le plus haut, n’auront pas suffit à nous convaincre que cette université d’été était celle d’un parti politique ayant pour vocation prétendue de servir la France et les Français au travers de l’exercice du pouvoir assumé par ses élus.

Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian (2e gauche) et ses adjoints Xavier Bertrand (G), Nathalie Kosciusko-Morizet (2eD) et Chrisian Estrosi participent au Campus 2008 des jeunes UMP, le 5 septembre 2008 à Royan. A Royan, sous les quolibets journalistiques des élus PS rentrés fraîchement de la Rochelle, l’UMP affiche donc une unité de bon ton, l’ensemble des personnalités de la droite sarkosyste se placent dans la comparaison avec les leaders de l’opposition, on dément des rumeurs de remaniement au sein du gouvernement ou de l’appareil du parti, et les petites phrases fusent vers le lamentable spectacle donné par le PS.
Bilan ? Pas plus ici de message politique clair au final, à part l’unité d’un parti… qu’en est-il de ce qui sera fait pour la France ? Pas grand chose, toujours. Comme à son habitude le Président parle de lui et de ses rêves, qu’il ne mettra jamais en application sans avoir léché la main du maître européen.

Les républiques et les années passent et se ressemblent, les élus et les partis négligent toujours autant la France et ses habitants, quand ils ne les sacrifient pas tout simplement sur l’autel de leurs vaines querelles… Et chaque jour un peu plus nous regrettons le roi qui leur rappellerait qu’ils sont là pour servir, et non être servis.

V.Chalmel

Compte-Rendu du 56e CMRDS

Samedi 6 septembre 2008

photo: les manants du Roi

En cet été 2008 la jeunesse française s’était donné rendez-vous à Lignières dans le Berry où SAR le prince Sixte Henri de Bourbon de Parme nous offrait, une fois de plus, un cadre exceptionnel en accueillant la plus vieille université d’été de France dans sa propriété.

Pendant que le Parti socialiste s’étripait à la Rochelle les royalistes (les vrais) s’unifiaient dans le Berry. Première d’une longue série, la première université d’été royaliste d’union accueillait entre autre le Centre Royaliste d’Action Francaise, la Nouvelle Action Royaliste, les Manants du roi…

Du 22 au 31 août la jeunesse française, autour de Gérard Leclerc, François Marin Fleutot, Thibaud Pierre, Bertrand Renouvin ou encore Paul Marie Couteaux et Hervé Couteau Bégary, recevait une formation politique de haut niveau tout en vivant une amitié et une fraternité caractéristiques du Camp Maxime Real Del Sarte depuis ses débuts en 1953.

Les matinées laissaient place au sport, au point histoire de F-M Fleutot puis à des cercles d’études : Géopolitique-actualités, philosophie politique et fondamentaux.
Le reste de la journée se poursuivait avec des conférences diverses et variées : Religion et Etat, Enracinement et écologie, le droit de sécession… et autour d’ateliers de formation variés allant du sport jusqu’au journalisme en passant par la politique locale. Les ateliers étaient organisés par des élus locaux, journalistes et juristes, permettant aux participants de recevoir un enseignement de qualité.

Pendant 10 jours le Camp Maxime Real Del Sarte offrait à ses participants une réflexion et une formation indissociable de l’esprit d’amitié et de fraternité qui accompagnait chaque repas et soirée de cette Université. A l’heure ou la majeure partie de la jeunesse se prélassait et consommait de Saint-Tropez à Biarritz le CMRDS accueillait l’autre jeunesse, la jeunesse qui marie parfaitement intelligence et détente, la réflexion à l’action. Une jeunesse décomplexée prête à relever les défis de son époque et ceux de demain.

La journée portes-ouvertes permit à nos amis, curieux et sympathisants de partager pendant une journée l’esprit qui animait pendant 10 jours cette Université. Une table ronde réunissant Gérard Leclerc, F-M Fleutot et Thibaud Pierre dressa les perspectives d’avenir du royalisme. Le buffet permit à nos amis de partager et de se rencontrer autour également des stands du Pélican noir, du Muscadin, d’Insurrection et des Manants du roi. Le dîner clôturant ce CMRDS permit à nos amis de partager une dernière fois l’esprit de ce rendez-vous incontournable qu’est devenu le CMRDS. Une soirée black velvet clôtura la soirée, les militants de toute génération partagèrent un moment d’amitié et de détente dans une atmosphère exceptionnelle.

photo: les manants du Roi

Cette Université d’été, par son affluence (près d’une centaine de militants venus de toute la France), sa formation et par-dessus tout grâce à sa cohésion est la preuve matérielle que l’union du royalisme est possible et que dés aujourd’hui notre combat pour la France et ses libertés -avec au premier rang sa souveraineté- peut prendre forme. De Paris à Nice, d’Angers à Saint-Etienne, de Lille à Lyon, la France est prête à reprendre ses libertés en faisant taire le soft-totalitarisme européen et en couronnant son roi : premier et seul garant des libertés de la nation et des français. Rendez-vous dés demain près de chez-vous le blog AFE

Rappel, pour avoir les actes du camp au jour le jour, retrouvez notre quotidien sur
le blog du Petit Maxime.

