The Coming Insurrection
5 juillet 2009
« De petits objectifs engendrent de petites actions. (…) La monarchie pousse l’homme vers les choses du cœur, la démocratie vers celles de l’estomac. » (p.345)
Il manquait au monde contre-révolutionnaire une « Insurrection qui vient » conservatrice, un « Comité invisible » un peu patriote qui posât les enjeux d’aujourd’hui d’un œil non-conformiste et en tirât quelques clefs de lectures pour la suite des opérations. Comme ce travail n’est pas venu de la France, c’est la Russie qui nous l’a donné. A tous les combattants de l’esprit, son auteur francophile propose une étude fouillée, de la notion d’Idée jusqu’aux moyens de la défendre dans la barbarie consumériste ambiante, en passant par les fondements et formes diverses de cette barbarie. Où l’on conclut au terme d’un raisonnement méticuleux que la meilleure forme de gouvernement est celle reposant sur la foi, l’autorité, l’indépendance et la continuité, peut-être pour la Russie, mais surtout pour la France, avec pour objets le bien commun et le développement de l’Homme dans ce qu’il a d’humain. Citations brèves et références érudites s’enchaînent pour donner au lecteur une vision globale et faire le tour de la nature de l’homme et de celle, liée, du pouvoir en un premier volume auquel on nous promet une suite.
Projet : Russie, édition Temps et Périodes, auteur anonyme.
Reinelde Maes.

Le CMRDS étant avant tout une université d’été de formation politique, il s’articule bien sûr autour d’un programme d’études prolongeant le travail de l’année en cercles d’étude. Cette année, le programme des études sera divisé entre des réflexions institutionnelles tous les matins, des cercles d’études suivant son niveau de formation, des conférences et des ateliers pratiques:
Les cercles d’études seront divisés en trois niveaux :
# Théorie
# Perspectives
# Philosophie politique
Les journées seront divisés par thèmes :
# La sécession
# La nation
# L’état
# Du Prince au Roi
# Les communautés politiques
# Libertés et résistance
# Les totalitarismes technicistes
Les ateliers cette année s’organiseront comme des cours spécialisés, ou les participants pourront s’inscrire pour les suivre durant toute la durée de l’université d’été :
# Expression orale
# Politique locale
# Sport
# Doctrines Royaliste
# Histoire insurrectionnelle française
# Militantisme
# Journalisme, Graphisme et communication
Les enseignements seront dispensés comme d’habitude par des universitaires, des professeurs de l’enseignement secondaire, des journalistes, des élus et des cadres du mouvement.

