Archive pour la catégorie 'Politique'

[Paris] Conférence du vendredi soir

Mardi 2 décembre 2008

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Conférence par Sébastien de KERRERO sur “OTAN, sors de la France - France, sors de l’OTAN!”

rdv à 19h30 le 05 decembre 2008
10, rue du Pélican
75001 Paris

M° Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

[Paris] Agenda de la semaine du 1 au 7 décembre

Lundi 1 décembre 2008

Lundi: Permanence rue du Pélican 18h30 20h30

Mardi: Tractage à 8h

Permanence rue du Pélican 18h30 22h Activité militante

Mercredi: Causerie Lycéenne 18h  Au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame des champs, 75006 Paris

Permanence rue du Pélican 18h30 20h30

 Jeudi: Cercle Jacques Bainville 19h30 “peut on supprimer les partis politiques? Pour une réhabilitation du politique” par A Guyot-Jeannin “chez Orestias” 4 rue Grégoire de Tours
Permanence rue du Pélican 18h 20h

Vendredi: Conférence Etudiante 19h30  “l’OTAN” rue Croix-des-Petits-Champs

[Paris] Conférence des Epées du 2 décembre

Lundi 1 décembre 2008

Conférence des Epées: Faut-il sauver la Ve République ?

Anne-Marie Le Pourhiet
Professeur agrégé de droit public à l’Université Rennes 1. Vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel (AFDC) et de la Société des professeurs des facultés de droit (SPFD).
Membre du conseil scientifique de la Fondation Res Publica présidée par Jean-Pierre Chevènement.

Philippe Lauvaux
Professeur de droit public à l’Université libre de Bruxelles et à l’Université Paris II Panthéon-Assas. Il enseigne le droit constitutionnel comparé il l’auteur Les grandes démocraties contemporaines (PUF).

Frédéric Rouvillois
Professeur de droit à l’université Paris-V et conseiller de la Fondation pour l’innovation politique.

Mardi 2 décembre à 20h - Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole - 75005 PARIS
Entrée libre

Sauvons le dimanche! Jubilé! décroissance!

Dimanche 30 novembre 2008

Sauvons le dimanche, Lundi 15 décembre à 20h30
À l’Université Inter-Âge (UIA)
6, impasse des Gendarmes à Versailles
(à coté de la Mairie)

En présence de :
Joseph THOUVENEL: Secrétaire Général Adjoint de la CFTC
Jacques LEMONNIER: Président de l’association des commerçants de Versailles
Etienne NEUVILLE: Les Amis du Dimanche
Michel BANCAL: Maire-Adjoint de Versailles
Catherine MUTELE: Chargée de mission à la CGPME
Laurent GIRY: Président de la fédération des Yvelines des AFC
Samuel PRUVOST: journaliste à Famille Chrétienne

Le repos dominical au delà du repos, juste et nécessaire, est un élément fondamental de la vie familiale, sportive, culturelle, associative, spirituelle; permet également de préserver les marchés traditionnels et le commerce de proximité qui seront écrasés par l’ouverture des grandes surfaces le dimanche. La loi de 1906 a réussi à établir un équilibre juste entre les nécessités légitimes d’ouverture le dimanche (les services de santé, les commerces alimentaires, les marchés, etc.) et l’organisation de la société.

C’est cet équilibre que nous voulons maintenir. L’homme ne peut être réduit à un consommateur de biens et de marchandises. Le repos du dimanche vient rappeler la valeur des moments partagés avec des proches, valeur qu’aucune rémunération ne peut compenser. Le dimanche reste, en effet, le jour où la plupart des familles se retrouvent : de l’existence de cette occasion pour le plus grand nombre dépend la stabilité de la vie de famille et donc aussi le lien social lui-même.

Face aux tenants d’un monde transformé en une immense galerie marchande aseptisée, où la culture est en tête de gondole, la nourriture en fast-food, la pensée code barrée, le salarié aux horaires décalés, la caissière sous-payée, la famille explosée, c’est sur une certaine idée de la France au travail que nous nous prononçons !

Journée sans achat du 29 novembre 2008

Samedi 29 novembre 2008


http://www.casseursdepub.org/

[Paris] Consommez, spéculez: tout va bien! - Le film

Vendredi 28 novembre 2008

Consommez, spéculez: TOUT VA BIEN!
envoyé par AFprod

CR: Aspects juridiques du militantisme

Vendredi 28 novembre 2008

L’objet de cette conférence par Maître Pichon était de nous donner le bon sens juridique nécessaire à nos activités militantes dans le contexte judiciaire et policier actuel, sans tomber dans la paranoïa. Il a insisté sur le fait qu’il n’existe pas de solution parfaite, et que le système judiciaire français, aussi antipathique qu’il puisse nous paraître, n’est nullement monolithique.

Dans un premier temps, quelques principes de prudence avant une action susceptible de mal tourner ont été rappelés. Un portable, même éteint, est un mouchard et pourra indiquer de façon exacte notre présence sur les lieux s’il y a enquête. De même pour les paiements par cartes bleues, ou pour les passes navigo dans le métro parisien. À laisser chez soi, donc.

Quelques précautions de ménage : tout livre un peu orienté pourra être saisi au cours d’une perquisition, ainsi que tout ordinateur portable. Les policiers ont les moyens techniques de retrouver tout fichier ou mail datant de moins de 6 mois, et n’hésiteront pas à tout utiliser pour conforter leurs vues.

Différencions tout de même les différents droits de la justice à notre égard : dans le cas d’une enquête préliminaire, elle ne peut pas perquisitionner chez vous sans votre autorisation écrite ; le droit de perquisition et de mise en garde à vue n’interviennent que lors d’une enquête de flagrance ; enfin, attention en cas d’enquête judiciaire, les pouvoirs policiers sont alors très étendus, la mise sur écoute téléphonique est par exemple possible.

Maître Pichon nous a ensuite fait part de son expérience quant au déroulement d’une éventuelle garde à vue. Celle-ci ne peut durer plus de 48 heures, à moins d’une enquête sur un acte terroriste ( pas à l’AF, donc !). Vous avez le droit à un médecin, à un avocat et à prévenir un proche (mais le policier le préviendra à votre place et pourra biaiser le message). Les policiers sont tenus de vous notifier ces droits moins de trois heures après votre interpellation et de les respecter sous peine de nullité de la procédure. Il est important d’en faire usage : l’avocat peut constater toute irrégularité dans la garde à vue (en particulier en cas de violences policières), vous conseiller lors de l’interrogatoire, vous guider pour le procès verbal. Le médecin n’est pas à négliger, les 24 heures pourront vous paraître longues après un trajet épuisant ou une bagarre.

Ne vous laissez pas impressionner : si un policier bluffe en vous disant que votre « camarade » a avoué, demandez le procès verbal, et ne partez pas du principe que le policier connaît votre dossier, l’accès aux fiches des RG n’est pas systématique. Ces fameuses notes blanches ne peuvent pas servir de point de départ à un procès car elles ne sont pas signées. Il ne s’agit pas pour autant de jouer la bravoure inutile. Les relevés génétiques ou digitales sont obligatoires désormais, un refus vous expose à de lourdes peines d’emprisonnement et d’amende. L’impolitesse inutile est aussi déconseillée pour ne pas s’aliéner les acteurs neutres dans la salle.