Rappel : CMRDS = quotidien en ligne !

Jeudi 21 août 2008

Complément d’information

Mardi 19 août 2008

Comme prévues, les conférences de PM Coûteaux, H. Couteau-Bégarie, F. Rouvillois, G. Leclerc, FM Fleutot, Philippe Champion, Seb Deker, Pierre Carvin, M. Michel, PH Hansen-Catta, J. Broquet, B. Lambert, Y. Aumont, P. Kam, O. Perceval, A. et W. Boritch. Notre ami JP Chauvin est excusé pour raisons de santé.

En outre, Bertrand Renouvin sera présent aux portes-ouvertes du CMRDS à Lignières, tout comme notre ami Bernard Bonnaves et probablement Jean Gugliotta de la FRP.

Chef de camp : Axel Gaté. Adjoint : P2Merlet
Direction des études : P. Carvin et A. Apreval

Nous pardonner toute erreur, oubli… éventuels. A bientôt.

Petit Maxime, les échos du CMRDS

Vendredi 15 août 2008

Chers amis,

Afin de permettre à tous ceux qui ne pourront être avec nous lors de notre université d’été de profiter de la richesse des réflexions et des enseignements qui seront produits pendant ces dix jours, le CMRDS tiendra un journal en ligne.
Certains de nos campeurs se rappellent l’expérience du quotidien lancé lors du camp il y a deux ans sur un ton léger, ici c’est un véritable compte rendu des conférences au jour le jour qui est prévu ainsi qu’une critique de l’actualité qui permettront de profiter des fruits de ce camp, bien après même son achèvement.
Alors, n’hésitez pas, dés maintenant entrez l’adresse du blog dans vos favoris, communiquez le à tous vos amis et connaissances, profitez des réflexions du CMRDS08…. mais que cela ne vous empêche pas de venir pour autant.
Le CMRDS, c’est plus fort que la plage!!!

l’équipe du CMRDS, en partenariat avec le blog AFE

http://petitmaxime.over-blog.com/

PS: le blog AFE sera inactif lors du camp, une publicité le renvoyant vers le blog du Petit Maxime.

Reinelde Maes va au CMRDS

Jeudi 14 août 2008

AFE: Reinelde, présente-toi en quelques mots.

Reinelde: Je suis né à Saint-Omer, en Artois, d’ascendance tantôt anar tantôt natio, toujours prolo. Parents légalistes, jamais royco. 18 ans, bacho en poche, je m’investis à fond dans les organes militants de l’AF, principalement: le blog de l’AFE, le journal d‘Insurrection. Deuxième camp cette année.

AFE: Que viens-tu chercher au CMRDS?

Reinelde: Voir, revoir les bases de la réflexion politique et du militantisme, adaptées à mon niveau. Retrouver mes camarades avec qui j’ai travaillé l’année durant, rencontrer ceux avec qui je vais militer l’année suivante. Et la préparer un max.

AFE: Pourquoi es-tu royaliste?

Reinelde: La démocratie, ça colle pas, c’est pas net. Dès que tu veux monter quelque chose de patriote dans un cadre démocratique, ça craque de partout, la sentence tombe: incompatible. Partout, c’est décadence morale et chaos social. Alors quand un prof te parle, presque par erreur, de solution alternative, catholiques sociaux du XIXème, ligues du XXème, tu te renseignes. L’AF a eu la bonne idée de se montrer en ligne. Clarté de la langue et de l‘esprit, recherche du vrai sans préjugés. Solutions. Et là, ça tient debout.

AFE: C‘est tout?

Reinelde: Non. Toute la jeunesse de ce début de XXIème siècle a comme un devoir moral de légitime réaction devant la médiocrité intellectuelle de son temps. Une fois l’ennemi identifié, c’est au CMRDS qu’on apprend à se défendre.

Anastasia, 16 ans, va au camp

Mardi 5 août 2008

AFE: Anastasia, présente-toi en quelques mots. 