Le féminisme occidental a eu raison de l’homme viril. En digne héritier de la Révolution, il a perverti le message chrétien et pacifique d’égalité pour mener sa guerre et assoir la domination hégémonique des femmes dans une société jadis équilibrée. Porté naguère par le capitalisme pour doubler le nombre de producteurs-consommateurs salariés en l’étendant aux femmes, il lui sert aujourd’hui, à la faveur de la mode gay, d’alibi branché dans la maximisation de la consommation d’hommes appelés à prendre soin de leur corps et à se faire belles. Dans ce travail de sape idéologique de nos fondements anthropologiques, les média et le terrorisme intellectuel dont ils sont garants occupent une place privilégiée: « Le publicitaire n’est pas un prophète; c’est le bras armé de l’idéologie dominante. (…) Les publicitaires n‘annoncent pas la société qui vient; ils sont chargés de l‘imposer à grands coups de propagande. Ils sont grassement payés pour cela. Ils ont jugé que, homosexuels ou hétérosexuels, tous les hommes devaient adopter les valeurs ludiques et festives des « gays » (…). » (p.26) Mais cela ne se fait pas sans mal. Dans les banlieues, d’abord, où les bandes de jeunes allogènes qui font leurs la barbarie consumériste continuent de rejeter violemment la déchéance féministe, et s’en prennent pour cela aux petits Blancs qui en sont les flagrants dépositaires. Aux Juifs aussi, qui délaissent alors leur statut d’éternelles victimes pour les mâles accents de la cause sioniste et du Général Sharon, et forment leurs propres milices communautaires. Aux flics enfin, qu’ils se flattent d’affronter parce que sans l’avouer, ils voient en eux les derniers hommes dignes de ce nom. Dans ce cadre-là, islam s’impose en France comme le seul rempart face aux doctrines traditionnelles, jugées trop compassionnelles. Enfin, en politique, où les femmes, quoiqu’elles refusent encore les poste-clé du pouvoir, n’y distillent pas moins une sensiblerie et une guimauverie propres, bien incompatibles avec « l’instinct de mort » pourtant si nécessaire dans ce domaine-là, et qui de « régences » en « gouvernances » semblent paralyser toute éventualité de réforme. Laissant du même coup le pouvoir réel aux secteurs si masculins de l’industrie et de la finance. Les nouvelles générations s’annoncent encore plus pleines de souffrances que les précédentes: « Et les mères qui dorment avec leurs enfants, et les maris qui se replient sur le canapé. Les consultations de psys (psychanalystes et psychiatres) encombrées de gamines anorexiques, parce qu’elles refusent avec une rare violence (contre elles-mêmes) leur famille où les pères ne sont plus des pères mais un autre enfant de leur mère toute-puissante, et les bureaux des juges envahis de garçons de plus en plus violents, sans repères ni limites. On commence même à voir des filles violentes et des garçons anorexiques. « L’hyperactivité » des enfants devient un lieu commun des conversations. Des enfants qui n’obéissent pas, qui ne se concentrent pas, des enfants qui se déscolarisent, se désocialisent. Des enfants violents, des enfants tyrans. » Tout cela suite à l‘effacement des pères. « Leur rôle (…) était ingrat: ils devaient séparer la mère de son fils, le sortir de la fusion originelle, l’ouvrir au monde. Ils devaient subir la fureur du fils et de la mère. Être le salaud. Longtemps ils l’ont fait, tenant leur rôle stoïquement. Les femmes les ont libérés de ce rôle de méchant » (p.93). Rôle qu’ils se doivent de reprendre, même s’ils n’en ont pas forcément envie.
Cependant, malgré tout le bien que nous pensons d’elle, de son rôle éminent comme son entrée symptomatique dans la comédie républicaine, nous ne ferons pas de Ségolène Royal « la synthèse du vieux puritanisme catholique de son enfance et du farouche égalitarisme féministe » qui la rendrait « à la confluence de deux mouvements historiques qui se confondent aujourd’hui » (p.33). En effet, les suffragettes du début du XIXème siècle n’avaient que faire des revendications lubriques de leurs « continuatrices » des années 60, de la même façon que tout change chez les socialo-communistes, avec la mort de Georges Marchais, dans l’appréhension des questions migratoires. Dans les deux cas, il y a un retournement complet de perspectives, un largage de l’héritage pseudo-catholique et du compromis péguyste que rend seule possibles la faiblesse et la corruption d’une doctrine vouée à la déchéance. Ainsi, le fait qu’il y ait eu dès l’origine des féministes « trash » et qu’il reste des féministes « classiques », ou bien que le mouvement tend à s’inverser, comme il tend peut-être à s’inverser du point de vue de l’immigration avec le phénomène Soral, ne doit pas donner le change. Cela ne doit surtout pas nous laisser penser que la pornographie est la renaissance inéluctable des bordels sous une autre forme, comme le suggère l’auteur, que « le couple est la valeur féminine par excellence » (p.35), ou encore que « le seul roi de France qui n’eut pas de maîtresse fut aussi le seul qui finira guillotiné », comme si la révolution était née sous le règne de Louis XVI. En vérité, comme l’a montré Jules Barbey d’Aurevilly, on ne saurait imputer au dernier des Bourbons prérévolutionnaires l’origine de la chute, celle-ci n’a pas pu se produire en un si court délai. Au contraire, pour l’écrivain catholique, « la faute est là, incarnée par l’institution des bâtards de Henri IV et de Louis XIV, et par Louis XV, qui éleva l’adultère à la Fonction, dans la personne de Mme de Pompadour et de Mme Du Barry. (…) Nous ne craignons pas de le dire, c’est là le grand crime des bourbons, la tache indélébile qu’on ne lavera pas dans toute leur gloire. L’adultère public de ces rois très-chrétiens, dont l’exemple frappait au cœur la famille et la pourrissait, explique plus, selon nous, que toutes les fautes de la politique, les malheurs de cette race brillante et infortunée. »
Croire qu’il n’y a pas de satisfaction durable possible dans un ménage à deux, ça n’est pas simplement contraire à tout l’enseignement de l’Eglise, c’est inconciliable avec toute idée de vertu et d’héroïsme, c’est sous prétexte de restaurer un patriarcat fondé sur l’argent et le mariage arrangé, qui n’a rien de chrétien et que nous qualifierons de bourgeois, nous mener à des défaites connues de l’Histoire. Quant à dire que le « divorce de masse [n’est pas] la manifestation de l’individualisme régnant » sous prétexte que « la plupart des divorcés se remettent très vite en ménage » (p.91), c’est tout-à-fait propre à occulter ce fait que le « couple » dont on parle ici correspond à une dénaturation du noyau traditionnel, décomposable et recomposable à merci, c’est-à-dire au propre « recentré sur les individus ». Le produit d’une société de droits sans devoirs.
Reinelde Maes