Le cas le plus pessimiste à l’issue d’une garde à vue est la comparution immédiate. La cour en charge de ces cas à Paris, la 23ème circonscription, a un taux de 90% de détention provisoire… nous ne vous souhaitons donc pas de vous retrouver dans un telle situation ! Cette comparution intervient après un passage au dépôt de moins de 20 heures (faites respecter ce délai, ce n’est pas un lieu très sympathique), et se solde par un mois de préparation autorisée avant le procès.
Dans le cas le plus courant, une convocation vous sera remise par procès verbal à l’issue de la garde à vue. A partir de ce moment, un juge d’instruction, avec des pouvoirs d’enquête assez importants (perquisition, mise sur écoute), est en charge de votre cas. Il peut procéder à un premier interrogatoire auquel vous avez le droit de garder le silence si vous n’êtes pas bien sûr de vos droits. Dans tous les cas, refusez toute question politique, elles ne sont pas de circonstance.

Enfin, quelques conseils pour la route :

- Ne négligez pas l’utilité d’un avocat de notre bord politique, il sera bien plus utile par sa connaissance des circonstances et par son refus d’amener les procès politique qu’un avocat en apparence plus neutre et qui n’aura pas forcément les arguments pour vous défendre.
- Ne négligez pas non plus notre connaissance du code pénal : un cas de violence simple entraînant moins de 8 jours d’arrêt de travail se solde par une amende, une violence avec arme (poing américain, gazeuse) ou avec circonstances aggravantes peut coûter beaucoup plus cher. Les délits de presse (diffamation en particulier), en revanche, sont des procès beaucoup plus difficiles à engager pour la victime, n’ont un délai de prescription que de 3 mois pour la plupart et ne vous exposent pas à la détention provisoire.

Après ces quelques conseils utiles en cas d’action qu’il s’agit de garder en mémoire, nous pouvons retourner à nos actes de militantisme quotidien. Comme nous l’a rappelé Maître Pichon, un tractage, un bombage, un collage sont dans l’immense majorité des cas sans risque, à moins de bomber sur un mur privé et de se prendre une amende en cas de plainte du propriétaire. Bon militantisme à tous, et merci à Maître Pichon de nous avoir rendus moins idiots !

[Paris] Conférence du vendredi soir

Mercredi 26 novembre 2008

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Conférence par Gérard LECLERC sur “Politique et doctrine de Benoît XVI”

rdv à 19h30 le 28 novembre 2008
10, rue Croix des Petits-Champs
75001 Paris

M° Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Collège Kléber Haedens

Vendredi 21 novembre 2008

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/grandes/2/1/0/9782246528012.gif

Le maire de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine (92), a décidé de donner au futur collège de sa ville le nom de l’écrivain Kléber Haedens. Il n’en fallait pas moins pour réveiller les bonnes gens du conseil municipal membres du parti orange, aussitôt suivi de l’arc-en-ciel, le parti de la rose, les rouges et les Verts. Comment ose-t-on vouloir porter en triomphe le récipiendaire de trois prix littéraires dont celui du roman de l’Académie Française ? Comment ose-t-on vouloir honorer l’auteur de l’incroyable Histoire de la littérature française ? Permettez que je mette fin au suspens : ce qui dérange surtout ces messieurs bien pensants est que Haedens était affilié à l’Action française. En effet, cet homme mal connu a été l’un des heureux secrétaires de Charles Maurras, l’un des meilleurs élèves de Léon Daudet et enfin l’un des nombreux rédacteurs du journal Aspects de la France.

Alors que l’Éducation Nationale s’applique à gommer des livres d’Histoire toutes traces de mouvements anti-révolutionnaires, voilà que Philippe Juvin, le maire courageux (et également secrétaire national de l’UMP), fait de la résistance en choisissant de mettre son collège sous le patronage d’un royaliste. A La Garenne-Colombes, il n’y aura pas de énième Collège Saint-Just, qu’on se le dise. Mieux, le maire entend bien donner une bonne place à Kléber Haedens dans ses programmes scolaires. Et le MoDem de s’indigner : « Cet ouvrage met notamment en cause la pensée des philosophes des Lumières, qui ont inspiré la Révolution et les fondements de notre République. Philippe Juvin, qui décrit sur son blog cette “Histoire de la littérature française” comme “le premier des tous les livres”, souhaiterait d’ailleurs que cet ouvrage soit distribué à tous les enfants entrant en sixième pour développer leur esprit critique ! ».

Nous pouvons saluer cette prise de position audacieuse de la part d’un élu UMP et espérer que ses détracteurs ne l’empêcheront pas de mener son projet à bien.

Carole Nozière

[Paris] Conférence du vendredi soir

Jeudi 20 novembre 2008

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Conférence par Maître PICHON sur “Les libertés publiques - Aspects juridiques du militantisme”

rdv à 19h30 le 20 novembre 2008
10, rue Croix des Petits-Champs
75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Mangez du phoque

Jeudi 20 novembre 2008

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/les_stars/leurs_bio/bardot_brigitte/images/brigitte_bardot/393682-1-fre-FR/brigitte_bardot_reference.jpg Je ne sais si le fatras de sottises qui arbore les murs de la capitale, a déjà envahi avec une même insolence ceux de la province, mais il me semble nécessaire ici de poser quelque plume trempée de vitriol pour ramener quelque initiative oiseuse aux semblants de tiédeur, à une dialectique saine où l’on se remettra à appeler “un chat un chat”… sotte Bardot, ce n’est pas toi qui ira contre cette volonté, toi qui, la beauté flétrie, a cru nécessaire d’ouvrir ta grande gueule de cruche pour défendre la cause animale dans ce qu’elle a de plus pernicieux, à savoir le rapport de dignité qu’on lui doit, en ce siècle où la question de l’Homme, bafouée, n’a toujours pas trouvé de réponse politique. Toi, vieille femme, à propos de qui je me demandais pourquoi le chantre alcoolique, Gainsbourg, avait perdu son temps à pérenniser tes initiales, jusqu’à ce qu’on me fasse découvrir “Et Dieu créa la Femme” en parallèle à mes développements sensuels ; toi, l’égérie périmée, tu es responsable de cette campagne que j’incrimine en ce qu’elle salit de son excrémentielle “intelligence” les surfaces déjà crasseuses d’un métropolitain que des hommes fatigués empruntent par nécessité.

Cracherai-je sur la publicité de manière générale, ce serait déjà suffisant ; en effet, je n’ai pas moins de mépris pour toute tentative de decorum émanant de la société consumériste libérale. J’aimerais assez vomir chaque fois que je croise l’une de ces pancartes dont on ne soupçonne pas le prix, et dont la seule mission consiste à me faire acheter un téléphone, un voyage, un concert, ou toute autre ineptie dont l’invalidité ne repose pas seulement dans le produit présenté, mais surtout dans cet impératif de consommation au travers d’œuvres décoratrices. On ne fixe ces affiches que parce qu’elles couvrent des espaces immensément carcéraux, et que la couleur que les publicitaires élaborent et présentent, se révèlent comme des fenêtres par lesquelles le commun rêve de s’échapper.

Il n’y a plus que des Icare, dans le règne actuel ; par milliers, ils visent un soleil qui finit par leur brûler des ailes constituées de cire, les engageant à pousser de l’aile vers cette chaleur et cette lumière tout emplies de promesses, en vue de les mener vers une chute inéluctable.

Et au milieu de cette foire, te voilà, exhibant le plus bas niveau des préoccupations actuelles ! Une bourgeoise arrogante toise un phoque crevant et lui dit que sa mort dessert son esthétique ; un jeune prétentieux avance, agressif, vers une tripotée de lapins pour se faire un manteau… ah, cochonne (tu vois comme je t’aime, je t’élève au rang de l’animal), il est à ce point évident pour toi que les ennemis sont là ! Le jeune et la bourgeoise… Et qui sont les victimes ? Les bestiaux sacrifiés à l’industrie du luxe ?