Anastasia: J’ai 16ans, je suis la fille de deux grands militants royalistes: Serge et Maÿlis Boritch, ainsi que la nièce d’Alexandre Boritch. J’habite à Nice depuis deux ans. J’ai vécu dans l’esprit nationaliste, royaliste et fais partie de l’AF depuis un an et demi. Le camp 2008 sera mon premier, je compte bien m’impliquer.

AFE: Que viens-tu chercher au CMRDS?

Anastasia: Approfondir ma formation et rencontrer des personnes ayant les mêmes aspirations politiques que moi.

AFE: Pourquoi es-tu royaliste?

Anastasia: Je le suis depuis petite, et en grandissant je me rends compte que notre système ne me convient pas. La monarchie est pour moi une valeur qui appartient à la France. Etant royaliste, je suis naturellement patriote, et donc nationaliste;

AFE: Le petit mot de la fin?

Anastasia: Objectif pour moi: ramener dix Niçois au camp. Pour la France, pour le Roi, venez au CMRDS. Le camp, c’est plus fort que la plage!!

[Bourgogne]Article de presse sur la Mamie des camelots

Mardi 8 juillet 2008

vu sur le Journal de Saône et Loire

Yvonne Pereyrol, militante monarchiste
92 ans et plus que jamais fière d’être royaliste

à la table d’honneur le Professeur Foyard, Mme Pereyrol, M Champion, M Boritch

Les royalistes de Bourgogne organisaient ce dimanche à St-Jean-de-Vaux l’un de leurs grands rassemblements annuels. Le temps d’un dimanche, le village de la vallée des Vaux a vu de temps à autre flotter le drapeau à fleurs de lys, symbole de ralliement des royalistes venus se regrouper sur la côte chalonnaise. La doyenne de l’assemblée réunie était sans nul doute, Yvonne Pereyrol résidant à Jambles, l’une des plus ferventes militantes du royalisme en Bourgogne et cela depuis l’âge de 12 ans. C’est avec une énergie extraordinaire qu’elle dresse un tableau de son engagement tout au long de ces dernières décennies. Passionnée de littérature mais notamment d’histoire, elle se rend compte rapidement que les ouvrages disponibles à sa soif d’apprendre ne sont plus suffisants dans son école, et entreprend la conquête des bibliothèques chalonnaises. La découverte des épisodes révolutionnaires de 1789 et de la Terreur font d’elle une anti-républicaine, n’admettant pas la naissance de la république dans le sang. Alors qu’en 1941, elle apprend le mariage du Comte de Paris à travers la lecture du journal de l’Action Française, elle n’hésite pas à écrire à Léon Daudet afin de s’engager définitivement. Pour la petite histoire, l’épouse de Léon Daudet lui présentera son futur époux, royaliste également avec qui elle aura deux enfants. La famille s’est agrandie avec dix petits enfants. C’est une véritable mémoire vivante, bourrée d’anecdotes toutes aussi intéressantes les unes que les autres, et Yvonne dresse un portrait acerbe sur la société de nos jours et cela malgré son âge avancé, n’hésitant pas à ponctuer humblement à chaque compliment «je ne suis qu’une petite vieille c’est tout». A la question de savoir si son investissement était un héritage de famille, elle se contente de dire «non…mon père était un républicain modéré, ni droite, ni gauche, un peu comme le marais girondin de la révolution» alors que son beau-père était communiste. C’est une vraie femme de conviction, d’honneur, de fidélité à ses engagements, associant ces décisions «à la Grâce de Dieu» car son engagement politique, elle l’associe étroitement à sa ferveur religieuse, l’un ne va pas sans l’autre et d’ailleurs si ses écrits préférés sont les Évangiles, c’était presque une évidence. Pour Yvonne Pereyrol, il faut maintenir les lois naturelles écrites par Moïse et choisir ce qu’il y a de moins mauvais pour les Français, c’est-à-dire la monarchie.
Une idée revient sans cesse dans ces propos car en tant qu’héritiers, les royalistes se doivent de «Témoigner, maintenir et transmettre».
Philippe Champion, haut responsable de l’Action Française n’hésitera pas à remercier Yvonne Pereyrol pour sa présence, la qualifiant de «mémoire, de conscience de l’Action Française».