En ce lundi soir, collage dans les rues de Meaux .Une façon d’ouvrir l’esprit des habitants de notre belle ville sur l’impasse républicaine dans laquelle notre pays se trouve.
Continuons à militer pour l’intérêt de notre pays, car tout ce qui est national est notre !
Ces collages sont ouverts à tous !
Contact : meaux.viveleroi@gmail.com

Essais.
- L’insurrection qui vient (Ce sera le thème du camp)
- 1984 de Georges Orwell
- Histoire de France de Jacques Bainville
- Mes idées politiques de Charles Maurras
- La France contre les robots de Georges Bernanos
- La Guerre de guérilla d’Ernesto Che Guevara
- Le Prince de Machiavel
- L’Ethique à Nicomaque d’Aristote
- Contre-Insurrection, Théorie et pratique de David Galula
- De la guerre de Clausewitz (un abrégé est disponible dans la collection Tempus, établi par Gérard Chaliand)
- Technique du coup d’Etat de Curzio Malaparte
Romans.
- Les Réprouvés d’Ernst von Salomon
- Le grand d’Espagne de Roger Nimier
- Ravage de René Barjavel
- Les Démons ou Les Possédés de Fedor Dostoïevski
- Tous les livres d’Ernst Jünger
Cinéma.
- Apocalypse now de Francis Ford Coppola
- El lobo de Miguel Courtois
- Equilibrium de Kurt Wimmer
- Matrix d’Andy et Larry Wachowski
- La vague de Dennis Gansel
- Fight Club de David Fincher