A choisir, je préfèrerais offrir à mon fils un pull de phoque, plutôt qu’un de ces attirails de tissu vulgaire, fabriqué dans la plus pure tradition de l’industrie anti-humaine à moindre coût par des populations que l’on parque dans des usines pour satisfaire le décadent prorata de l’hyperéconomie moderne. A choisir, je tuerais vingt lapins pour lui faire un manteau plutôt que d’investir dans la moindre toile synthétique, d’autant que je serais assuré de lui procurer en nourriture de quoi passer l’hiver…

Le respect de la bête m’importe, la sauvegarde des espèces ne me laisse pas indifférent. Mais ce n’est pas à toi, incapable manifeste, de me dire quoi faire ; et je ne te dis pas cela parce que tu es femme, ou idiote, j’ai pour les unes et les autres plus de respect que je n’en ai pour moi. Je te dis cela parce qu’un jour, la grandeur humaine m’a perforé le regard et qu’insidieusement, cela me mène à penser que des causes plus subtiles que ce que ton argent permet de promouvoir sont à défendre.

Citoyens, mangez des phoques, exterminez-les jusqu’au dernier pour vos motifs futiles. Au passage, tuez tous les loups sans les manger - leur chair est effroyablement répugnante et indigeste - ; effacez les ours de la surface de la terre, et consommez du lapin à outrance jusqu’à en éliminer la race… et quand vous en aurez fini avec toutes ces inepties indignes que vous êtes en mesure de produire depuis quelques siècles à peine, revenez aux fondamentales. Posez-vous la question pérenne du sens, au risque d’en perdre l’appétit et l’instinct de consommation, ayez pour vos dirigeants une haine farouche et libératrice, méprisez dans vos chairs la médiocrité quotidienne à laquelle on vous astreint malgré vous. Déchirez les couleurs, méprisez ce décor, et Brigitte verra un monde où ses phoques bien-aimés croîtront sans mesure de nombre, et où on finira par se remettre à les tuer sainement quand, en surnombre, leurs yeux doux ne suffiront pas à dissimuler le danger de “l’hyperphoquisme” contre tous ces mignons poissons que leur race ingurgite.

Si je n’étais pas assez haïssable à cet instant, j’ajouterai que je mange du cheval avec un certain plaisir, et que je me considère comme le dernier amoureux de la race chevaline en bonne terre de France.

Nils Leroy

Pourquoi nous sommes définitivement contre les caméras de surveillance

Mercredi 19 novembre 2008

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/320431.jpg

La prolifération des caméras dans nos villes, sous le fallacieux prétexte de surveillance et de protection des citoyens est un leurre. Non seulement, comme l’expérience de Londres le prouve, les caméras ne font pas baisser la criminalité (tout au plus augmentent-t-elles le taux de résolution des crimes et délits), mais elles tendent à accroître l’individualisme de la population : « Pourquoi réagirais-je si mon voisin est agressé ? La caméra l’a vu, et c’est maintenant le rôle de la police d’intervenir… ».

En se déchargeant ou en se faisant dépouiller de plus en plus de ses libertés par l’Etat, l’homme s’asservit, s’éloignant de plus en plus de son état physiologique, son essence même : son système « immunitaire » disparaît peu à peu le laissant sans défense lorsqu’il est seul. De fait, il devient dépendant d’une structure étatique, et seul et impuissant lorsque l’Etat n’est pas là.
L’Etat tel qu’il existe aujourd’hui est une tumeur étrangère au corps social. Les communautés naturelles sont des associations de personnes, plus ou moins consciemment consenties, pas des associations avec des institutions arbitraires, contre-natures et inhumaines.

La sécurité – si sécurité il y a besoin - doit d’abord se passer au niveau de l’entraide naturelle entre membres d’une même communauté – ne serait-ce que la communauté humaine - , par une philanthropie naturelle entre citoyens. L’individualisme contemporain rend les hommes lâches, jusqu’à rester spectateurs impuissants lors d’agressions spectaculaires (CPE, émeutes de banlieues), ou de viols en plein train ou pleine rue, dans l’indifférence générale. Quelle évolution de la société si lors des violences au moment des manifestations lycéennes ou du CPE par exemple, en pleine émeute, quelques dizaines de personnes s’étaient regroupées pour se défendre et défendre leurs camarades agressés ?

Lors des manifestations lycéennes de 2005, participant à la Coordination Autonome des Lycées, le simple fait de regrouper les quelques militants d’AF venus en curieux, et la mise en forme d’un carré relativement dissuasif quoique sommaire, permit de faire passer au large les hordes de casseurs, voir de sauver quelques lycéens de leur griffes. Les délinquants ne sont pas des courageux, le simple fait de se savoir face à des gens prêts à se défendre, ou à des communautés solidaires et fières, prêtent à se venir en aide en cas d’agression, sera plus dissuasif que toutes les caméras et les polices les mieux équipées du monde. Le salut et la paix civile sont dans la valorisation de l’homme, pas dans celle de la machine.

Adrien Charvet 

L’affaire Vanneste, suite et fin

Samedi 15 novembre 2008

http://partenaires-ez.prisma-presse.com/afp/francais/journal/fra/photos/photo_1226497946038-1-0.jpg L’homosexualité est un comportement en marge de toute idée de famille, sa propagande un défi posé à l’organisation politique et sociale, sa diffusion un danger pour la survie de l’espèce : voilà donc quelques vérités bien senties que la jurisprudence nous autorise à rappeler. Car la Cour de cassation a - enfin - libéré Christian Vanneste de l’épée de Damoclès économique et morale qui pesait sur lui après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Lille confirmée en appel, cassant ce dernier et sanctionnant lobbyes zélés et juges à leur service. En cause: une réaction du député du Nord à la sortie du vote du texte, le 30 décembre 2004, instituant la HALDE. Les jouisseurs inassumés d’Act Up, d’SOS Homophobie et du Syndicat national des entreprises gay en seront pour leurs frais !

J’ignore si nous pourrons toujours nous prévaloir de la liberté d’expression : l’histoire judiciaire nous a trop bien montré qu’elle était à double tranchant, et c’est sous son prétexte qu’on a rabaissé plus bas que terre des personnes et des institutions vénérables. Il s’agit là plutôt de la défense d’un devoir, celui de Vérité, préalable à toute action politique, que d’un droit. Mais du moins, c’est le seul langage qu’était susceptible de comprendre la très républicaine Cour de cassation.

Reinelde Maes

L’envie du pouvoir

Samedi 15 novembre 2008

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Ségolène Royal sera t-elle ou non candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ? La question se pose depuis plusieurs jours et anime de nombreux débats, accompagnant notamment ceux sur l’avenir de la gauche et du Parti socialiste. Mercredi soir, sur TF1, la présidente du Poitou-Charentes nous a donné une réponse étonnante à cette question : « c’est vrai que j’en ai envie ».