Laurent Guillaumé

Un journal jeune de cent ans…

Mardi 1 avril 2008

Voici quelques extraits d’un bel article de Jean-Philippe Chauvin sur le journal de l’Action française, vu sur les manants du roi

(…)Un siècle après sa naissance, le journal monarchiste est toujours fidèle à sa ligne de défense de la nation française, comme le prouvent à l’envi ses pages et, en particulier, celle dédiée à « la politique » et dans laquelle Charles Moussay dénonce « le parti de l’étranger, nouvelle manière » en des termes qui rappellent que l’AF cultive la longue mémoire française sans céder aux sirènes de la facilité dialectique ou de la mode, qu’elle soit « européiste » ou « communautariste » : « Pour nous, qui connaissons la politique parce que nous connaissons l’histoire, c’est un étonnement et un chagrin permanents que de voir notre pays non seulement travaillé de l’intérieur par des puissances étrangères aux multiples figures, qu’ont décryptées Maurras puis De Gaulle, mais si bien trompé par ces machinations qu’il en perdit souvent jusqu’à la conscience de ses traditions propres, de ses principes propres, de ses intérêts propres. » Et de rappeler les formes et les commanditaires anciens de ces pratiques qui ont tant coûté à notre pays durant l’histoire, que cela soit l’Angleterre médiévale, l’Espagne de Philippe II ou, plus proche de nous, les Etats-Unis ou de « l’Europe » idéologique… « Une chose est neuve pourtant : depuis une année, non seulement le parti de l’étranger est partout parmi les classes possédantes (conséquemment parmi les faiseurs d’opinion, conséquemment dans les partis et finalement l’Etat) mais, plus grave encore, la tête de l’Etat n’appartient pas simplement au parti de l’étranger : elle est tout simplement étrangère à la France. » Face à cette situation inédite, Charles Moussay regrette, à juste titre, la division et la marginalisation du parti de l’indépendance nationale qui semble n’avoir plus ni voix ni homme pour l’incarner, et souligne l’importance d’avoir un journal pour défendre cette cause aujourd’hui malmenée par ce que Pierre Boutang aurait sûrement appelé « le semble-Etat ».
Philippe Champion répond d’une certaine manière aux inquiétudes de Moussay par un bel entretien qu’il accorde au journal dont il est désormais le directeur depuis le décès de Pierre Pujo, en évoquant la situation actuelle et les projets de l’AF, presse comme mouvement. Et il en appelle à la mobilisation des lecteurs, anciens comme nouveaux : « A la suite des quelques modifications formelles du journal et du renouvellement des rédacteurs, les retombées sont favorables, mais il faut que cela se traduise par un surcroît d’abonnements et d’achats au numéro. Le seul moyen de prolonger le journal est de renouveler son lectorat, particulièrement en le rajeunissant, et pour cela, rejoindre, dans la fidélité à nos principes des préoccupations différentes de celles des gens de mon âge. (…) Je ne suis pas un taxidermiste. Notre propos est de tirer tous les enseignements possibles de notre école de pensée pour apporter des réponses à des situations inédites. (…) J’appelle tous nos amis à jeter toute leur énergie pour refaire de L’AF le journal qu’il mérite d’être. » Un appel qu’il est bon et nécessaire d’entendre. Déjà, des groupes de vendeurs de l’AF, dans la tradition des Camelots du Roi, proposent le journal aux portes des principales gares parisiennes avec un certain succès…
Pour conquérir de nouvelles énergies et intelligences dans notre pays, Arnaud Naudin propose une voie : « il faut « royaliser » les abstentionnistes » ! Dans un article précis et fort juste, il décrypte ce que les grands médias ont, la plupart du temps, négligé de souligner : « En premier lieu, la vigueur de l’extrême gauche et plus particulièrement de la LCR qui réalise des scores non négligeables. Un vague retour de Mai 68 ? Ou nouvel aspect du vote protestataire ? Plus important, le score de l’abstention. Les élections municipales n’ont attiré que 60 % des électeurs. A comparer avec les 83 % de participation à la dernière élection présidentielle. Electeurs patriotes du FN déçus, défenseurs des valeurs traditionnelles, hostiles au style bling-bling, Français ne voyant aucun intérêt à la mascarade républicaine, tous doivent être le terreau de recrutement et de propagande des militants d’Action française. Et auparavant, montrer que l’abstention n’est pas indifférence à la chose publique, mais une mesure de salut nécessaire contre un régime qui ne vit que des votants. » En somme, un véritable vivier de futurs royalistes qu’il faut convaincre d’agir pour changer les choses dans le bon sens !
(…)
Si Bainville a su retrouver la veine capétienne dans la première partie du XXe siècle, c’est sans nul doute l’un de ses fils spirituels, l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, qui a pris le relais, ce que n’oublie pas de signaler François Roberday, à la suite de Pierre Pujo, par un article titré « C’est Védrine qu’il nous faut ! ». Il est vrai que son ouvrage récent, « Continuer l’histoire », conforte ceux qui ont compris Bainville et s’attachent à la place de la France dans le monde : « En relisant le bref essai de politique étrangère qu’Hubert Védrine a publié au début de l’année 2007 (…) on se dit qu’avec son auteur, la France pourrait bénéficier des services d’un véritable homme d’Etat pour tout ce qui concerne les Affaires étrangères. Et ce ne serait pas un luxe dans l’obscurité des temps où nous sommes. (…) Dans la grande tradition capétienne et, sous certains aspects, gaulliste, ce diplomate d’exception ne se place nulle part ailleurs que du côté des rapports de force et des possibilités concrètes. Indifférent aux modes et aux intérêts du temps, il sait que l’invocation d’une « moralité supérieure » cache souvent des égoïsmes féroces.» Des accents qui résonnent évidemment familièrement à des oreilles habituées aux leçons maurrassiennes de « Kiel et Tanger »… : « Partisan d’un retour à une « conception classique de la politique étrangère », Hubert Védrine voit des possibilités de manœuvrer et de grandir entre les empires pour une « nation moyenne » comme la France. Il observe que l’Angleterre et l’Allemagne ne s’en privent pas et se demande pourquoi nous devrions le faire au nom de l’Europe. Persuadé que la France a pour vocation d’être un « pays occidental fidèle à ses alliés dans les crises graves mais autonome et libre de ses mouvements dans tous les autres cas », il aimerait que son peuple et ses élites renoncent à la fois à leur vision angélique du monde et à leur tentation de se laisser entraîner dans « une politique américaine de « bloc » occidental. »
(…)
C’est aussi une double page consacrée au dernier livre de Xavier Martin (Régénérer l’espèce humaine – Utopie médicale et Lumières, 1750-1850.) que signe le rédacteur en chef sous le titre « De la « Révolution guillotinière » à la philanthropie eugéniste » et qui montre combien les idées issues des Lumières ont entraîné une véritable « chosification » des êtres humains, sous le couvert de médecine et de progrès, et qu’elles sont à la base d’une attitude en définitive « épuratrice », voire exterminatrice des difformes ou des « impurs », y compris idéologiques…
(…)
En feuilletant ce journal au titre désormais centenaire, de nombreux autres articles retiennent l’attention et montrent combien l’AF reste une école politique tout à la fois de raison (et de « raisons »…) et de passion, celle pour la France qui jamais ne doit s’éteindre au risque d’entrer dans le monde glacé des apparences et des hypocrisies.