Avec l’été renaît la vielle polémique qui avait si méchamment enflé il y a cinq ans à propos du voile « islamique » et qui avait fini par une loi du niveau de celle de 1901: on bannissait sans se poser plus de questions le foulard incriminé des lieux publics, et pour faire bonne figure tous autres « signes ostentatoires » des différentes religions qui, s’ils ne posaient a priori aucun problème, demeuraient susceptibles de heurter les préjugés consuméristes de ce monde-ci et ses vecteurs de propagande laïcs. Les femmes portant la burka fréquentant peu jusqu’ici les lieux publics, les rangs de celles susceptibles d’en porter ayant eux-mêmes beaucoup grossi en quelques années seulement, le problème a davantage tardé à se faire sentir. N’oublions pas non plus l’influence déterminante de la belle saison: les gens sortent; ces dames aussi, enfilant leur plus bel habit et, flanquées de leur barbu, s’en vont profiter du beau temps; de même, les politicards enfermés depuis des mois dans leur bureau, occupés qu’ils sont à répondre aux sollicitations de leurs administrés et à œuvrer au bien de la Nation, voyant les beaux jours arriver, se laissent prendre à flâner dans les rues. A moins que la rencontre-choc avec les électeurs ait eu lieu dès la campagne. Quoi qu’il en soit, les voilà confrontés avec stupeur à l’islamisation de la France.
Mais est-ce au juste la burka le problème, ou est-ce la confrontation sur notre sol de mœurs étrangères, et plus souvent étrangères que barbares, avec la barbarie libérale-libertaire ? Car nombre de ceux qui crient au scandale aujourd’hui ont combattu et continuent de combattre l’influence chrétienne, croyant naïvement pouvoir assimiler les peuples du monde à une nation d’autant mieux que celle-ci serait « laïque », comprenez: sans foi ni repères. Mais l’on ne s’assimile pas à « rien ». Nos hôtes l’ont bien compris, qui ne se sont pour beaucoup pas laissés prendre à ce jeu de dupes, et la vacuité républicaine ne les a pas déçus en laissant la sous-culture yankee dominer en lieu et place des traditions de ce pays. Celles-ci ont été consciencieusement sapées au nom d’un idéal économique. Que dire aux déracinés qui préfèrent encore les kébabs aux Mac Do, les mosquées aux grandes surfaces et les burka aux strings ? Et ce n’est pourtant pas le moindre des avilissements qu’ont promu les tenants d’une liberté de la femme-objet qui nous vaut le mépris des peuples, autant qu’elle répugne au bon sens et à la paix civile. La modernité ne porte-t-elle pas plus sûrement atteinte à la dignité de la femme qu’elle prétend défendre que toutes les vieilles coutumes que l’on agite comme autant de drapeaux rouges ? Les Françaises n’ont-elles pas longtemps porté quelque couvre-chef pudique, pendant l’office ou dans la rue, ne poursuivent-elles pas pour certaines cet usage prôné par Saint Paul ? Enfin, la laïcité telle qu’on l’entend républicainement n’est-elle pas une religion comme les autres? « Théologie diminuée mais théologie, et d’autant plus ardente, fanatique, féroce, qu’elle évite de prononcer le nom de Dieu ou qu’elle y ajoute un cortège de qualificatifs belliqueux. La querelle n’est pas entre la religion d’une part et la science de l’autre, mais entre une religion et une autre religion » (Charles Maurras, La Gazette de France, 8 sept. 1904). Son beau dogme de liberté semble bien ébranlé au demeurant: la voit-on comme ce qui ne nuit pas à autrui? La burqa ne devrait blesser personne; celle de faire les choses sans contrainte? Ce sont alors les frères et maris le problème, qu’il faudra interroger au plus profond de leur âme. Des inquisiteurs laïcs en sont venus à cette conclusion, qui si elle a le mérite d’être cohérente, n’en laisse pas moins songeur par son impraticabilité totalitaire: on violera sans vergogne l’intimité des familles pour que l’Etat-Léviathan y garde un œil toujours plus vigilant. Sans compter que cela ne résoudra en rien le problème. Les femmes s’assimilant le plus souvent à la cause de cette culture qui est la leur, le taux de burqa ne devrait baisser que marginalement si une telle situation de libre-choix était possible. Comme ça n’est évidemment pas le cas, c’est la sous-culture de masse qui s’imposera à elles, et elles se croiront libres d’avoir largué leur habit pour d’autres, jugés plus occidentaux comme plus valorisants. Toutes ces préciosités n’empêcheront donc pas nos traditions nationales de souffrir d’une concurrence exogène. Mais cela pourrait au moins avoir le mérite de faire taire notre République, et la discréditer pour de bon lorsqu’elle s’essaye à condamner les uns et les autres au nom du Droit de la Femme et de l’Unité de la France.
Reinelde Maes

“Issu d’un colloque organisé avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme Lorraine les 15 et 16 mai 2008 à l’Université Paul Verlaine - Metz, le présent volume s’inscrit dans le cadre d’une série de publications relatives à l’Action française et à sa réception. Les 16 contributions qu’il regroupe ont pour objet d’analyser et de confronter les réceptions extra-hexagonales du maurrassisme et de s’interroger, au-delà des références à Maurras qui peuvent être repérées chez des auteurs de différentes origines, sur l’existence de transferts du maurrassisme vers des aires culturelles européennes et extra-européennes. La question est d’autant plus d’actualité que l’Action française s’est toujours pensée comme un mouvement et une école destinés au service exclusif de la France, Maurras ayant refusé de jouer un quelconque rôle de maître à penser du nationalisme à l’échelle internationale, en particulier latine, même à l’époque de l’apogée de l’influence de l’Action française.
L’ouvrage envisage la réception du maurrassisme en Belgique, en Suisse, au Canada français, en Roumanie, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Amérique latine ainsi qu’en Grande-Bretagne et en Allemagne.”
Vous pouvez trouver ce livre sur le site du Groupe éditorial Peter Lang.

“La France se confond avec la civilisation et ne saurait souffrir la moindre comparaison tant elle se place naturellement au-dessus et en avant des autres nations. Voilà la thèse d’un article paru en 1903 dans La Gazette de France.” Vous pouvez désormais le lire sur le site Maurras.net.

“Dans un curieux article composé en mars 1944, Maurras se mue en critique gastronomique et brosse un panorama enflammé du patrimoine culinaire provençal. On connaît, par de nombreuses allusions parsemant son œuvre, son attachement pour la poutargue ; ici, c’est la bouillabaisse qui est à l’honneur. Et la bouillabaisse n’est pas qu’un plat ; c’est un rite social.”
Retrouvez ce texte de Charles Maurras sur le site Maurras.net.