Le mot est lâché ! Ségolène Royal a envie d’être premier secrétaire du Parti socialiste. Réponse singulière ? Pas pour celui qui désire se livrer à une critique du fonctionnement démocratique actuel. « Envie », ce mot si rare dans la bouche d’une personnalité politique française semble presque tabou. Non à tort, car il illustre un principe démocratique que nous avons depuis longtemps assimilé à l’Action Française : l’envie ou le désir de pouvoir est consubstantiel au fonctionnement démocratique tel qu’il s’exerce aujourd’hui en France. Cette vérité de l’homme politique assoiffé de pouvoir et par là même corrompu ou corruptible est ancré dans le « pays réel », mais très certainement le lien n’est pas toujours fait avec la démocratie dont se revendiquent de nombreux républicains.

Pourtant, la possibilité pour presque chacun de se présenter comme candidat, l’existence même d’une campagne et de partis politiques conduisent nécessairement au désir du pouvoir, à l’envie de posséder un appareil politique et, pire encore, de contrôler le pays avec celui-ci : nous sommes loin d’une politique qui repose sur la notion de service, qui dépasse le cadre personnel pour s’inscrire dans une action dépassant les individualités ou les communautés partisanes. C’est là le vieux rêve gaullien, la réalité monarchique, qu’un roi seul peut mettre en œuvre par l’absence d’un choix qui précèderait son entrée au pouvoir. La politique au dessus des partis, des envies, la politique comme un devoir et non comme un droit.

Dimitri Julien

Téloche : la diversité pour fin, la médiocrité pour moyen

Samedi 15 novembre 2008

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Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a encore frappé. Par la voie de son inénarrable président, Michel Boyon, lui-même épaulé par les non moins fameux Rachid Arhab et Alain Méar, l’éternelle usine à gaz du PAF s‘est une nouvelle fois indigné du peu de cas qu’on fait, paraît-il, de la diversité dans ce pays. Une étude du crû incriminerait en effet des « résultats (…) inacceptables, intolérables, pas admissibles » (sic) en matière de Noirs, d’Arabes et d’Asiatiques à la télé, ce qui se traduit en novlangue par « personnes vues comme noires », « personnes vues comme arabes » etc. Le CSA va donc faire pression sur les différentes chaînes pour qu’elles partent bien vite en chasse des races convoitées, non pour leurs qualités propres mais pour leur couleur de peau.

La diversité pour quoi faire ? Michel Boyon s‘étrangle : « Il ne faut pas s’étonner si les jeunes ne se reconnaissent pas dans la télévision ! » Ca ne manque pas de sel quand on sait les pertes sèches subies par la jeunesse téléspectatrice en termes de résultats scolaires et de développement intellectuel. Assurément, ce n’est pas en la regardant qu’ils vont y entrer ! Quoi qu’on pense par ailleurs de l’usage qu’ils en font ou de leurs vices, les salariés du monde de la télé ont un tout autre niveau d’étude qu’ils ont la charge de divertir. D’où vient qu’il est tout-à-fait hypocrite de déplorer la faible représentation des ouvriers (2%) par rapport aux cadres (61%). Sur ce plan là, aucune égalité possible : la République n’a peut-être pas besoin de savants, mais seuls des gens instruits diffuseront efficacement l’idéologie bourgeoise.

Mais qu’est-ce que cela signifie, au juste ? Qu’on a payé des gens, sûrement très bien, sûrement très longtemps, pour comptabiliser consciencieusement chaque personne ayant eu la parole à l‘écran, relever et classer leur épiderme dans une des catégories sus-citées - quitte parfois à faire des choix déchirants - pour en arriver à la conclusion frappante, après recoupages, que la télé française ce n’est encore ni l’Algérie ni l’Afrique et encore moins la Chine. J’en reste sans voix.

En réalité, la vraie question n’est pas de savoir si on va coller plus de minorités ethniques partout à la télé, mais si celle-ci va continuer à produire de la merde, ou plutôt, puisque nous n’avons plus aucune illusion dans l’évolution du média de masse par excellence, si la foule des Français encore endoctrinés par leur téléviseur va se réveiller et renverser la dictature tranquille qui s’impose insidieusement à eux. En provoquant artificiellement le débat sur des questions de race, qu’on sait passionnées par ailleurs, le CSA donne la fâcheuse impression de faire diversion; n’est-ce pas son rôle ?

Reinelde Maes

Les défis de cette “nouvelle” Amérique

Mercredi 12 novembre 2008

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« Yes, we can ». Barack Obama a été élu avec ce slogan prêché depuis près d’un an déjà, ; mais suite à cette promesse électorale assez floue de changement, le nouveau président élu des Etats-Unis va devoir satisfaire les attentes de ses électeurs. La tâche apparaît comme délicate, c’est au fond un immense défi. Il l’a reconnu dans son discours de victoire :
« La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé. Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n’ai jamais eu autant d’espoir que nous y arrivions. »

Les Etats-Unis connaissent la plus grave crise économique depuis 1929. La récession menace, un déficit de 1000 milliards de dollars grève les finances publiques, le chômage touche 6,1% de la population active. Et cela ne fait que commencer. Les plus grands économistes prévoient la perte de milliers d’emplois tant la récession sera violente. Le quatrième trimestre risque de voir le PIB américain en dégringolade.

L’économie chancelante et la crise financière vont donc obliger Obama à opérer un virage protectionniste. Obama a été élu sur un mandat de reconstruction et d’union. Son élection montre deux attentes très fortes : d’abord, une demande de sécurité économique de la part des citoyens américains. L’Etat va renforcer son rôle d’assureur, ce qui touche à la fois les politiques de santé, les politiques de l’emploi. Renforcer aussi son rôle de régulateur. D’autre part, dans la situation économique actuelle, une politique fiscale très agressive est attendue. Parallèle saisissant avec le « New Deal »: alliance entre un ensemble de régulations nouvelles et un rôle de l’Etat plus grand pour assurer les individus contre les imprévus de la crise en cours.

Mais réaliser ces réformes nécessaires va être délicat si le candidat veut aller au bout de toutes ses promesses de campagne. Si l’on additionne ses promesses en matière fiscale, pour l’immobilier, l’environnement, l’énergie et enfin la santé l’on arrive à au moins 600 milliards de dollars de dépense !

Impossible donc d’entamer autant de chantiers par les temps qui courent. Mais Obama, a « la chance » d’avoir été élu grâce à la crise financière, l’inculture de McCain sur les problèmes économiques ayant singulièrement contrasté avec la cohérence du programme économique du démocrate. C’est par une situation économique mondiale très difficile depuis septembre que la question économique a pris le dessus sur les questions sociétales et internationales dans la campagne. Obama a donc construit son programme dans les derniers mois autour des problèmes immobiliers, fiscaux et économiques. La relance passera forcément par des réformes dans ces domaines; ardoise prévue : 330milliards de dollars ! Les questions énergétiques vont donc être laissé en suspens le temps d’une éventuelle relance de l’économie et d’une stabilisation financière.

Mais l’on prévoit une crise de longue durée, dans quatre ans elle sera peut-être encore présente. Obama entre donc dans une phase inconnue; qui sait de quoi demain sera fait ?

Le plus gros défi du président est un problème quasi civilisationnel. Par son « Yes we can », il prétend réaffirmer les valeurs américaines, cet « American way of life » qu’Hollywood nous vend depuis 100ans. Mais l’empire américain subit un indéniable déclin, comprenant de nombreuses similitudes avec l’Empire britannique d’après l’historien Eric Hobsbawm. Le crépuscule de Wall Street a pris une forme bien concrète en 2001, et plus abstraite aujourd’hui avec l’ascension économique et financière de la Chine qui a profité de la division internationale du travail pour se développer de manière totalement autonome, ou encore le rejet du libéralisme en Amérique latine et l’ascension de la gauche, l’affirmation du Brésil ou de l’Inde… Chacun de ses facteurs montre un basculement des relations internationales et la fin du monde unipolaire dominé par l’Occident. Une nouvelle aube pointe, marquée par une multiplication des influences, en particulier: les Etats. La fin de l’arrogance américaine traduit la fin de la domination américaine. Le rêve d’un monde unipolaire après 1991 n’aura pas tenu 10 ans avant de s’écrouler. Et les Américains ont conscience de leur déclin. Ce changement promis par Obama traduit une volonté de préserver cette Amérique, leur Amérique.