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[Forez] Article de presse

Vendredi 18 janvier 2008

« Non, je ne suis pas un bourgeois ringard ! »

Pierre Richard s’apprête à commémorer la mort de Louis XVI. A 19 ans, il prône le rétablissement de la monarchie en France. Et démonte « les clichés » qui collent à la peau des royalistes

Oui, les jeunes royalistes, ça existe encore ! Ils sont d’ailleurs une trentaine dans la région stéphanoise, réunis au sein d’Action française étudiante Forez.
Leur président n’a que 19 ans. Mais, il milite pour le retour d’un roi à la tête de la France depuis trois ans. « J’ai rencontré des gens d’Action française en 2002, lors d’un meeting local du MRC (Mouvement républicain et citoyen), le parti de Jean-Pierre Chevènement, que le mouvement soutenait pour l’élection présidentielle. » Ses parents votent pour le MRC. Lui choisit une autre voie, le royalisme.
« On refuse le régime des partis », explique Pierre Richard. « Actuellement, c’est l’État qui prend les décisions concernant le quotidien des Français, comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Par contre, les gens votent pour donner leur avis sur les grands thèmes abordés lors des élections, comme l’immigration, alors que ces sujets ne sont pas toujours maîtrisés par les citoyens. Ce que nous demandons, c’est le contraire. Grâce à la monarchie absolue, avec une décentralisation accordant du pouvoir aux régions et aux départements, les gens votent pour leurs libertés et le Roi s’occupe seul des sujets plus importants, comme la politique étrangère »
Voilà pour l’idéologie. Le reste, ce que Pierre appelle « les clichés », l’étudiant stéphanois les démonte un à un. D’abord, cette « image ringarde » qu’on lui renvoie sans cesse. « Je ne fréquente pas que des royalistes, heureusement ! J’ai une vie normale, comme tous les jeunes d’aujourd’hui et pas d’hier ! », sourit-il. « D’ailleurs, au premier abord, les gens ne comprennent pas mon engagement. Avec quelques explications, ils sont séduits par notre refus du système des partis politiques. Ils disent que c’est utopique mais défendable »
Autre cliché : le racisme. « Oui, à une époque, Action française a eu une tendance à la xénophobie. Ce n’est plus du tout le cas. Je ne vote ni pour la gauche, ni pour la droite, ni pour l’extrême droite » D’ailleurs, beaucoup des jeunes d’Action française étudiante viennent de l’extrême gauche, « avec laquelle nous avons quelques convergences », l’antimondialisme et l’antilibéralisme notamment. L’engagement pour Action française est souvent générationnel. « Les jeunes viennent nous voir parce que le père ou leur grand-père était de l’AF ! »
Et de poursuivre : « Le royalisme, c’est une démarche intellectuelle. Malheureusement, certains se disent royalistes pour le folklore. Ils arborent la fleur de lys et participent à des rallyes, sans réelle conviction politique A cause d’eux, on passe pour des affreux fascistes et des affreux bourgeois ! »
Mélina Rigot
mrigot@leprogres.fr

Propaganda de Bernays, le père des “relations publiques”

Vendredi 14 décembre 2007

« Le manuel classique de l’industrie des relations publiques », selon Noam Chomsky. Véritable petite guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la “fabrique du consentement”.
Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des “démocraties de marché”, ces questions se confondent.
Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui viendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d’en faire la critique, l’auteur se propose d’en perfectionner et d’en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychalanyse.
Un document édifiant où l’on apprend que la propagande politique au XXe siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires mais au cœur même de la démocratie libérale américaine.»

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, fut l’un des pères fondateurs des “relations publiques”. Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie,Edward Bernays, Zones, 2007, 141 pages, 12€.
ici

Insurrection n°64 est sorti!

Lundi 1 octobre 2007

Avec ce nouveau numéro, Insurrection, l’organe de combat de la jeunesse royaliste, bénéficie d’un petit lifting de bon aloi. Le contenu est également au rendez-vous. Au menu:

- Pourquoi je suis royaliste (Jean Raspail)
- L’art militaire ou le génie de Vauban
- Retour sur l’affaire Boudarel
- Le PCF
- Dossier: les enjeux de la politique sarkozyste
- Qui colonise qui ? (Charles Maurras)
- Les tribulations d’un Beaumarchais en Allemagne
- Compte-rendu du CMRDS 2007

… et bien d’autres surprises!

Alors téléchargez la 64ème édition d’Insurrection et faites connaître le journal autour de vous!

L’abonnement électronique est gratuit sur simple demande. Pour recevoir Insurrection sur format papier, envoyez 10 euros au CRAF, 10 rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris.

Contact:
Insurrection.actionfrancaise.net
insurrection@actionfrancaise.net

Le grand magicien

Mardi 25 septembre 2007

Par Paul-Marie Couteaux

La France s’est récemment signalée par deux non spectaculaires : non, en 2003, à l’aventure irakienne, puis, en 2005, à une Constitution européenne scellant la supranationalité en tous domaines, aux seules exceptions de l’éducation, du tourisme et de la culture. A cela s’ajouta l’opposition majoritaire des Français à l’entrée de la Turquie, opposition fort contrariante pour une Europe qui lui est largement acquise. Il aura suffi de quelques semaines à M. Sarkozy pour normaliser ces derniers réflexes d’indépendance: depuis juin, on se dirige vers une nouvelle Constitution européenne, qui reprend en tout point les dispositions clés du texte Giscard, lequel s’est plaint de ce « maquillage superflu»; depuis août, notre position circonspecte sur l’invasion de l’Irak, position pourtant louée de toutes parts et désormais suivie par le nouveau premier ministre britannique Gordon Brown, s’est métamorphosée en soutien, l’un des derniers, à la politique de M. Bush; enfin, M. Sarkozy a donné un discret nihil obstat à la relance des négociations avec la Turquie, et envisage même de supprimer l’obligation de référendum préalable à l’adhésion. Irak, Turquie : il faut regarder de près la nouvelle politique française.