Mais le nouveau Président pourra peut-être limiter les dégâts de la crise financière ou lancer un programme énergétique innovant; il ne pourra pas empêcher la fin d’une ère. Il devra s’adapter à ce XXIème siècle qui est en train de devenir celui des nations, un monde multipolaire que la France depuis De Gaulle souhaite mettre en place. La fin du libéralisme sauvage succède à la fin du socialisme et de la planification. La troisième voix qui jusqu’en 1991 a été bâillonnée et qui était raillée jusqu’à aujourd‘hui a finalement gagné par abandon ou autodestruction des deux autres modèles. Que ce soit l’Amérique du sud, ou aujourd’hui l’Europe et demain les Etats-Unis une page est sur le point d’être tournée. La crise aura finalement apporté la victoire d’une voie de pragmatisme entre une économie de marché limitée et un protectionnisme naturel, donc un repli sur l’Etat, le cercle finalement le plus important et le plus efficace dans sa protection des individus, des citoyens, des hommes.

Obama a donc un double défi à relever, le traditionnel défi économique que son prédécesseur Roosevelt a relevé dans les années 1930, et le défi civilisationnel qu’il est le premier à devoir relever, Bush junior n’ayant pu, dans son deuxième mandat, que constater l’effacement progressif de la domination des Etats-Unis sur la scène internationale.

Pierre Richard

Insurrection n°69

Mardi 11 novembre 2008

Pour le plaisir de nos yeux et de notre cerveau, l’Insu nouveau est arrivé!

Au sommaire:

- La cinquième constitution, par Reinelde Maes

- Les conséquences politiques de la crise par Pierre Carvin

- Etre Royaliste à Nanterre, par Raymond James d’A

- Quelques jours avant le 3 novembre par V.Chalmel

- Dossier: Démocratie virtuelle, la vie par procuration

- Sortir de l’Union Européenne

Populistes Anglais contre bureaucrates européens, par Pierre Carvin

L’Europe des strates, par M. de Vault

- La “profondeur stratégique” pakistanaise, par S. de Kerrero

- Penseur moderne: J-J Rousseau, par Frédéric Traum

- Formation d’AF: Politique d’abord et empirisime organisateur, par D. Julien

- Bibliographie du mois

- militantisme

[Paris] RAPPEL 11 novembre 2008

Lundi 10 novembre 2008

Pour tous les patriotes,

Le 11 novembre à Paris

RDV à 19h en haut des Champs Elysées, devant la plaque d’hommage à la manifestation des étudiants du 11 novembre 1940

Sous la présidence d’André Pertuzio, un des organisateurs de la manifestation estudiantine du 11 novembre 1940

Hommage à la France combattante

La manifestation rejoindra ensuite le cortège pour hommage au soldat inconnu sous l’arc de triomphe.

La HALDE, police politique de la République

Lundi 10 novembre 2008

« Ne pas multiplier les entités sans nécessité. » Ce précepte, dit « rasoir d’Ockham », tiré d’une application rigoureuse de la logique et de la science, nous servira à l’occasion en politique. En effet, le corps étatique français souffre de nombreuses entités non nécessaires. Pourquoi ne pas commencer par découper la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité pour les intimes) ? Est-ce un crime d’utiliser le ciseau contre ceux qui veulent tailler dans nos manuels scolaires ? Notons que ç’aurait pu être une bonne chose, tant il y a d’âneries dans les livres fournis par l’éducation nationale républicaine.

Un petit mot sur la HALDE. Son nom est à la fois vrai et trompeur. En effet on pourrait croire que c’est une institution étatique, mais elle ne fait pas partie intégrante de l’Etat : elle est commanditée extérieurement par lui.

Qu’est-ce qui scandalise la nouvelle Gestapo française ? « La Halde n’a même trouvé qu’une image sur plus de 3000 qui signale cette réalité, il s’agit d’une photo de la Gay Pride. » (source France info). Quelle réalité ? L’homosexualité. La Halde se plaint qu’il n’y a pas assez de photos sur les homosexuels dans les livres scolaires. Autre chose : « on voit plus souvent des hommes médecins et des femmes infirmières. Exemple sur la couleur de la peau : les Noirs sont plus souvent représentés en situation de maladie ou de pauvreté. Exemple sur les seniors : on les voit plus souvent malades qu’actifs et souriants. »
Voyons ce qu’en dit le ministre : « dans la dernière circulaire de rentrée, Xavier Darcos mentionne la lutte contre plusieurs formes de discriminations - homophobie, racisme, antisémitisme… - et demande aux établissements de faire quelque chose. »

On pourrait s’offusquer de cela, mais ne faisons pas comme nos opposants, c’est-à-dire se réfugier dans la sentimentalité.
Signalons deux choses fondamentales : la première, l’égalitarisme forcené qu’implique une telle démarche. En effet, prenons le cas de l’homosexualité. L’argument invoqué est celui du nombre : le nombre de photos d’homosexualité est trop inférieur au nombre de photos d’hétérosexualité. Mais que veut-on ? A partir de quel pourcentage cela devient acceptable ? Les hommes et les femmes sont-ils des numéros, des parts de pourcentage d’une population globale ? Faut-il 1500 photos d’homosexuels et 1500 photos d’hétéros pour que l’organisation néo-stalinienne nommée HALDE soit satisfaite ? Mais n’est-ce pas, au nom de la fin de la normalité (jugée arbitraire, apanage de la modernité), vouloir instaurer une nouvelle norme, celle de l’égalité obtenue par tous les moyens, « pereat vita » (la vie dût-elle en périr) ? Veut-on forcer la moitié des français à devenir homosexuels afin que la « parité » soit respectée ? Veut-on accorder les mêmes droits à tous, quitte à oublier les devoirs, et à nier les particularités au nom d’un melting pot généralisé ? On ne combat pas le racisme à coup de stalinisme…

La seconde chose, c’est le révisionnisme et la négation de la réalité saillants dans cette perspective. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas supprimer les photos d’hommes et de femmes dans les manuels de biologie, sous prétexte qu’elles nous montrent des différences irréductibles ? Dieu sait s’il faut constater les différences avant de pouvoir harmoniser les hommes, et non se contenter de les nier purement et simplement…
Mais reprenons les exemples de la HALDE. La vieillesse n’est-elle pas un âge où les maladies sont plus fréquentes, où la fragilité est manifeste ? Le continent africain n’est-il pas un continent globalement pauvre et défavorisé ? N’y a-t-il pas plus de femmes que d’hommes qui sont infirmières ? Et le métier d’infirmière n’est-il pas de même valeur que le métier de médecin ? N’est-ce pas finalement la HALDE qui est raciste et discriminatoire, en voulant nier la réalité, la cacher pour mieux faire avaler aux gens le bon vieux credo républicain « tout va bien dans notre paradis terrestre, on s’occupe de tout » ?
Un enfant devant son manuel scolaire, doit-il croire que la vieillesse est un âge radieux où l’on n’a aucun problème de santé ? Doit-il croire que le continent africain est prospère et gouverné avec justice ? Doit-il croire qu’il y a autant d’homosexuels que d’hétérosexuels dans le monde ? A-t-on besoin de faire de l’homosexualité une affaire publique, alors qu’elle relève de la vie intime de chacun ?