Irak: on sait que M. Kouchner, qui a toujours vu dans le souci d’indépendance nationale”un antiaméricanisme indécrottable”, et qui aime à dauber sur la francophonie (ce curieux ministre des Affaires étrangères alla jusqu’à écrire que le français n’est plus « une langue indispensable dans le monde d’aujourd’hui »), fut le seul homme politique français qui a approuvé l’expédition américaine. Rien d’étonnant à ce que son premier geste marquant ait été, le 19 août, un voyage à Bagdad au cours duquel il réalisa le tour de force de « saluer » le gouvernement irakien et le président Talabani (« un ami de très longue date »), sans jamais parler de l’action des troupes américaines, qui a pourtant plongé l’Irak dans un chaos sanglant; de ce voyage ne sortit rien d’autre que l’impression d’avoir « fermement marqué un alignement de la France sur les Etats-Unis », comme dit M. Chevènement, qui ajoute: « Nous dilapidons ainsi le gain de la position française adoptée par Jacques Chirac et approuvée par une large majorité de Français en 2003. »
Las, les derniers ralliés à une cause devant donner toujours plus de gages, M. Kouchner accorda aussi un entretien à Newsweek dans lequel il se présenta comme le conseiller de la secrétaire d’État américaine: « j’ai appelé Condoleezza et je lui ai dit: “Écoute Condi, Maliki [premier ministre irakien] doit être remplacé.”»; et de suggérer la nomination du chiite Abdoul Mandi, « un mec impressionnant ». Du coup, M. Maliki, qui n’a sans doute pas entendu parler du droit d’ingérence, exige des excuses de la France qu’il rappelle au respect du protocole diplomatique. Résultat: à l’alignement sur les Etats-Unis, le voyage à Bagdad ajoute une brouille avec le gouvernement irakien !

Turquie : à l’évidence, le voyage à Bagdad fit suite aux rencontres estivales de M. Sarkozy avec M. Bush– rien de moins que deux en deux mois, avant la visite à New York cette semaine, suivie d’une visite d’Etat à Washington. Début août, le porte-parole de l’Élysée annonçait « qu’il y a désormais beaucoup de sujets de consensus entre les Etats-Unis et la France » : le dernier en date apparut le 27 août devant la Conférence des ambassadeurs, où M. Sarkozy donna son “feu vert” à la relance des négociations d’adhésion de la Turquie, à quoi Washington tient tant (entre autres raisons, parce que la Turquie est l’une des dernières cartes des Etats-Unis en Asie centrale et au Proche-Orient). Passées, les prudences de l’ancien président de l’UMP qui, en avril 2004, quelques jours avant les élections européennes, s’était déclaré opposé aux négociations avec la Turquie! Et passée, aussi, la précaution qu’avait prise M. Chirac lorsqu’elles s’étaient ouvertes en octobre 2005 sous un flot de critiques: soumettre par référendum toute nouvelle adhésion, ce pour quoi fut introduit en 2005 dans la Constitution nationale un article 88-5 propre à rassurer tout le monde. Or, voici que M. Jouyet, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, annonce benoîtement, devant la commission Balladur, que l’Élysée utiliserait la prochaine réforme constitutionnelle pour supprimer ce verrou (ce que M. Kouchner a confirmé dimanche), arguant que l’obligation de référendum « risquerait de bloquer le processus d’adhésion, alors même que toutes les conditions seraient par ailleurs réunies ». Il faut comprendre que la France ne peut risquer de désapprouver une entrée validée par la majorité des autres membres – ce qui, implicitement, est déjà fait. Ainsi l’entrée de la Turquie sera acquise dans quelques années sans coup férir. Passez muscade!

Constitution, Irak, Turquie: pour changer si vite les trois non des Français en trois oui de la France, M. Sarkozy ne peut être qu’un magicien – et notre démocratie une énigme.

Source : Valeurs Actuelles

Le CMRDS 2007 dans les médias

Dimanche 26 août 2007

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Le numéro 23 des Epées est sorti

Lundi 16 juillet 2007

Société
Non au communautarisme catho ! par Alain Raison

Politique
Le (bon) sens caché du scrutin présidentiel par Jean-Baptiste Barthélémy

Dossier “Le bon sens”
Le secret de la démocratie par E. Marsala
Comment gérer l’imperfection humaine ? - Entretien avec Arnaud Teyssier
Le courage du bon sens par Jean-François Mattéi
La souveraineté du bon sens par Antoine Foncin

Lectures
La tentation de l’Empire par Robert Hubert
Bande dessinée par Philippe Mesnard
Essai - Entretien avec Jean-Pax Méfret

Littérature
Histoire
Entretien avec Laurence V.

Nouvelle
La merveilleuse histoire des dinosaures par Philippe Mesnard

Disponible à la vente dans les librairies habituelles et sur le site des Epées.

Si Marie-Antoinette m’était contée

Lundi 9 juillet 2007

Voir l’émission complète ici.