La République est le régime du mensonge généralisé (cela rappelle des heures sombres… pour paraphraser les “antifascistes” qui inspirent pourtant cette politique nauséabonde), qui s’inspire des méthodes de feu Staline ; qui, sous prétexte d’antiracisme, instaure une nouvelle forme de racisme et d’oppression. Tremblez citoyens, parce que la République vient de se doter d’une police politique, et que votre gouvernement utilise des méthodes qui ont fait leurs preuves en URSS ou sous le national-socialisme… Police des mœurs oblige, demain il faudra penser droit sous peine de procès. Pensez-y, après votre 20 Minutes le matin…

Frédéric Traum 

AFL - Principes d’AF

Lundi 10 novembre 2008

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Action française lycéenne
Cercle par Alexandre APREVAL sur “les principes d’Action française”

rdv à 18h le 12 novembre 2008
au News Café, à l’angle de la rue d’Assas et de la rue Vavin
M° Notre Dame des Champs
Entrée libre

[Paris] Souriez, vous êtes fliqués, le film

Dimanche 9 novembre 2008
SOURIEZ VOUS ÊTES FLIQUÉS
envoyé par AFprod

[Paris] Communiqué de presse pour l’action de “1000 caméras pour Paris”

Dimanche 9 novembre 2008

Amis journalistes,

L’équipe militante du Centre Royaliste d’Action Française (CRAF)

est heureuse de vous adresser le compte rendu du second spectacle qu’elle a donné

vendredi 7 novembre 2008 , à Paris.

“SOURIEZ, VOUS ETES FLIQUÉS !”

Après le succès de son opération « Grâce à ma banque, je suis pauvre partout dans le monde » du 22 octobre,, Place de la Bourse, l’Action Française remets le couvert pour défendre les libertés individuelles.

Le vendredi 7 novembre 2008, à 19h30, une soixantaine de militants royalistes investissent la Place de l’Odéon, bloquant la circulation du Boulevard Saint-Germain, et proposent aux passants éberlués un « son et lumière » d’une dizaine de minutes.
Souhaitant informer et responsabiliser les français sur l’implantation prévue de 1226 caméras de surveillances dans Paris, les militants déploient sur toute la largeur du boulevard une banderole affichant « Souriez, vous êtes fliqués !».
Après une prise de parole d’Alexandre Apreval, c’est sous fumigènes que les spectateurs sont interpellés par les royalistes aux cris de « Etat policier, NON ! Big Brother, NON! Flicage Généralisé, NON! Vidéo Surveillance, NON ! Libertés individuelles, OUI ! »

Curieux, intéressés et concernés, les parisiens accueillent cette manifestation de la meilleure des manières en acceptant le millier de tracts distribués et en prenant photos et vidéos avec leurs téléphones.

Même les automobilistes bloqués restent calmes et acceptent de patienter, sortent de leurs voitures et prennent des tracts présentant notre argumentaire.

Nous tenons à remercier les journalistes présents et espérons qu’ils seront au rendez-vous le 11 novembre et à nos prochaines actions.

L’équipe militante du CRAF organise régulièrement des actions de ce genre, parallèlement aux travaux intellectuels qu’elle mène déjà tous les vendredis avec ses conférences.

Venez voir à l’œuvre, les derniers militants ayant des idées !

Merci de votre attention!

Antoine Saucourt

Communication du CRAF

communication.af@gmail.com

www.afe-blog.com

www.insurrection.new.fr

[Paris] Souriez, vous êtes fliqués

Samedi 8 novembre 2008

[Paris] Bienveillance contre surveillance

Samedi 8 novembre 2008

[Paris] Travaux pratiques du vendredi soir

Vendredi 7 novembre 2008

rdv à 18h le 7 novembre 2008

6, rue du Pélican
75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

L’activité sera suivie du verre de l’amitié

Pour une société organique

Jeudi 6 novembre 2008

http://bioeconomie.12h60.com/images/organisme_social.gif

L’égalitarisme dominant au sein de notre société démocratique tend à créer un ensemble uniforme où chaque profession, chaque valeur, chaque activité, chaque engagement a le même poids, la même importance, la même priorité. Il en est de même pour les différents groupes humains, ce qui mène à la détèrioration de l’autorité (politique, familiale ou dans le domaine de l’éducation), au relativisme le plus étendu : tout se vaut ! Cet égalitarisme est soutenu par la définition moderne et libérale de la liberté (et par extension, par l’individualisme) : « la sécurité dans les jouissances privées »*. La diversité du pays est donc enfermée dans un principe de similitude qui nie toute possibilité ou du moins légitimité hiérarchique : diversité et égalité se rejoignent, et même semblent se compléter. L’individu domine, est souverain, mais enfermé dans un rapport d’égalité avec autrui, qui lui-même est un individu souverain.

La France est « un composé »**, c’est un fait, mais il est nécessaire que ce composé ne soit pas égalitaire et qu’il ne repose pas sur une conception individualiste.. Il faut en faire un ensemble organisé, corporel, muni de diverses parties - de divers corps aux fonctions différentes, chacun ayant sa spécificité, sa place au sein de la société, son importance particulière. La politique est en partie l’art d’organiser ces différences, à partir d’une organisation non pas fixe mais changeante, s’adaptant de manière pragmatique.

L’on a coutume de dénoncer la fixité et le mécanisme de la société passée pour glorifier la diversité et l’émancipation moderne. Lecture incomplète de l’Histoire. À l’époque carolingienne, le gouvernement des hommes avait une visée eschatologique. Déjà la société, qui était donc fortement liée au christianisme, était organisée selon la notion d’ordo/ordines (notion apparue dés l’Antiquité), reposant sur la parole de Saint Paul qui décrit l’ensemble des fidèles comme constituant le corps du Christ, et affirmant qu’il existe une hiérarchie dans ce corps : celle des fidèles et des clercs. L’organisation évolue et au IXème siècle apparaît la théorie des ordines fonctionnelles, dans les écrits de clercs à Auxerre, distinguant alors trois fonctions : les sacerdotes (prêtres), les hommes d’armes et les producteurs…cette conception du corps social va perdurer.

De même, les historiens républicains présentent aujourd’hui l’Ancien Régime de manière caricaturale : une société de distinction entre noblesse et roture. Il suffit de lire les Mémoires de Louis XIV pour distinguer l’erreur d’une telle lecture de l’Histoire et la diversité organique présente à cette époque. François Bluche, dans Le grand règne, explique que « le tarif de l’impôt nouveau de la capitation (1695) […] divise les contribuables français en 22 classes et 569 catégories particulières. Alors que la première classe compte déjà quelques roturiers huppés, les plus grands officiers comptables, les fermiers généraux, on voit des nobles ravalés presque derniers rangs de la société. En septième classe, les gentilshommes titulaires de fiefs de dignité – marquis, comtes, vicomtes, barons – voisinent avec les receveurs des tailles. Dans la dixième classe, les nobles seigneurs de paroisse se trouvent au même rang que les notaires parisiens »***…etc etc

La société était bien organique, disposant d’une tête, d’un corps, de membres…une diversité dans laquelle chacun avait un rôle, un devoir, une place spécifique, mais pas nécessairement fixe ! En effet, l’on sait aujourd’hui que des roturiers pouvaient se hisser au plus niveau de l’Etat, et assurer l’avenir de leur famille en devenant secrétaires d’état ou encore lieutenants généraux des armées.