Entretien de l’Indépendance avec Thibaud Pierre, secrétaire général des étudiants d’Action française

Mercredi 27 juin 2007

L’Action française étudiante accueille tous les étudiants et lycéens désireux de mener un combat politique souverainiste et royaliste. Mais c’est avant tout une école de formation : à travers des cycles de conférences, des cercles d’études, des brochures et des bulletins, elle promeut une réflexion politique, au coeur de laquelle elle place l’intérêt national. L’outil essentiel de cette stratégie est le camp Maxime Real del Sarte, où les étudiants d’AF se retrouvent chaque année pendant dix jours. Par cet enseignement, ils tentent de former des cadres politiques, en posant la problématique institutionnelle, dont résultent selon nous tous les maux que nous subissons actuellement, et principalement la perte de souveraineté entamée depuis plusieurs dizaines d’années.

L’Indépendance - Vous avez pris nettement position contre le projet dit de “Constitution européenne”. Quelles étaient les principales raisons de votre Non ?

T. P. - Nous avons effectivement lancé une grande campagne en faveur du « Non » au traité de Constitution européenne, et cela dès août 2004. La perte de souveraineté annoncée par cette constitution nous paraissant totale, dès lors que les compétences de l’Union n’étaient pas clairement définies : « L’Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres, […] mais peuvent l’être mieux, […] au niveau de l’Union. » (art I. 11 du T.C.E.). Ainsi la perte de souveraineté politique par la ratification impliquait la perte des souverainetés économique, monétaire, diplomatique… C’est donc pour défendre la plus grande des libertés qui soient, et dont dépendent toutes les autres, que nous avons mis en oeuvre tous les moyens dont nous disposions pour protéger la souveraineté et promouvoir ce « Oui à la France ».

- Comment jugeriez-vous la ratification par le Parlement français d’un nouveau texte qui, sans porter le nom de “Constitution”, comprendrait les mêmes mécanismes supranationaux ?

T. P. - Il était évident que les partisans de l’Union européenne n’allaient pas s’arrêter à leur défaite du 29 mai 2005, fût-elle démocratique. C’est donc malheureusement sans surprise, que nous nous attendons à une défaite de la France contre l’Union européenne… Mais en mettant en place son « traité simplifié », Nicolas Sarkozy risque de remettre en cause la souveraineté du peuple qui l’a élu ; il s’en suivra inévitablement une crise de régime sans précédent, et j’espère qu’alors nous assisterons à un grand réveil national.

- Considérez-vous par ailleurs comme réglée l’affaire dite des racines chrétiennes de l’Europe ?

T. P. - II s’agit pour moi d’une fausse question. Quelle importance d’inscrire ou non une réalité aussi évidente dans un texte qui se veut politique, pourquoi ne pas y rajouter les racines grecques et romaines également ? Les européistes qui se sont arrêtés sur cette question ne l’ont fait que pour se donner bonne conscience, en faisant ainsi fi de toute analyse politique, et en cherchant sans le savoir à donner un verni à des institutions profondément antichrétiennes.

- Vous n’êtes pas tendre avec l’actuelle construction européenne : quelle est selon vous la principale menace qui pèse sur l’Europe et les nations qui la composent ?

T P. - Depuis les années 50, l’Action française s’est engagée dans un combat contre la construction européenne telle qu’elle à été envisagée, prônant au contraire une Europe des Nations et des Communautés. La principale menace qui pèse sur les nations d’Europe est, et cela depuis le début de l’utopie européenne, leur perte de souveraineté politique, au profit d’une entité supranationale qui cherche à se substituer aux nations sans en avoir ni la raison, ni la réalité historique. C’est d’ailleurs une erreur de parler de « construction européenne », car la nation européenne ne peut pas naître d’une projet institutionnel, une nation ne se crée que par le réel, elle ne se crée pas par une quelconque législation. Il faudrait bien au contraire préférer à ce terme celui de « déconstruction des nations ». La principale menace qui pèse donc sur l’Europe est la destruction systématique des cadres politiques que sont les nations, au profit du non-politique qu’est l’Union européenne ! Le danger qu’engendre la perte de souveraineté est bien la perte du politique.

Site de l’Indépendance

[Provence] Elections, piège à…

Mercredi 13 juin 2007

ASC n°5 !

Lundi 11 juin 2007

Nous avons le plaisir d’annoncer à nos lecteurs la publication sur Internet du 5ème volet de l’Action Sociale Corporative, la revue sociale des jeunes professionnels de l’Action française.

 

 

Au sommaire de ce numéro :

- Nos maîtres : Frédéric LE PLAY
- Déménagement d’entreprise – Jean-Philippe CHAUVIN
- La nation royale, socle des libertés – Olivier PERCEVAL
- La corporation chez Julius EVOLA – Stéphane BLANCHONNET
- Eteignez vos télés, rallumez vos cerveaux!
- Jallate victime de l’affairisme – Jean-Philippe CHAUVIN

Téléchargez gratuitement la revue en cliquant ici.