Chaque corporation disposait de ses propres privilèges (droits et devoirs), et si la Révolution Française a détruit ces corporations c’est justement par soucis d’égalité, cette égalité (du moins dans sa forme actuelle) qui nuit à la nécessité organique d’une société fondée sur la nature même de l’homme, et qu’il nous faut donc combattre. Car le territoire français n’est pas homogène : il est composé de différentes catégories de populations, aussi bien au niveau territorial (tournée vers le continent/vers la mer) qu’au niveau social ou professionnel, qui n’ont pas toujours les mêmes revendications et fonctionnements. Ces multiples sociétés d’individus se mélangent, s’imbriquent, échangent entre elles, au sein même de l’individu (Maurras disait : “Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis Romain, je suis humain”), la diversité ne signifiant donc pas l’exclusion. Sans doute une telle gestion organique serait facilitée par une politique de décentralisation, c’est à dire par la mise en place de plus grandes libertés.

*Benjamin Constant, De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes, 1819.
**Jacques Bainville, Histoire de France, 1924.
***François Bluche, Le grand règne, 2006.

Dimitri Julien

Yes he can, but… ou les USA sur les traces de l’Afrique du Sud

Jeudi 6 novembre 2008

Les résultats sont tombés mardi soir : Barack Obama est le 44ème président des Etats-Unis d’Amérique. Son programme ? Peu importe voyons, ce qui compte c’est qu’il soit - les médias français nous l’ont assez rabâché - le premier noir élu à un poste aussi important dans ce pays. Quel argument et quel motif de réjouissance ! John McCain avait bien tenté de compenser l’avantage conséquent que prenaient les démocrates grâce à la couleur de peau de leur candidat en prenant pour colistière une femme mais, même si on ne peut pas nier un engouement certain à l’annonce de ce choix, il n’a pas réussi à rééquilibrer la balance comme il l’aurait voulu.

L’absurdité de la démocratie a encore frappé. John McCain a-t-il été discriminé ? Aurait-on voté en masse pour lui si sa peau avait été plus foncée ? Les 12,5% de noirs habitant sur le sol américain sont allés aux urnes, la grande majorité d’entre eux pour la première fois. Auparavant, ils ne se « sentaient pas concernés », comme on entend dans les interviews, par la politique de leur pays. L’élection à la présidence du sénateur de l’Illinois illusionne encore beaucoup de gens malgré la facilité de son slogan de campagne : « Change, we need ». Cette vaine bien que compréhensible espérance est en grande partie liée à un élan de romantisme mêlé de culpabilité issu d’une synthèse de l’Histoire des États-Unis d’Amérique.

En fait de changement vers une meilleure équité, ne va-t-on pas plutôt assister à une discrimination positive comme cela a été le cas en Afrique du Sud ? 1948-1991 : Apartheid. 1994 : élection de Nelson Mandela, premier président noir à la tête du pays. Après la fin du colonialisme, la démographie de l’Afrique du Sud s’est complètement inversée. Les noirs représentent aujourd’hui 79% de la population contre seulement 9,6% pour les blancs. Les premiers appliquent sans gêne la loi du Talion : œil pour œil, dent pour dent. En voulant promouvoir une meilleure représentation des noirs dans les différents secteurs de travail du pays, ils poussent les blancs vers la retraite ou sont prompts au licenciement. Vite, il faut montrer que la population noire n’est plus sous le joug de qui que ce soit. Ce faisant, ils ont entraîné dans l’appauvrissement cette minorité blanche. Les diplômés sont contraints de s’exiler à l’étranger pour trouver un travail à la hauteur de leur formation. A vouloir équilibrer la balance à tout prix, ils l’ont fait plongé de l’autre coté.

Le même scénario n’est-il pas à craindre pour l’avenir des Etats-Unis d’Amérique ?

Carole Nozière

[Saint Etienne] Conférence du 7 novembre

Mardi 4 novembre 2008

Le Vendredi 7 Novembre à Saint-Etienne 19H centre ville

Conférence étudiante :

” Kosovo, Géorgie, tournant pour les nations?”

par Pierre R. délégué régional Rhône-Alpes

Infos: srforez@gmail.com

06-88-80-91-99

http://afeforez.tk

L’Amérique de demain

Lundi 3 novembre 2008

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/31/04d40de8-5e6c-11dd-9480-8f2d5d7a0440.jpgDemain le monde entier connaîtra le nouveau président des Etats-Unis après huit années de Bush junior.
Cette élection passionne les médias français, pas un jour depuis 6 mois sans une couverture d’hebdomadaire mentionnant l’Obamania ou John McCain et sa colistière, qui il faut le dire est très peu rassurante : Sarah Pallin. Les médias consacrent d’or Obama, candidat du parti démocrate, et voient en lui un progrès considérable avec l’accession du premier afro-américain au bureau ovale de la Maison Blanche. Finie l’Amérique raciste du fin fond de l’Arkansas, finie la politique néo-conservatrice de Bush fils ; le progrès est en marche, le monde va changer !

Redescendons sur terre, rappelons nous 1989 avec la chute du mur de Berlin, les totalitarismes socialistes s’effondraient physiquement, le monde devait devenir un havre de paix, de sécurité et d’amour…Résultat ? Guerres dans les Balkans, en Irak, terrorisme et les tours jumelles par terre tel un château de sable piétiné par un enfant colérique…
Ce que la chute du mur de Berlin n’a pas réussi à faire il y a 20 ans, Barack Obama et ses frêles épaules humaines se heurteront certainement à la même impossibilité malgré toutes les bonnes intentions du présidentiable démocrate.

Nous proposons ici une lecture véritablement politique de la campagne et du fond de cette élection. Nous ne nous arrêterons pas sur l’aspect symbolique et sensationnel qui veut que la couleur de peau du candidat démocrate est le point le plus important pour l’avenir des Etats-Unis et du monde. Obama le gentil et McCain le méchant ? Sortons du manichéisme médiatique qui envahit malheureusement nos lectures pour analyser les programmes des tickets Obama/Biden et McCain/Pallin. Ensuite penchons nous sur les conséquences qu’aurait l’élection de l’un comme de l’autre pour les Etats-Unis et pour le Monde.

En ces temps de crise financière le plus urgent : La politique économique et financière. Les deux candidats sont au fond très proches, tous deux approuvent Warren Buffett : pour eux il est nécessaire de miser sur la reconstitution de l’industrie, y compris d’un secteur manufacturier laissé à l’abandon. Il est plus que jamais nécessaire d’investir dans les infrastructures en « panne ». Le protectionnisme va dans les deux cas ,de façon modérée, êtres brandi pour essayer de relever la situation.
La politique délibérée d’érosion monétaire va certainement être mis en place par les deux hommes, et ce afin de rendre plus attractives les exportations américaines. Un allègement des impôts est prescrit par les deux hommes, réduire les impôts sur les gains pour 2009 et 2010 pour le républicain et réduire les impôts de 3.000 dollars par emploi créé pour les entreprises pour le démocrate.

La différence ne se fait donc pas sur le volet économique mais sur des questions de société comme les armes à feu, l’avortement… L’immigration et la question énergétique divisent également les candidats. Pour le républicain, les armes à feu doivent continuer à être en libre-service, l’avortement ne doit plus être reconnu par la cour suprême. Obama quant à lui reconnaît le droit à l’avortement et est favorable à l’interdiction des armes à feu. Sur la question de l’immigration McCain veut consolider la frontière du Rio Grande avec le Mexique alors que Barack Obama veut régulariser 12 millions de clandestins.
L’Energie divise également les deux hommes, Mc Cain soutenu par les lobbys pétroliers soutient le forage en mer alors qu’Obama a des positions beaucoup plus « écologiques ».

Les deux hommes ne diffèrent-ils donc que sur ces questions ? La presse française tendrait à nous prouver que la politique étrangère est un véritable gouffre entre les deux candidats. Mc Cain le militariste et Obama le pacifiste ? Analysons la situation.

Obama et McCain vont sans aucun doute prolonger au Moyen-Orient la politique de Bush qui commence à redresser la situation : rétablissement d’un État irakien crédible et recul précaire mais certain de l’islamisme pakistanais face à une démocratie rétablie contre les militaires. Se retirer d’Irak, peut-être plus vite que prévu et tenter de sauver le Pakistan laïc et l’Afghanistan actuel, sera la politique américaine dans les 4 prochaines années avec l’un ou l'’autre.

Des différences au fond assez moindre mais doit ont s’étonner ?
L’élection américaine n’aurait que deux candidats en lices ? Bien sûr que non, mais le système électoral fait en sorte que seuls les candidats démocrates et républicains puissent arriver au pouvoir, préservant ainsi certaines valeurs et offrant certaines garanties. Le peu de divergences entre McCain et Obama est en grande partie due à ce système. Sont présents à cette élection le parti vert de Cynthia McKinney, le parti constitutionnaliste de Chuck Baldwin, le parti socialiste de Brian Moore, le parti des travailleurs de Roger Calero, le parti libertarien de Bob Barr, et les indépendants : Nader, Gonzalez, Keyes, Drake. Le meilleur score espéré pour Ralph Nader ou le parti libertarien pourraient atteindre en cas de miracle 500 000 voix au maximum.

Le système condamne donc tout autre candidat que McCain ou Obama ; analysons donc les conséquences de l’avènement de l’un ou de l’autre.

McCain est un « maverick », un républicain indépendant, adversaire de longue date de Bush et opposé à la torture. Il est en cela assez centriste et éloigné de la base conservatrice de son parti. Il conduirait une politique quelque peu éloignée de celle de son prédécesseur mais en gardant la base républicaine notamment sur les questions économiques. Sarah Pallin, sa vice présidente, mènerait une politique bien plus conservatrice.

Obama est un tout autre cas. Sénateur afro-américain démocrate il provoque un vent de ferveur sans précédent dans la communauté afro-américaine et chez une partie de ses concitoyens. François d’Orcival dans Valeurs actuelles analyse fort bien l’engouement pour Obama :
« Cette ferveur irait-elle jusqu’à étouffer la crise financière au moment où celle-ci se transforme en récession mondiale ? La crédulité n’a pas de limites. On a besoin de lui pour sauver l’humanité et l’environnement, faire disparaître le chômage et les inégalités, le racisme et la pauvreté. Soeur Obama ! »
En effet, le côté pervers de cet engouement montre l’irrationalité et le manque de pragmatisme de ses partisans et des médias français en général.

http://media.melty.fr/media-actu-image-168918-article-g.jpg

Autre fantasme critiqué par d’Orcival, la politique étrangère évoquée plus haut :

« Quant à l’affaiblissement de la puissance des États-Unis, cette Amérique devenue gentille parce que présidée par un Noir voilà un autre fantasme. Obama a dû faire croire à sa différence, mais il n’y a qu’une politique étrangère américaine. L’autre jour, le ministre de la Défense, Hervé Morin, rencontrait son homologue saoudien. «Vous avez vu le discours d’Obama sur les relations entre les États-Unis et Israël ? » lui demandait celui-ci. C’était la réaffirmation de la diplomatie américaine de toujours : Israël restera l’allié privilégié. Et plus McCain aura attaqué son concurrent sur son inexpérience et sa faiblesse à l’égard de l’islamisme, plus Obama se livrera à de la surenchère en nationalisme américain. Il se retire d’Irak pour se renforcer en Afghanistan ? C’est exactement ce que Bush fait aujourd’hui. Mais si soeur Obama se déploie en Afghanistan, qui lui refusera les renforts qu’il demandera à ses alliés ? »

Le verni afro-américain d’Obama pourrait le faire accéder à la maison-Blanche, les sondages le prouvent, dans 24 heures, il pourrait être donné gagnant face à son adversaire républicain. À moins que… à moins que l’Amérique que nous vantent les médias hexagonaux ne soit pas la véritable Amérique, le pays réel américain. Ce pays légal tolérant, ouvert, cosmopolite et démocrate ne pourrait être qu’un effet d’optique que l’océan Atlantique projette aux yeux de nos concitoyens. Rappelons nous Bush face à Kerry, Bush face à Al Gore… l’Amérique devait triompher avec ces héros démocrates donnés archi favoris dans les sondages… le champagne attendait au frais dans les bureaux du Monde, de Libération et peut être même chez certains journalistes du Figaro qui sait… mais voilà l’Amérique n’est pas l’exemple que l’on veut nous montrer, Sarah Pallin colistière de Mc Cain en est l’exemple même. Du fin fond de l’Alaska elle n’a jamais lu un livre de sa vie depuis Tom Sawyer au CM2, elle pense pouvoir faire la guerre à la Russie et ne connaît pas les rouages de l’administration qu’elle entend diriger. Qu’importe, l’Amérique aime, l’Amérique est Sarah Pallin, cette « Hockey mom », fine cartouche chasseuse de Grizzli et prête à aller se battre en Russie alors que son fils s’embourbe en Irak.

Qui de l’Amérique comopolite dite “moderne” ou de l’Amérique profonde et insensée l’emportera demain ? Depuis plusieurs scrutins, l’Amérique profonde l’a emportée, elle pourrait renouveler sa performance demain à moins que cette fois ci la mutation que nous vendent nos journalistes n’ait enfin opéré…

Pierre Richard

La Liberté et la Mort

Lundi 3 novembre 2008

La débâcle du modèle social français, caractérisé par le centralisme et la bureaucratie les plus épaisses, la grande irresponsabilité qui en a résulté chez les salariés comme dans l’administration, et qui ont fait de l’abus et du gâchis une règle d’or, tout cela ne pouvait plus durer. La question était de savoir quelles mesures prendraient le gouvernement. Telle une épée de Damoclès, la réforme - suspendue à l’opportunité d’une crise économique - est tombée: nos députés ont adopté une disposition « permettant à tous les salariés de plus de 65 ans de poursuivre, s’ils le veulent, leur activité dans la limite de 5 années», c’est-à-dire jusqu’à 70 ans.

Or, là encore, comme pour l’ouverture le dimanche, l’esprit de la réforme n’a pas la noblesse qu’on lui prête: on donne un droit, on banalise la chose puis, une fois la société résolue, on fera du droit un devoir, de l’exception une règle, en un mot on imposera purement et simplement l’affaire.Ou bien plutôt, elle s’imposera d’elle-même. Les nécessités de la crise, la compétitivité des pays émergents, le manque de moyens poussent déjà nombre de compatriotes à réclamer, librement pensent-ils, ce non-droit, celui de ne plus avoir le temps de faire le vide, ou d’avoir une vie de famille, ou de penser: le totalitarisme pointe déjà.

Reinelde Maes